31 mai 2005

CINNAMON

J'ai l'impression que ca fait 2 semaines que j'ai pas bloggé... Alors qu'en fait non ; les dernières journées ont juste été assez remplies.

Fin de semaine dernière, passé pas mal de temps à rattrouper les planches du second numéro de "L'affaire du siècle tome cinq", à les scanner, les monter.. et surtout à finir in-extemis mes planches, à peine esquissées et pas abouties du tout. Du coup, une fois de plus, je fournis un truc torché de chez torché, mais bon, ca pourra être que mieux pour les prochains, hein...

Samedi, on accueillait Mezzo à la librairie, et je dois dire que j'ai passé là un excellentissime moment ; d'abord, il faisait super bon : il faut avouer qu'un apéro-déjeuner en terrasse ombragée sous un soleil de plomb, à écouter cet auteur décidément surprenant, après nos dernières mornes journées pluvieuses, c'était carrément du bonheur...

Mezzo n'est pas un débutant, le monsieur a un parcours conséquent, et il pose sur tout ca un regard très lucide, très sobre, et s'il possède un caractère apparemment assez marqué, il n'en demeure pas moins un type curieux, à l'écoute, et avide de partage, d'échange.
La journée, qui s'est déroulée avec son pote le bisontin Gilles Poussin (qui bosse cependant chez Gilda, à Paname, et qui est également le co-auteur d'un bouquin sur Metal Hurlant à sortir chez Denoel Graphic en fin d'année) et la compagne de ce dernier, a été une succession de bons moments ; si les lecteurs n'ont pas été des milliards le samedi après-midi, les gens présents étaient cependant des gens interressés et curieux, aucun collectionneur de mes deux à l'horizon, juste des gens amateurs de l'univers du monsieur, ou juste de son splendide dessin.
Bien sûr, les inspirations ont finies par être abordées, et si au final on peut observer des similitudes avec l'univers graphique d'un Charles Burns (référence assumée mais qui le lasse quelque peu), après en avoir parlé "de visu" avec Mezzo, il s'avère que ce n'est pas si simple : assumant malgré tout ces comparaisons, Mezzo ressent davantages de similitudes avec énormément d'autres influences, et ne retient véritablement au final qu'un processus d'encrage forcément similaire (l'effet "pointes", effectué au pinceau, est un gimmick commun aux 2 auteurs) ; une fois de plus, les conclusions hatives jetées à la va-vite, sans vraiment étudier les choses de près, tombent vite (les miennes aussi, je dois avoir l'honneteté de l'admettre) et une rencontre avec les personnes en question sont quand même forcément constructives au plus haut point.

Après les dédicaces de l'après-midi, re-terrasse et diner a la cool, profitant au maximum des températures incroyables ; l'ami Balthazar nous rejoint pour le diner et jusqu'en fin de soirée, après quelques verres (encore en terrasse) dans les bars du coin, nous étions d'accord pour dire que Mezzo, on aime l'écouter parler. Et puis parmi bien d'autres références plastiques, un dessinateur qui cite des gens comme Eisner, Baladi ou Woodring comme étant des auteurs qui le fascinent et qu'il apprécie de manière démesurée, ne pouvait que me plaire, hein. 8)
Gilles et Martine habitant du même coté que chez moi, et Mezzo squatant chez eux pour le weekend, nous remontons ensemble, et arrivé à la maison, je décide de me mater le début d'un DVD, j'allume la télé, tombe sur la fin d'Ardisson et suis stupéfait de voir ce zozo de Laurent faisant le clown en live : dj Cam faisant le pousse-disques chez Ardisson ? Quelle misère... Dépité, j'en tombe de fatigue et finis au pieu avant même d'avoir mis le DVD dans le lecteur ; tssss, je materais ce DVD de skate un peu plus tard.

Le dimanche matin, malgré la courte nuit, je me lève tôt pour tracer dans le Jura (c'est sympa), ou je suis encore inscrit sur les listes électorales ; à 9h30, il fait déjà super chaud, et je décide d'oublier mon idée première d'effectuer les 60 bornes qui me séparent du bled en stop, pour sauter dans un train.
Arrivé à Dole, mon frangin me récupère, direction chez notre soeur, ou nous déjeunons tous ensemble avant d'aller voter ; c'était cool de voir mon neveu et ma nièce, de constater que dans mon bled, il y a désormais un petit skate-park (je ne m'y ferais plus chier), mais c'etait également cool de rentrer : une visite de par chez moi, même de 2 heures tous les 6 mois, me plongent systématiquement dans un spleen de folie furieuse.
Du coup, une fois dans le train qui retournait à Besancon, je soufflais, puis me motivais et dessinais une petite maquette de graff.

De retour à Besancon vers 15h, j'allais remplir mon sac de bombes, appelait tous les compères pour les chauffer, sans succès : décidément, cette année, j'ai voté plus tôt que les autres, et du coup je suis seul pour la journée. Qu'a cela ne tienne !
Grosse grosse grosse session graff tout seul dans un squatt parfait, au soleil. Bilan de la journée, un graff de plus de 2.5m de haut qui me plait presque (incroyable), mon stock amputé d'une dizaine de bombes (je sens que je commence à comprendre comment exploiter au mieux les Alien), et forcément, j'ai loupe le bus de retour du coté de chez moi...

Les mains de toutes les couleurs et le sac faisant cling-cling, je trace vers 20h30 au centre ville, ou je retrouve Balthazar pour boire un verre en terrasse en attendant les résultats des élections. Nous finissons par aller checker le hall du Kursaal, ou les politiques locaux ont mis sur pied une annonce de résultats télévisés, etc ; on arrive pile poil pour les résultats : j'avoue que si je ne suis plus dans un stade d'attente particulière du pouvoir politique en place, que je n'attends pas grand chose non plus d'une opposition que je trouve bien fadasse, et que je fais partie des gens qui espérent malgré tout quelque chose d'une construction européenne, le NON annoncé me satisfait pleinement. On se fait inviter par une troupe de nanas du PC pour aller "feter ca", je décline poliment et me ravise presque quand on passe à proximité du QG de l'UMP : leurs gueules déconfites me rempliraient presque de joie et du coup, j'ai presqu'envie d'aller boire, en fait. 8)

A ce moment précis (et comme quoi, les choses sont bien faites...), Drine me phone pour me dire qu'elle est rentrée de son bénéfique week-end a la campagne, et qu'elle m'attend à la maison, qu'elle se fend bien la gueule et qu'il faut que je me depeche pour voir la tronche de Chiracou ou de ce gros porc de Sarko, et leurs déceptions affichées.
Bonheur, bonheur, rien que dans ces moments-là, je suis content d'avoir la télé : la radio aurait largement suffit, mais à la radio, on ne voit pas leurs traits fatigués et leurs traits défaits... Tout le monde est vert, y compris ces maudits idiots du PS qui auraient presque l'air étonnés... Besancenot cloue le bec de ses interlocuteurs de la plus intelligente des facons, en restant droit, poli et en attaquant d'entrée sur "la suite", là ou les autres ont l'air bien parti pour se déchirer comme les ploucs qu'ils sont.

Merde, mais je parle de politique sur mon blog ? C'est nul, pardon.
Mon weekend s'achève ici, de toutes facons.

- avez-vous trouvé en librairie "La chute" et "Désordre", deux flip-book édités par les Suisses d'Olga éditions, absolument hilarants ? C'est dans toutes les bonnes librairies, et c'est vraiment, vraiment marrant.
- dans Jazz Mag 559 (en kiosque), un petit dossier plutot sympa et pas trop pointu sur la période fusion dans le jazz, avec des articles sur Miles, Jaco Pastorius, Weather Report, le Mahavishnu Orchestra, les Headunters, et bien d'autres : à lire.
- je suis très amateur du cinéma de Gus Van Sant (ses premiers films tout comme ses expériences récentes, "Elephant" ou surtout le très bon "Gerry"), mais j'ai vraiment, mais alors vraiment pas envie de me prendre du tribute to Kurt Cobain dans la gueule ; le décès tragique de ce mec ayant été en ce qui me concerne quelque chose de vraiment, comment dire... bienvenu ? Merde, je vais encore passer pour un gros con... Tant pis. En tout cas, moi j'entends ou vois Cobain, plus ca va ; est-ce que "Last days" tient ses promesses ?
- j'aime pas dire du bien de Marvel France mais est sortie une collection d'épisodes du run de Morrison sur les X-Men, ca réconcilie vraiment avec ce comics, et c'est du mainstream de très haut-vol, probablement les meilleurs épisodes depuis le run de Claremont-Byrne ? Bon, j'ai pas lu la traduction, mais il y a 4/5 ans, la lecture des VO m'a procuré un plaisir comme ca faisait longtemps que j'en avais pas eu chez Marvel.
- "L'affaire du siècle volume cinq" numéro 2 est sorti, vous savez ou le trouver. C'est toujours aussi magnifique, splendide, géniallissime, hein.
- dans quelques jours on recoit Frederik Peeters et je suis super content ; voilà, c'est dit, nan mais.
I'm out.

25 mai 2005

DAVID B., VA TE COUCHER. (rêve de la nuit du 24 au 25 mai 2005)


Putain j'ai fait un rêve purement débile la nuit dernière. Je m'étais couché super tôt, c'est bien fait pour ma gueule, à chaque fois je le regrette...
J'ai que des fragments (ou moment ou j'écris ces lignes, je me lève et j'ai encore la gueule dans le cul...), mais vite je les couche sur ordi :

Il nous faut fuir, c'est la guerre, ou une invasion extra-terrestre, je sais pas, mais en gros c'est le chaos et l'anarchie, chacun pour soi, la terre est ravagée.
Le ciel est orange sombre, avec des éclairs non stop, la pluie est super chaude, c'est vraiment pas cool, dans mon rêve je suis dégouté et anéanti.

Je ne sais pas ou est Drine, ni mes amis proches, ni ma famille...

Besancon est massacrée sous une pluie de météorites ou de lave, je ne sais pas trop ce que c'etait, mais c'était hardcore.
On se casse de Besancon (qui en fait, dans mon rêve, ressemble à Carcassone, ben ouais...) dans un camion avec des roues d'au moins 3 mètres de haut, et le camion tient toute la route en largeur, une double-voie au moins.

Je prends la fuite avec une bande de sacrés zozos :
- mon petit frère Jeremy est là, il fait 280 kilos (me demandez pas pourquoi, en vrai il doit faire 10 kilos de plus que moi) , et son tronc est relié à son fauteuil roulant, un peu comme Mojo dans les X-mens période Arthur Adams.
- mon pote Edouard est là aussi, lui, il est manchot et muet, il communique avec un faisceau laser qui sort de la lampe torche qu'il a en permanence coincé dans les dents, et qui irradie de manière ralentie : c'est-à-dire que les mouvements qu'il fait avec son menton lui permet d'écrire des trucs qui "restent" là ou il illumine... des lasers mous et statiques, quoi. Super chelou, hein...
- il y aussi un punk à chien, que j'ai jamais vu mais qui m'appelle "roulio", en imitant Julio Iglésias.
- et également un mec en costard cravate, un commercial qui vend des portables, des ordis, des balises GSM, mais plus rien ne fonctionne et il n'arrete pas de pleurer. Il garde pourtant sur son dos une nappe de restaurant avec dedans plein de ces telephones sans interet.

Avec nous, il y a aussi un espèce de gros lézard orange, qui après coup me fait penser à Marvin le rouge, dans Donjon... Il fait 3 fois ma taille, mais il est très attentionné à mon égard ; par la suite, alors que je dors, je le surprends en train de se branler juste à coté de moi, avec le regard super glauque : son sperme est de l'acide sulfurique, c'est la seule manière qu'il a encore pour tuer ses ennemis.
Je me lève en sursaut et subitement, on se bat a coup de sabre-laser.
Lui en a un rouge, et moi un vert, évidemment, et pendant qu'on se castagne la tronche, Edouard m'écrit sur un mur avec sa lampe bucale "Ne sombre pas, ju, ne sombre pas dans le coté obscur", alors je tue pas Marvin meme s'il voulait me cracher dessus avec son foutre mortel, je me contient et dès que les autres ont le dos tourné je le pousse hors du camion et il roule dans la lave qui nous colle au cul.

On se cache, le temps de faire le plein, dans un énorme silo à grain, genre 500 mètres de haut, en pleine campagne, apparemment abandonné.

Pour trouver comment faire le plein de carburant, faut communiquer avec des amis des proprios du camion, que je connais pas (ils sont coincés dans la cabine, verres fumés, etc) ; ces amis sont coincés de leur coté sur une montagne à 60 bornes d'ou le silo se trouve.

Vu qu'aucun moyen de communication ne fonctionne plus désormais, il nous faut improviser : le graffeur Delta, qui sort a ce moment précis d'une soute du camion, propose de faire un graff géant et au chrome sur les toiles du silo, et du coup, je sors au moins 80 bombes de chrome de mon sac, comme par hasard.

Mes bombes sont des ALIEN mais encore mieux que les ALIEN : encore plus petites, on peut régler la pression (mais j'ai pas trouvé comment), a tel point que Delta, perché sur le toit du camion pour peindre le haut des toiles du silo, se retrouve propulsé dans le ciel avec ses petites ALIEN dans les mimines, en hurlant "au seccouuuuuuurs !!!".
Traumatisant, moi j'aime bien Delta.

Le graffiti à peine terminé, il se met à pleuvoir encore plus violemment et le ciel s'obsurcit définitivement, nous privant de soleil ; on se retrouve donc dans un silo avec plein de vapeur de bombe de peinture dans le nez, la tête défoncée, à se rendre compte subitement que la fin du monde, on pourra pas l'éviter, et qu'on crévera loin de tout, loins des nôtres, privées de celles et ceux qu'on aime, comme des cons.

Il y a du bruit à l'entrée du silo, tout le monde se cache et 4 filles entrent dans le silo, armées pire que dans MadMax. Personne n'ose la ramener...
Personne ne semble s'en rendre compte, mais je reconnais les Luscious Jackson, surtout 2 d'entre elles, mais pas les autres :
"Vous vous etes faits refaire les visages, mais vous etes Luscious Jackson !
- Oui, c'est vrai, ca alors, mais comment peut tu nous reconnaitre ? dit l'une d'entre elles que je n'ai pas reconnu.
- Alors nous te remercions, regarde" me dit une autre, et là, elles se foutent à poil, je dis "Ahhh mais qu'est-ce que vous faites enfin !", je suis super gêné, c'est vraiment pas le moment, comment peut on avoir de la libido à ce moment-là, et en fait elles sont translucides, leur peau est bleu transparent et luminescent, genre resultat d'une manip extraterrestre... et il y a une jolie musique, une jolie lumière, un peu comme dans les films de SF mièvres et naifs.

Tout le monde sort de sa cachette, subjugués par leur beauté inédite, et semblent hypnotisés. Mon petit frère s'apprete à toucher l'une d'entre elles et Edouard gromelle quelque chose. Je lui jette mon sabre laser qu'il choppe avec sa bouche décidément super efficace, et avec mon arme de Jedi, il écrit "Méfiez-vous, méfi..." et PSCCHTT, un énorme faisceau tombant du ciel le vaporise sur place.

Tout le monde hurle et court dans tous les sens, je glisse sur des grains (on est dans un silo à grain), et je m'explose le crâne sur une poutrelle métallique.

Ma cervelle coule le long de mon crâne, j'essaie de la remettre avec mes doigts dans ma boîte cranienne, mais ca marche pas, j'ai super mal et je me mets à pleurer car je sais que je vais mourrir.
Je me réveille, et je mets au moins 30 secondes à réaliser où je suis réellement.

5 minutes après, j'écris ces mots...

20 mai 2005

nancy&nylso&sylvainM&drine-05-2005


drine&nancy&nylso&sylvainM-05-2005, originally uploaded by jUne.


Il fait beeeeeaaaaauuuuuu !....





nancy&nylso&sylvainM&drine-05-2005, originally uploaded by jUne.


Pour les mauvaises langues qui disent que Besancon ca craint, regardez-moi donc ces auteurs sauvages, encore pas apprivoisés, sortir de leurs bosquets pour crayonner à taton...
Nylso (avec le bob), Sylavin-Moizie (avec le t-shirt sur la tête, Drine (brune aux cheveux longs) et Nancy Pena (brune aux cheveux moins longs).
Il faisait beeeaaaaaauuuuuu et chaaaaaauuuuuud !!!





akroeChiottes-05-2005, originally uploaded by jUne.


Sinon je sais pas qui est ce type mais je trouve qu'il a vraiment une attitude de chiotte.

18 mai 2005

couverture de l affaire du siecle tome 5 numero 1


MERCREDI CLAFOUTIS

Bon, a chaque fois qu'il y a un buzz de folie furieuse, qu'une hype pointe le bout de son nez, que l'hystérie s'empare des gens, il y a toujours une raison ; et cette fois-ci, elle s'appele "L'Affaire du siècle tome 5"...

Ah ah ah ! Bon, trêve de rigolades : Il s'agit en fait d'un petit fanzine bisontin ; pour les incultes extérieurs à notre magnifique Franche-Comté -sic-, les bisontins sont les habitants de Besançon, mais vous auriez imaginé ça tout seul, hein...
Ce petit fanzine bisontin, donc, vient de sortir son premier numéro, et attention, ca rigole pas du tout, les gens, aaaaah ça nan, hein, mais jugez plutot...

Vous imaginiez J.H. Williams III ou Julie Doucet ? Nous avons Panzer Cardinal et Drine&Drine ! Vous fantasmiez sur Jochen Gerner ou Gabriella Giandeli ? Nous avons J.B. Soyeux et Nancy Pena ! Vous eussiez revassé de Lewis Trondheim ou de Bill Plympton ? Nous avons Louis-Bertrand Devaud et Lazrie ! Vous reviez de Topor ou d'Ibn Al Rabin ? Nous avons Berth et Bob la Loutre ! Vous auriez voulu du Robert Crumb ? Nous avons Jeremy Jorandon !

Et tellement d'autres, à venir...
Et attention, hein ! Je ne parle que du premier numéro... imprimé avec de petits moyens, ces 28 pages de bonheur témoignent d'un talent prometteur, d'une énergie dévastatrice, et d'une volonté incommensurable, tout ca pour... pour que dalle. Ouuuui madame, ouiiiiii monsieur, "L'affaire du siècle tome cinq", contrairement à d'autres, n'a pas usurpé son nom ! 28 pages de bonheur graphique pour pas un rond, moi je dis merci les bisontins, hein.

Et c'est pas fini ! Ce délicieux fanzine devrait paraitre à une fréquence exceptionnelle de... toutes les 3 semaines ! Elle est pas belle la vie ? Rien que pour ca, ca vaut le coup de venir habiter à Besancon, bordel de merde, voila ce que j'en dis, moi.

Bon.

Sinon, je profite de cette tribune pour dire à messieurs Lewis T., Joann S., Alan M., Adrian T. et les autres qui se reconnaitront que non, nos pages ne peuvent accueillir leur manque de talent évident, que "L'affaire du siècle tome cinq" ne comportera que des oeuvres abouties, signées par des auteurs confirmés, aux univers originaux et dont l'influence sera reconnue au travers des décennies à venir.

Que dis-je, des décennies... Des siècles !
A bon entendeur...

Bon, sinon, putain, je suis vert, j'apprends 1 semaine après qu'à Paname, au Rex, jeudi dernier, il y avait 4 Hero, Somatik, Hopper, Norman Jay, Allen Hoist (de Soulution)... Aie aie aie, ca devait défourailler quelque chose de bien. Bon.


One Self Live


One Self Live, originally uploaded by jUne.



ON AIR ON RADIO JUNE :
- le looouuuuurd morceau de Fat Freddy's Drop "Hope" (copain Feet, c'est le morceau heavy-dub de presque 10 minutes qui déchire sa race et que t'a kiffé au Se7en l'autre jour) : une voix, un des beat les plus profonds de ces 150 dernières années, des arrangements à tomber par terre... Ma-gni-fi-que.
- Soul Jazz love Strata East, une compil avec Larry Ridley, Pharoah, Stanley Cowell, Clifford Jordan... Que du bon, et je ne sors pas de ma période soul-jazz à la con. J'essaie de m'intéresser, hein, faut pas croire, mais bon, j'y arrive pas...
- sur un des 12" de la série "Dublab presents - in the loop : 2", l'inédit de Prefuse 73, un track a la Prefuse... Je sais ce que vous allez dire, mais ce track possède une des plus mortelles intros que j'ai entendues de ma vie, ca démarre ultra-méchamment, et ca vaut des pions jusqu'au titre : "Oh Linda, you lit up my life with your voice and made me fall in love with you". Eh ben ! C'est la forme, Scott ?
- Beck is back, et si tout l'album est dans l'esprit du maxi que j'ai choppé, là aussi ca promet : "bad cartridge", bon, l'illustration sur le sticker pue du cul mais c'est du Beck surprenant, machineux a souhait, dans le bon sens.
- sur le "Special Blends vol. 2" du fou villain MF Doom, une version incroyable du "m.e.t.h.o.d man" de Meth... Osé mais super efficace, et très drôle.
- Je décroche pas non plus de cette cover irrésistible du "wicked game" de Chris Isaak, balancée dans nos tronches sans plus de ménagement par la complètement folle Pippilotti Rist. Sur ce coup-là, l'hytérie habituelle de la demoiselle cache une bonne dose d'inventivité et d'audace, et au moins ca laisse pas la populace des bars indifférents, en soirée...
- Enfin, dj Vadim is back ! Et putain, quel projet ! On en parlera tout bientot, mais enfin, peut-être finalement, Vads réussira t'il à séduire un public plus large avec son projet "One Self". Après le premier maxi et son petit frère plein de remixes, le second arrive tout bientot, et c'est pas du flan. Yarah au top, Blu-Rum a donf, Ellis total... "Blue Bird", un putain de titre, once again.
En live bientot, voir le fly ci-joint de la soirée au Jazz Café...

16 mai 2005

Duuuuuur weekend, mais booooon weekend, une fois encore ; putain, après la venue des amis Fred et Delphine (accompagné de leur délicieuse petite Odessa le weekend dernier), re-weekend bien cool, avec tout plein de vrais morceaux de bonheur dedans.
Le vendredi 13, on recevait Akroe et Tabas a la librairie, pour une séance de dédicace de leurs bouquins parus récemment chez Pyramid.
Ca s'est plutot passé a la cool, et a l'issue de la dedicace (distribution de stickers incluse), direction l'apero en terrasse bisontine, pour profiter d'un soleil relativement timide, mais bon.

Pendant que nos zozos se restauraient le soir venu, mes homeboy Feetwan et Zo (aka La chauve-souris) preparaient le gros oeuvre pour notre soiree au Se7en bar, qui debuta tranquille, Zo a la MPC, et moi aux platines, en attendant les gens, Etienne/Akroe qui devait nous rejoindre pour mixer après la bouffe.
Pendant la soiree, Feet, que je croyais etre mon ami, me piege avec un verre un peu trop dose pour moi, ce qui remua mon foie et mon maigre cervelet pour les 3 heures qui suiverent ; du coup, avant meme d'atteindre les minuit, on était tous chauds comme la braise, à jouer des trucs bien heavy... Akroe nous rejoint, et c'est vite devenu n'importe quoi, mais du nimportequoi très drole, et qui nous a fait passer une excellente soirée.

Tout plein de gens, dont JB aka Tortotte qui, arrivé très tôt, se met en tête de faire un reportage dessiné de la soirée, si j'ai bien compris : a suivre, ses dessins, quelque part, sûrement... 8)

Putain, dans la même soirée, entendre un vieux truc de disco early 80's à la con (Etienne nous avait caché sa collec de skeuds), un gros Dilinja avec Dizzee bien rumble, des beats sous aquatiques bien hybrides dont seul Zo a le secret, et, euh, je sais pas, moi, Le Tigre ? Ben c'etait tout simplement cool.
Une belle brochette de zozos a pointé le bout de son nez, y'avait du monde, c'etait cool ; 2 heures et quelques, je me suis pas attardé après la soirée, mais ca a continué...

Le samedi, une belle gueule dans le cul au taf, et une grosse mise en oeuvre pour sortir le plus tot possible : les rigolos vidaient leurs bombes dans le secteur, il fallait que je checke ca ; rendez-vous est pris, et je rejoins les lascars en train de vider leurs Alien en terrain pas très vague, en plein centre ville, un samedi après midi... Abusé, mais c'est passé ; on a eu plein de visites, et depuis des potes m'ont meme dit qu'en passant en bus, on voyait trop l'activité sur le terrain... Mort de rire, d'autant plus que dès le matin, les zozos avaient apprété les murs, un boulot d'enfoiré, pour une bonne dose de plaisir le moment venu...

Les tophs arrivent, je suis un peu old school en ce moment et limité à l'argentique, j'attends le dévellopement et je posterais le résultat ici-même un peu plus tard.
J'apprends aussi que juste a coté, un shop de fringues de cailleras vend des bombes ; perplexe, je fais un saut, et effectivement, le choix, et là, les prix sont corrects, et ils ont ces délicieuses petites Alien dont j'avais seulement entendu parler... Je craque, si demain ca graffe, au moins cette fois j'en serais.

Vers les 21h, tout le monde s'était booké son petit moment perso, et quand Drine me retrouve, elle m'annonce hilare qu'elle a vu Etienne s'installer a table du restau le plus reuch de la ville, le grand luxe du menu, le lupanar des assiettes, bref, la classe ; morte de rire car le midi même, Etienne broutait du cheese au Quick... En repartant a la maison, je checke, et effectivement, notre beau gosse dinait paisiblement en famille. Et j'ai brassé du vent : là ou n'importe qui aurait pris une toph en lui mettant un bon coup de flash dans la gueule, j'ai pas voulu interrompre sa soirée tranquille... Je suis un idiot, ce batard ne méritait pourtant que ca...

Lendemain, dimanche : reveillé super tôt, je cherche mes vieux caps de bombe, je décrasse tout ca, péniblement (d'ailleurs pour rien : au moment venu, mes caps restaient désespérement bouchés, pas moyen d'en tirer quoique ce soit... chier), et je cours chez Miguel, pour les rejoindre lui et Tabas, qui prenaient le petit-déj avant que ce dernier ne prenne son train. On accompagne Tabas en gare, back to Marseille, et je me promet de checker le prochain passage du mec dans le secteur : sa partie d'hier après-midi était bigrement rafraichissante, et le monsieur est une montagne de coolitude, bien tranquille (en gros, achetez son bouquin, eh eh eh).

Miguel me remonte à la maison, et très vite l'après-midi s'organise ; en fait du spot prévu (la Rhodia, le gros spot de graff qui soit pas encore totalement tombé à Besançon), une improvisation se dessine autour d'un nouveau spot bien inédit, que Hobsek et Oyster gardaient au fond de leur poche...
Nico me choppe vers chez moi (il avait a peine fini sa peinture de la veille), et on retrouve Oyster puis Akroe, pour atterrir dans un spot de folie furieuse, un truc de fous vraiment cool ; restons discrets sur l'endroit...
Après quelques peintures plutot tranquilles (dignes d'un dimanche après-midi), quelques photos...



robotik foireux (en cours), originally uploaded by jUne.








oyster entre en CP, originally uploaded by jUne.








Voilà. De la bonne musique, une bonne ambiance, des copains cools qu'on voit pas assez souvent, des copains cools qu'on voit souvent mais pas assez pour autant, et plein de peinture sur mes doigts.

Un putain de bon weekend. Quand vous voulez.

ps : toutes les photos bloggées ici sont ©Akroe, en attendant les miennes. Voila.


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9 mai 2005

2


2, originally uploaded by rAndoM AliAs.

rAndoM AliAs est une brillantes choppeuse d'images rencontree sur flickr.
et plus ca va, plus elle degnape.
voila, c'est tout pour le moment.

sinon, resume du weekend tout bientot. 8)

4 mai 2005

MERCREDI PISSENLIT.

Suite aux plaintes incessantes de nombreux sinistres personnages, je voudrais revenir sur un fait d'une importance capitale, d'une donnée qui ne saurait rester dans l'ombre, d'une information essentielle quand au bon déroulement de vos journées à venir : oui, j'ai changé mon message d'accueil de répondeur téléphonique, et non, ce n'est pas brésilien pour un sou, bande d'incultes fans de groupes de chevelus à guitare électrique.

De Doug Hammond, on retiendra certainement, outre les quelques secondes qui vous lavent les oreilles lorsque vous tentez de me joindre au téléphone, une carrière monumentale dans l'histoire de la scène soul jazz des environs de Détroit, au tout début des 70's.

Le label Tribe Records naquit en 1972 sur l'impulsion de Phil Ranelin et Wendell Harrison, vite rejoints dans leur aventure par Marcus Belgrave et Harold McKinney ; s'appuyant sur la déferlante contestataire de la communauté afro de l'époque, mais aussi (et surtout) sur la très large ouverture musicale et l'incitation généralisée à l'éxpérimentation et au métissage, au mélange des genres qui régnaient alors, les gens de Tribe ne s'autorisaient que très peu de limites, s'immiscant ainsi dans la ligne de conduite (s'il en était une...) d'un Sun Ra ou des new-yorkais de Strata East. Très vite, l'idéologie politique et socio-culturelle qui dominaient leur manière de voir les choses les amena à proposer un magazine, Tribe Magazine ("Detroit's first black awareness magazine", comme le spécifiait la couverture), qui paru régulièrement entre 1974 et 1977.

Les musiciens qui parcouraient la constellation Tribe étaient une bande d'amis, de gens motivés par l'expérience, qui marquèrent les années 70 jusqu'à la dissolution du label, en 1977, ce qui n'empecha pas les musiciens de rester proches et de tenter de nouvelles expériences par la suite (Wendell continua de sortir des disques avec Wenha Recordings, et plus tard, il monta Rebirth Records, en collaboration avec Phil parti à Los Angeles).

Doug Hammond joua avec David Durrah, Thomas Trayler ou Charles Metcalf ; on le retrouve alors à la batterie, au mélodica, aux (nombreux) synthetiseurs, et même au chant, comme sur le magnifique "Moves", un morceau très beau, très lent, datant de 1975, ou empli d'une mélancolie comme j'en ai rarement entendu dans quelque morceau que ce soit. 30 ans après son écriture, cette ballade alto/basse/batterie/claviers m'arrache des larmes de bonheur à chaque écoute ; "Wake up brothers", 3 minutes et quelques de pur bonheur (et dont on retrouve les premières secondes sur mon répondeur, donc), reste dans une mood très sweet downtempo, et le mélodica dégarni de Hammond part complètement en altitude sur certains passages, laissant derrière lui des notes d'optimisme ravageur et de liesse tempérée, d'exaltation intériorisée.

Ce n'est certes pas rendre grand hommage à l'oeuvre de ce monsieur que de poser nonchalement quelques secondes de sa mixture sur mon téléphone, mais si comme moi votre radio-réveil vous tire du bonheur chaque matin en insultant vos oreilles à grand renfort de ces merdes infames et pourries que peuvent être Nadiya et autres K-maro...
Je sais, je sais, faudrait que je change de station ; c'est pas partout pareil ? Si, hein... C'est bien ce qu'il me semblait...

Bon.
Bref.

***** Vendredi dernier, Manue et sa voiture magique (au volant pour l'aller), Drine (au volant pour le retour), Balthazar et moi avons fait l'aller et retour pour l'expo Dave MCKean, "Narcolepsy", proposée par La Maison d'Ailleurs, à Yverdon (Suisse), dont j'avais parlé il y a une douzaine de jours ; il s'agissait des tous derniers jours, et franchement, je m'en serais voulu de manquer ca.
L'expo ne regorgeait pas de tonnes de surprises inédites pour qui connait bien l'oeuvre de ce grand monsieur, mais de constater la virtuosité du monsieur en étant en présence de ses travaux grandeur nature, ca calme grave, comme dirait l'autre. Puis bon, il y avait là des tonnes de choses, des planches originales par billions, des croquis préparatoires, des travaux publicitaires, énormément de comics, de covers, de pochettes de skeuds...
Le plus surprenant pour moi, c'etait de constater comme j'etais a coté de la plaque par rapport à l'idée que je me faisais de sa manière de travailler ; si l'ordinateur occupe depuis longtemps une place importante dans la gestation de son boulot, je ne m'imaginais pas à quel moment il entrait en compte. Et, surprise, c'est très souvent en toute fin de processus créatif que photoshop entre en action, contrairement à ce que je pensais naivement. Le gugusse surprend, vous choppe là ou on ne l'attend pas, et cette énorme rétrospective est probablement la meilleure manière de se rendre compte de la virtuosité du gros barbu.
Ses derniers courts-métrages sont super alléchants, c'est génial de voir quelqu'un qui ne stagne pas dans un registre mais s'attaque à tout ce qu'il l'inspire ou lui donne envie. Un mec comme McKean qui laisse quasiment tomber le visuel statique, en 2d, pour passer au mouvement, c'est une démarche téméraire, et voir le résultat de ses excursions dans l'animation, c'est très excitant : "The week before" est génial, voyez-le, vraiment.
Merci à La Maison d'Ailleurs pour ce magnifique moment ; l'endroit est très agréable, la scéno était réfléchie, et l'oeuvre traitée avec honneur.

***** Le lendemain (samedi, donc, y'en a qui suivent, bravo), nous avons accueilli Nylso et Sylvain-Moizie, deux auteurs aussi talentueux que sympas, qui ont passé le weekend en notre compagnie, à la cool ; dédicace le samedi après-midi, mini-discussion autour d'un verre ensuite, repas en terrasse bienvenue, et le lendemain, dimanche sous la fournaise bisontine, nous avons piqueniqué tous ensemble (Nancy, Drine, Nyslo, Sylvain, moi, rejoints plus tard par Balthazar) à la gare d'eau, à l'ombre autant que possible, en gribouillant jusqu'a la fin d'après-midi.
By the way, je réitère mes propos de quand j'avais 15 ans, là savoir quelque chose comme : la SNCF est vraiment une boite d'abuseurs de merde, et jamais je ne pourrais leur chier autant à la raie qu'ils ne le méritent ; m'enfin, c'est pas un scoop. Batards de mes deux, je vous éxècre.

***** Bon, sinon, Joe Sacco a sorti 8 pages exclusives et inédites sur son petit trip en Irak, réalisé en janvier dernier pour le journal anglais The Guardian, qui est disponible ici, pendant que Gary Panter ("Jimbo in purgatory") est en interview online chez Suicide Girls, juste par là.

***** Beaucoup ont joué le jeu du questionnaire "lectures" proposé dans mon dernier post, c'est cool, j'attends les retardataires et je fais un condensé ici-même, tout bientôt ; ca sera un bon moyen de découvrir des lectures inédites et de jouer les curieux lors de votre prochaine visite en libraire... Enfin, je crois.
Voila !


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DE LA SUPER REVUE DE BANDE DESSINEE.


chemins de fer, originally uploaded by jUne.

Et passssque vous êtes vraiment sympas, decidément, voici le chemin de fer de la plus merveilleuse des revues de bande dessinée qui soit sur cette planète, toutes périodes confondues, tous registres mélangés ; ca s'appele "L'Affaire du siécle tome 5", c'est garanti sans OGM et 100% auteurs de Besancon (si, si, ma bonne dame) il y a plein de numéros fantastiques à venir, mais voici donc le sommaire du premier, avec quelques jours d'avance sur sa sortie, apparemment. Plus d'infos à ce sujet très bientôt, peut-être. Ou peut-être pas. 8)
Ca dépendra de l'hystérie collective que vous saurez proposer... 8)

Et pendant qu'on y est, le chemin de fer du prochain Bob, le projet de David Scrima et de Gilles Rochier, qui préparent activement le second numéro (depechez-vous si vous voulez chopper le premier, il est épuisé, ou presque) ; au sommaire, comme vous le voyez, du gros, du lourd, avec les déjà  habitués et quelques "nouveaux"... Sebastien Lumineau, Jonathan Larabie (absolument lire sa première contribution au premier Bob, à mourir de rire), Fafé, David Libens, Lewis Trondheim, Frantico (décidément...), Melvil Massacre, Charles Berberian... Ah ca c'est sur, hein, y'a du beau monde la dedans, bordel de merde.
Mais bon, si Bob ne coute que 2 euros, L'affaire est encore moins chère, heu...


* légende : au dessus, L'affaire du siécle tome cinq numéro 1, et au dessous, Bob numéro 2.