27 juin 2006

FOOT, LE MANOIR DES BERTH (ca va bien ensemble, tiens), L'EPROUVETTE, LE GARS YVES, ET PLUS D'ORDI.

Quand je pense qu'en 82, j'avais un t-shirt "Viva Espana", avec la petite orange qui servait de mascotte à ce mondial, le tube en tête ("Onnnnze ! Onnnnnze ! Pour une couuupe..."), et qu'aujourd'hui, en cette belle année 2006, j'aimerais sinçèrement pouvoir défoncer une à une les bagnoles des 12000 trouducs qui passent en klaxonnant sur l'intégralité de la rue sur laquelle donne ma chambre dès qu'un connard tricolore lance sa baballe dans la cacage adverse... La vie est curieuse, hein.
Heureusement, le gars Bouzard, lui, nous laisse pas tomber, même quand il s'agit de foot (merci Sy!).

Dur weekend : après une fin de semaine progfessionnellement assez rude, le samedi soir, grosse teuf chez les Berth (encore bravo à mâââdâââme Béné), l'occasion de baver devant une des plus belles habitations bisontines qu'il m'ait été donné de voir ; plein (mais alors, plein, hein) de gens sympas, de la bouffe à tomber par terre, la météo avec nous, et le gars Berth en parfait hôte, nous faisant faire le tour du proprio et de son atelier (la classe, et je parle même pas de l'intégrale des bouquins de Georges Grosz ou de celle des Lapin de l'Asso, la classe je vous dit).
Un moment carrément cool, malgré la chaleur, rhâââ.

Le dimanche, sous un ciel super menaçant, de bien saines lectures : le second tome de L'Eprouvette de l'Asso', un nouveau bon gros pavé plein de bonnes choses et de bon sens dès lors qu'on accepte de considérer les choses "autrement". Evidemment, les "contre" et les "pour" en sortiront remontés chacun de leur côté...

Alors toujours beaucoup de trucs : la trop rare Julie Doucet, qui s'évertue, dans un entretien avec Menu, à nous faire comprendre qu'il va falloir s'y faire, à cet éloignement dont nous souffrons, nous autres adorateurs de l'oeuvre laissée par Julie en bande dessinée... Rien n'étant perdu, je continuerai à lire et regarder ses divers travaux avec énormément d'admiration, mais avec aussi une grande impatience qu'elle perde ses bâtons de colle et nous revienne sur le front de la plume et du pinceau. C'est tout personnel, hein.
Faut-il encore revenir sur les échanges édifiants des gens de l'Association des Critiques de Bande Dessinée qui ont suivi après divers propos de Trondheim rapportés ici et là après qu'il ait été Grand Prix lors d'Angoulême 2006 ? Ouais, il le faut. Parce que nous avons droit à une sacrée belle démonstration de n'importe quoi, et qu'il serait trop facile de passer la-dessus. Trondheim fait un peu chier, il remue la merde charentaise, et forcément, ca pue. "Trondheim aurait dû refuser ce prix plutôt que de faire tout ce cinoche", disent les uns ; "Il crache dans la soupe, qui de toutes manières est déjà degueu", disent les autres.
Quand on lit les propos tenus par certains soi-disants journaleux lors de ces échanges para-ACBD, on qu'une envie, c'est d'aller y gerber, dans leur soupe.
L'aventure "Capsule Cosmique", ou comment l'une des meilleures initiatives de ces dernières années s'est transformée en cauchemar total pour une poignée de gens motivés (et motivants), et pour quelques milliers de lecteurs assidus, au passage. Evidemment, je vais me faire traiter de sale rouge défoncé à la weed locale (big up to flashbackman) si je me laisse aller au fond de ma pensée, à savoir que ces putains de financiers finiront donc par avoir la peau des rares énergies créatrices alentour ; c'est dommage car, comme le rappelent divers collaborateurs de cet excellent magazine, les revues d'auteur sont souvent de vraies réussites. Pour ça, il aurait fallu un peu plus de foi, de patience, et un peu moins de "logique du marché". Rhôôôô, et voilà, encore un discours de sale gauchiste, quelle perte de temps que de refuser la vitesse ou va le monde, hein ! Espérons au moins que les crevards de Milan finiront un jour eux aussi la gueule grande ouverte, au moins une fois.
En tout cas, un très bon "cahier" dans la revue, autant un hommage poignant (énormément d'auteurs de feu Capsule ont répondu présent et se sont attelés à ce numéro "Capsule Tragique") qu'un témoignage instructif et indispensable. On avait appris la triste nouvelle lors de la dernière édition de Bourg-les-Valence, et en savoir plus, proposé de cette manière, est la plus belle manière d'exprimer aux décisionnaires de Milan la grandeur de leur connerie...
On peut également y trouver un très bon "dossier" sur le plagiat, des nouvelles preuves de l'énorme talent de la paire Rupert & Mulot (incroyable...), Matt Broersma égratignant Paul Pope... Jochen Gerner a eu la patience d'établir une liste très particulière dans cette seconde Eprouvette ; faut-il s'esclaffer ou rire jaune, j'hésite toujours, mais putain, c'est encore énorme, ce qu'il nous propose là, Gerner. Allez, un indice : ca parle de femmes (souvent à oualpé), d'armes à la con, des bestioles menacantes, et des couvertures d'un célèbre éditeur... Je sais, je sais, c'est fastoche.
Au final, la confirmation que l'on tient là une initiative qui, pour le moment, s'étire lentement (mais sûrement) comme une très large réflexion sur ce que la bande dessinée peut proposer de plus large. On attend maintenant avec impatience le prochain (et gros) Lapin (prévu pour la rentrée) ; une revue de création, une autre de réflexion. Que demande le peuple, déjà ?

Lu aussi les deux ouvrages de Max (l'espagnol). Celui paru à l'Asso ("Bardin le superréaliste") ainsi que ses sketchbooks parus chez Sinsentido. Deux formidables bouquins, mais je vais essaye d'y revenir.
Dans la série "rien à voir", lu également le "Infinite Crisis - Prelude (vol.1)" paru chez Panini. Aie aie aie, je crois que j'ai trop laché le mainstream DC de ces dernières années : j'ai pas accroché sur quoi que ce soit, j'ai trouvé çà mou, déjà-vu, creux et super vain.
Lu enfin le dernier "Professeur Bell" de Sfar et Tanquerelle ; j'avais adoré le 4ème tome de cette très bonne série de Jojo (coucou Yves) : malgré une pirouette assez bien vue, un bouquin qui ne m'a pas convaincu plus que ça... Une relecture, peut-être ?
Attaqué aussi les "Poèmes et dessins de la fille née sans mère" de Picabia paru chez Allia, un truc qui date de 1918.

Puis enchainé sur une partie de freesbee nounours, alors que les nuages se faisaient de plus en plus menaçants.
Puis le grondement, les éclairs, et le colère des dieux, peut-être des dieux nounours, tant notre niveau de jeu aurait fait pleurer un manchot.
Puis la rabasse, la flotte, hardcore, froide, qui fiche des frissons après 1 heure à transpirer sous la moiteur d'avant l'orage.
Et la remontée à la maison, 40 minutes sous une pluie complètement vénère, moi complètement trempé, une clé USB noyée en poche, un sac plein de bouquins hurlant à la trahison.
Un bien beau dimanche.

Hier lundi, visite de l'ami Yves.
Forcément, on parle bouquins (on bosse, nous, môssieur), puis on dérive, vite, on parle de lectures marquantes, de traductions foireuses, d'éditions magnifiques, de boutiques chouettes et d'expériences professionnelles, de Got ou de Clowes, et même de Jean Waquet (pourtant on était pas bourrés, hein).
Puis on glisse à côté, et après une bouteille mal-identifiée, passé 1 heure du mat, on évoque Lonnie, on écoute Minnie, et quelques noms en "ie", avant de passer aux re-découvreurs, à la baie... Ecouter vaguement du Jurassic Five en digérant une bonne glace menthe/chocolat, entre 2 thés et 3 phrases, bref, encore un chouette zozo qu'on a hâte de revoir.

Aujourd'hui, nous sommes mardi, et pour une période encore indeterminée (ainsi que pour des raisons indépendantes de ma volonté, comme on dit), je vais devoir me passer d'ordinateur à la maison, et donc de la faculté de blogger ; si l'exercice s'avère vital, alors j'irais claquer mon salaire de ministre dans de sinistres cyber-cafés puant la sueur et la frustration sexuelle, tout ça pour vous saoûler avec ma vie tellement trépidante, hein.
Mais pour le moment, je vais tranquillement remonter chez moi, m'emplir de glace, damner les automobilistes au klaxon merdique, et espèrer des jours meilleurs en fignolant un mix pour la soirée de la semaine prochaine.

On air on radiojUne :
Que dalle. Pas beaucoup dormi ce weekend, ni hier soir... Un peu bobo tête.

A bientôt, peut-être.

20 juin 2006

FREESBEE, GROS PLANNING, FAFE A 16H45, JOE DALY, JIMMY BEAULIEU, MORRISON EN FRANCAIS CHEZ MARVEL, ET QUI DIT PLATINES DIT MIX

Pas trop le temps de blogger ces jours-ci, pour plein de raisons valables (si, si, pour une fois).
Et la plupart du temps libre est consacré au projet secret du professeur June, qui devient de moins en moins secret vu le nombre de gens qui font des recoupements (et me le disent, en plus !?), mais bon, ca avance, et ca, c'est bien, c'est motivant et ca me donne de l'énergie. J'en manque cruellement en ce moment.

C'est le moment opportun pour informer la population de la création de la FFFN, la Fédération Française de Freesbee Nounours, une initiative audacieuse et méritoire, qui permettra à la France de sortir de la honte footbalistique et de s'emparer d'un probable titre mondial, avec la formidable équipe que la FFFN nous offre :

fffn02ok

A noter que l'équipe est constituée principalement de Puppa Menoche, aka "d'une seule main", le franc-tireur de Gevry aux sandales ailées, de Fred le rectum Rennais, aka "J'ai mon Ipod mais je crois qu'ils m'ont perdu", et de moi-même (aka "Punk à chien, mon ami") ; nous avons brillé de mille feux dimanche après-midi, lors des préparatifs des matches du weekend prochain, où nous comptons bien éclater tout le monde.
A savoir que le Freesbee Nounours est une variante du Freesbee classique : il se joue en effet à l'aide d'un freesbee carrément minable, un truc en plastique à deux balles, tout petit, de couleur horrible, et surtout, surtout, destiné à un public jeunesse, d'où l'horrible nounours moulé dans le plastique, au centre du freesbee. Nous parlerons donc désormais de deux types de freesbee : "l'officiel", que nous laissons aux officiels aussi, et le freesbee "Nounours", aux régles obscures et probablement trop compliquées pour vos cerveaux étriqués. Il y est question de punk à chiens dont les bestioles tentent de bouffer le freesbee, de canicule bisontine annihilant tout effort de concentration, de jeu du chat et de la souris (but du jeu : perdre Fred dans la Gare d'Eau), et surtout, surtout, de fair-play.
A noter d'ailleurs, à ce sujet, que Fred est un sacré mauvais joueur, qu'il a perdu la totalité des manches qu'il avait pourtant réclamé, et que chacune de ses défaites l'a plongé dans des abymes d'amertume, de rancune, et de désespoir ; espérons que le moral de notre joueur soit meilleur dimanche prochain : la victoire vaudra ce prix.

Ce mardi soir, petit meeting pour La Nuit Bleue qui arrive à grand pas.
Nous y jouons cette année avec Feetwan, au milieu de zozos comme Luke Vibert (Rephlex, Warp, Planet Mu, Ninja Tune...), Mike Parradinas (aka µ-Ziq (Planet Mu, Hut, Rephlex, Ovuca (Rephlex), Frank Bretschneider (Mille Plateaux, Raster-Noton), Krumble (Jungle Therapy, Damage)... pour ne citer que les plus connus, autant dire qu'on est bien contents (Plein de bios et d'extraits sur le site de La Nuit Bleue).

Après la réunion, cinéma avec quelques débiles. We'll see.
Le lendemain, mercredi, c'est la fête de la saucisse et de la bière chaude ; pour l'occasion, je passerais des disques à la maison, comme quasiment tous les soirs. Vous êtes les bienvenus, et amenez à boire, hein.
Jeudi après-midi, petite visite du côté de Dole, vite fait, retour peut-être le lendemain, selon.
Vendredi soir, soirée stickers (j'ai pas dit vandalisme, hein...), et samedi soir, teuf chez le gars Berth, sinistre individu dont l'avantage est d'avoir une compagne qui réussit, elle au moins.

Le weekend d'après, Eurocks, le suivant, Nuit Bleue, donc, et le suivant, anniversaire du Darbonaute et de sa darbonneuse quelques part dans le middle-east bressan. Autant dire que les semaines à venir vont être chargées.
J'espère au moins que l'équipe de France se fera éclater le plus tôt possible, je commence à en avoir marre de tout ce bleu.

Bon.
Et sinon ?

Alors qu'un jour je buvais un coup en terrasse avec mon vieux pote Serge July ainsi qu'avec ce bon vieux Hergé, et que nous parlions de l'état de la presse en France, ce bon vieux Hergé, disais-je, me dit subitement :
"Tu sais, June, je pense que je cesserai de faire de la bande dessinée le jour où les mecs de Polystyrène parleront enfin de moi..."
Ces mots résonnaient encore dans mon esprit alors qu'en feuilletant de manière goulue le dernier numéro du dit-magazine, paf, stupéfaction :

polylaffaire

Ils sont rudement sympas, chez Polystyrène. Et au moins j'ai la conscience tranquille parce que j'ai dit du bien de leur feuilles de chou bien avant qu'ils ne se répandent sur le meilleur fanzine bisontin du monde, "L'affaire du siècle tome 5" le bien-nommé, dont le numéro 17, eh oui, déjà, vient à peine de pointer le bout de son nez.
Ce numéro 17 comporte bien évidemment l'habituelle cohorte de joyeux drilles de la région bisontine, avec notament 3 des plus belles planches qu'il m'ait été donné de voir de mademoiselle Nancy Pena, qui n'en finit pas de prendre ses aises avec son dessin, avec son trait.
Egalement au programme, le gars Louis-Bertrand Devaud, des pages-jeux (oui, oui) de notre Berth national, le dessin magistral de Retromonkey (tout un hommage à la ligne claire à chaque page), Pirik louant les Skyblogs, JB Soyeux de retour de son voyage chez Thierry Desmarets, et une couverture inédite du gars Matthieu Pierangelo, nan mais.
L'Affaire du Siècle tome 5 numéro 17 est disponible juste ici, avec toutes ses précédentes aînées ; c'est en pdf et c'est toujours gratos.

=> "Mais que fait Fafé à 16h45 ?", c'est le titre que Fafé est allée chercher super loin pour intituler sa nouvelle initiative. Chaque jour, à la même heure, Fafé propose un instantané du moment, quelque soit l'endroit, les circonstances, en s'aidant éventuellement de collages, de montages, tous les moyens sont bons.

fafe16h45

Cela fait déjà 3 semaines que madame fa a débuté cette nouvelle petite aventure, et je ne sais toujours pas à combien d'exemplaires sont photocopiés et agrafés ces mini-zines, mais cela me semble le genre de stimuli parfait pour la miss : tranches de vie pris sur le vif, extraits d'état d'esprit selon l'endroit et les conditions, bref, c'est du Fafé, ca respire la côte et les embrunts, les terrasses entre copines, et tous ces petits bouts de rien qui donnent au final une atmosphère et un truc carrément cool.
Combien de temps cette initiative saura la motiver ? En tout cas, l'idée, elle, est déjà super motivante.

=> Une bonne dose d'absurde, un penchant évident pour l'excellente production de weed locale, le sud-africain Joe Daly est sur-équipé pour imposer son style halluciné et ses personnages hilarants.
Ce touche-à-tout inspiré et déjanté (il faut lire "Prebaby", son histoire en quelques planches très marquées par sa petite expérience de l'animation) est obsédé par la naissance, thème récurrent qui lui permet de surprendre à plus d'un titre, jouant d'une thématique qui pourrait sembler très vérouillée si le bonhomme ne pouvait pas compter sur son mélange d'audace et de fausse-crétinerie. Un fascinant bouquin, par un fascinant auteur, à découvrir d'urgence.
"Scrublands", de Joe Daly est publié chez Fantagraphics, pardi ; et c'est en ce qui me concerne la bande dessinée (en VO) du moment.

=> Réalisé en moins d'un mois, "Ma voisine en maillot" est un petit bouquin coincé entre 2 coupures de courant, et emprunt d'une atmosphère toute québecquoise ; son auteur, Jimmy Beaulieu, est un zozo qui, délicatement, entre une bagnole un peu pourrie et une opération du dos, trace son chemin, celui d'un chroniqueur d'un contemporain plein de malice et de justesse, celles-là même que l'on retrouve dans "Le moral des troupes" et surtout le très chouette "-22°C", paru en 2003.
Et puis un mec qui suggère l'écoute de The Jesus & Mary Chain et de Bacharach pour accompagner la lecture de son bouquin ne peut décemment pas être un mauvais bougre, tabernacle.
"Ma voisine en maillot", de Jimmy Beaulieu est publié chez les gens de Mécanique Générale/Les 400 Coups, ouin ouin ; ici, son blog charentais, si, si.

=> Le second volume de l'intégrale "Marvel Deluxe" des XMen, sorti récemment chez Marvel France, reprend les épisodes 127 à 138 du très bon run sur lequel s'est illustré Grant Morrison. La traduction me semble assez correcte, j'avais loupé un épisode ou deux en VO et je voulais confirmer mes impressions... Ben c'est du super mainstream bien fait, bien sûr, ca transpire le gars Morrison, qui use et abuse de ses gimmicks, mais le résultat donne une espèce de soupe assez goûtue, malgré l'habituelle lourde rotation assez indigeste de dessinateurs en l'espace de très peu d'épisodes.
A noter, sur deux épisodes, la présence au dessin du génial Bill Sienkiewicz encrant le très très bon John Paul Leon, malgré une très probable vitesse d'éxécution (quelques planches un peu creuses) : eh ben c'est vachement bien ; dommage que les couleurs soient aussi fadasses et plates.
Du bon gros comics Marvel tendance 2000.

=> Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis un flippé avec les trucs d'horreur.
C'est pas de ma faute, je suis le premier à trouver super ridicule, mais je flippe, c'est plus fort que moi.
Il m'a fallu 2 jours au moins pour me remettre de "Ring", il m'avait fallu une petite semaine pour me remettre de "L'exorciste", maté avec Ben il y a une dizaine d'années, et il m'avait fallu au moins 15 jours pour vraiment réintégrer la vraie vie après avoir vu, en plein mercredi après-midi, et à l'insu de ses parents, "Le retour des morts-vivants" sur le magnétoscope de mon voisin. Je suis pas sûr que ca soit "Le retour...", tout ce que je sais c'est qua ca groullait de zombies dans un supermarché, et que depuis ce jour, je ne peux pas mettre un pied dans un supermarché sans penser à ce film. Véridique.
Je vous raconte pas le trip lorsqu'à 18-19 ans, j'ai bossé en intérim dans une grande surface, très tôt le matin.
Un supermarché quasiment vide, presque silencieux... Brrrr. Heureusement, ce travail n'était pas pour moi...
Bref.
Je suis un flippé, donc. Un bon épisode de X-Files peut me refourguer une nuit blanche, genre.
Tout ça pour dire que je me suis encore bien poilé en bouquinant "Gyo", le premier tome de la nouvelle série de Junji Ito, l'auteur du célèbre "Spirale", paru également chez Tonkam ; manga d'horreur classique, "Gyo" est aux antipodes de l'horreur psychologique que peut proposer Maruo, par exemple.
Eh ben je me suis bien marré en le lisant, ce premier tome complètement en roue libre : des bestioles, principalement des poiscailles, envahissent le japon, arnachées dans un espèce d'harnais à pattes mécaniques qui leur donne une stature de grosses araignées. Elles puent, elles tuent, elles vont du poulpe à deux balles au bons gros requin, bref, on y croit pas un seul instant, quoi.
Et ben j'en ai quand même cauchemardé...
Pathétique je suis, je sais, je sais...

=> J'aurais bien parlé un peu de "James Dieu", de Fred Pontarolo, paru chez FuturopoBis, mais on allait encore me taxer de crypto-trotskyste toxico, dénué d'objectivité, alors je m'abstiens.

=> Ben voilà, le grand retour des platines à la maison sonne le glas de mes autres activités... Flûte, quel dilemne ! 8)
Bon, auparavant, il avait fallu nettoyer un sac complet de disques, suite à la chute inopinée d'un verre de bière DANS le sac lors de la soirée de la semaine dernière... Le plan relou qui m'était encore jamais arrivé, voilà, je le dirais plus.

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Une fois sorti de leur pochette, lavage du skeud à l'éponge, pas trop imbibée sinon le macaron se décolle, hein.
L'éponge est imprégnée d'un mélange d'eau savonneuse et de lotion nettoyante pour vinyl, simplement, au prix que çela coûte, je dilue, hein... Ensuite, on essuie avec un chiffon doux, alors que pendant ce temps, les pochettes, nettoyées elles aussi, séchent au soleil.
Si c'est pas passionnant, je sais pas ce que c'est... 8)

:::::::: jUne - HappySunshinyMondayMix (50 minutes tout pile-poil) ::::::::
Un vrai mix pour les pieds. Mais pas que, hein. Avec la papatte de mon homeboy Monkey, avec ses bootlegs persos de trucs pas du tout connus, comme les Daft Punk, tout ça...
- Eight Frozen Modules "slight code unseen" (planet mu)
- Diplo "florida" (big dada)
- Mia, totally fucked-up par Monkey (MPC + disque dur)
- Etat Solide "Think about it (sous-terrain mix)" (Acacia)
- Daedelus "a touch of spring" (DubLab)
- La Funk Mob "Motor bass get phunked up (electrofunk remix)" (Mo'Wax)
- Bang Bang "Silicone" (Yellow)
- Secret Frequency Crew "Miami eyes (Andrea Parker remix)" (Mass Transit)
- Daft Punk "da funk (Monkey after all remix)" (soma)
- Disco D. "you need another drink" (rapster)
- Airborn Audio "Wings" (Ninja Tune)
- Beans, totally fucked-up par Monkey aussi (MPC + disque dur)
- Jel featuring Wise Intelligent "WMD" (Anticon)
- Kelli Hand "I just need" (Radikal Fear)
- Alan Braxe "runnin'" (roulé)
- Seelenluft feat. Michael Mikemaster Smith "manila (Headman mix)" (klein)
- Brandi Ifgray "Bones (vocal mix)" (Sahko)
- Antipop Consortium "ping pong" (warp)
- Electrons Libres "C.E.E." (myspace.com/elibres)
- Push Button Objects "Nocturnal device" (Skam)
- Chris De Luca & Peabird "sooperglitcher (Monkey aime bien les allemands mix" (k7)
- Dizzee Rascal "trapped" (xl)
- Quasimoto "Don't blink" (Stonesthrow)
- ID & Sleeper "Balance" (Mush)

Sooooooon online, si tout se passe comme prévu.
Et big-up éternel to my mate Jay. One Love, bro !

Allez, hop, y'a pas que l'ordi dans la vie.
Y'a les platines aussi, miam !

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A bientôt, éventuellement, hein.

10 juin 2006

MOUAIRF

Y'avait donc une groooooosse soirée hier, bon, j'ai du passer 2% des skeuds que j'avais pris avec moi donc pas de playlist cette fois, mais quelques photos un peu plus bas.
Vite fait, la bonne news c'est que Jim Woodring sera bien invité ET exposé au prochain festoche d'Angoulême. Que ces batards s'organisent correctement et accordent à tous les éditeurs une réelle visibilité digne de ce nom, et cette éditon pourrait être un bien bon moment, car, comme chacun sait, Frank est Dieu et Jim Woodring son prophète. Pushpaw akbar.

Et "Frank 2", le second bouquin "en français" (à L'Association, bien évidemment), sortira en septembre ; d'ailleurs, plein de bons bouquins en prévision : "Panier de singe", un nouveau Ruppert & Mulot (une Ciboulette à l'Asso), une Mimolette d'El Don Guillermo (Misma represent) intitulée "Prelude to a kiss", un truc de 200 pages signées Jeff Soto, Dave Cooper, Tim Biskup, Jeremy Fish, Anders Nilsen, Martin Cenreda, Sammy Harkham, R. Kikuo Johnson -qu'on croise également dans le prochain "C'est bon"-... et nommé "Beasts" (chez Fanta), un nouveau Peter Kuper (l'adaptation de "La jungle" de Upton Sinclair) chez Rackham, le "Canetor" de Pirus et Schlingo regroupé aux Requins, la réédition attendue du "Hicksville" d'Horrocks (toujours à L'Asso), un nouveau Lapin, un collectif de la Cinquième Couche prometteur ("Le coup de grâce")... Bref.
Plein de bons bouquins.

Autre chose concernant les bouquins : pendant que chacun avance ses pions dans la mélasse qui s'installe (non, l'éditon ne se porte plus si bien que cela, "les chiffres" le montrent et les professionnels le ressentent désormais de manière tangible), à grand renfort de propagande éhontée ou de gestes commerciaux peu scrupuleux (ah, ce june, quel sale gauchiste), certains se rendent compte que la meilleure manière d'envisager l'avenir "à plusieurs" (lire : avec tous les acteurs de la "chaîne du livre") est de communiquer, tout simplement, et d'échanger propositions, "dans un esprit de solidarité interprofessionnelle, sans dictat ni chantage" ; belle formule avancée par Le Comptoir des Indépendants, distributeur de la grande majorité des éditeurs dits "alternatifs", dans le numéro 64 de "La gazette du Comptoir" (août/septembre 2006), un organe de communication en passe de quitter le strict domaine professionnel pour être distribué gracieusement au lectorat via les libraires qui en feront la demande pour leur clientèle.

Le livre va mal, et les "petits", comme certains le prévoyaient depuis déjà quelques années, seront les premiers à trinquer. On pourra s'étendre à qui mieux-mieux sur le thème de "à qui la faute", que cela ne réglera pas grand chose, car si la crise annoncée s'amorçe clairement, manifestement, la plupart des "acteurs du marché" n'en ont pas grand chose à battre, au vu des calendriers de sorties pour les mois et la rentrée à venir.
Je pense humblement que malgré les condescendances des "forces de vente" de bien des éditeurs ("oui, c'est vrai, mon pauvre, je vous plaint, ca doit être dur de gérer tout ça, mais regardez donc ce premier tome de notre nouvelle série, livré en 5 versions différentes, vous en voulez combien de boxs ?"), la rentrée 2006 devrait éclater les statistiques, une nouvelle fois, et malgré des chiffres qui devraient plutôt inciter à reconsidérer les politiques commerciales... Le bon vieux discours pessimiste (autant de visions du livre que d'éditeurs), quoi...

Bref.

De papier à papier autocollant, il n'y qu'un pas, zou : Les Sticker international Awards, ca sonne comme une blague mais en fait non. Le jury ? Dom Murphy de Stickernation, Chris Sauve d'Adbusters, Andreas de Stickma, entre autres...

Et vite fait encore (avant un weekend prévu à chiller sous le soleil, parce que bon), quelques photos de la soirée d'hier à l'Asylum, avec aux platines Akroe, Krsn, Tacteel, le jeune Charlie, Feetwan et moi-même, et avec pleeeeeeiiiiiiiin de monde.

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Akroe, Krsn, Tacteel, Besancon, juin 2006.

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KRSN versus Tacteel.

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Marco Turunen represent, black hole style, versus YaKid-K meets ItaloDisco revival.

En vrac, merci à Zo aka la chauve-souris, Narqo aka la tonsure, Serge la pute, Dirty Howie, Fred le rectum nantais, Panzy Balthouse, Mehdi le Mehdi, Jeff et Cécile, Laure from le garage, Jay from Prisuniq, Alcor aka Casual Dijon, Tom & Maud from Roma, Mitchum (sans Pushpaw), le Butter crew, tout plein d'Institubés à bloc, et toute la smala présente, bref, ca faisait plaisir de voir plein de gens cools.
Dur réveil ce matin...

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Pas mal de monde, et un flash mal réglé.

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Et encore, là, c'est que l'extérieur, hein.

Et même pas une seule toph de mon bro Feetwan, qui représentait encore à plus de 3h en me laissant des messages downtempo depuis un obscur after... Voilà ce que c'est d'aller boire des bières avec les gens : on coince dehors puis la soirée est finie, voilà. Tssss.

Bon weekend, et à bientôt, encore que.

6 juin 2006

PISCINE COUVERTE, PEETERS FAIT DU POLAR, L'HOMME QUI S'EVADA.

Avec le retour du soleil, l'envie de ne rien faire d'autre que de s'étaler dans l'herbe. Et de profiter de ne rien foutre, parce que je sais pas pour vous, mais moi, y'a pas grand chose que j'aime davantage ; rien foutre, c'est vital, bordel.
Aaaah, ca faisait bien longtemps que je ne m'étais pas répandu sur ce territoire protestant riche en auteurs dignes d'intérêt, et que l'on appelle la Suisse.
Pendant qu'à l'heure où je parle, Martina Hingis et Roger Federer doivent probablement claquer des grosses baballes du côté de Roland Garros (ouais, je suis vraiment un putain de sportif, qu'est-ce que vous croyez), le gars Frederik Peeters travaille sur son prochain gros-oeuvre, un truc de plus de cent pages qui sortira dans la collection Bayou de Gallimard, dirigée par Sfar.
Ouais, le quatrième tome de Koma vient à peine de sortir que déjà, on a des news de "la suite"...
Suite qui verra Peeters s'attaquer à un domaine qu'il affectionne énormément : le noir, le polar, le truc qui sent bon le flic insomniaque et les impasses éclairées par un vieux réverbère... Bon, nous verrons bien pour l'ambiance, mais en tout cas, l'histoire de ce polar, situé dans le Paris contemporain, est le fruit de la rencontre entre Peeters et un "vrai" flic, le genre de mec agissant plutôt dans l'ombre et bien évidemment spécialiste des missions à la con, à tendance super-importante et probablement ultra-secrète.
Ultra-secret ? Toujours est-il que l'expérience du bonhomme a semble-t'il inspiré Peeters, et qu'au final, on aura droit à un scénario original monté en sauce sur quelques détails et pistes balancées par the flic himsef : l'histoire d'un keuf sûrement moins charismatique que la plupart des idéaux héros de polars 50's (chers à Peeters), moins classe que chez Melville et moins énervé que l'inspecteur Harry, mais probablement plus réaliste, Peeters tenant à pondre un truc moderne, un vrai polar contemporain.
Les flics ressembleront-ils davantage à Lee Marvin, à Jack Bauer, ou à Bogart, ça, il nous faudra attendre l'année prochaine pour le savoir... Miam !


=> Quelques lectures, vite fait :

- Reçu et lu le dernier "Piscine couverte" de Loïc Gaume (loic.gaume chez laposte point net), le quatrième (et carrément meilleur jusqu'à maintenant) petit truc qu'il auto-édite chaque mois. Entre la Franche-Comté et Bruxelles, Loïc raconte avec malice et subtilité sa vie d'étudiant noyé dans le graphisme et l'illustration, en coloc' dans une auberge espagnole, entre deux lectures de Jeffrey Brown et de Jochen Gerner (dont il a d'ailleurs été "l'élève" le temps d'un workshop restreint, mais apparemment marquant).
Je sais, je sais, je dis tout le temps du bien de ce mec ; peut-être parce que son style batard, le cul coincé entre la chaise de la narration lisible et celle de l'illustration minimale, correspond à une synthèse idéale de ce qu'un jeune auteur influencé (mais fort talentueux, l'un n'empêchant pas l'autre) peut proposer de plus personnel et abouti par les temps qui courent, ou certains styles, certaines manières de faire, se retrouvent d'un bouquin à l'autre, d'un blog à l'autre... Gaume fait du Gaume, de plus en plus. Et c'est de mieux en mieux.

- Super papier sur dj Hype dans le Knowledge #63 (jan 2006), ainsi que sur Mark Force, et de Wayne de Lo-Tek HiFi. Et puis plein de top 5 totalement superflus, donc carrément indispensables, eh eh eh. Thanks to my man Feet (je vais quand même pas me mettre à acheter des mags d'n'b, merde...). 8)

- Suis en train de finir "Une petite comédie" d'Arthur Schnitzler ; on en causera plus tard, de l'autrichien.

- "L'homme qui s'évada" de Laurent Maffre, d'après Albert Londres, prochaine grosse sortie de la collection bande dessinée d'Actes Sud.
"Au bagne" d'Albert Londres était un bouquin qui tenait du reportage (du témoignage ?), alors qu'en 1923, l'auteur était allé rencontrer Eugène Dieudonné, injustement condamné et détenu au bagne de Cayenne, dans des circonstances que je vous laisse découvrir si vous ne les connaissez pas déjà ; la suite, Londres la raconta dans "L'homme qui s'évada" : incroyable histoire que celle du destin de ce pauvre mec, ébeniste et anarchiste ayant eu la malchance de frayer quelque peu avec la fameuse bande à Bonnot.

D'abord, l'adaptation de cette histoire vécue par Maffre est une vraie réussite formelle. L'auteur s'empare du médium dans ce qu'il offre de plus large, et surprend dans sa narration, la ponctuant d'idées dans la mise en page (la mise en scène, plutôt !), et de changements de rythme, de vitesse de lecture.
Et de petites manières de faire pleines de charme, aussi :

maffre-04

Cela pourrait assommer et fatiguer à la longue, mais entre une histoire passionnante et une manière de la raconter carrément audacieuse, "L'homme qui s'évada" est tout simplement un superbe bouquin. Une vraie science dans le découpage du texte, dans la manière de distiller dialogues et descriptions, sans oublier un seul instant les capacités d'évocation inhérentes au médium bande dessinée. La classe.
Bien sûr, le dessin évoque bien des choses : Maffre lorgne du côté de Tardi (on peut difficilement penser différemment, en tout cas d'après moi), pour ne citer que la première impression venue à l'ouverture du bouquin (et contrairement à ce que pouvait supposer la couverture, magnifique au passage).
Passant d'un pinceau à l'autre, utilisant également la plume et la brosse, l'auteur s'applique à communiquer son envie de remuer la lecture, jusque dans le choix de son outil de travail ; mais l'esprit de Tardi, doublement présent de par l'idéologie politique du récit, plane inévitablement sur les 130 pages du bouquin.
Ce qui n'est pas un défaut, dans le sens ou l'inspiration est autrement plus digérable que le plagiat, hein.
Non, le seul "vrai défaut" qui me vient à l'esprit serait éventuellement cette utilisation d'une seconde couleur totalement superflue, celle d'un gris qui ne valorise pas forcément le trait noir et sûr du bonhomme ; quelques sélections, quelques remplissages, quelques usages de ce gris, rien de réellement foiré, mais rien de très indispensable non plus.
Voilà pour le truc éventuellement chagrinant ; ca fait peu ? C'est normal, j'en ai pas véritablement trouvé d'autres. Un auteur comme Maffre mérite d'être encouragé dans sa démarche, osée, mais sans jamais tomber dans le purement démonstratif. Sa manière de mettre en page est vraiment maitrisée, inventive, et sert réellement l'histoire. Et cette histoire vaut vraiment la peine d'être lue.

Hors-sujet-mais-pas-tant-que-ça : une fois n'est pas coutume, dans une époque ou tout le monde fait son lettrage à l'ordi comme moi je coupe le pain à la main (parce que ca va plus vite), il faut citer les rares bouquins correctement lettrés, agréables à lire, au sens premier du terme ; faites les comptes, vous verrez, y'en à pas tant que ça. Plus généralement, le lettrage des ouvrages des éditeurs alternatifs sont bien évidemment autrement plus soignés, plus originaux que ceux des "gros", c'est un fait (ok, le "Jimmy Corrigan" de Ware chez Delcourt étant l'exception qui confirme la régle) (et la récente traduction "Tue-moi à en crever" de Lapham, chez les mêmes, l'exemple parfait du truc dégueu).

Exemple : je ne sais pas à quoi ressemblent les lettrages originaux de Gipi, mais j'ai tendance à penser qu'une fonte numérique applatit le caractère d'un bouquin. A ce titre, après le néammoins excellent "Notes pour une histoire de guerre" sorti chez Actes Sud, les autres éditeurs auraient pu reconsidérer l'utilisation d'une police ordi, même créée pour l'occasion comme cela semble être le cas, comme stipulé dans "Le local" (chez Gallimard). "Extérieur nuit", pour moi le meilleur ouvrage de Gipi à ce jour (et paru chez Vertige Graphic), méritait, je crois, un lettrage manuel. Bon, un magnifique bouquin reste un magnifique bouquin, ok, "maaaaiiiiiis"...
Le lettrage à l'ordi en bande dessinée, à l'instar de la colorisation, c'est un vrai petit fléau. Combien de bouquins dépossédés de la fluidité naturelle, de la spontanéité offerte à leur lecture, par la faute d'un lettrage fait à l'ordi, tuant toute expressivité... Parfois, cela fonctionne. Et certains lettrages traditionnels sont aussi foireux qu'à l'ordi, également. Bref. Tout ça pour dire qu'un bouquin bien lettré, c'est vachement cool.
Bon, où j'en étais, moi ? 8)

=> Ce mardi soir, dès 18h30, à l'Atelier de Photographie (Besançon), rencontre avec Thierry Pech, le directeur de la revue "La vie des idées", et secrétaire général de la République des idées, et avec Martin Hirch, président d'Emmaüs France et de l'agence nouvelle des solidarités actives.
Petit compte-rendu éventuellement dans les jours qui viennent...

=> Dan Clowes interview & reading from "The Secret of Drawing" 14 min, 52 MB .mov file.

=> Dernière piqûre de rappel :

LiltripPolychromeTour

Akroe et Krsn et leur dernier bouquin ce vendredi après-midi, et le soir, heavy soirée avec dj Rokea, Krsn, Feetwan, moi-même et surtout Tacteel. A l'Asylum, Besançon ; viendez tôt !

=> Once again, thanks meussieur Ease :

et pendant qu'on y est, 30 secondes de votre précieux temps à différencier l'originale et la copie (lien gracieusement refourgué à nos ami(e)s graphistes).


=> On air on jUne Radio :
- "Bongo rock", par l'Incredible Bongo Band, un album enfin dispo à nouveau (thanks Mr Bongo), avec "satisfaction", "apache", et plein d'autres pépites.
- Eh ben voilà, il suffisait de demander. "The Life Aquatic - Exclusives Studio Sessions", du bien perché Seu Jorge, ou comment réinventer Bowie et se rendre compte, finalement, quand même, qu'il à écrit de bien belles choses, ce Bowie ! Sorti chez Emi.
- "Funk doubistes" et "Bestown state of mind", mais j'aurais pu aussi bien citer tous les titres de la démo (à tomber par terre, au passage) proposée par Electrons Libres, une des très très rares coallitions françaises à pondre un hip hop intelligent, intelligible, et carrément frais. La production est terriblement riche et inspirée, la résultat détonne. "Le rap est mort, vive le rap", comme ils disent ; c'est un bien joli zombie qu'ils nous agitent là... (à checker notamment sur myspace).
- Je pense pas que "With voices" du duo AmmonContact soit leur best truc ever, mais ca reste simplement excellent (et chez Ninja) ; et puis quelques collaborations plutot réussies, avec notamment Dwight Trible (bon, c'est pas une surprise), Sach from The Nonce, Daedelus, Cut Chemist, Yussef Lateef, et même Prince Po. Slurp.
- Quasimode "Oneself likeness", chez Raw Fusion. J'ai pas dit Quasimoto, hein ! Même si Quas, ca déchire, hein... Bref. Quasimode. Very modern jazz. Japon. Quartet. Superbe.
- Gum Drop "Hi-falutin" (Altered Vibes), l'énième projet de Rob Mac, est clairement un des trucs les plus excitants de l'année. C'est carrément bancal par moment, mais son mélange d'électronique super-hi-tech de traviole, d'inspiration parfois très soul, et de hip hop comme base absolue, fonctionne carrément bien par mes oreilles.
- Dave Bailey Quintet "Reachin' out" (Jazzline). On en causera plus tard.
- La plus belle pochette de l'année est peut-être bien celle du "Slow broiled ilk" des Foreign Beggars avec OhNo et Dubbledge (Casual/Dented) ; en plus d'être un excellent maxi avec du vrai bon hip hop dessus, même si peu surprenant, son enrobage est carrément chouettosse.



Allez hop, c'est tout.
A plus tard, peut-être.