"...où Ju livre un vibrant plaidoyer pour cette musique, qu'il écoute encore plus depuis qu'il s'est rendu compte qu'il ne serait jamais, jamais noir." (Evelyne, sa mère).
"...ouais, il enfonce surtout d'énormes portes ouvertes, comme d'hab." (Monkey, son pote).
Je sais qu'ils sont nombreux, ceux qui pensent que la soul, que le funk, sont des musiques d'une autre époque, réservées à de vieux nostalgiques aigris ou à de jeunes frustrés, persuadés d'être nés à une mauvaise époque, celle du tout-numérique, où les gens qui font parler d'eux pondent des albums entiers sur leur laptop.
Oh certes, on imagine bien qu'il subsiste quelques combos ici ou là, probablement au fin fond du Wisconsin ou de l'Iowa, composés de mecs se retrouvant le dimanche après-midi pour jammer dans une cave à la con, à reprendre des gros standards... Et la première pétasse couinant un peu sur son piano se faisant qualifier de chanteuse très sooouul, les vieux clichés ont la vie dure : coco, en 2006, t'écoutes de la soul ? T'écoutes du funk ? C'est pas un peu has been, quand même ? Un peu à la traîne, peut-être ?
Le fait est qu'après plusieurs années à aller de concerts en concerts, de festoches en festoches, et avec un minimum d'ouverture d'esprit quand aux affiches proposées, une évidence m'est apparue : cette scène soul-funk jouit d'une vitalité qui rendrait verts de jalousie un gros tas de pop bands, une ribambelle de groupes de metal, un paquet de dj's. Sur scène, l'énergie que chacun de ces groupes dégage et s'emploie à faire passer à son public (qui en redemande) fait penser à un très gros appel du pied.
Oui, "notre" musique, celle qui nous fait grimacer et qui nous stimule tellement, qui nous transporte et nous habite autant, se porte à merveille. Ce n'est pas qu'un revival, et ce registre musical n'a pas attendu qu'un canard musical cite la scène afro-funk new yorkaise pour vivre et s'épanouir en toute liberté, en toute quiétude.
Certes, quelques dj's célebres avaient su diffuser, ici ou là, quelques artistes témoignants d'une forme resplendissante, voire même placer quelques morceaux de certains de nos contemporains dans telle ou telle compilation, mais bien souvent réservées à une poignée d'initiés... Il y avait bien eu quelques remous lors de la fameuse période dite de l'acid-jazz (terme qui à le don d'énerver tout le monde aujourd'hui, mais n'a t'il pas eu le mérite d'accrocher un paquet de jeunes zozos au grand soul train ?), et puis on trouvait quelques bonnes compilations mêlant classiques oldies et nouveautés inconnues (ca coûte pas cher et ca remplit une compil', coco), jusque dans ces bazars de type fnouc, c'était dire. Bref, les gros acharnés du Rhodes et les bidouilleurs d'Hammond avaient réussi leur coup : le funk, sous-médiatisé ? Trop old-school ? Un trip de musicos jammers, seulement ?
En 2006, les spécialistes feront leurs propres constats, il va falloir des années pour pondre des stats tellement le réseau est un truc qui tient presque du domaine de l'intime, et dont tout le monde semble se foutre.
Pendant que les plus éminents distributeurs français réduisent leurs catalogues de titres disponibles à peu de chagrin, et que ce que l'on croyait être de véritables incontournables (et je ne réduit pas mon laïus à la soul-funk, hein) disparaissent purement et simplement des listings de "produits disponibles en stock", certains semblent simplement s'éclater, se faire plaisir, et se ficher éperdument qu'en 2006, il faille absolument ratisser large sur myspace pour avoir une ligne quelque part... Une ligne ? Quelle ligne ?!
Avec Laulau, pote essentiel dans mon épanouissement musical (entre autre, hein), et dôté d'un formidable savoir musical, on se refourgue souvent des tuyaux, des trucs qu'on a pas envie que l'autre loupe. Bon, ok, il m'en refourgue beaucoup plus que moi je ne lui file, mais bon.
Pendant des années, Laulau tournait autant dans les vieux, vieux trucs (pionniers de la musique concrete, soi-disants seconds couteaux de formations jazz oubliées, trafiquants de psychobilly nord-finlandais, tripoteurs de tablas du sud Rhadjanhapadrathrakistan) que dans les nouveaux (si Autechre a autant de fans à Besançon, depuis trèèèèèès longtemps, c'est que ça lui a quand même pris des années d'éducation lente et peu aisée), du truc de hip hop progressiste tiré à 22 exemplaires au nord de Seattle au jazz expérimental de ces japonais qui ont fait la première partie de la première partie lors d'un concert de... Bref. Ces derniers temps, même Laulau décroche du hip hop, ayant du mal à trouver autant de choses susceptibles de le rassasier qu'auparavant.
Cette grosse tanche de Casual Raclo, gigantesque ami désormais dijonnais que je porte haut en mon coeur malgré sa provenance géographiquement obscure (Pagney, est-ce dans le Jura ? En Haute-Saône ? Dans le Doubs ? Qui le sait, au juste ?), pourtant éminent connaisseur et amateur de drum'n'bass (la "vraie" drum'n'bass, pas celle des punks Frolic, à ne pas surtout pas confondre), me confiait l'autre jour qu'il était à donf de funk en ce moment. Il dissimule difficilement son début d'afro, mais personne n'est dupe : Alcor is funky as shit, yo.
Mon crew à moi, les mecs du Retour du Boogie : un ramassis de beat heads qui ne pensent qu'à headbanger sur du gros hip hop bien fat, you know. La culture suburbaine à bloc, sur fond de breaks, de samples... Et des années plus tard, lorsque le vaste monde du hip hop redevient un territoire envisageable, avec ses leurres mais aussi ses classiques, ses incontournables, ses trouvailles, ses génies, qu'est-ce qui remonte à la surface ? Le flow et les lyrics de tel mc, mais aussi (et surtout ?) le talent de tel ou tel producteur, qui a eu l'audace ou bien la finesse d'isoler telle boucle, telle mesure, pour en faire un truc énorme. Une boucle qui vient d'où, bien souvent ?
Mine de rien, en discutant également de ça avec mon bro Monkey autour d'un délicieux thé noir de vrai bourgeois parisien, un truc m'est apparu : le meilleur concert auquel j'ai assisté cette année ? Je sais pas, je saurais pas dire.
Mais le dernier gros-gros-gros truc qui me revient en tête, c'est la prestation de Sharon Jones au Noumatrouff de Mulhouse, il y a quelques mois. Une vraie tornade afro-soul-funk, d'un faux classicisme confondant, et qui, après 90 secondes sur scène, avait déjà retourné et mis dans sa poche la salle, point barre.
Un autre truc qui devrait me revenir ? Voyons... Je cherche en matière de hip hop, par exemple, mais franchement, je vois pas. En electro ? Boaf. Ma faible tolérance pour la pop a t'elle laissé filtrer un truc énorme ? Nan. En jazz ? Je suis pas suffisemment inside pour juger, j'ai comme une épée de Damoclès qui pendouille au dessus de mon crâne rien que de taper ça... Bon, alors une autre claque sur scène ? Mmmmh... Ah si ! Antibalas à Dijon, à La Vapeur, il y a, je sais plus, moi, 3-4 ans ? Ouais, Antibalas ! Un bon paquet de cramés qui envoient du lourd, grave. Mortel concert.
J'essaie de repenser à une autre claque scènique mais... Ah si ! Je repense au gars Jamie Lidell, live stupéfiant aux Eurocks d'il y a euh, 2-3 ans aussi ? Et quand je repense à Jamie, c'est pas ses élucubrations electro-break à base de grosses loops qui me viennent en tête : c'est le mec qui coupe ses effets, et qui vient au bord de la scène avec son petit micro et sa tête de rien, pour chanter de la soul, mais une soul lascive, sensuelle, vraie, profonde, qui fait tomber les filles amoureuses et rend les garçons hagards. La claque ! Des frissons, rien que d'y repenser.
C'est marrant, 3 concerts marquants ces dernières années, 3 sets basés sur un funk surpuissant...
Et les disques dans tout ça ?
Forcément, autant c'est facile de faire le tri dans les concerts marquants (pour moi), parce que je ne sors pas non plus 3 fois par week-end, autant essayer de classifier par genre mes claques "sur disque" relève du défi impossible à relever.
Et pourtant, si je devais jeter un oeil sur les disques que je ne vais jamais chercher dans leur casier parce qu'ils sont DEJA sortis et traînent en permanence autour des platines, et en tirer une liste, le résultat serait hautement explicite : les 3/4, au grand minimum, tournent autour de la chose funky, du trip soul. Old school de l'ordre de l'incontournable, ou truc passé à côté de tout, à telle époque, et remis à flot par le biais d'un label, d'un selector ou d'une volonté de partager de la pépite.
En ce moment, autour de mes platines depuis des mois (faut qu'je range) :
- soul moderne (au sens -très péjoratif- "r'n'b" du terme, s'entend) de Raphael Saadiq ou de Name, avec ou sans Spacek : à donf de machine, mais tellement "flesh". Ou bien Yarah Bravo qui ronronne sur un plus énervé qu'il n'y parait "Cumshots" avec Vads toujours aux machines.
- funk à base de machine aussi avec les Marc et les Dego, davantage dans leur trip Dolis Hill que 4 Hero ou Tek 9 : furieusement groovy, baby. Et 100% machine, donc.
- soul-jazz contemporain avec la troupe de Carlos Nino, avec Dwight Trible au mike, Nate Morgan au Rhodes, qui reprennent du Pharoah. Pffffft. Ou Declaime qui pleurniche sur "Flowers". Slurp.
- hip hop à base d'original funk avec Lacksidaisycal (avec Dwele ou Slum Village), ou bien la reprise par MF Doom du "Method Man" du même (sur un Special Blends).
- soul-funk "d'époque", on brasse large (mais bonnard) avec les rééditions Counterpoint, Harmless, Strut, des français Follow Me, et bien d'autres.
- soul "d'époque" avec Leroy ou Curtis. Ou Weldon. Ou Shuggie. Ou Sly. Ou... Merde. Faut vraiment qu'je range.
- funky boogie moderne avec "the missing suitcase" par the Herbaliser, version live.
Ou bien mieux, avec l'énorme machinerie Hammond/heavy drum/huge wah du furieux quator Stoned Soul Picnic : un album arrive chez Soul Cookers (ils sont forts ces Garcia bros !), il est simplement énorme, et s'inscrit directement comme l'un des disques incontournables de ces 2 dernières décennies, en matière de pur deep funk. Cash, ouaip.
Je m'en vais d'ailleurs le repasser de ce pas.
Keep it funky !
27 septembre 2006
22 septembre 2006
"EXCUSEZ-MOI, VOUS AVEZ LE DERNIER JIM WOODRING ?"
(la plus belle phrase qu'on m'ait jamais dite, et qu'a prononcé une jeune demoiselle ce jour, à 14h30)
Cela fait des années que j'ai pris conscience du réel problème que j'ai avec la gestion de mon temps. Non pas que cela soit le plus conséquent de mes défauts, mais ces derniers mois, malgré toutes les excuses que je pourrais me trouver, je dois bien admettre qu'au final, je n'ai pas fait la moitié de ce que j'aurais voulu faire ; cela fait plus de 20 ans que j'essaie, de diverses manières, de remédier à cela, et malgré les efforts des éditeurs d'agendas, 2006 appuie une nouvelle fois sur ma faculté à me perdre moi-même dans mes "trucs à foutre".
La rentrée appartient quasiment au passé, ce mois de septembre est déjà bien mangé, et en faisant le point, et paf : j'ai encore passé un été à me courrir après, sans succès. Tsss, je ne suis même pas surpris. Ben, je vais blogger un peu, ca va me déculpabiliser... Tiens, plus ca va, plus je réalise cependant que la tenue de ce blog est une des raisons, précisement, qui m'empêchent d'être satisfait de la tenue de mon emploi du temps. Si c'est pas un gros serpent qui se la bouffe, je sais pas ce que c'est, mais ca y ressemble...
Ce samedi (23/09/06), changement de programme : exceptionnellement, et pour de sombres raisons très regrettables que je ne voudrais pas trop étaler ici, Le Retour du Boogie fausse compagnie à La Crèmerie, notre quartier général printanier puis estival, pour aller tester la nouvelle cave des Passagers du Zinc, autre lieu d'expression culturelle (également récemment esquinté, mais c'est une autre histoire) (quoique...), du côté de la rue de Vignier, dans le quartier de La Madeleine (et donc à 1 minute 30 de la Crèm').

Par contre, ni le fond ni la forme ne morflent de ce ponctuel déménagement : Tristan et moi-même, quelques caisses de disques, un karma franchement à la cool, et, si j'ai bien compris, pas mal de gens tranquilles mais motivés : ca ressemble au grand boogie de la rentrée, dans la veine du dernier boogie de samedi dernier, qui n'arrivait pas à se terminer (gros after avec plein de gens chez François-du-slam, puis à la maison avec Ed (aka Lausanne's hottest youngster, qui a passé deux nuits de suite à la maison sans se plaindre du futon, ça c'est un pote) et Narqo (reparti bien abimé dans la nuit bisontine avec mon skate sous les pieds, c'est moins dangereux qu'en voiture) (sauf pour lui...). Le lendemain (dimanche dernier, suivez un peu, merde), Alcor, parti la veille à Paname pour checker Ed Rush et Optical sur la péniche Concorde-Atlantique, repasse par Besancon en début de soirée, et nous retrouve, Jeff, Ed, et moi ; restau bof, petit thé à la maison, et cruellement, la fatigue accumulée les derniers jours nous rattrape. Un suppo et au lit. Allez hop.
Et pendant qu'on est dans la petite mise à jour de l'agenda, il y a quelques rendez-vous carrément sympas dans les semaines qui viennent ; ca va pas arranger mon affaire d'emploi du temps, mais bon :
- ce vendred 22/09, Puppetmastaz en live à Charleville Mézières (place Ducal, à côté de la mairie). Un live des Puppetmastaz, ca ne se manque pas, surtout en plein air, et GRATOS ! Une belle manière de faire parler du festival Mondial des Marionnettes de Charleville Mézières (et une occasion de taper une bise virtuelle à Elise, et paf).
- ça, vous vous en fichez grave, mais lundi, une des mauvaises langues ayant distillé sa bile dans les commentaires de ma dernière note de blog, passe par Besac (soi-disant pour présenter et mettre en place des ouvrages obscurs, quelle sinistre couverture), et même par la maison, le lundi soir.

S'il lit ça, qu'il sache que tout se paiera en temps voulu, et que la vengeance gnia gnia gnia.
- dans le cadre de la semaine d'accueil des étudiants, plein de concerts sur Besac, mais surtout, ce mardi 3 octobre, Electrons Libres en live. Du hip hop qui se réinvente (et qui s'écoute sur leur page myspace, notamment), intelligent et ambitieux, et qui vaut le coup d'oeil on stage.
- le lendemain, le mercredi 4 octobre, Les Georges Leningrad attaquent Le Cylindre de Larnod. Ceux qui ont déjà vu le combo de Montréal en action semblent unanimes : electro trash, poésie punk, ou arty core ? Probablement quelque part au mileu de tout ça. Ca va donner.
Le seul problème, c'est qu'après eux, il y aura le tandem infernal, alias Dr Gronoff, encore peu connu du grand public. Normal, le grand public n'est pas prêt pour ça (checkez leurs videos).
- du 5 au 8 octobre, c'est au tour du festoche "Musique de Rues" de faire du bruit, et le moins qu'on puisse dire, c'est que pour une première édition, ca claque fort : une affiche alléchante, qui donne tout son sens à son intitulé.
Au programme, fanfares urbaines, performers, installations sonores, et bien d'autres choses, dans tous les coins de la ville, et pas forcément les plus prévisibles ; bref, la rue dans tous ses états, et, en ce qui me concerne, un super kif, puisque mon homeboy Feetwan m'a gentiment proposé d'aller pousser des disques avec monsieur Dee Nasty himself, pour une "block party" en plein coeur du centre ville, à base de hip hop, de breakdance, etc. Pas forcément l'endroit ou on pouvait s'attendre à du gros funky breakbeat, mais on devrait franchement passer un bon moment. Et puis merde, Dee Nasty, c'est Dee Nasty, et ca faisait bien 6 ou 7 ans que je l'avais pas vu "for real" : ca va être cool, viendez ! Casual Raclo, viens prendre des tophs ! 8)
- samedi 7 octobRe, Guillaume Long, fraîchement débarqué à Besac, viendra gribouiller "Anatomie de l'éponge", nouvelle savoureuse tranche d'autobiographie pleine d'humour, qui vient de sortir chez Vertige.

Ca se passe à la librarie Camponovo, absente cette année du gros festoche des Mots Doubs (ce weekend), mais que cela n'empêche pas d'organiser deux ou trois trucs, hein. Au passage, merci à lui pour le petit visuel eh eh eh...
- vendredi 20 octobre, dans le cadre du festoche New York City, c'est le saxo Assif Tsahar, énervé de la bande à Zorn, qui viendra faire oublier les comparaisons (pourtant souvent flateuses) avec Albert Ayler ou Roland Kirk, accompagné du poly-instrumentiste Cooper Moore. Dans la même soirée, Mike Rimbaud (ca va faire plaisir à certains, ça), bref, une bonne grosse soirée en perspective, encore au Cylindre.
- samedi 28 octobre, c'est le grand Hippolyte, fraichement revenu d'un long périple à la Réunion, qui viendra à la librairie pour nous présenter son "Maître de Ballantrae", une adaptation haute en couleurs d'un classique de Stevenson qui ne l'est pas moins...

Un régal en perspective ; le bouquin sort chez Denoêl Graphic courant octobre.
- une semaine plus tard, le samedi 4 novembre, Ruppert et Mulot, dont on ne finit plus de penser qu'ils sont ce qui est arrivé de mieux à la bande dessinée francophone progressiste depuis des années, passeront par la librairie également.
"Panier de singe" vient de paraître à L'Association, et c'est largement aussi cynique, sombre et audacieux que leur "Safari Monseigneur", l'un des meilleurs bouquins sortis ces derniers mois, tout simplement.
- on en reparlera mais le truc à ne pas manquer dans les semaines à venir, sur Besançon, ca sera la soirée Galapagos 4, le vendredi 17 novembre, toujours au Cylindre.

Qwel, Hellsent, Qwazaar et Dallas Jackson viendront porter haut les couleurs de ce formidable label dont on ne parle pas assez : en matière de hip hop indé made in usa, en voilà qui nivellent sérieusement par le haut depuis déjà quelque temp, pourtant.
On en recausera, mais ca va devrait êtr mortel. Casual Raclo, Ed, notez la date, hein.
Voilà, ça, c'est fait...
Ah, je voulais simplement préciser un truc au sujet de mon précèdent petit commentaire sur "La science des Rêves" : non pas que le film soit mauvais, loin de là. En fait, j'ai même éprouvé vachement de plaisir à retrouver le Gondry bricolo, celui qui s'est fait connaître avec son sens du "trois bouts de ficelle, ca a plus de charme qu'un retouchage numérique". "Eternal sunshine..." était un film magnifique, et vraiment réussi, à tout point de vue (enfin, pour moi), et que j'avais adoré ; son traitement beaucoup plus "haute qualité" en matière de trucages et d'effets spéciaux convenait parfaitement à la manière avec laquelle Gondry avait envisagé son truc, et ca coulait de source.
Néammoins, c'est en retrouvant ces effets à la con, ces astuces d'économe, que je me suis rendu compte que ce Gondry-là, cela faisait du bien de le retrouver.
Le problème, c'est la durée, le rythme ; "La science" aurait gagné à être un moyen métrage. Les longueurs et les hésitations rythmiques, les dialogues moyennement joués par une Charlotte Gainsbourg et une Gael Garcia Bernal moins bons que ce qu'on a pu lire ici ou là, c'était longuet, mou du genou, et ca aurait gagné à être raccourci, épuré, moins exploité, je crois. Ouais, même Chabat est marrant, sans plus, en beauf obsédé mais pas si méchant que ça.
On savoure les moments ou le côté balbuzar et foutraque, sorti de l'esprit complexe et malade (mais pas tant que ça ?) du personnage joué par Gael Machin, prend le dessus : Gondry et son équipe se lâchent et ca prend une saveur qu'aucune scène de dialogue ne pourra dépasser.
Bref. En tout cas, ca reste un film de Gondry, et à ce titre, ca ne saurait être totalement mauvais, si ?
Ah, pendant que j'y pense : si vous ne trouvez pas le flip-book de vos rêves là-ou-vous-savez, tentez Heeza. Le nancéien Pierre-François Maquaire s'occupe de ce site et de la boutique parisienne du même nom où les folioscopes (l'autre petit nom du flip-book) régnent en maîtres. Une source d'approvisionnement fabuleuse, que l'on peut emprunter en parralèle à Flip-book, censé être le site le plus complet en la matière.
Deux flip-books qui tuent leur race, parmi tant d'autres :
- "La chute", édité par les suisses de chez Olga, parce que c'est toujours drôle, un connard qui se vautre (et quand on s'est qu'il s'est vraiment fait mal, ca devient jouissif) ; les autres flips de chez Olga valent tous vachement le coup.
- "Herobear and the kid", de Mike Kunkel. Ah, l'envolée fabuleuse de Hero-bear !
Alors sinon, niveau lectures, ca se corse.
D'abord parce que la rentrée est de plus en plus synonyme de grand n'importe quoi (je pense qu'on va rigoler avec le nombre de sorties sur l'année 2006, au 31/12) et qu'il est impossible de suivre, ensuite parce que j'ai des semaines et des semaines de bilan de lectures de retard.
A ce titre, je m'accorde encore quelques jours pour vous balancer une première fournée de lectures de la rentrée ; ouais, ouais, je sais, je dis ça souvent. Mais promis juré craché abdullah tout ça, dans quelques jours le tsunami de la rentrée passera aussi par ce blog, y'a pas de raisons.
Bon, ceci étant dit, malgré le nombre de très bonnes parutions, peu de véritables chocs de lecture : alors avant de me vautrer dans les bouquins qui sortent ces jours-ci du four, il faut saluer la sortie, il y a déjà quelques semaines, du "Moon lake trails" de John Porcellino, chez Ego Comme X.
Ses 190 pages rassemblent quelques histoires réalisées entre 89 et maintenant, dans le fanzine auto-publié du ricain Porcellino, "King-Cat comics". Contrairement à ce qu'on avait pu lire ici ou là, il ne s'agit pas de la première publication francophone du gars John P. : après le fanzine "le Simo" (all respect due to monsieur Nylso !) en 95, les gens bien attentionnés de chez Bulb, à Genève, avaient publié, en 1998, 500 exemplaires de "King-Cat collection", un petit recueil d'une cinquantaine de pages (qui déjà, méritaient qu'on s'intèrresse au bonhomme), ainsi qu'une apparition dans une boîte de la collection "2 watts", chez les mêmes Bulb.
Ses contributions dans le "Dirty Plotte" de Julie Doucet, dans "Big Sky Fuck", dans les anthologies SPX, dans le périodique "Top Shelf" et bien d'autres auront aidé à populariser cet auteur, et à l'aider à se faire la place qui est la sienne à ce jour.
Que dire de Porcellino qui n'ait déjà été dit ? Qu'à bientôt 40 balais, l'homme est un modèle pour des tonnes d'auteurs ; sa carrière est un exemple de réussite en matière d'indépendance, John P. n'ayant jamais cessé ses auto-publications tout au long de ces années... Après des tonnes de petites parutions, il débute sa "série régulière, "King-Cat", en 1989.

Au fil de sa carrière, il racontera notamment ses déboires de jeune auteur en quête d'éditeur, même si aujourd'hui, et après quelques parutions chez des "proches" ("King-Cat Nummer Eins" chez Reprodukt, "Perfect Example" chez Highwater puis chez D&Q, "Diary of a mosquito abatment man" chez La Mano), cela ne semble plus être un réel souhait...
L'essentiel de ses histoires tourne essentiellement autour de la difficulté de vivre, de choisir, de trouver sa place dans ce monde qui est le nôtre, avec une sensibilité, une poésie, une tendresse et une sincérité qui l'isolent du reste de la production indépendante américaine. Peu à peu, il se tourne vers une esthétique de vie qui le rapproche de la philosophie zen, pour laquelle il deviendra d'ailleurs un brillant émissaire. Si la mélancolie est le sentiment que l'on ressent le plus après la lecture d'un bouquin de Porcellino, très vite, ses points de vue d'écolo engagé et ce fameux côté zen rendent sa manière de faire simplement unique et passionnante ; la simplicité du compte-rendu de ses ressentiments est mêlée à un dessin d'une apparente facilité peu attirante de prime abord, soit. Mais très vite, la volonté de Porcellino de dessiner en allant à l'essentiel (et de ne surtout pas chercher à dissimuler un manque de technique) le pousse à trouver un style propre, quelque part entre le figuratif et le minimal, mais totalement séduisant pour peu qu'on s'y laisse glisser...
Sylvie Chabroux et Frédéric Poincelet ont eu la bonté de nous proposer de redécouvrir, via Ego Comme X, un auteur simplement fondamental pour qui prétend apprécier le genre autobiographique ; "Moon Lake Trails" est en ce qui me concerne un des meilleurs bouquins parus cette année.
On parlera de la suite tout bientôt, promis. C'est pas ça qui manque !
Quelques trucs en passant :
- "Evergreen, pictures from outside", c'est encore une chouette initiative pleine de bon sens et de jolies images, que l'on doit au gars Ease et à une dizaine d'artistes, et que l'on trouve ici.
L'expo à commencé le 18 septembre, et se termine bientôt, le 30, chez Dune, 18 avenue Claude Vellefaux, dans le 10ème à Paname.
Il m'a tout l'air d'y avoir de bien jolies choses, à l'image du récent boulot qu'a accompli monsieur Ease pour les gens d'Electrons Libres...
Eh Flo, si avec tout ça tu paies pas ton coup lors de ma prochaine montée sur Paris, hein...
- les gens de Brave New Films entament une nouvelle campagne massive de marketting agressif, comme dirait le gars Morvandiau, afin de vanter les mérites de "Iraq for sale" ; ils appelent ça "guerilla distribution", et il s'agit donc de faire tourner le truc un maximum, en dehors de tout circuit habituel, "straight to the streets", comme ils disent.
"Post a comment on our profile to tell us what you plan to throw a screening party ; the best 5 ideas win an "Iraq for Sale" collectors kit with a copy of the DVD, and "Iraq for Sale" T-shirt and many other items". Ben ouais...
- tout le monde connait Dublab, l'une des meilleures radio online qui puisse exister. Si, si. Oh, et puis merde, je dis ce que je veux, hein.
Dublab.com et ArtDontSleep s'associent et présentent "The Dublab 7 year anniversary celebration & John Coltrane Tribute Concert", ce samedi 23 septembre.

Alors là, c'est même pas la peine : ca ressemble au line-up de la décennie, grave :
- le Dublab soundsystem, avec Daedelus, Hoseh, Kumah, Morpho, Drelict, Nobody, Ale (de Languis), Devendra Banhart, Allen (de Plug Research), Frosty (de chez Adventure Time), Jay Babcock (d'Arthur magazine), Carlos Nino (du Life Force Trio, mais aussi la moitié d'Ammoncontact), Jimmy Tamborello (de Dntel), Megafarmer D (de All Night radio)...
- un concert de dingues, avec le John Coltrane Tribute Cooperative : Dwight Trible, Derf Reklaw, Phil Ranelin (oh putain !), Miguel Atwood-Ferguson, Ralph "Buzzy" Jones, Nick Rosen, Dexter Story... et puis en dj, J.Rocc, Mark Maxwell et Carlos Nino.
- "motion graphics from inspired visionnaries", avec Animal Charm, Dore Burry, Carolina Chavez et Ben Lois, Mc This, the Labrat Matinee.
- "The dream scene", a "fantasy concert posters by a posse of awesome artists".
- une session d'impression de t-shirts, en live, avec plein de bon monde aux manettes.
La teuf de l'année se passera dans un endroit donné au dernier moment, in downtown LA, baby. Ah putain, je sais pas si je sais savourer mon boogie du même jour, moi... 8)
- MF Doom dunks ?! Nike X Frenel Morris. Ouch.

- Dead Magazine sort bientôt, normalement. Dans ce premier numéro, des interviews de Nasa et Arcisn (de chez Uncommon records), une interview d'Omid, une autre de Darc Mind, et des tonnes de trucs. A suivre.
- El P. a repris son blog.
On air on RadiojUne :
Alors d'abord, mon homeboy Jeff et moi-même sommes sur le point d'aller démarrer une émission de radio hebdomadaire sur une radio qui doit pouvoir émettre sur au moins 200 mètres de son émetteur, minimum.
J'ai l'impression d'avoir arrêté ma petite émission dominicale il y a 10 ans ! Ca peut être cool de reprendre (même si ca serait avec cette saloperie de Jeff)... More soon, mais on en recause, nous sommes en pourparler avec les gens de la radio en question.
- Plastician accueillait Skepta, pour parler de son album à venir et du Better Boy Know movement. C'était son dernier radioshow sur Residency, le gars en plastique passe désormais chaque nuit du troisième vendredi du mois (2-4 am) sur Radio One, ainsi que dans "In new dj's we trust", toujours sur Radio One, avec Tayo, Crissy Criss, Kutski...
- Subtle vient de pondre "For hero : for fool". Pas grand chose d'autre à ajouter (ici, leurspace).
- Yo La Tengo, chez Matador, sort un cd-single réservé aux anglais, et après une couv singée Adrian Tomine, c'est Johnny Ryan qui signe la pochette de ce truc bientôt ingaulable. Voilà typiquement le genre de trucs qui me fait chier d'imaginer un futur reposant uniquement sur de la musique virtuelle...
Et pour continuer avec les excellents gens, à savoir que c'est Why? qui s'envoie la tournée avec eux. Classe, la soirée.
- question à deux sous : "Rock unorthodox", avec Pablo, est-il le meilleur track du premier album de PBW (déjà 7 ans !) ? Sinon, lequel ? "In your area" avec Planet Asia ? "Tale of five cities" avec Rhettmatic, Kid Koala, Rob Swift, A Track, dj Hands, Z Trip, Total Eclipse, dj Quest, J Rocc, Shortkut et Cut Chemist ? huuum...
- j'ai du mal à sortir de ma période regage roots. Je sais, je sais. En ce moment, au moment précis ou je bouffe une montagne de spaghettis VERTS (quinoa, ail et persil), je reste dans le vert avec le "flat foot hustling" de Dillinger, et puis dans Linval Thompson, dans les Upsetters...
Dennis Brown, aussi...
Ah ouais, et puis...
Bref. Du reggae, du bon, plein la tête. Iiiiiiiiiiirie !
- AVB, ca dira quelque chose aux amateurs de bon hip hop et de belles videos... Culturama 777, c'est l'intitulé d'un DVD qui sera en vente dès le 11 novembre, et checkez le roster par vous-même : Awol One, Time Machine, LMNO avec Kool Keith, Bus Driver, Prince Paul, Jean Grae, Tanya Morgan, Substance Abuse, One Block Radius, Dante Ross... Ouch.
"audiovisualbombsheltervol.3", une collection de videos "de qualité".
- sur l'album "The world is ours" de K-Salaam, un chouette titre sur la souffrance engendrée par le colonialisme, avec le gars Bobbito Garcia pour le même prix ; quelqu'un a entendu parler des 5 ans du 9/11 ? Ah bon ?
- La dernière pub pour l'Ipod Nano, c'est "The audience is listening theme song" de Cut Chemist.
- un ptit mec bien sympa que j'ai croisé à la librairie et à diverses soirées m'a refilé généreusement une copie d'un live mix de Krush, de 2003 : mec, je sais plus ton prénom, mais viens boire un pot un de ces soirs (samedi aux PDZ ?), il est bien, ce mix ! Merci encore, c'est cool.
Eh, c'est déjà fini ? Ah ben ouais.
Ben, à plus tard, alors.
Salut.
Cela fait des années que j'ai pris conscience du réel problème que j'ai avec la gestion de mon temps. Non pas que cela soit le plus conséquent de mes défauts, mais ces derniers mois, malgré toutes les excuses que je pourrais me trouver, je dois bien admettre qu'au final, je n'ai pas fait la moitié de ce que j'aurais voulu faire ; cela fait plus de 20 ans que j'essaie, de diverses manières, de remédier à cela, et malgré les efforts des éditeurs d'agendas, 2006 appuie une nouvelle fois sur ma faculté à me perdre moi-même dans mes "trucs à foutre".
La rentrée appartient quasiment au passé, ce mois de septembre est déjà bien mangé, et en faisant le point, et paf : j'ai encore passé un été à me courrir après, sans succès. Tsss, je ne suis même pas surpris. Ben, je vais blogger un peu, ca va me déculpabiliser... Tiens, plus ca va, plus je réalise cependant que la tenue de ce blog est une des raisons, précisement, qui m'empêchent d'être satisfait de la tenue de mon emploi du temps. Si c'est pas un gros serpent qui se la bouffe, je sais pas ce que c'est, mais ca y ressemble...
Ce samedi (23/09/06), changement de programme : exceptionnellement, et pour de sombres raisons très regrettables que je ne voudrais pas trop étaler ici, Le Retour du Boogie fausse compagnie à La Crèmerie, notre quartier général printanier puis estival, pour aller tester la nouvelle cave des Passagers du Zinc, autre lieu d'expression culturelle (également récemment esquinté, mais c'est une autre histoire) (quoique...), du côté de la rue de Vignier, dans le quartier de La Madeleine (et donc à 1 minute 30 de la Crèm').

Par contre, ni le fond ni la forme ne morflent de ce ponctuel déménagement : Tristan et moi-même, quelques caisses de disques, un karma franchement à la cool, et, si j'ai bien compris, pas mal de gens tranquilles mais motivés : ca ressemble au grand boogie de la rentrée, dans la veine du dernier boogie de samedi dernier, qui n'arrivait pas à se terminer (gros after avec plein de gens chez François-du-slam, puis à la maison avec Ed (aka Lausanne's hottest youngster, qui a passé deux nuits de suite à la maison sans se plaindre du futon, ça c'est un pote) et Narqo (reparti bien abimé dans la nuit bisontine avec mon skate sous les pieds, c'est moins dangereux qu'en voiture) (sauf pour lui...). Le lendemain (dimanche dernier, suivez un peu, merde), Alcor, parti la veille à Paname pour checker Ed Rush et Optical sur la péniche Concorde-Atlantique, repasse par Besancon en début de soirée, et nous retrouve, Jeff, Ed, et moi ; restau bof, petit thé à la maison, et cruellement, la fatigue accumulée les derniers jours nous rattrape. Un suppo et au lit. Allez hop.
Et pendant qu'on est dans la petite mise à jour de l'agenda, il y a quelques rendez-vous carrément sympas dans les semaines qui viennent ; ca va pas arranger mon affaire d'emploi du temps, mais bon :
- ce vendred 22/09, Puppetmastaz en live à Charleville Mézières (place Ducal, à côté de la mairie). Un live des Puppetmastaz, ca ne se manque pas, surtout en plein air, et GRATOS ! Une belle manière de faire parler du festival Mondial des Marionnettes de Charleville Mézières (et une occasion de taper une bise virtuelle à Elise, et paf).
- ça, vous vous en fichez grave, mais lundi, une des mauvaises langues ayant distillé sa bile dans les commentaires de ma dernière note de blog, passe par Besac (soi-disant pour présenter et mettre en place des ouvrages obscurs, quelle sinistre couverture), et même par la maison, le lundi soir.

S'il lit ça, qu'il sache que tout se paiera en temps voulu, et que la vengeance gnia gnia gnia.
- dans le cadre de la semaine d'accueil des étudiants, plein de concerts sur Besac, mais surtout, ce mardi 3 octobre, Electrons Libres en live. Du hip hop qui se réinvente (et qui s'écoute sur leur page myspace, notamment), intelligent et ambitieux, et qui vaut le coup d'oeil on stage.
- le lendemain, le mercredi 4 octobre, Les Georges Leningrad attaquent Le Cylindre de Larnod. Ceux qui ont déjà vu le combo de Montréal en action semblent unanimes : electro trash, poésie punk, ou arty core ? Probablement quelque part au mileu de tout ça. Ca va donner.
Le seul problème, c'est qu'après eux, il y aura le tandem infernal, alias Dr Gronoff, encore peu connu du grand public. Normal, le grand public n'est pas prêt pour ça (checkez leurs videos).
- du 5 au 8 octobre, c'est au tour du festoche "Musique de Rues" de faire du bruit, et le moins qu'on puisse dire, c'est que pour une première édition, ca claque fort : une affiche alléchante, qui donne tout son sens à son intitulé.
Au programme, fanfares urbaines, performers, installations sonores, et bien d'autres choses, dans tous les coins de la ville, et pas forcément les plus prévisibles ; bref, la rue dans tous ses états, et, en ce qui me concerne, un super kif, puisque mon homeboy Feetwan m'a gentiment proposé d'aller pousser des disques avec monsieur Dee Nasty himself, pour une "block party" en plein coeur du centre ville, à base de hip hop, de breakdance, etc. Pas forcément l'endroit ou on pouvait s'attendre à du gros funky breakbeat, mais on devrait franchement passer un bon moment. Et puis merde, Dee Nasty, c'est Dee Nasty, et ca faisait bien 6 ou 7 ans que je l'avais pas vu "for real" : ca va être cool, viendez ! Casual Raclo, viens prendre des tophs ! 8)
- samedi 7 octobRe, Guillaume Long, fraîchement débarqué à Besac, viendra gribouiller "Anatomie de l'éponge", nouvelle savoureuse tranche d'autobiographie pleine d'humour, qui vient de sortir chez Vertige.

Ca se passe à la librarie Camponovo, absente cette année du gros festoche des Mots Doubs (ce weekend), mais que cela n'empêche pas d'organiser deux ou trois trucs, hein. Au passage, merci à lui pour le petit visuel eh eh eh...
- vendredi 20 octobre, dans le cadre du festoche New York City, c'est le saxo Assif Tsahar, énervé de la bande à Zorn, qui viendra faire oublier les comparaisons (pourtant souvent flateuses) avec Albert Ayler ou Roland Kirk, accompagné du poly-instrumentiste Cooper Moore. Dans la même soirée, Mike Rimbaud (ca va faire plaisir à certains, ça), bref, une bonne grosse soirée en perspective, encore au Cylindre.
- samedi 28 octobre, c'est le grand Hippolyte, fraichement revenu d'un long périple à la Réunion, qui viendra à la librairie pour nous présenter son "Maître de Ballantrae", une adaptation haute en couleurs d'un classique de Stevenson qui ne l'est pas moins...

Un régal en perspective ; le bouquin sort chez Denoêl Graphic courant octobre.
- une semaine plus tard, le samedi 4 novembre, Ruppert et Mulot, dont on ne finit plus de penser qu'ils sont ce qui est arrivé de mieux à la bande dessinée francophone progressiste depuis des années, passeront par la librairie également.
"Panier de singe" vient de paraître à L'Association, et c'est largement aussi cynique, sombre et audacieux que leur "Safari Monseigneur", l'un des meilleurs bouquins sortis ces derniers mois, tout simplement.
- on en reparlera mais le truc à ne pas manquer dans les semaines à venir, sur Besançon, ca sera la soirée Galapagos 4, le vendredi 17 novembre, toujours au Cylindre.

Qwel, Hellsent, Qwazaar et Dallas Jackson viendront porter haut les couleurs de ce formidable label dont on ne parle pas assez : en matière de hip hop indé made in usa, en voilà qui nivellent sérieusement par le haut depuis déjà quelque temp, pourtant.
On en recausera, mais ca va devrait êtr mortel. Casual Raclo, Ed, notez la date, hein.
Voilà, ça, c'est fait...
Ah, je voulais simplement préciser un truc au sujet de mon précèdent petit commentaire sur "La science des Rêves" : non pas que le film soit mauvais, loin de là. En fait, j'ai même éprouvé vachement de plaisir à retrouver le Gondry bricolo, celui qui s'est fait connaître avec son sens du "trois bouts de ficelle, ca a plus de charme qu'un retouchage numérique". "Eternal sunshine..." était un film magnifique, et vraiment réussi, à tout point de vue (enfin, pour moi), et que j'avais adoré ; son traitement beaucoup plus "haute qualité" en matière de trucages et d'effets spéciaux convenait parfaitement à la manière avec laquelle Gondry avait envisagé son truc, et ca coulait de source.
Néammoins, c'est en retrouvant ces effets à la con, ces astuces d'économe, que je me suis rendu compte que ce Gondry-là, cela faisait du bien de le retrouver.
Le problème, c'est la durée, le rythme ; "La science" aurait gagné à être un moyen métrage. Les longueurs et les hésitations rythmiques, les dialogues moyennement joués par une Charlotte Gainsbourg et une Gael Garcia Bernal moins bons que ce qu'on a pu lire ici ou là, c'était longuet, mou du genou, et ca aurait gagné à être raccourci, épuré, moins exploité, je crois. Ouais, même Chabat est marrant, sans plus, en beauf obsédé mais pas si méchant que ça.
On savoure les moments ou le côté balbuzar et foutraque, sorti de l'esprit complexe et malade (mais pas tant que ça ?) du personnage joué par Gael Machin, prend le dessus : Gondry et son équipe se lâchent et ca prend une saveur qu'aucune scène de dialogue ne pourra dépasser.
Bref. En tout cas, ca reste un film de Gondry, et à ce titre, ca ne saurait être totalement mauvais, si ?
Ah, pendant que j'y pense : si vous ne trouvez pas le flip-book de vos rêves là-ou-vous-savez, tentez Heeza. Le nancéien Pierre-François Maquaire s'occupe de ce site et de la boutique parisienne du même nom où les folioscopes (l'autre petit nom du flip-book) régnent en maîtres. Une source d'approvisionnement fabuleuse, que l'on peut emprunter en parralèle à Flip-book, censé être le site le plus complet en la matière.
Deux flip-books qui tuent leur race, parmi tant d'autres :
- "La chute", édité par les suisses de chez Olga, parce que c'est toujours drôle, un connard qui se vautre (et quand on s'est qu'il s'est vraiment fait mal, ca devient jouissif) ; les autres flips de chez Olga valent tous vachement le coup.
- "Herobear and the kid", de Mike Kunkel. Ah, l'envolée fabuleuse de Hero-bear !
Alors sinon, niveau lectures, ca se corse.
D'abord parce que la rentrée est de plus en plus synonyme de grand n'importe quoi (je pense qu'on va rigoler avec le nombre de sorties sur l'année 2006, au 31/12) et qu'il est impossible de suivre, ensuite parce que j'ai des semaines et des semaines de bilan de lectures de retard.
A ce titre, je m'accorde encore quelques jours pour vous balancer une première fournée de lectures de la rentrée ; ouais, ouais, je sais, je dis ça souvent. Mais promis juré craché abdullah tout ça, dans quelques jours le tsunami de la rentrée passera aussi par ce blog, y'a pas de raisons.
Bon, ceci étant dit, malgré le nombre de très bonnes parutions, peu de véritables chocs de lecture : alors avant de me vautrer dans les bouquins qui sortent ces jours-ci du four, il faut saluer la sortie, il y a déjà quelques semaines, du "Moon lake trails" de John Porcellino, chez Ego Comme X.
Ses 190 pages rassemblent quelques histoires réalisées entre 89 et maintenant, dans le fanzine auto-publié du ricain Porcellino, "King-Cat comics". Contrairement à ce qu'on avait pu lire ici ou là, il ne s'agit pas de la première publication francophone du gars John P. : après le fanzine "le Simo" (all respect due to monsieur Nylso !) en 95, les gens bien attentionnés de chez Bulb, à Genève, avaient publié, en 1998, 500 exemplaires de "King-Cat collection", un petit recueil d'une cinquantaine de pages (qui déjà, méritaient qu'on s'intèrresse au bonhomme), ainsi qu'une apparition dans une boîte de la collection "2 watts", chez les mêmes Bulb.
Ses contributions dans le "Dirty Plotte" de Julie Doucet, dans "Big Sky Fuck", dans les anthologies SPX, dans le périodique "Top Shelf" et bien d'autres auront aidé à populariser cet auteur, et à l'aider à se faire la place qui est la sienne à ce jour.
Que dire de Porcellino qui n'ait déjà été dit ? Qu'à bientôt 40 balais, l'homme est un modèle pour des tonnes d'auteurs ; sa carrière est un exemple de réussite en matière d'indépendance, John P. n'ayant jamais cessé ses auto-publications tout au long de ces années... Après des tonnes de petites parutions, il débute sa "série régulière, "King-Cat", en 1989.

Au fil de sa carrière, il racontera notamment ses déboires de jeune auteur en quête d'éditeur, même si aujourd'hui, et après quelques parutions chez des "proches" ("King-Cat Nummer Eins" chez Reprodukt, "Perfect Example" chez Highwater puis chez D&Q, "Diary of a mosquito abatment man" chez La Mano), cela ne semble plus être un réel souhait...
L'essentiel de ses histoires tourne essentiellement autour de la difficulté de vivre, de choisir, de trouver sa place dans ce monde qui est le nôtre, avec une sensibilité, une poésie, une tendresse et une sincérité qui l'isolent du reste de la production indépendante américaine. Peu à peu, il se tourne vers une esthétique de vie qui le rapproche de la philosophie zen, pour laquelle il deviendra d'ailleurs un brillant émissaire. Si la mélancolie est le sentiment que l'on ressent le plus après la lecture d'un bouquin de Porcellino, très vite, ses points de vue d'écolo engagé et ce fameux côté zen rendent sa manière de faire simplement unique et passionnante ; la simplicité du compte-rendu de ses ressentiments est mêlée à un dessin d'une apparente facilité peu attirante de prime abord, soit. Mais très vite, la volonté de Porcellino de dessiner en allant à l'essentiel (et de ne surtout pas chercher à dissimuler un manque de technique) le pousse à trouver un style propre, quelque part entre le figuratif et le minimal, mais totalement séduisant pour peu qu'on s'y laisse glisser...
Sylvie Chabroux et Frédéric Poincelet ont eu la bonté de nous proposer de redécouvrir, via Ego Comme X, un auteur simplement fondamental pour qui prétend apprécier le genre autobiographique ; "Moon Lake Trails" est en ce qui me concerne un des meilleurs bouquins parus cette année.
On parlera de la suite tout bientôt, promis. C'est pas ça qui manque !
Quelques trucs en passant :
- "Evergreen, pictures from outside", c'est encore une chouette initiative pleine de bon sens et de jolies images, que l'on doit au gars Ease et à une dizaine d'artistes, et que l'on trouve ici.
L'expo à commencé le 18 septembre, et se termine bientôt, le 30, chez Dune, 18 avenue Claude Vellefaux, dans le 10ème à Paname.
Il m'a tout l'air d'y avoir de bien jolies choses, à l'image du récent boulot qu'a accompli monsieur Ease pour les gens d'Electrons Libres...
Eh Flo, si avec tout ça tu paies pas ton coup lors de ma prochaine montée sur Paris, hein...
- les gens de Brave New Films entament une nouvelle campagne massive de marketting agressif, comme dirait le gars Morvandiau, afin de vanter les mérites de "Iraq for sale" ; ils appelent ça "guerilla distribution", et il s'agit donc de faire tourner le truc un maximum, en dehors de tout circuit habituel, "straight to the streets", comme ils disent.
"Post a comment on our profile to tell us what you plan to throw a screening party ; the best 5 ideas win an "Iraq for Sale" collectors kit with a copy of the DVD, and "Iraq for Sale" T-shirt and many other items". Ben ouais...
- tout le monde connait Dublab, l'une des meilleures radio online qui puisse exister. Si, si. Oh, et puis merde, je dis ce que je veux, hein.
Dublab.com et ArtDontSleep s'associent et présentent "The Dublab 7 year anniversary celebration & John Coltrane Tribute Concert", ce samedi 23 septembre.

Alors là, c'est même pas la peine : ca ressemble au line-up de la décennie, grave :
- le Dublab soundsystem, avec Daedelus, Hoseh, Kumah, Morpho, Drelict, Nobody, Ale (de Languis), Devendra Banhart, Allen (de Plug Research), Frosty (de chez Adventure Time), Jay Babcock (d'Arthur magazine), Carlos Nino (du Life Force Trio, mais aussi la moitié d'Ammoncontact), Jimmy Tamborello (de Dntel), Megafarmer D (de All Night radio)...
- un concert de dingues, avec le John Coltrane Tribute Cooperative : Dwight Trible, Derf Reklaw, Phil Ranelin (oh putain !), Miguel Atwood-Ferguson, Ralph "Buzzy" Jones, Nick Rosen, Dexter Story... et puis en dj, J.Rocc, Mark Maxwell et Carlos Nino.
- "motion graphics from inspired visionnaries", avec Animal Charm, Dore Burry, Carolina Chavez et Ben Lois, Mc This, the Labrat Matinee.
- "The dream scene", a "fantasy concert posters by a posse of awesome artists".
- une session d'impression de t-shirts, en live, avec plein de bon monde aux manettes.
La teuf de l'année se passera dans un endroit donné au dernier moment, in downtown LA, baby. Ah putain, je sais pas si je sais savourer mon boogie du même jour, moi... 8)
- MF Doom dunks ?! Nike X Frenel Morris. Ouch.

- Dead Magazine sort bientôt, normalement. Dans ce premier numéro, des interviews de Nasa et Arcisn (de chez Uncommon records), une interview d'Omid, une autre de Darc Mind, et des tonnes de trucs. A suivre.
- El P. a repris son blog.
On air on RadiojUne :
Alors d'abord, mon homeboy Jeff et moi-même sommes sur le point d'aller démarrer une émission de radio hebdomadaire sur une radio qui doit pouvoir émettre sur au moins 200 mètres de son émetteur, minimum.
J'ai l'impression d'avoir arrêté ma petite émission dominicale il y a 10 ans ! Ca peut être cool de reprendre (même si ca serait avec cette saloperie de Jeff)... More soon, mais on en recause, nous sommes en pourparler avec les gens de la radio en question.
- Plastician accueillait Skepta, pour parler de son album à venir et du Better Boy Know movement. C'était son dernier radioshow sur Residency, le gars en plastique passe désormais chaque nuit du troisième vendredi du mois (2-4 am) sur Radio One, ainsi que dans "In new dj's we trust", toujours sur Radio One, avec Tayo, Crissy Criss, Kutski...
- Subtle vient de pondre "For hero : for fool". Pas grand chose d'autre à ajouter (ici, leurspace).
- Yo La Tengo, chez Matador, sort un cd-single réservé aux anglais, et après une couv singée Adrian Tomine, c'est Johnny Ryan qui signe la pochette de ce truc bientôt ingaulable. Voilà typiquement le genre de trucs qui me fait chier d'imaginer un futur reposant uniquement sur de la musique virtuelle...
Et pour continuer avec les excellents gens, à savoir que c'est Why? qui s'envoie la tournée avec eux. Classe, la soirée.
- question à deux sous : "Rock unorthodox", avec Pablo, est-il le meilleur track du premier album de PBW (déjà 7 ans !) ? Sinon, lequel ? "In your area" avec Planet Asia ? "Tale of five cities" avec Rhettmatic, Kid Koala, Rob Swift, A Track, dj Hands, Z Trip, Total Eclipse, dj Quest, J Rocc, Shortkut et Cut Chemist ? huuum...
- j'ai du mal à sortir de ma période regage roots. Je sais, je sais. En ce moment, au moment précis ou je bouffe une montagne de spaghettis VERTS (quinoa, ail et persil), je reste dans le vert avec le "flat foot hustling" de Dillinger, et puis dans Linval Thompson, dans les Upsetters...
Dennis Brown, aussi...
Ah ouais, et puis...
Bref. Du reggae, du bon, plein la tête. Iiiiiiiiiiirie !
- AVB, ca dira quelque chose aux amateurs de bon hip hop et de belles videos... Culturama 777, c'est l'intitulé d'un DVD qui sera en vente dès le 11 novembre, et checkez le roster par vous-même : Awol One, Time Machine, LMNO avec Kool Keith, Bus Driver, Prince Paul, Jean Grae, Tanya Morgan, Substance Abuse, One Block Radius, Dante Ross... Ouch.
"audiovisualbombsheltervol.3", une collection de videos "de qualité".
- sur l'album "The world is ours" de K-Salaam, un chouette titre sur la souffrance engendrée par le colonialisme, avec le gars Bobbito Garcia pour le même prix ; quelqu'un a entendu parler des 5 ans du 9/11 ? Ah bon ?
- La dernière pub pour l'Ipod Nano, c'est "The audience is listening theme song" de Cut Chemist.
- un ptit mec bien sympa que j'ai croisé à la librairie et à diverses soirées m'a refilé généreusement une copie d'un live mix de Krush, de 2003 : mec, je sais plus ton prénom, mais viens boire un pot un de ces soirs (samedi aux PDZ ?), il est bien, ce mix ! Merci encore, c'est cool.
Eh, c'est déjà fini ? Ah ben ouais.
Ben, à plus tard, alors.
Salut.
15 septembre 2006
COMPLETEMENT AU TAQUET (air connu).
Complètement surbooké ces dernieres semaines, à tel point que mon petit exercice d'egotrip favori, ce cher petit blog, n'arrive pas à prendre du poids. Bon, moi non plus, donc après tout...
Comme pour profiter d'un soleil de dernière minute qui n'en finit pas de nous faire passer un meilleur mois de septembre que ne le fût celui d'août, j'ai bien du passer 3 à 4 heures par jour en terrasse, avec les zozos Jef, les gars du Boogie, et quelques autres.
Rien qu'hier, for example : soirée commencée tranquillement avec Jef, Bruno, Ludo, enchaînée gentiment avec un chouette restau avec mon copain Dude, puis soirée jusqu'à plus de 4h avec les mêmes Dude, Ju M (nan, pas moi), Tristan, Jef...
Donc : des coups au soleil avec de furieux alcooliques notoires (Picon-bière represent),
+ quelques lectures quand même pas dégueulasses,
+ des préparations et du cratediggin' intense dans mes bacs pour trouver du bon Boogie,
+ un certain projet d'un certain professeur,
+ des gribouillages pour un certain fanzine,
+ des déambulations pour un autre fanzine (nommons le truc SB...),
+ la reprise du taf et ses quelques 21366784 nouveautés...
...ca me laisse pas beaucoup de temps pour faire autre chose, du coup...
Ce weekend, j'aurais le temps me casser les doigts à parler de disques (plein de chouettes trucs écoutés ces derniers temps), de livres (quelques supers lectures, mais c'est pas parce que Claude Gendrot rejoint FuturopoBis que ca va m'empêcher de dire du mal de leurs derniers bouquins), de cinoche (non, le dernier Gondry n'est pas génial, mais non, il n'est pas si moyen que ça, non plus), de copains et de plein d'autres choses, promis.
En attendant, en gros, et dans le désordre le plus complet :
- les rumeurs les plus débiles font le tour de Besançon au sujet de La Crèmerie, un des derniers lieux d'expression musicale pour la scène locale. Pendant que la ville se prépare à sortir un joli complet sur la formidable SMAC qui s'ouvrira prochainement dans les années à venir, La Crèm', que l'on pourrait qualifier de caf'conc' si ce statut existait encore, est en train de cristaliser tout ce que l'on peut reprocher à une petite structure qui se sort les doigts du cul et qui demeure l'un des derniers bars ou l'on peut se manger du métal comme du reggae, de l'afro comme de la pop, de la tech comme de la polka. Quoique, non, pas la polka. Bref.
Alors qu'une sorte de résistance semble se mettre en place, tentant de fédérer tous les acteurs de la scène bisontine, des musicos aux associations de promotion, des petits tourneurs aux dj's, des autres tenanciers de bars pointés du doigt aux simples amateurs de musique, les différents reproches et exigences faits à ce bar laissent (curieusement ?) le champ libre aux dj's et autres selectors.
Le bonheur des uns, bla bla bla : du coup, Le Retour du Boogie n'en finit plus de revenir, et d'aller claquer ses doigts et shaker positivement son booty de manière super régulière, la preuve :

Narqo, Zo, Tristan et moi-même tentons donc quasiment toutes les semaines de faire oublier cette morose rentrée, et apparemment, ca marche : on est super contents.
- L'Affaire du siècle tome 5 a bien dormi, merci.
La meilleur fanzine bisontin du monde sort lentement de sa torpeur estivale et s'en va repartir à sa conquête du monde : le break de l'été est fini, L'affaire revient, donc ; ne me demandez pas quel sera le prochain numéro, même Bob la loutre a l'air largué sur ce coup-là, c'est dire... D'ailleurs il suffit de voir de quelle manière il nous convoque aux réunions éditoriales :

La bestiole devrait sortir première quinzaine de septembre, maxi. Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous aussi êtes désireux de rejoindre cette Pleîade de la bande dessinée contemporaine.
- en parlant de gribouillis... La formidable petite claque que fût le "Nightfisher" de R. Kikuo Johnson (paru en 2005 chez Fanta) déboule chez nous, et c'est Le Seuil qui s'y colle d'ici la fin de l'année ; on peut donc légitimement attendre une bonne traduction, je crois, ce qui tomberait bien. "Pêche nocturne" ou "Ligne de fuite", on connaît pas encore le titre, mais d'ores et déjà, il faut mettre 15 euros de côté pour ce premier long récit simplement mortel.
On va lire ici et là que Johnson et un ancien élève de Mazzu, qu'il a digéré en long, en large, et en travers, tout le langage de ses glorieux aînés, bref, qu'il est jeune mais qu'il déchire ; on sera en dessous de la vérité. Cet hawaïen possède déjà une patte personnelle indéniable, ce truc après lequel courrent tant de gribouilleurs, bons ou mauvais ; R. Kikuo Johnson, la classe.
Et dans la série "ces ricains qu'on attend toujours chez nous", Richard Sala sera traduit deux fois, cher les gens sympas de chez Vertige Graphics, ceux-là même qui nous sortent incessament sous peu un nouveau Gipi, rhâââ, c'est bon, ça.
- "le projet secret du professeur June" progresse bien. Pas aussi vite que je souhaiterais, mais c'est une question d'habitude... Celles et ceux se sentant concernés, vous savez ce qu'il vous reste à faire : il va bientôt me falloir mettre un terme au truc. Merci à vous.
Et un petit Bouzard pour la route, parce que le Bouzard, on en a jamais assez. (aaaaaah si les Requins Marteaux m'avaient employé plus tôt comme adjoint au marketting agressif...)

Voilà, c'était bref, mais qu'est-ce que c'était bon, rhâââ.
ON AIR on radiojUne :
- Le dernier The Roots est vraiment pas terrible. Chier.
- Le tandem de Basement Jaxx reste quand même une jolie paire de putain de prodcuteurs, bordel. "Crazy itch radio" (XL) comporte quelques démonstrations qui n'oublient jamais les pieds, mais qui ne les prennent pas pour des idiots pour autant. J'écoute pas ça souvent, mais faut reconnaître que c'est super bien fait.
- Bon, pas autant que le "Maneater" de Nelly Furtado. Ben ouais quoi ! J'y peux rien si j'ai l'impression que Timbaland fait des morceaux juste pour moi tellement je trouve ca bien fichu... En tout cas ca m'a suivi tout l'été, ce track. Chier.
- Bon, après l'avoir écouté dans sa totalité, allons-y gaiement : DJ Shadow vient de pondre un truc super décevant. Faire du différent que ce à quoi les fans s'attendent, c'est noble ; succomber au hyphy, vague du moment qui emmène le crunk sous le soleil de la bay, c'est fastoche et franchement pas riche pour un sou. Chier.
- Il est pas mal le nouveau Mouse on Mars. Je croyais que ces zozos appartenaient au passé d'une electronica pleine de bleeps magistraux, j'ai du louper des trucs, parce que quand même, ca sonne, "Varchaz" (Ipecac).
- le gars Howie vient de nous chier un nouveau mix, comportant aussi bien Bad Co' que New Order, dj Fresh que Eurythmics, Hype que... Bref. De la drum emballante. Nuff nuff respect to my homie Howie, t'as vu, bien-bien, tac-tac.
- Y'a de la réédition des Crusaders dans l'air ! Bon, j'en avais de meilleurs souvenirs...
Allez, zou.
A toub, comme on dit chez nous.
Comme pour profiter d'un soleil de dernière minute qui n'en finit pas de nous faire passer un meilleur mois de septembre que ne le fût celui d'août, j'ai bien du passer 3 à 4 heures par jour en terrasse, avec les zozos Jef, les gars du Boogie, et quelques autres.
Rien qu'hier, for example : soirée commencée tranquillement avec Jef, Bruno, Ludo, enchaînée gentiment avec un chouette restau avec mon copain Dude, puis soirée jusqu'à plus de 4h avec les mêmes Dude, Ju M (nan, pas moi), Tristan, Jef...
Donc : des coups au soleil avec de furieux alcooliques notoires (Picon-bière represent),
+ quelques lectures quand même pas dégueulasses,
+ des préparations et du cratediggin' intense dans mes bacs pour trouver du bon Boogie,
+ un certain projet d'un certain professeur,
+ des gribouillages pour un certain fanzine,
+ des déambulations pour un autre fanzine (nommons le truc SB...),
+ la reprise du taf et ses quelques 21366784 nouveautés...
...ca me laisse pas beaucoup de temps pour faire autre chose, du coup...
Ce weekend, j'aurais le temps me casser les doigts à parler de disques (plein de chouettes trucs écoutés ces derniers temps), de livres (quelques supers lectures, mais c'est pas parce que Claude Gendrot rejoint FuturopoBis que ca va m'empêcher de dire du mal de leurs derniers bouquins), de cinoche (non, le dernier Gondry n'est pas génial, mais non, il n'est pas si moyen que ça, non plus), de copains et de plein d'autres choses, promis.
En attendant, en gros, et dans le désordre le plus complet :
- les rumeurs les plus débiles font le tour de Besançon au sujet de La Crèmerie, un des derniers lieux d'expression musicale pour la scène locale. Pendant que la ville se prépare à sortir un joli complet sur la formidable SMAC qui s'ouvrira prochainement dans les années à venir, La Crèm', que l'on pourrait qualifier de caf'conc' si ce statut existait encore, est en train de cristaliser tout ce que l'on peut reprocher à une petite structure qui se sort les doigts du cul et qui demeure l'un des derniers bars ou l'on peut se manger du métal comme du reggae, de l'afro comme de la pop, de la tech comme de la polka. Quoique, non, pas la polka. Bref.
Alors qu'une sorte de résistance semble se mettre en place, tentant de fédérer tous les acteurs de la scène bisontine, des musicos aux associations de promotion, des petits tourneurs aux dj's, des autres tenanciers de bars pointés du doigt aux simples amateurs de musique, les différents reproches et exigences faits à ce bar laissent (curieusement ?) le champ libre aux dj's et autres selectors.
Le bonheur des uns, bla bla bla : du coup, Le Retour du Boogie n'en finit plus de revenir, et d'aller claquer ses doigts et shaker positivement son booty de manière super régulière, la preuve :

Narqo, Zo, Tristan et moi-même tentons donc quasiment toutes les semaines de faire oublier cette morose rentrée, et apparemment, ca marche : on est super contents.
- L'Affaire du siècle tome 5 a bien dormi, merci.
La meilleur fanzine bisontin du monde sort lentement de sa torpeur estivale et s'en va repartir à sa conquête du monde : le break de l'été est fini, L'affaire revient, donc ; ne me demandez pas quel sera le prochain numéro, même Bob la loutre a l'air largué sur ce coup-là, c'est dire... D'ailleurs il suffit de voir de quelle manière il nous convoque aux réunions éditoriales :

La bestiole devrait sortir première quinzaine de septembre, maxi. Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous aussi êtes désireux de rejoindre cette Pleîade de la bande dessinée contemporaine.
- en parlant de gribouillis... La formidable petite claque que fût le "Nightfisher" de R. Kikuo Johnson (paru en 2005 chez Fanta) déboule chez nous, et c'est Le Seuil qui s'y colle d'ici la fin de l'année ; on peut donc légitimement attendre une bonne traduction, je crois, ce qui tomberait bien. "Pêche nocturne" ou "Ligne de fuite", on connaît pas encore le titre, mais d'ores et déjà, il faut mettre 15 euros de côté pour ce premier long récit simplement mortel.
On va lire ici et là que Johnson et un ancien élève de Mazzu, qu'il a digéré en long, en large, et en travers, tout le langage de ses glorieux aînés, bref, qu'il est jeune mais qu'il déchire ; on sera en dessous de la vérité. Cet hawaïen possède déjà une patte personnelle indéniable, ce truc après lequel courrent tant de gribouilleurs, bons ou mauvais ; R. Kikuo Johnson, la classe.
Et dans la série "ces ricains qu'on attend toujours chez nous", Richard Sala sera traduit deux fois, cher les gens sympas de chez Vertige Graphics, ceux-là même qui nous sortent incessament sous peu un nouveau Gipi, rhâââ, c'est bon, ça.
- "le projet secret du professeur June" progresse bien. Pas aussi vite que je souhaiterais, mais c'est une question d'habitude... Celles et ceux se sentant concernés, vous savez ce qu'il vous reste à faire : il va bientôt me falloir mettre un terme au truc. Merci à vous.
Et un petit Bouzard pour la route, parce que le Bouzard, on en a jamais assez. (aaaaaah si les Requins Marteaux m'avaient employé plus tôt comme adjoint au marketting agressif...)

Voilà, c'était bref, mais qu'est-ce que c'était bon, rhâââ.
ON AIR on radiojUne :
- Le dernier The Roots est vraiment pas terrible. Chier.
- Le tandem de Basement Jaxx reste quand même une jolie paire de putain de prodcuteurs, bordel. "Crazy itch radio" (XL) comporte quelques démonstrations qui n'oublient jamais les pieds, mais qui ne les prennent pas pour des idiots pour autant. J'écoute pas ça souvent, mais faut reconnaître que c'est super bien fait.
- Bon, pas autant que le "Maneater" de Nelly Furtado. Ben ouais quoi ! J'y peux rien si j'ai l'impression que Timbaland fait des morceaux juste pour moi tellement je trouve ca bien fichu... En tout cas ca m'a suivi tout l'été, ce track. Chier.
- Bon, après l'avoir écouté dans sa totalité, allons-y gaiement : DJ Shadow vient de pondre un truc super décevant. Faire du différent que ce à quoi les fans s'attendent, c'est noble ; succomber au hyphy, vague du moment qui emmène le crunk sous le soleil de la bay, c'est fastoche et franchement pas riche pour un sou. Chier.
- Il est pas mal le nouveau Mouse on Mars. Je croyais que ces zozos appartenaient au passé d'une electronica pleine de bleeps magistraux, j'ai du louper des trucs, parce que quand même, ca sonne, "Varchaz" (Ipecac).
- le gars Howie vient de nous chier un nouveau mix, comportant aussi bien Bad Co' que New Order, dj Fresh que Eurythmics, Hype que... Bref. De la drum emballante. Nuff nuff respect to my homie Howie, t'as vu, bien-bien, tac-tac.
- Y'a de la réédition des Crusaders dans l'air ! Bon, j'en avais de meilleurs souvenirs...
Allez, zou.
A toub, comme on dit chez nous.
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