Non mais sérieusement : vous avez vu la forme de ces pièces de puzzle ?
🤯
#chrisware #presspop #headache
Affichage des articles dont le libellé est 2011. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2011. Afficher tous les articles
8 septembre 2021
13 juin 2016
So, this lion walks into a bar...
Je déballe encore des cartons et je range des trucs et je retombe sur un exemplaire du bouquin issu de PFC#3 (2011), la résidence de création collective de l'Association ChiFouMi.
Un bouquin en sérico autour des douze travaux d'Hercule, où chaque auteur en résidence aura contribué. Je m'arrête sur cette page de Matti Hagelberg, que je partage pour celles et ceux n'ayant jamais eu ce bouquin entre les pattes :
Heureusement, cette existence ne nous réserve pas seulement de sales surprises.
Un bouquin en sérico autour des douze travaux d'Hercule, où chaque auteur en résidence aura contribué. Je m'arrête sur cette page de Matti Hagelberg, que je partage pour celles et ceux n'ayant jamais eu ce bouquin entre les pattes :
Heureusement, cette existence ne nous réserve pas seulement de sales surprises.
1 décembre 2011
The nearly year-ender comme ils disent.
Si vous arrivez ici par hasard, fuyez vite sur les kyrielles de routes que l'interweb ne nous a pas encore dévoilées : vous n'apprendrez rien, vous ne construirez rien, vous ne ferez que gaspiller quelques secondes de votre vite, alors n'hésitez plus, adios amigos.
Ou alors, mais ça c'est dans l'hypothèse ou vous insisteriez un tantinet, sachez que pour ne pas me perdre moi-même dans mon propos (un propos ? quel propos ? où ça ?), j'ai décidé de revitaliser ce blog, non pas en promettant des pages et des pages de blablabla forcément toujours très intéressant, mais simplement en y publiant les choses dont je perds la trace si tôt qu'elles sont postées sur mon profil facebook...
Un peu comme si le retour à une zone virtuelle plus personnelle telle que blog pouvait interférer avec la grande course, à la grande aspiration, celle-là même qui, via les échanges facebook, place l'éphémère au centre du truc (et ceci a de paradoxal que cette écriture du quotidien pose bien des soucis à celles et ceux qui ne voient en facebook rien d'autre qu'une gigantesque base de données où tout pourrait être exploitée de manière encore intrusive et abusive que cela ne l'est déjà : des tonnes de données, avec une histoire qui les relie). Hors, si les échanges et la spontanéité qui en découle sont de formidables qualités que je peux trouver en facebook (bien plus qu'un blog et toutes les vraies-fausses passerelles censées les réunir, les rapprocher), les saloperies que j'y poste, tout comme celles que je découvre, que l'on partage entre amis facebook, me donnent envie de ne pas les oublier, de ne pas les poster dans cette immensité de gens qui se recouvrent les uns les autres, sans un dixième de seconde de répit.
C'est ce qu'on pourrait appeler un coup de barre, sans nul doute.
Ca n'est que ça, et ça n'est donc plus une surprise : j'ai appris, depuis quelques années, à voir arriver les états d'âme (sur une belle recette de flanc), en ligne deux par deux en ces périodes de fin d'année. Certains ont le spleen, il paraît même que certains se suicident, la faute à cet esprit de Noël à la con, aux guirlandes à led dégoulinant leur gerbe lumineuse à chaque coin de rue, aux vitrines rouge et or, et à toutes ces conneries qu'on ne peut plus voir en peinture pour peu que les souvenirs d'enfance qu'on a de Noël ressemblent essentiellement à un Précis de Merditude en douze tomes.
Donc, voilà le truc : moi, en fin d'année, je ramasse mes billes, je comptes mes points, mes égratignures, mes envies et mes vautres, de manière sereine, tranquillement, dans quelque chose qui ressemble à une période finalement toute cool.
Un peu comme des vacances, en fait. Des vacances sans bouger, mais sans ouvrir la porte quand on sonne. A mater des tonnes de conneries, à bouquiner peinard, à ne pas sortir, car dehors, c'est l'hiver franc-comtois, et j'espère bien ne pas y goûter trop longtemps, à l'avenir. Bref.
J'ai taffé en octobre et en novembre à ce qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la fin d'une manifestation que j'ai rétrospectivement l'impression d'avoir tenu à bout de bras trois ans durant (accompagné en cela par quelques courageux zozos), et qui s'éteint après être passée par une zone de flottement qui aura semé tout le monde en cours de route. Pour celles et ceux que ça intéressera : ouais, il y aura d'autres projets, mais ce ne seront vraisemblablement pas des clones de Pierre Feuille Ciseaux, ni des versions light, et ça tombe peut-être assez bien, après tout. Cette fin est évidemment éminemment plurifactorielle, mais l'envie, si elle était encore bien présente, est désormais enfouie sous quelques tonnes de réalité financière : en trois ans, dur de fédérer assez de gens autour d'un projet lorgnant sur une certaine forme de bande dessinée, dans ce qui reste un bled loin de tout, et avec des moyens somme toute ultra-serrés. On a, j'ai probablement raté plein de choses, mais je me dis que j'ai passé énormément de temps, durant ces trois ans, à bosser sur ce projet, et surtout à faire de mon mieux. Visiblement, ça n'a pas été suffisant, et j'en suis le premier déçu, surtout après une troisième édition qui a été à peu près aussi fabuleuse dans son premier point (la résidence et l'émulation folle qui l'a agité huit jours durant) que foireux dans le second (un weekend d'ouverture au public globalement très décevant)... Mais ainsi va la vie.
En tout cas, et par rapport à PFC : nous travaillons déjà à ce qui pourrait être une très, très belle sorte de point final. Ca va prendre du temps et de l'énergie, un peu de pognon aussi, mais l'idée est largement aussi stimulante que ne l'a été chacune de ces trois éditions. Et devrait clore le chapitre Pierre Feuille Ciseaux de la plus belle des manières, enfin, on l'espère.
Keep in touch, yo.
Keep in touch, yo.
En attendant, l'asso ChiFouMi galère bien sur le bouclage financier de cette troisième édition, on sait pas trop comment on va s'en sortir, ni quand, on est plombés pour un moment mais on fait ce qu'il faut pour boucler tout ça au plus tôt.
Durant cette même période, j'ai démarré pas mal de choses qui concerne mon prochain projet professionnel à venir. Cela va faire trois ans que je ne suis plus libraire, et que je rame un chouïa pour remplir mon frigo : je m'apprête donc à me lancer dans ce qui sera probablement une vaste bêtise, mais à dégâts de faible dommage ; on en reparlera, de ça et du reste.
En attendant, et avant de blablablater de dix mille bouquins :
En attendant, et avant de blablablater de dix mille bouquins :
- Mark Ryden (photo par Liz Huston) est classe :
- samedi dernier on est allés voir La Colonie de Vacances, soit le concept de tournée le plus cool depuis des lustres : quatre groupes emblématiques de la nouvelle scène française des trucs noise-post-math-rock (Pneu, Marvin, Papier Tigre et Electric Electric) qui jouent simultanément sur quatre scènes différentes, dans la même salle, le tout étant diffusé via une sonorisation en quadriphonie.
On a l'impression d'être convoqué au cœur d'un acousmonium qui aurait été confié par une poignée d'amateurs de mélodie mais surtout de gentilles saturation et de tricotage technique assez dingo, les groupes affichent tous une complicité qui dégueulent dans le public, pris entre quatre gros putains de feux : les gens regardent dans le même temps les groupes se répondrent et se pièger, enchaîner et expérimenter des choses qui doivent être très, très stimulantes.
Enfin un concert enthousiasmant à La Rodia, la salle que nous autres bisontins un poil frustrés par toutes ces années sans salle digne de ce nom sur place, ca devenait urgent. Espérons qu'on aura pas à attendre novembre 2012 pour assister à une autre chouette soirée...
- autour d'un bouquin, et pas des moindres, une petite vidéo censée vous mettre en appétit.
Avertissement : aussi plaisante soit cette petite vidéo, elle ne restitue bien évidemment pas un gramme de l'incroyable singularité de LL de Mars, auteur qui m'est cher à bien des égards.
Une brève et longue histoire du monde - Trailer from L.L. de Mars on Vimeo.
C'est pas compliqué, c'est pas cher, c'est un éditeur méritant, un auteur qui l'est tout autant. Voilà.
- peu de temps après Pierre Feuille Ciseaux #3, le mois dernier, certains des auteurs invités ont passé un peu de temps dans le secteur, principalement pour aller présenter leurs livres et rencontrer lecteurs et curieux dans une sélection de librairies franc-comtoises.
Sarah Glidden, Zak Sally et Anders Nilsen, trois auteurs américains plutôt super chouettes, sont reparts avec un drôle de souvenir dans leur bagage, assez désagréable au milieu de toute cette satisfaction d'avoir été là, chose qu'ils nous ont largement fait comprendre à bien des reprises (il suffit de consulter leurs sites/blogs respectifs pour se rendre compte qu'on ne s'est pas décarcassés pour rien, loin s'en faut...).
Anders Nilsen, notamment, à donc publié ça sur son excellent blog, the Monologuist.
Attention, pétage d'ambiance assuré...
- Pendant qu'on est dans les images marquantes et idéales avant d'aller au lit, un truc euh, marquant et idéal avant d'aller au lit. Ou pas.
- Et sinon en ce moment j'écoute ça :
"Girls In The Sun", par Stavros Xarhakos (1968).
"My happiness day", par Eternity's Children (1969).
"The visit (she was here", par The Cyrkle (1967).
"Ridin' roun town", par Casey Veggies (2010).
"Paper hats", par This Heat (1981).
Et parce qu'il n'y a pas que les oreilles dans la vie : je viens enfin de prendre le temps de me cogner Franju, je suis fasciné, c'est à tomber, quel bonhomme, le type.
Judex, notamment :
Ah sinon je compte aller voir ça prochainement :
Un filet garni au tofu pour celle ou celui qui me file le meilleur plan bus pour y accéder (*)...
Allez hop, au lit maintenant.
J.
On a l'impression d'être convoqué au cœur d'un acousmonium qui aurait été confié par une poignée d'amateurs de mélodie mais surtout de gentilles saturation et de tricotage technique assez dingo, les groupes affichent tous une complicité qui dégueulent dans le public, pris entre quatre gros putains de feux : les gens regardent dans le même temps les groupes se répondrent et se pièger, enchaîner et expérimenter des choses qui doivent être très, très stimulantes.
Enfin un concert enthousiasmant à La Rodia, la salle que nous autres bisontins un poil frustrés par toutes ces années sans salle digne de ce nom sur place, ca devenait urgent. Espérons qu'on aura pas à attendre novembre 2012 pour assister à une autre chouette soirée...
- autour d'un bouquin, et pas des moindres, une petite vidéo censée vous mettre en appétit.
Avertissement : aussi plaisante soit cette petite vidéo, elle ne restitue bien évidemment pas un gramme de l'incroyable singularité de LL de Mars, auteur qui m'est cher à bien des égards.
Une brève et longue histoire du monde - Trailer from L.L. de Mars on Vimeo.
"Une brève et longue histoire du monde est un grand et bel ouvrage de 22x31,5 cm, à la couverture cartonnée. Il fait 96 pages hautes en couleurs et il coûte 20 € (frais de port compris).
Vous pouvez le commander par Paypal ici ou, si vous désirez une dédicace, directement à l'auteur en lui écrivant ici : lldemars(unearobease)gmail(unpoint)com"
C'est pas compliqué, c'est pas cher, c'est un éditeur méritant, un auteur qui l'est tout autant. Voilà.
- peu de temps après Pierre Feuille Ciseaux #3, le mois dernier, certains des auteurs invités ont passé un peu de temps dans le secteur, principalement pour aller présenter leurs livres et rencontrer lecteurs et curieux dans une sélection de librairies franc-comtoises.
Sarah Glidden, Zak Sally et Anders Nilsen, trois auteurs américains plutôt super chouettes, sont reparts avec un drôle de souvenir dans leur bagage, assez désagréable au milieu de toute cette satisfaction d'avoir été là, chose qu'ils nous ont largement fait comprendre à bien des reprises (il suffit de consulter leurs sites/blogs respectifs pour se rendre compte qu'on ne s'est pas décarcassés pour rien, loin s'en faut...).
Anders Nilsen, notamment, à donc publié ça sur son excellent blog, the Monologuist.
Attention, pétage d'ambiance assuré...
- Pendant qu'on est dans les images marquantes et idéales avant d'aller au lit, un truc euh, marquant et idéal avant d'aller au lit. Ou pas.
"Le phénomène s'appelle un brinicle. Il se produit rarement, et n'avait jamais été filmé jusqu'à présent. Une équipe en tournage pour la série "Frozen Planet" de BBC One a assisté à cet évènement sous-marin dans l'Antarctique.La BBC diffuse cette étonnante vidéo, filmée en accéléré, où l'on voit une colonne de glace descendre peu à peu vers le fond, puis geler tout ce qu'elle touche, y compris les êtres vivants.Surnommé le doigt glacé de la mort, un brinicle se produit quand un froid intense s’engouffre sous la glace d’une mer salée et gelée."
- Et sinon en ce moment j'écoute ça :
"Hercule", un teaser du prochain album de Blundetto, qui arrive et qui déboîte !
"My happiness day", par Eternity's Children (1969).
"Wandering Heart", from We are Disco Doom Revenge (2011).
"Cercle", par Jacno (1979).
"The visit (she was here", par The Cyrkle (1967).
"CDC", par Dom Kennedy featuring Casey Veggies & cARTer (2011).
"Ridin' roun town", par Casey Veggies (2010).
Et parce qu'il n'y a pas que les oreilles dans la vie : je viens enfin de prendre le temps de me cogner Franju, je suis fasciné, c'est à tomber, quel bonhomme, le type.
Judex, notamment :
Ah sinon je compte aller voir ça prochainement :
Un filet garni au tofu pour celle ou celui qui me file le meilleur plan bus pour y accéder (*)...
Allez hop, au lit maintenant.
J.
15 octobre 2011
8 août 2011
Dagwood Bumstead 2.0
A peine revenu d'une semaine dans les Landes (en passant néanmoins par les environs de Draguignan pour revenir), pas grand chose à dire, si ce n'est que plus ça va et moins je crois en la valeur travail.
Ce que j'en retiens :
- les Landes, c'est cool.
- les bagnoles Europcar qui explosent sur le périf bordelais, c'est pas cool.
- Europcar qui brasse du vent et préfère nous loger à l'hôtel à Bordeaux plutôt que de nous payer un taxi pour rejoindre notre lieu de vacances (cinq fois moins cher, au bas mot), c'est pas cool.
- le soleil du sud-ouest, c'est cool.
- le vélo sur les pistes cyclables landaises, c'est cool.
- le vélo sur les pistes cyclables landaises, c'est cool.
- les bouffes sur la plage le soir, c'est cool.
- traverser la France deux fois en 7 jours avec quelqu'un qui sait conduire, c'est cool.
- les environs de Draguignan, c'est cool aussi.
- le retour par train avec des annulations et des retards de train et la sncf qui préfère nous loger une nuit au Campanile de la Part-Dieu à Lyon plutôt que d'assurer le taf en plein début août, c'est vraiment pas cool.
- la glande en vacances : lecture, bouffe, sieste, lecture, vélo, sieste, lecture, bouffe, c'est cool. - Douglas Coupland qui me donne envie d'en savoir plus sur Marshall McLuhan (dont je ne connaissais que très peu : "la Galaxie Gutemberg", par exemple), c'est rudement cool.
- les vacances avec les copains, c'est cool.
- les colis d'Ilan Manouach au retour de vacances, c'est cool.- le temps de merde au retour c'est pas cool. Quand à la Franche-Comté... Hmm.
Bon.
J'ai une montagne de taf qui est en train de moisir sur mon bureau.
A plus tard.
4 juillet 2011
Ré.
![]() |
| (toutes les photos sont un peu moins foireuses une fois agrandies, en cliquant dessus) |
Six jours sans téléphone, sans internet.
Au milieu de tonnes de bestioles qui volent, qui rampent, qui galopent, qui courent, qui nagent. Des coccinelles et des roses trémières, "une vraie chienlit, ça pousse partout sans qu'on s'en occupe", ok, écoutez madame, vous connaissez l'ortie jurassienne ? Egalement au milieu de quelques parigots relativement à l'aise dans leur résidence secondaire occupée onze jours par an, mais c'est une autre histoire (et c'est aussi ça, l'Ile de Ré, je crois, hein).
Six jours, c'est court. A peine le temps de faire tout de même beaucoup, beaucoup de bornes en vélo pour aller tenter d'apercevoir au (tout) petit matin des échasses blanches et des busards des roseaux, des gorges-bleues et des sternes pierregarin, des aigrettes garzette, des lapins, des chevaux, au milieu de marais s'étendant jusqu'à l'océan, qui lui-même donnait l'impression de s'étendre encore plus loin, bref : gros pied. Le temps de réfléchir un peu, aussi. Mais pas trop, non plus. Les vacances, quoi.
Et puis le temps de faire quelques affaires, quand même ; pécho, au beau milieu du fourbi d'un bouquiniste qui pourrait être un cousin du Regard Moderne, version droite républicaine époque Mon Général, quelques disques à trois euros, et pas des moindres : le "Travellin Man" de Stanley Cowell chez Black Lion (69, ainsi que "We three", son trio avec Frederick Waits à la batterie et Buster Williams à la contrebasse. Et puis le second volume du Live in Paris 1964 de Mingus (avec Dolphy, Clifford Jordan, Byard et Richmond).
Tout ça faisait gentiment écho à mes maigres lectures de ce petit séjour, dont les terribles, terribles interviews parues dans le numéro 34 de Wax Po, oui oui j'avais raté ce numéro (merci les half-price summer sales offerts par le mag, qui permettent de combler ses quelques lacunes et/ou numéros manquants !) : un papier sur Horace Tapscott, un autre -fameux- sur Richard Evans (qui évoque le temps passé chez Cadet Records, Charles Stepney, les Chess père et fils, Dorothy Ashby, Donny Hathaway...), et un papier-fleuve formidable sur Creed Taylor, mégalo génial, et c'est un sacré raccourci que je m'autorise là.
Ah si tous les magazines pouvaient proposer du solide aussi solide ! Cinq jours plus tard, je craque en gare de La Rochelle et décide de voyager avec le dernier numéro des Inrocks, trompé que je fus par une couv aguichante avec Gondry. Bilan : malgré un papier agréable sur l'Hacienda/Factory records/Madchester (bordel) et un autre sur Jacno (bordel encore), rien, du vent (Gondry n'y pourra rien changer), l'impression de lire quelque chose qui s'est déjà désagrégé, bref, rien de très neuf au fond...
En Ré, coincé aussi plusieurs bouquins au retour : entre les Lettres de Chandler (en vieux 10-18) et le Walden de Thoreau (je suis en train de m'embourgeoiser en préférant la belle édition Au Mot Et Le Reste, traduit par Matthieussent et préfacé par Jim Harrison), j'ai tenté le gros pavé de Barney Hoskyns sur la musique à Los Angeles paru chez Allia (à 75% de son prix, cela n'en valait-il pas la peine ? Je me plains des Inrocks et dans le même temps j'achète un bouquin d'un contributeur du NME...), ainsi que le très court "Processus créatif" de Duchamp, publié à L'Echoppe. Bon, pourquoi pas, après tout.
En parlant de bouquins, j'en profite pour replacer que chaque mardi, je m'occupe de contribuer au blog collaboratif lancé par JP de 6 Pieds Sous Terre, aux côtés de quelques chouettes zouaves, afin de sortir de l'ombre, le temps d'une journée et d'un post sur Tumblr, quelques unes des plus marquantes productions issus du circuit indé/alternatif/indépendant : 1 Fanzine Par Jour, c'est là.
En parlant de bouquins, j'en profite pour replacer que chaque mardi, je m'occupe de contribuer au blog collaboratif lancé par JP de 6 Pieds Sous Terre, aux côtés de quelques chouettes zouaves, afin de sortir de l'ombre, le temps d'une journée et d'un post sur Tumblr, quelques unes des plus marquantes productions issus du circuit indé/alternatif/indépendant : 1 Fanzine Par Jour, c'est là.
J'en étais où ? Ah ouais, a Ré, donc.
J'ai également mangé beaucoup d'huîtres lors de ce séjour. "Il faut les manger pendant qu'il y en a encore", paraît-il, "et pas que des triploïdes, hein !". Ok, ok.
J'ai également mangé beaucoup d'huîtres lors de ce séjour. "Il faut les manger pendant qu'il y en a encore", paraît-il, "et pas que des triploïdes, hein !". Ok, ok.
J'écoute l'album de Shabazz Palaces, qui, s'il ne tient pas toutes les promesses qu'on pouvait lire dans l'histoire épatante d'Ish/Butterfly depuis toutes ces années, est quand même probablement l'un des rares putains d'albums hip hop de l'année, pas moins. Dans le même tonneau mais pas à la même profondeur, je retiens le rap mainstream d'Asher Roth et Notzz Raw, qui sont plus convaincants en deux EP que beaucoup de leurs contemporains avec leur discographie complète.
J'écoute aussi Talibam!, parce qu'ils ont gentiment laissé plusieurs de leurs disques avant de quitter la maison il y a trois semaine, mais j'ai probablement déjà évoqué ce concert grandiose, grandiose, grandiose qu'ils ont donné à Besançon.
J'écoute aussi Archie Whitewater et Gabriele Ducros en journée, j'écoute aussi "Noise star" de Bastro au moins deux fois par jour, à la suite, au réveil.
Mais pour l'heure, je vais aller me coucher, en songeant au type qui passe toutes ses nuits couché de travers, dans un voilier échoué sur cette petite plage de Saint-Clément, de peur qu'on ne lui vole tout l'appareillage embarqué. Appareillage qui ne lui a pas empêché de s'éclater sur la roche, en pleine nuit, il y a quinze jours.
Même un réveil avec double dose de Bastro, ça doit être une sacrée rigolade à côté...
5 juin 2011
Quatorze, mille neuf cent quatre-vingt sept.
J'ai quatorze ans, le mois de juin commence à peine ; je sais pas trop ce que je ferais demain, mais je m'en cogne.
J'ai un sac plastique et deux tubes de colle, il est trois plombes du mat, ça fait deux heures que je suis devant la fenêtre de cette fille qui dort sûrement d'un sommeil de plomb, et qui suis-je pour lui en vouloir ? Personne. Personne n'en veut à personne. C'est bien mieux comme ça.
Il fait une chaleur moite, on dirait un marécage en négatif, mes Weapon sont pleines de poussière, j'ai chaud mais je sais pas si je transpire parce qu'il fait chaud ou parce que je me suis un peu, non, je me suis bien abîmé les narines ce soir. Pas grave.
J'ai jeté la cassette dont la bande était restée coincée dans la tête de lecture de mon putain de walkman de merde, je l'ai jetée dans le fossé, le long de la route, de l'autre côté, dans le champ ou je sais pas où, on s'en fout. Au moment où mon bras achevait son arc de cercle, j'étais à peine défoncé et j'ai quand même eu un un petit étourdissement, un roulis sur du gravier, c'était bref mais ça posait les bases de cette nuit.
La colle me file des micro-vertiges, ça dure à peine quelques secondes, je ne sais pas si ces fulgurances accompagnent la destruction de certaines des cellules de mon cerveau, mais je m'en cogne.
Je sais pas trop ce que je fous là, mais je m'en cogne.
Début juin, à 3h du mat, il fait bon, j'ai la nuit devant moi.
.
.
.
J'ai un sac plastique et deux tubes de colle, il est trois plombes du mat, ça fait deux heures que je suis devant la fenêtre de cette fille qui dort sûrement d'un sommeil de plomb, et qui suis-je pour lui en vouloir ? Personne. Personne n'en veut à personne. C'est bien mieux comme ça.
Il fait une chaleur moite, on dirait un marécage en négatif, mes Weapon sont pleines de poussière, j'ai chaud mais je sais pas si je transpire parce qu'il fait chaud ou parce que je me suis un peu, non, je me suis bien abîmé les narines ce soir. Pas grave.
J'ai jeté la cassette dont la bande était restée coincée dans la tête de lecture de mon putain de walkman de merde, je l'ai jetée dans le fossé, le long de la route, de l'autre côté, dans le champ ou je sais pas où, on s'en fout. Au moment où mon bras achevait son arc de cercle, j'étais à peine défoncé et j'ai quand même eu un un petit étourdissement, un roulis sur du gravier, c'était bref mais ça posait les bases de cette nuit.
La colle me file des micro-vertiges, ça dure à peine quelques secondes, je ne sais pas si ces fulgurances accompagnent la destruction de certaines des cellules de mon cerveau, mais je m'en cogne.
Je sais pas trop ce que je fous là, mais je m'en cogne.
Début juin, à 3h du mat, il fait bon, j'ai la nuit devant moi.
.
.
| Frank Ocean |
.
4 février 2011
Deux milles bonzes.
Nous sommes vendredi, je viens de contribuer à défaire une grosse pelote de merde, l'un des 7654326754 projets de mon quotidien du moment ("ouais, ton quotidien, quoi... - ta gueule."), je suis content mais comme j'ai pas envie de saoûler le monde pour si peu, je me réfugie dans la vie numérique machin, on est tellement bien ici.
J'ai douze milliards de choses urgentes à faire, mais j'ai envie de m'imposer de mettre à jour ce blog, qui ne sert à rien ni à personne, mais qui, faut le croire, ne veut pas s'éloigner de ce quotidien, justement. Soit.
La vie à Besançon en ce moment ressemble à n'importe quel début d'année, à n'importe quel autre mois de février, ceux-là même où l'on ne met pas son gros blouson parce qu'il y a du soleil par la fenêtre, et où l'on revient penaud le soir avec la goutte au nez, les pieds glacés et l'envie de se plaindre d'avoir du sable chaud dans les baskets, oh oui putain, un peu de soleil merde, plein le cul de la Franche-Comté. Oui oui je sais, tu l'aimes ou tu la quittes, ce genre de conneries.
Je reviens d'Angoulême, qui ne ressemblait pas à n'importe quelle autre édition parce qu'il y était question de choses pénibles à vivre et à entendre, mais dont certaines heures passées en compagnie inattendue (mais chouette) laissent espérer qu'on parlera bientôt de tout ça en rigolant, un pot à la main, en feuilletant de prochains très chouettes bouquins. C'est ce que beaucoup de gens espèrent en tout cas, alors on croise les doigts, et on espère que la bonne volonté, l'idéalisme et ce genre de concepts désuets feront encore leurs preuves. Wait and see.
J'en ai ramené quelques souvenirs débiles, et comme à l'accoutumée, quelques rencontres, quelques retrouvailles, et aussi quelques caisses de fanzines et de bouquins. Je compte pas m'arrêter là, il y a plusieurs publications dont j'ai envie de dire du bien, ne serait-ce que pour ma maman, probable dernière lectrice de ce blog moribond-mais-qui-bouge-encore-parfois, sache quels jolis livres occupent l'esprit de son grand dadet de fils.
Dans une heure, parce qu'il faut bien vivre, j'irais servir des bières dans cette nouvelle salle que les bisontins n'osaient plus espérer, et dans laquelle on place beaucoup d'espoirs. J'ai un bon coach, même s'il stresse tout le monde avec son jus d'orange. Je renverserais probablement plein de bière tiède partout, mais je mettrais ça sur le compte de l'émotion, parce notre forever homie Feetwan vient d'être papa, et bordel, peut-être même que j'en boirais une aussi pour l'occasion, pour fêter ça, et oublier quelques merdes ; ah ben oui, on est en février, et en février, il n'y a pas grand monde pour collaborer à la mise en place effective d'un dossier de RSA perdu parmi tant d'autres. "Bon, tant que c'est que des histoires de tunes..."
En rentrant, au milieu de la nuit, le squelette transi, je prendrais quelques minutes pour parler d'autre chose. Enfin, quand je dis parler, nous nous comprenons, hein.
En attendant, je réécoute le volume final de la petite sélection faite à l'occasion de la prochaine Soul Food proposée par les copains dijonnais, en préambule à notre soirée "BesAngeles" de vendredi 18 février :
Il y aura de chouettes surprises offertes aux gens qui se pointeront, c'est rien de le dire.
De l'objet collector avec de la musique mixée par les copains, et puis de la linogravure faite par la copine, du tirage limité, de la série ingaulable, etc, tout ça parce que comme on s'ennuie grave dans notre quotidien (ce même quotidien, oui, toujours lui), eh ben on se rajoute des choses à faire.
De l'objet collector avec de la musique mixée par les copains, et puis de la linogravure faite par la copine, du tirage limité, de la série ingaulable, etc, tout ça parce que comme on s'ennuie grave dans notre quotidien (ce même quotidien, oui, toujours lui), eh ben on se rajoute des choses à faire.
On sait jamais, peut-être qu'un jour on s'emmerdera. Mais pour l'heure...
En attendant, disais-je donc, je réécoute donc ce vrai-faux-mix avec dedans des choses de Blundetto (remixé par Blanka), Elan Tamara & Dimitri Grimm, Ricci Rucker & Mike Boo, Miguel Atwood-Ferguson, Wilder Zoby feat El-P, Egon, Oh No & J. Rocc featuring Guilty Simpson, Damon, Olivier Daysoul remixé par my bro Miqi O., et de la petite Angela Simpson.
On reparle du reste bientôt.
On reparle du reste bientôt.
Know your enemy, make love not war, pisse and zob, et toutes ces conneries.
Pas vrai, Hercule ?
Inscription à :
Articles (Atom)

















