2 août 2021
28 octobre 2020
The Word II, etc.
Ce soir, le président français a dit des trucs, et à défaut de débloquer du pognon là où il en faudrait, s'est contenté de cloitrer tout le monde chez lui pour les semaines à venir, ça s'appelle "le second confinement" mais le type s'est aussi aventuré dans des prévisions de "probable vaccin pour l'été 2021": ce type est génial d'annoncer des trucs comme ça dans ces moments, ça sent le freestyle moyennement qualitatif mais bon.
Sinon j'ai appris qu'Alain Rey est mort, je me souviens l'avoir très très brièvement rencontré en 2007/2008 à Besançon et avoir jacté de Herriman et de Krazy Kat avec lui, c'était chouette, le type était au taquet, l'œil pétillant du thème plaisant à aborder, et c'était un moment très agréable.
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| Une toph de Riad Sattouf et Alain Rey, voilà. |
A part ça ? J'avance à deux à l'heure sur tout ce que j'entreprend, du coup je suis à la bourre sur tout, pardi.
Corinne Morel Darleux a gentiment exprimé son impression quant à Adak (son compte twitter, son compte fcbk), et Sylvia Hansel également : il y a de quoi combler l'horrible entrepreneur avide de spotlights en moi. Ou plus justement : ça fait bigrement zizire.
Bon, aujourd'hui sinon j'ai réussi à quasiment jouer la mélodie de "The word II" (de Shigeo Sekito, mais également repris dans "Chamber of reflection" de ce type dont je me suis envoyé tous les concerts disponibles sur youtube et viméo ces dernières semaines ; y'en à un sacré paquet) tout seul sur le xylophone de Sunny. Hé, ça m'a pris environ une demi-heure de pure concentration, ça impose le respect, merde.
16 juillet 2020
16 avril 2020
Lombricompost.
Je bosse sur un projet que j'ai en tête depuis un peu plus d'un an et que j'espère pouvoir finir de peaufiner pour la fin du mois. On en reparlera. Ça parle de la manière de consommer et de lire, je garde ça pour plus tard, mais ça arrive, ça arrive.
Dans le même temps, j'essaie de rattraper le temps que j'ai perdu tous ces derniers mois au jardin, moi qui imaginait déménager durant le printemps et qui avait décidé de ne pas préparer une nouvelle belle saison sur le coin de terre ici... Du coup malgré une absence de préparation j'ai tout de même des tonnes de semis sur le feu, j'essaie de compenser comme je peux la mauvaise préparation du terrain, mais heureusement, notre compost super massif nous fournit une tonne de came à mélanger chichement aux terres déjà en place. J'ai déjà planté quelques conneries mais mon vrai souci c'est l'absence de flotte de ces beaux mois de mars/avril, bien au delà des normales saisonnières en terme de température, et bien en dessous du quota "normal" de précipitations... Ouh que c'est sec tout ça. On verra bien.
Ce matin je suis justement allé préparer deux bacs (probablement pour les aromates) que j'avais bricolé ces derniers jours avec des vestiges de palettes et des vis de récup : zéro investissement, et puis un mélange de terre et de compost et ça devrait faire la rue Michel comme on dit vindzouss'.
Et sinon, tous les jours je vais faire quelques bornes dans les bois alentours, avec mon mini-quintal sur le dos, qui gazouille devant les arbres en fleurs, qui bougonne aussi, et qui s'endort souvent. On est confinés mais le bois est à nos portes et mis à part un couple de jeune retraités qui s'entretiennent et une jeune meuf qui promène un gros chien, je ne croise personne. Les gens du coin ont probablement mieux à foutre.
Moi, je pense au confinement et à la manière dont je le vivrais si j'étais encore dans une téci, comme jadis. Et je me dis que si je ne vais pas marcher dans la forêt pour moi-même, la moindre des choses serait de le faire pour le moi confiné d'un monde alternatif, qui serait encore coincé dans une existence cadrée et empêchée par trop de contraintes. Aujourd'hui, je suis certes fauché comme jamais, surtout avec toutes ces annulations professionnelles qui me fichent clairement dans une merde noire, mais je ne vis
Lesquel.le.s de mes voisin.e.s de l'époque habitent encore là-bas ? Y sont-ils sereinement confinés ? Lesquels sont résignés ? Lesquels sont en colère ?
Ici, je suis au calme.
A l'orée d'un bois. Je suis un privilégié.
J'en profite.
3 avril 2020
Fleurs confinées.
La vieille serre abandonnée par les voisins qui ne sont jamais là (ils vivent la plupart du temps dans une maison dans un village proche, et ne passent ici que pour "entretenir") tombait en décrépitude chaque mois davantage. C'est quelque chose que nous observons de puis notre emménagement ici il y a un an et demi environ.
Mais ce printemps, surprise ! Du soleil, de l'humidité, un abris : des fleurs poussent.
Mais elles sont confinées elle aussi.
Nous allons aller les sortir de là.
Pendant ce temps, celles et ceux qui me demandent des nouvelles d'Hercule seront contents de savoir qu'il prend bien son traitement (je met des gants pour lui maintenir les pattes pendant que Charlotte lui jette ses comprimés dans le gouffre plein de crocs qui lui sert de gueule), et qu'il semble aller un peu mieux.
1 avril 2020
On fera du yoga jusqu'en enfer.
"Jour 12 ou 13, j'ai perdu le compte. Je sais en revanche qu'une peur chasse l'autre. Maintenant, je crains moins le virus que notre normalité. Les premiers temps, je m'étais pris à croire que la catastrophe aurait du bon. Enfin, nous saurions collectivement, par la chair et l'esprit, combien notre fonctionnement est condamné. Car en comparaison des désordres que nous promet notre nouveau climat, cette épidémie fait figure de pschitt bénin. Depuis dix ans facile, les scientifiques le rabâchent. Absolument tous les chiffres sont sur la table. C'est la merde majuscule. Notre civilisation ressemble à une chute de dominos et l'idéologie de nos princes est vouée au déni, aux ajournements répétés, car dans l'oeil du manager, l'horizon est à six mois, l'indicateur forcément économique, les seules améliorations sémantiques. Après le développement durable et la croissance verte, on nous servira bientôt de la résilience démocratique, de la performance humaniste, du statu quo de progrès, des grands soirs libéraux, une finance conscientisée. Notre époque se paie d'oxymores, elle cache son cadavre à venir sous un déluge d'en même temps. J'espérais que ce moment fairait brèche dans l'opacité de ce verbiage. J'imaginais un réveil en sursaut, comme en plein cauchemar. Quedal. Dans les palais, ça cause toujours com, ça tactique, ça louvoie. Chez les enfants gâtés, on fait comme d'hab, on transforme chaque minute en occasion de jouir. Les drames sont définitivement solubles dans le lifestyle. L'exhibition des desserts et la course au bonheur se poursuivent peinard. On fera du yoga jusqu'en enfer. Et partout cette idéologie des optimistes, qui sacrifieront jusqu'au bout la difficulté des faits à leur devoir de félicité. Ah oui, nous aurons été contents, ravis comme à la crèche et chaque cataclysme nous trouvera plus démunis, nos armoires pleines et le cerveau vide. Des historiens se pencheront un jour sur nos psychopathologies fin de siècle. Ils diront ces gens n'auraient pas sacrifié une minute de joie pour sauver leur monde."
Nicolas Mathieu, sur sa page instagram, fin mars 2020.
26 mars 2020
25 mars 2020
24 mars 2020
A plus tard.
Bon,
Je suis confiné au pied d'un arbre avec un périodique de bande dessinée pour quelques jours, à plus tard.
23 mars 2020
19 mars 2020
Confinement, suite.
- 100% des gens qui arrivent à s'émouvoir devant la généreuse distribution de gel hydro-alcoolisé OFFERT par ces gens sympathiques de chez LVMH devraient sortir leurs doigts de leurs culs plus souvent pour aller voir de près à quoi ressemble la solidarité EN VRAI. Le cabinet de comm au service de Bernard Arnault n'a pas davantage de générosité sincère qu'elle n'a de limites dans la décence.
"Nan mais t'es jamais content, ça ne te fait donc pas plaisir de voir qu'un grand groupe de luxe ne lésine pas sur la dépense ?", nan ce qui me ferait plaisir c'est qu'on promène la tête de Bernard sur une pique, avec celles de tous les connards et de toutes les connasses qui croient se faire plaisir en leur donnant du blé le reste du temps, pardi.
- 100% des gens qui arrivent à s'émouvoir de la toute fraîche prose nombriliste de Leila Slimani devraient plutôt assumer leur nature drôle et rigolote et s'abonner derechef à HAHA, quitte à se marrer, autant le faire franchement. Ou alors c'était une stratégie de l'autrice pour se faire embaucher chez eux, j'en sais rien.
"Nan mais elle enseigne en prison, c'est une belle personne" ouais vazi moi aussi je vais en zonz' pour parler culture à des gens confinés POUR DE VRAI dans des conditions généralement bien pire que merdiques, et jamais personne ne m'a dit que j'étais une belle personne alors steuplaît hein.
- 100% des mes petites graines de légumes et fleurs récupéré.e.s de l'an passé me hurlent de les semer, de les planter pour m'occuper intelligemment l'esprit plutôt que de dire des conneries sur les réseaux sociaux, mais : on est censés déménager bientôt et j'ai pas envie que les chasseurs qui emménageront ici quand nous partirons ne bouffent les fruits de mes efforts en ragoût avec du sanglier ou du faisan.
"Nan mais ce qui compte, c'est le plaisir que tu tires à mettre les mains dans la terre, pas ce que tu en fais" : alors déjà je suis pas Patrick Swayze et en plus t'as pas goûté mes noires de crimée pour dire ça.
18 mars 2020
Bordel.
Bisous tout le monde, prenez soin de vous et des autres, peu importe l'ordre, ça fonctionne dans les deux sens !
Confinement, suite.
- si je commence à chanter les louanges du service public à ma fenêtre tous les soirs à 20h, il y a 97,5% de chances que je me fasse fusiller par mes connards de voisins chasseurs dès le premier soir.
- ma meuf et moi, on va galérer sur les rentrées de tunes pour la période à venir, alors par solidarité et aussi par élan winner-winner, elle a décidé de monter un atelier clando de fabrication de masques pour nos contacts bossant dans le médical ou le social qui en auront besoin. Chiffre d'affaire prévisionnel : 0 €.
- dans 100% des cas où j'éternue ces jours-ci, mon moi intérieur semi-hypocondriaque manque de peu l'infarctus du myocarde, alors que c'est juste le début de la pollinisation pour nous autres allergiques.
- 85% des disques qui passent à la maison depuis quelques jours sont brésiliens.
A demain, si Philippe de Dieuleveult, pour d'autres chiffres et statistiques.












