Affichage des articles dont le libellé est suisse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est suisse. Afficher tous les articles

24 mars 2025

Thomas Ott @ CartoonMuseum Basel, CH.

Vendredi dernier avait lieu le vernissage de la très belle exposition From Scratch consacrée au travail du toujours impressionnant Thomas Ott, et qui se tient jusqu'au 22 juin 2025 au CartoonMuseum de Bâle.

Il faut bien le dire, ou du moins, l'écrire : les sujets et auteurices que l'on retrouve dans ce formidable endroit bénéficient de magnifiques intentions, et ces quelques années on a eu l'occasion de baver à plus d'une occasion devant le travail réalisé, les corpus assemblés, les approches partagées.

Le travail de Thomas Ott est valorisé comme je n'avais encore jamais eu l'occasion de le voir. L'exposition réussit le tour de force de souligner les différents angles attaqués par le suisse allemand, de faire jaillir l'importance de la narration dans son travail sans jamais sacrifier au pur aspect plastique, ce piège tendu dans lequel tout le monde a finit par tomber un jour lorsqu'il s'agissait d'évoquer ce travail unique. On pourrait en parler des plombes, mais les nombreux livres de Thomas sont souvent reliés à cette idée persistante qu'une technique laborieuse, qu'une pratique singulière doit occuper le terrain lorsque l'on essaie de les circonscrire. C'est évident et il n'est pas question de passer ça à la trappe : les dizaines de pièces exposées ici sautent à la rétine, comme à l'accoutumée. C'est du Ott. Évidemment que c'est dingue, fascinant, hypnotique, déstabilisant.

Mais l'univers du type ne tient pas qu'à ça. Il n'est pas qu'un illustrateur un brin génial, aux outils peu courants, à l'univers graphique identifiable de suite. Ce serait déjà assez fou en soi, certes. Mais il se trouve que Ott a des choses à raconter, des rythmes à communiquer, des personnages à faire vivre, ou à tuer, des histoires à boucler, des ressentis à faire émerger par délà les coups de pointe dans l'épaisse couche de noir qu'il gratte depuis des décennies déjà.

L'exposition fait tout ça très bien, elle éclaire pas mal de choses et conjugue toutes ces intentions avec minutie. La grille de lecture posée sur cette somme fonctionne parfaitement, et les plus grand.e.s amateurices du travail de Ott auront des surprises, en découvrant très probablement des travaux inédits à leurs yeux. Planches parues dans de vieux Strapazin, travaux d'études, commandes diverses : le tout donne le tournis. C'est formidable.

Le vernissage avait attiré pas mal de curieux (combien de fois dans sa vie se retrouve-ton à la même table que Christoph Fischer ou Lorenzo Mattotti, et bien d'autres encore ? C'est un bon repère je crois...) et pour ma part j'étais très content de pouvoir croiser les toujours pétillants Christian Gasser ou Noyau, entre autres voisins trans-frontaliers pas si éloignés, mais assez pour ne pas pouvoir profiter de leur solaire proximité si souvent que ça.

Le lendemain, mon gars sûr Ed m'a fait découvrir la librairie-gallerie Stampa, et parce qu'il nous fallait rentrer tôt, nous n'avons pas diggé du côté de Plattfon Records. J'ai rapidement fait un crochet du côté de Mystifry, étape désormais classique de mes passages à Bâle.
Et puis le train nous attendait. Enfin, c'est un peu plus compliqué que ça...

Merci Annette Gehrig et l'équipe du CartoonMuseum pour l'accueil et cette exposition très, très réussie.

📷 @derekliwanpo.photography

📷 @derekliwanpo.photography

📷 @derekliwanpo.photography


 Photo :  Zab, jamais très loin de là où il se passe quelque chose. 












 


17 juin 2024

Plein les mirettes.

Je ne vais pas essayer de démontrer en 10 photos que LA superbe exposition estampillée "bande dessinée" à voir en ce moment est à Bâle, à la frontière suisse : résumer la génie de Richard McGuire est impossible, et l'exposition proposée par le CartoonMuseum Basel ne prouve rien d'autre. Pour autant, elle comble de bonheur tou.te.s celles et ceux pour qui le langage de la bande dessinée est quelque chose de merveilleux : McGuire est un mastodonte, un repère, un inventeur toujours inspiré. J'étais convaincu, mais j'en ai pris plein les mirettes.

Plein les mirettes aussi à la grand-messe à la solde du capital du côté du Centre Pompidou, probablement au détriment de pas mal d'autres choses... Si les planches originales montrées donnent le tournis, si la scéno est fort bien fichue, je reste complètement sur ma faim (sans même évoquer le chapitrage, que j'ai du mal à comprendre) : comment peut-on rater le coche à ce point en ne parlant quasiment jamais de bande dessinée, avec la quantité de magnifiques pièces dingues collectées et accrochées ? "C'est Pompidou, ça peut pas être trop pointu !", m'a-t-on glissé. Mais qu'il y a-t-il d'exigeant à attendre que l'on MONTRE la bande dessinée, et pas de beaux dessins, de belles planches ? La soustraction opérée au sein de l'expo de l'espace Leclerc éphémère est d'une tristesse infinie : faut-il fouiner dans le catalogue (quelques très beaux écrits au passage) ou dans les sous-couches de la médiation pour trouver un truc à se mettre sous la dent ?

Heureusement, il y a les copains en visite (Anders 🤜 🤛 ❤️ dans la formidable expo Dan Flavin 💡 au Kunstmuseum Basel), l'autre inspirante et instructive expo "When We See Us" (un siècle de peinture figurative panafricaine) et les fêtes d'anniversaire (avec même un peu de soleil, dingue).

Moustapha Souley, expo "When We See Us" @ Kunstmuseum Basel.

Anders, expo Dan Flavin @ Kunstmuseum Basel.

Richard McGuire | Then and There, Here and Now @ CartoonMuseum Basel.

Richard McGuire | Then and There, Here and Now @ CartoonMuseum Basel.

Richard McGuire | Then and There, Here and Now @ CartoonMuseum Basel.

(toujours formidable) Fabrice Neaud, carnet exposé @ Expo Leclerc Pompidou.


la rampe de skate en carton de Sunny, avec des toilettes intégrées car sait-on jamais.

les 5 ans de Sunny. à la sonmai. 🌞❤️

les 5 ans de Sunny. à la sonmai. 🌞❤️

17 avril 2016

Virée en Suisse, chapitre 8756432456.

J'ai profité d'une session de quelques jours de pré-jury à Genève pour visiter un peu les alentours.
En vrac, donc : des travaux d'étudiants plutôt alléchants ; une collection de très bonnes bouteilles de très bon whisky ; l'hospitalité suisse ; les copains éditeurs, les copains auteurs : Genève, quelle brochette de super loulous tout de même ; un passage chez un autre copain ; une virée chez plusieurs disquaires, en passant par un tour à la Rote Fabrik lors d'un grand tour de Zurich ; un passage éclair jusqu'au démarrage du festival Fumetto de Lucerne ; des nappes phréatiques remplies jusqu'à ras bord à la frontière ; et plein d'autres choses.
Merci Helge, Rachel, Daniel, Ibn, Julien, Doudou pour les bons moments.

L'accueil suisse !

Réglages du contraste : raté.

Les plantes côté ciel.

Zurich.

La Rote Fabrik que je n'avais jamais vu en journée.

Curiosité.

Printemps.

Le disquaire OOR à Zurich : excellent choix de disques et de livres, et très chouettes dénominations de catégories de classement !





Lucerne.

Tom Gauld @ Lucerne.

Frontière franco-suisse.

Retour dans le Doubs.



Sans trucage, ou si peu.

Retour chez soi : voir panneau d'affichage.