Affichage des articles dont le libellé est dj vadim. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dj vadim. Afficher tous les articles

5 août 2008

Cucurbitacée/Blanc du Jura (merci Moog et Jef pour ce titre de merde. Potes de merde).

Mardi 5 août 2008, les cieux sont gris ; c'est un peu ainsi que j'imagine le ciel du nord, là où l'on dit qu'en tendant bien le bras,on pourrait l'attraper. Mais non : c'est le mois d'août à Besançon, quoi ; entre deux passages de flotte, un bout de ciel bleu, mais toujours, forcément, à la fin, la pluie.

Bon. De Soljenitsyne, on sait pas trop ce dont il faudrait se souvenir... Des opinions parfois assez insupportables, voire innaceptables (son approche de la peine de mort, ses prises de positions par rapport à la Tchétchénie, son éventuel antisémitisme, et pas mal d'autres dérapages un peu crados), ou son oeuvre, magistrale, marquante, terrible. Il aura survécu à une guerre, au goulag, à un cancer, mais pas à 2008, année merdique de première catégorie.

On va avoir droit à un déluge de commentaires sur la mort de ce barbu, d'ailleurs ca a pas tardé, le socialo Mélenchon à dégaîné dans les premiers ; marrante transition : ce dimanche, on s'est tapés l'expo sur les affiches de Mai 68, au Musée des beaux-arts de Dole, avec Mouth, Elo, Dada et Moog. Une bien chouette expo, avec plus de 200 affiches, certaines ayant existé sur des murs, d'autres n'étant pas sortis des ateliers où elles étaient concues, puis imprimées en sérigraphie, au pochoir, ou en litho. Pas mal de documents à tomber par terre, du matériel photo grand format qui pète sa race, sans jamais tomber dans le travers du triste anniversaire, l'expo révèle la créativité d'un ensemble d'individus, et ne se souvient que de rares noms : ca m'a redonné envie d'explorer un peu, notamment, la production de la fameuse coopérative des Malassis.





Est-ce que je rebondis sur ce qu'il convient désormais d'appeler l'affaire Siné ? Non, on a tout lu, tout entendu, à ce sujet. Donc je m'abstiens, en stipulant toutefois qu'en ce qui me concerne, je me range du côté des pro-Siné, bien évidemment. Ce pauvre Cavana doit vraiment avoir la gerbe chaque mercredi lorsqu'il passe devant un kiosque. Charlie est devenu un truc juste tellement gerbant...

Ca fait un moment que j'aurais du tripatouiller la pelote de liens qui me sert de colonne de gauche, là, vous savez, tous les sites divers et variés dont vous n'avez rien à foutre... Eh ben ca m'aurait permis d'y faire figurer pas mal d'endroits qui valent le coup d'être visités :

- à part le dessin, qu'ont donc en commun Olivier Texier, Tanquerelle, Yoann, Bartex, John Super Wayne... ? Le catch bien sûr ! C'est du grand n'importe quoi, et comme dans tous les cas de grand n'importe quoi, ca peut parfois sembler très drôle.

- la première ou le premier qui me dit qu'après tout, ces gentils auvergnats n'ont pas à pâtir de sombres détails de l'histoire gagnent un panier garni avec des vrais bouts de claques dedans.
On critique, on critique, n'empêche qu'il y a quand même une sacrée assise de la part des supports de Sarko. De l'affront permanent, voilà ce qu'on se prend. Mais après tout, tant que ca passe, hein...

- Mulatu Atsaké avec the Heliocentrics derrière, ce pouvait être sacrément excitant sur le papier. Eh bien non ! C'était encore mieux que çà, apparemment : à Londres en avril 2008, ici ou bien encore là (merci la Red Bull Music Academy...)

- et pendant ce temps-là, à Toulouse (à la galerie GHP), le copain Ease n'en finit plus de faire le pitre avec des images (vidéo), et avec ses acolytes du collectif Play. Et ensuite il se détend en regardant ca (vidéo). Yo copain !

- Oui, oui, les productions Pixar, tout çà, c'est vachement bien fait, oui oui, on sait... Bon. Ok.
...Et puis... Il y a environ 1 siècle, Winsor McCay pondait çà, prouvant qu'il était non seulement un véritable gén (vidéo), et ouvrant la voie à bon nombre de zozos (Disney, mais aussi Moebius, Miyazaki...) qui le citeront (ou pas...) comme une influence majeure (trouvé sur Bulledair).

- Besançon, ville de Vauban, sa douceur de vivre, ses jolies filles, son temps foireux, et ses soirées Boogieboxxx Party.
Le 13 juin 2008, nous organisions la 4ème soirée Boogieboxxx, où le défrichage et les oreilles grandes ouvertes restent de rigueur : l'excellent label Musique Large était notre invité, et la délégation a marqué les esprits (en plus d'être une ribambelle de gens tout simplement super cools, putain c'est rare) ; en attendant une petite vidéo de la soirée elle-même, deux extraits plus centrés sur les prestations live de Fulgeance et de Débruit. Mazette ! Bleep Hop at its best.

- il paraît qu'il y a beaucoup de sportifs et de journalistes en ce moment en Chine. Et pendant ce temps-là, à Singapour... Merci meusssieur Funkysterie pour le lien.

- Grems a pondu un oeuf, les hyperactifs du 404 en font une omelette, miam.

- Je vous ai déjà parlé de Besançon, ville de Vauban, sa dou... Quoi ?
Ah bon. Bref. Bon eh ben y'a pas que les Boogieboxxx Party à Besançon, il y a aussi
d'autres soirées bien mortelles ! Pour le 14 juillet, nous on lâche l'affaire avec les pétards et les feux d'artifice, et on se fait réellement plaisir, avec dj Vadim en soirée gratos chez Pum, gentiment débutée par Alcor et mézigues...





"Whooooo is your deeeejay goooowd ? Whhhoooo is iiiiit ? Is iiiiit
Babuuuu ? Nooooo... Is it Q-Bert ? Nooooo..."


La veille, le dimanche 13, j'avais déjà poussé mes disques, mes baskets, et mes copains les gribouilleurs lyonnais associés jusqu'au Noumatrouff de Mulhouse, ou la clique tenait un stand de vente d'affiches sérigraphiées pendant le festival Bêtes de Scènes (au programme, Bibi Tenga, Omar, et puis Vadim, donc, et mézigues).



Au premier plan, de la sérig, de la sérig, encore de la sérig, et au fond, mon homeboy Dada qui se recoiffe, et mon autre homeboy Nelio qu'essaie de pécho de la HK.

Je posterais d'autres photos (si j'y pense, mais est-ce si important ?), et en attendant, paf, attention, séquence mi-egotrip, mi-émotion, avec l'affiche de la soirée, en sérigraphie siouplaît, tirage limité, exécuté de main de maître par Nono chez All Over (Lyon rules !), concu par Small Studio, alias Petit Studio, alias
Barre-De-Chocolat-Suisse-En-Crans Uno, alias euh bref.
Cimer Vincent, cimer Nelio, cimer Dada pour le weekend qui carresse les tympans et les rétines (et l'ego, donc) :



Tout plein d'autres tophs, courtesy of Alcor ici-même... le même Alcor avec qui nous faisons des mixtapes depuis... pffff.
Bref, pour marquer le coup, et en prévision de notre petit séjour à venir dans les Landes fin août (bonjour l'angoisse, mes premières vacances estivales entre copains depuis des années : Alcor, donc, mais aussi Vince Moog, Dada Vouhvoue, Picon Jef, Panzer Kardinal... aïe aïe aïe !), pour marquer le coup disais-je, Alcor et moi avons pondu un petit mix, 4 plages de 20 minutes environ, une double pochette deux faces, l'une par lui, l'autre par moi, et parce qu'on est une bande de gens sympas, le truc est gratos, et était distribué lors de la soirée avec l'ami Vads.
Il nous en reste quelques-uns, vous aussi soyez au top de la hype et posez négligemment la jaquette de cette sélection mixée à 4 mains sur votre table de salon (contactez-moi si ca vous chauffe : j'ai environ 36516144 mix promis à plein d'entre vous, ca changera guère...).

June & Alcor's cadavre exquis dj set done during summer 2008.

Mix 1 - June
Stanley Cowell - Travelling Man
Take & Gaby Hernandez - Walk Away
Atmosphere - Reflections
Debruit - Hyperplasie
Connecticut - Charisma
Mutamassik - Babomb
Lucien Monbuttou - A State Of Blood
Mr Dibbs & Mr Lif - Track 3
Mix 2 - Alcor
Brian & Brenda Russell - World Called Love
Al Green - Simply Beautiful
Ten Wheel Drive with Genya Ravan - Ain't Gonna Happen
Barbara & Ernie - Somebody To Love
Gil Scott Heron - Home Is Where The Hatred Is
Myron - Best Is Yet To Come
Hubert Daviz - Organic Soul
Mix 3 - June
OOGenesis - Vivovica
1000Names - Dr Who New
Flying Lotus - Camel
Bruna - With Your Fingers
Phil Ranelin & Tribe - Vibes From The Tribe
Angil & The Hiddentracks - In Purdah
Al Barry & The Cimarons - Morning Sun
Jamie Lidell - Hurricane
Mix 4 - Alcor
Kissey Asplund - Move Me
Flying Lotus ft Dolly - Roberta Flack
Mr Beatnick - I Know All The Bitches
Breakage - Clarendon
dBridge ft Calibre - Ponderosa
Marcus Intalex - Wastelands
Spectrasoul - Adoration
Icicle - Minus

"Contis plage dispos", par Alcor et June.

Ah, sinon, et pour rester dans le même trip, la 5ème mixtape "More Radio June" est prochainement online (mais déjà disponible dans pas mal de foyers bisontins, hein !), et voici sa pochette :

More Radio June #05 : another lovely springtime (2)

Il y est question de musiques molles, de musique soul, de musique lente, de musique belle, de musiques propices à la confusion émotionnelle, de type "tristesse/nostalgie/mélancolie". Prozac time baby !

- En parlant de tendresse... Les United Dead Artists n'en finissent plus de produire, ca imprimer ca imprime, eux ont bien compris le message de notre président adoré : ils travaillent plus, c'est sûr ; par contre, en vendant l'excellent Tendon Revolver pour 5 misérables euros, je doute qu'ils gagnent plus...
Sous une couv de Blexbolex, de bien chouettes choses signées Burns, Blanquet, Robel, Lolmède, et puis Aurélie William Levaux (à paraître bientôt, un bouquin à La Cinquième Couche très, très prometteur), Mïrka Lugosi, Marie-Laure Dagoit, Nuvish Mircovich, Wouter Vanhaelemeesch, et Daisuke Ichiba, que l'on croise juste dessous, hop :



32 pages, format 17x26cm, couverture couleur sur Rives 170 gr., intérieur noir et blanc sur papier centaure 110 gr, tout çà pour 5 euros. Pffff.

- Aaaah, la pléthore de trucs vécus/autobios/témoignages vibrants/autres trucs relous qui n'en finissent plus de ne plus en finir... Eh ben Gilles Rochier déboule là-dedans, et, mine de rien, pose non pas une brûlure, ni même un flop, et encore moins un top to bottom, non, rien de tout cela, rien qui ne dégouline, rien qui ne tâche :
juste un putain de bon bouquin.



A Colombes, Rochier se met en scène sans vraiment se mettre en avant, laissant un point de vue à la manière d'une caméra filmant en suggestif ; le lecteur partagera donc un moment de la vie de cet auteur de 40 balais dont les exercices autobiographiques allaient davantage flirter avec une déconnade sensible, mais souvent plus "légère". Il y a parfois eu une certaine gravité dans ses bouquins,
parce que Rochier observe et décortique malgré-lui ses semblables, et le constat peut être plus salé qu'il n'y paraît à première vue...
Ses potes, le tiequar, les commercants du coin, le basket, sa famille, le skate : Rochier dépose la Spaarvar ou la Krylon quelques instants, et prend le temps de regarder le malaise, la vacuité des choses, la sensation de vide autour de lui, le temps de s'approcher de la dépression qu'il traverse. L'auteur esquinte gentiment les acteurs de son quotidien, ne s'oublie pas lui-même, et font résonner bien des choses pour qui a passé un peu de temps, ou une vie, dans "un quartier". En fait, rarement on aura évoqué cet environnement de vie de manière aussi concise et touchante, marrante aussi.
Rochier renifle le mec sinçère, j'avais déjà évoqué son boulot notamment dans le cadre de ses "En vrac" ou de "Igor et moi", et là, paf ! Grosse surprise.
"Temps mort" est une très bonne bande dessinée, tout en bichromie et en sinçérité. Big up, Gilles.

Si j'arrive à poster comme prévu (ah ah ah), vous aurez bientôt des nouvelles du formidable Benoît Guillaume, aussi. Sinon, mais ca n'intéressera guère qu'Ed : mes papiers sont sur la route, mec ; prêt pour la côte est yo ! NYC here we come. Et puis plein d'autres trucs, yo.

On air on RadiojUne :

- Samiyam "Shrimp etovee".
- Professor Ojo "Snack food".
- Doug Carn & Jean Carn "Higher ground".
- Flying Lotus "Ping pong draft".
- Raphael Saadiq: "100 yard dash".
- OH NO feat. Oneness Of Juju (from the new Stones Throw library)
- 1000Names "Dr Who new".
- The Bug "London zoo" (lp).

More soon.
Ou pas.

Amour, paix.
J.


20 mars 2008

Et encore un mois, mine de rien.

Ouais, quasiment un mois depuis mon dernier update de blog, là où je me suis encore répandu en disant à quel point blogger, ca me manquait... Et hop, encore presqu'un mois évaporé en fumée, à me demander où sont passées ces journées, et, plus globalement, à me questionner sur cette putain d'accélération du temps qui passe...
(pour les plus nerds et les plus branchés bonne bande dessinée d'entre vous, Grant Morisson a d'ailleurs une théorie assez marrante la-dessus, qu'il aime à déployer en long, en large, et en travers, notamment dans sa série "The Invisibles" ; il s'agit d'une des meilleurs séries comics de tous les temps, et ceux qui diront le contraire n'ont pas de goût, il fallait que cela soit dit, hop).

Et pendant ce mois, quoi d'incroyable ? Ben des tonnes de choses, pardi, ma brave dame :
- je suis rentré tôt chez moi pour me reposer et me coucher tôt, et en fait, j'ai passé une nuit blanche à faire plein de trucs qui pouvaient largement attendre : rempoté toutes les plantes, trié tous les nouveaux disques et les nouveaux bouquins, fait du tri sur le disque dur, nettoyé le tapis - à 4h30 du mat-, nettoyé les chiottes -à 5h00 du mat-, sorti les poubelles -à 5h30 du mat-, pour finir endormi dans un bon bain chaud, à 7h00 du mat, pendant que mon réveil me hurlait qu'il était l'heure d'aller bosser.
- j'ai voulu faire plus de choses que je ne pouvais le faire réellement, ce qui prouve qu'à 35 balais révolus, je suis toujours incapable de faire le point sur ce qui est important ou pas dans ma petite vie. Oui, oui, je vais aller m'acheter du Xanax, promis.
- j'ai gonflé un matelas (gonflable, oui oui, quelle perspicacité !) avec mes deux petits poumons, pendant des plombes, en écoutant des vieux trucs de Detroit, période 69-71, bien lointain, bien allumés, quoi. Plus d'une heure plus tard (si, si, vous voulez une photo de ma cage thoracique ou quoi ?), j'étais complètement défoncé, un peu comme au bon vieux temps. Mieux que du Xanax.
- j'ai claqué plus de tunes en 3 achats de disques que tout ce que j'avais "économisé" ces derniers mois, en achetant vachement moins de trucs, parce que "çà, j'l'écouterais 2 fois, c'est pas un investissement intelligent". Durée de la résolution : un peu moins de 6 mois. Nul à chier, quoi.
- j'ai passé des disques après mon copain Vadim (et Yarah, et Pete) le samedi soir, tard, au Cylindre.
- je me suis levé très tôt, le lendemain matin, le dimanche, pour faire 2 trajets jusqu'à chez moi parce que j'avais oublié l'agrafeuse, puis mes feutres, pour la journée Interstices du Festoche du Feu... Comment çà, "kezako interstices ?", hein ? Bon, mieux qu'un long discours :

DSC_0234
Le Kursaal de Besançon, où se déroulait cette chouette journée. Big up to Laure, Sad, Dada, etc, by the way...

DSC_0148
ca c'est l'objet réalisé en une journée-top-chrono-allez-venez-les-chinois-on-vous-attend : dvd plein de vidéos et de photos et de plein de trucs, réalisés "in the day", le tout dans une belle petite pochette imprimée le jour même par Demougeot Industries, soit Anne, Arnaud, et Dada, aux contrôles d'une belle série de trucs en couleurs...

interstices dvd objet
Encore une beeeeeeelle vue de ce beeeeeel objet...

DSC_0263
On avait donc un petit stand de L'Affaire du Siècle tome 5, où nous avons réalisé un petit fanzine, avec l'aide de Sandrina Cambera, Louis-Bertrand Devaud, Berth, Panzer Kardinal, Mathieu Pierangelo, ainsi qu'avec quelques personnes du public qui ont bien voulu jouer le jeu de euh, de... comment on pourrait appeler çà ? Ah, je sais : la démocratie participative. Ah non, ca fonctionne pas : c'est nous qu'avons monté le truc final, et on a même viré des trucs qu'on avait pas envie de mettre. Un bon vieux régime totalitaire, voilà ce dont je rêve ! Hum. Bon, il y avait aussi une sale délégation de lyonnais, dont Nelio et Tobler-One, notamment. Et puis plein d'inconnus. Au final, un joli petit fanzine assez épais, et inséré dans le dvd ci-dessus. Pas les choses à moitié vindzousss !

DSC_0086
Une des nombreuses rencontres, avec notamment ici Laulaure, Hervé Bazin, DadaVouhvoue, Manu...

DSC_0069
Y'avait aussi de la musique, entre deux concerts hip hop hop hop : ici, deux mecs qui se grattent. L'un avait joué avec Transglobal Underground la veille dans le trois-neuf-yo et n'était pas très frais (yo my man Oner !), l'autre avait joué avec la clique à Vadim et les furieux du End of the Weak, et n'était pas plus réveillé...
La veille, donc, au Cylindre, le grand retour de Vadim, un peu vrillé par un mal de dos conséquent (le lendemain, on faisait pas les marioles à attendre le zozo qui boîtait à moitié dans les rues de Besançon, entre le restau, puis chez Pum pour séance de chill en attendant leur départ pour Mulhouse puis Londres...), mais avec heureusement dans ses bagages une Yarah Bravo en super forme... Qui osera dire le contraire ? La nana est plus forte que jamais, scéniquement au top, vocalement à dix mille lieues de ses pourtant chouettes prouesses d'hier... Et puis Bongo Pete, fidèle à lui-même, finalisant la formule. Un très très bon concert, encore des étoiles dans les yeux.
Notre homeboy L'Enigmatic a mérité une première place au concours régional du End of the Weak, un concours de mc'ing super complet, et qui a vu passer pas mal de zigotos au taquet : big up à Baba Contrebass et à Néofit, qui ont eux aussi tout défoncé, sévère. Mais Lenny was up, çà c'était clair de clair... Freestyle imposé, corde raide sur beats aux bpm changeants, etc, c'était le feu, vraiment. Et puis la clique du End of the Weak : des mecs adorables, survoltés, au taquet aussi, et franchement super motivés à traîner ce concept dans notre hexagone, creusant à la recherches des mc's ultimes qui seraient encore cachés au fin fond de notre province... Eh, y'a pas que Soprano dans la vie. Hip hip hip, hop hop hop, le rap est mort, vive le rap, comme disent les copains...

DSC_0035
Donnez moi un outil, je suis le mec le plus manuel du monde (ps : j'avoue publiquement, c'est moi qui ait coincé l'agrafeuse euh, pneumatique ? Un truc comme çà).

Putain, quel weekend, quelle semaine de folie mes aïeux...

AFFAIRE WEBFLY
[le webflyer de la soirée de lancement du numéro 21 du meilleur fanzine bisontin du monde.]

Lundi dernier, on à fêté la sortie du nouveau numéro de L'Affaire du Siècle tome 5. Le numéro en question a pas loin d'un an de retard, tout çà parce que euh, ben euh, c'est comme çà.

l'affaire du siècle tome 5 numéro 21
En tout cas, il a fier allure, avec son sommaire alléchant et sa couv qu'arrache les pupilles...

On a croisé quelques unes/uns des plus chouettes collaboratrices/collaborateurs du meilleur fanzine bisontin du monde, qui ont passé quelques disques (big up to Panzy Kardy), ont bu des coups, et ont distribué à tour de bras ce chouette fanzine de bande dessinée . Ca s'est passé chez Pum, rue Jean Petit à Besançon, et on attendait Jean-Jacques Beineix, Didier Pasamonik, David Fincher, Hervé Di Rosa, et Guy Delas, qui devaient d'ailleurs tous venir avec leurs disques favoris, me disaient-ils encore la veille au téléphone. Sauf qu'entre temps, Delas, qui a comme chacun sait de vrais goûts de chiotte en matière de zik ("Mais pas que" ? Rhôôô, comme vous y
allez), à organisé une soirée karaoké chez lui, et nous a piqué tous nos guests... Pffff. Bon, super soirée, qui clotûrait une super weekend.

Sinon, gros weekend aussi la semaine dernière, avec une petite date à Grenoble very very cool, merci mister Zit pour cette Funkystérie de bon alloi. Hopefully see you soon, tout çà. Et merci aussi pour les tophs qui suivent... 8)

boogie

le retour du boogie : aube à grenoble
[je voulais intituler cette photo "L'aube sur Grenoble", mais finalement "bonjour les gueules dans le cul", c'es pas si mal, en fait...]

le retour du boogie : dancefloor !

le retour du boogie à grenoble : 1000bisous !
Some big up in Grenoble for our favorites pocket beatmakers from Bulgariaaaaaa !
1000Names represent !

le retour du boogie : espace 38 / dole on t'oublie pas bleeeeuaaarrgglllll...
Ca, c'est une spéciale dédicace pour nos potes dolois... No comments, dans tous les cas (eh, il était taaaaaard). 8)

Ensuite, en remontant par Lyon, passage obligé chez les sneakers et autres vynils dealers. Depuis, donc, tournent en boucle sur ma platine ce genre de saloperies là :


Hadley Caliman, "Iapetus".
Une fois n'est pas coutume, c'est la pochette qui a stimulé l'écoute ; bon, quand j'ai vu de qui il s'agissait... C'est le second de ses 4 albums solo, et ca a l'air bien ingaulable autrement qu'en vinyl. J'avais déjà entendu Caliman en sideman sur pas mal de trucs (avec Flora Purim, Johnny Hammond, Julian Priester ou Bobby Hutcherson, notamment), mais là, on est en 1972 (grande année !), et Caliman s'entoure d'une clique de joyeux drilles bien marqués par la vague spiritualojazzmachin : envolées de solos plus que de raison, ambiances vaguements cosmiques, et aux contrôles, donc, Caliman et sa bande de westcoasteux, parfait pour cette mission : Victor Pantoja, Woody Theus, Luis Gasca, et Todd Cochran.
Rien de très compliqué, qu'un solide souffleur asez à l'aise dans cet exercice... En tout cas, ca descend pas de la platine...


Hidefumi Toki "City".
On peut faire super court sur ce genre de skeuds : Hidefumi Toki à l'alto et au soprano, Tommy Flanagan au piano, Reggie Workman on the bass et puis Joe Chambers at the baguettes. Ca va aller, hein... La pochette défonce, ah ces japonais et leurs imports à la con...

Et pendant ce temps là, pour les copains sur Paname...



Allez, en passant, sinon : encore une petite sélection, 200% made in ju, dispo sur cd, avec des vrais morceaux de mou dedans (pas le truc pour les chiens, hein, non). 75 minutes de musique digne d'un mois de mars... Comme d'hab, tiré à très peu d'exemplaires, et réalisée avec amooûûûûr. Je sais que quelques uns m'ont demandé un peu tard les autres, alors cette fois je m'y prend tôt et je fais de la promo publique, badaboum.

instant mix WEB

Et sinon, ce vendredi, amies bisontines, amis bisontins, on fait une grande séance de super n'imp chez Pum, ca va être drôle :

Un super gros blind-test avec tout plein de monde.
Quand je vous dis que c'est n'importe quoi tout çà !

Dans quelques jours, je vous parlerais avec fièvre de plein de bouquins... Et aussi d'un bouquin paru chez Soleil que j'ai beaucoup aimé. Si, si. Je pense que je deviens mou, avec le temps. Si ca se trouve, dans 2 ans, je finirais par boire des coups avec cette vieille taupe de Burnechouigue, tiens...

NOT ON AIR ON RADIO JUNE :
- le dernier Portishead m'est tombé des oreilles ; merde, c'est quand même assez nul, non ?

26 avril 2006

Canards, konono #1, bouzard.

Bon, c'est promis, les vacances sont finies, et les mises à jour seront moins espacées, si, si, promis.Pour bien commencer, une belle photo d'Alsace :

planeto-alsace
L'alsace, ca me retourne.

Oui, je sais, c'est pas terrible, et ca pourrait provenir de n'importe où, c'est vrai, mais j'avais vraiment rien de réellement beau à blogger. Et puis, elle est pas belle cette enseigne ? Hein ?

Pas mal de trucs ces 15 derniers jours, pas mal de choses à raconter, mais je vais être bref, car il fait beau dehors et qu'on est quand même bien vautrés sous le soleil, au bord de l'eau, à bouquiner en écoutant les chiens s'agacer des atterissages de canards pas si sauvages que ça. Tranquilles avec Drine, le gars Jeff et Cécile. Peinaaaaaards.

planeto-garedeau01
Oh que c'est beau.

Dans les trucs sur lesquels j'aurais du/pu poster ces derniers jours, il y avait quelques photos prises lors de la venue de One Self, en concert à Besançon dimanche dernier, le 16, au Cylindre.
Je vais pas m'étendre sur le show en lui-même, qui était un énorme bon moment (as usual), ni sur les qualités des zozos présents, à savoir Yarah Bravo, BluRum13, Vadim, et Bongo Pete (accompagnés par Gez' et Yasmina), bref, que des gens cools qu'il est toujours bon de revoir (sans parler des potes présents, qui étaient nombreux) ; je vais simplement dire que Besançon était la dernière date de One Self en europe, et ce pour un bon moment, notre petit collectif migrant aux states pour quelques mois, le temps de taper une tournée (une énième pour le gars Vadim, qui doit afficher la plus grosse moyenne de temps passé sur les routes -ou dans les airs- pour un artiste, tout genre confondu...) qui devrait attirer pas mal de monde, One Self bénéficiant de plus en plus de promo et de couverture média, sans parler de la myspacisation massive du crew... Amis ricains, ou amis sur le territoire ricain, vous savez ce qu'il vous reste à faire, hein !

CIMG0324

CIMG0317

CIMG0352
Yarah et l'ornythorinque.

CIMG0319

CIMG0320
Les mêmes.

CIMG0340
One self live. Nuff said.

CIMG0321
Rock on !

CIMG0343
Who is yooouuuur deeeeejaaaaaaaay goooooooooowwwwwdddd ???

CIMG0363

CIMG0367
BluRuuuuuum !

CIMG0372
Vadim and some hysteric fan.

CIMG0369
It was really gay friendly, too.

Voilà, j'aurais pu vous parler de la venue de monsieur Baru, un auteur qui m'a laissé une putain d'impression et une furieuse envie de me recogner ses meilleurs bouquins, j'aurais également pu m'étendre sur la glauquitude de devoir faire des massages cardiaques à des bébés (en plastique, je vous rassure, j'étais en formation secourisme, c'est tout), j'aurais aussi pu parler des quelques heures passées au cinoche ces derniers jours (mais j'ai rien vu d'exceptionnel, à part un Dupontel plus perché que jamais dans "Enfermés dehors", sympathique moment -ou l'on croise notamment Terry Gilliam, quand même- mais clairement pas son meilleur long-métrage)... dans un ciné pas bondé, hein.

CIMG0375
Notre nouveau home-cinema est pas si miniaturisé que ça, je suis outré.

Aussi, mes 6 bombes (toutes neuves !!!) tombées de mon sac dans un canal après une euh, une poursuite dûe à... euh, dûe à un début de peinture sur un entrepôt moins désert que prévu (voilà, j'ai plus 20 ans, ca, c'est compris), et de pas mal d'autres trucs, mais on verra ça dans la semaine...

Ah si ! L'affaire du siècle tome 5, numéro 15, version papier, est sorti. La version numérique devrait bientôt arriver sur le site, et hop, quarante pages de saloperies signées par la bande habituelle, et quelques nouveaux venus, aussi.

Au sommaire, donc : Cécile Maillard, Miss Gally, Fred Neidhardt, Pirik, et Niok pour les nouveaux, et puis Louis-Bertrand Devaud, Retromonkey, Sandrina Cambera, Jérémy Jorandon, Ibn Al Rabin, Loïc Gaume, Jocelyn Teillard, Berth, Roosevelt, Nancy Pena, Serge, et moi-même. C'est toujours trop cher, les gens de ce fanzine de merde devraient avoir honte...

=> This saturday, vindzouss de vindzouss, y'a monsieur Christophe Gaultier qui vient signer des livres à la librairie (j'ai déjà dit tout le bien que je pensais de son dernier titre, "Demi-Course et casquette Motul", alors feu). Non seulement faut venir, mais en plus, faut venir. Voilà, c'est dit. Nan mais.

GAULTIER-042006
Viendez numbreux.

=> Amis Parisiens !!!
Dimanche 30, il y a une soirée Block Party au Bus Palladium, de 21h30 a 6h, avec un line-up d'enculés pour les nostalgiques du golden age, yeah y'all :
KURTIS BLOW (New York)
STEINSKI (New York)
DEE NASTY, UNCLE O & SOLO (toxic), DJ MC DYNAMAX (Zulu Nation), ALINE (Radio Nova)
Putain, Kurtis et Steinski, merde...

=> C'est toujours chouette de recevoir du courrier, lorsqu'il n'y a pas de tampon "trésor public" ou de logo EDF sur l'enveloppe, en gros. Alors lorsque le facteur me laisse un mot pour m'expliquer que ma boîte est trop petite et que j'ai encore un gros colis à aller chercher "en bas", je trépigne toujours un peu, et en principe je suis pas déçu.

Et là, je l'ai pas été, merci môôôôssieur Bouzard :

planeto-bouzard02
Le paquet gros comme mon appart, genre.

La nouvelle saloperie signée Bouzard est entièrement faite main (y compris l'agrafe, fondue au briquet, sculptée à la main, pliée avec les doigts), elle est "produite" à très peu d'exemplaires, et elle devrait être difficlement disponible en Fnac ou en "librairie" Album. Pire, vous ne devriez pas trop en lire grand chose dans le prochain Bodoi ou le nouveau torchon Bulldozer ; quelques échos sur le net, grand max, et c'est bien dommage, parce que "43204" est une nouvelle preuve du talent de notre zozo favori : c'est plus con que jamais, et franchement, les Bouzardophiles ne devraient pas être déçus.
En attendant le grand retour de Jade, ou un certain super-héros bien connu, errant de dune en dune, devrait faire son grand come-back (chez 6 Pieds sous terre, très bientôt, mais on en recausera), voilà qui devrait les rassasier, les fans du Bouz'.

=> Sinon, comme prévu, samedi dernier, nous avons tracé du côté de Mulhouse, au Noumatrouff (big up to jéjé !), pour assister au concert de Konono #1, un groupe de congolais qui manient le likembé de manière assez inédite.
Ces mecs, depuis de nombreuses années, ont branché leur instruments -souvent- de fortune sur des amplis, et la fée électricité s'est une fois de plus bien sorti les doigts du cul : ca pulse comme pas permis, et s'en dégage une alchimie qui ont séduit bien du monde, de The Ex (qui les ont invité, il y a quelques années déjà, à assurer un paquet de leurs premières parties - et c'était déjà terrible) aux belges de chez Crammed qui les ont signé.
Le concert de samedi était un cran en dessous de leur prestation aux Eurockéennes de Belfort 2005, mais bon, c'était déjà pas mal. J'ai des photos en pagaille (prochainement toutes sur flickr), mais surtout quelques vidéos pas dégueu... Ca arrive ! Konono #1, ne pas attendre qu'ils soient repartis à Kinshasa pour aller voir un de leur concert, sérieux.

planeto-konono01
Kinshasa réinvente la saturation.

Ne vous fiez pas à ce que voyez, hein : on est loin d'un afrobeat strictement percussif au sens traditionnel du terme (et quand bien même...), Konono remue et triture leurs sons avec un sens de l'ouverture pas permis, c'est assez sidérant de voir ces mecs évoluer sur scène en jouant de leurs amplifications pour aller taquiner la saturation...

Franchement terrible.

=> Ah, si j'étais hype... Ah, si j'étais riche...
Si j'étais riche, si j'étais hype, alors je serais sûrement super content dans mes sapes Upper Playground ou Fifty 24 SF. Bon, pour le moment, je me contente de trier mes graphistes favoris, qui côtoient ici les pires, dans le petit catalogue des marques sus-citées, car sur 130 pages, on se prend quand même de forts jolies choses (de très laides aussi, hein, faut pas déconner) de gens comme Jeremy Fish (qu'on ne présente plus), les anglais d'Insect, Dave Choe (l'auteur de "Slow jams"), Andy Mueller (from the Girl skateboard hall of fame, Lakai, tout ça...), Albert Reynes, David Lee, Herbert Baglione (mec qui fait de très jolies choses en illustration, qui démonte la typo avec intelligence et créativité, Dalek, Kylan Larson (les pires landscapes mentaux trouvables sur t-shirts de ce côté de l'univers), Craola (super chouette), les un -peu-saoûlants-quand-même The London Police, Marok (un des gus allemands de Lodown), le méga fort Will Barras, Mars-1, et même Cope 2, dites-donc.

Il y a aussi les trucs proposés par Twelve Grain (Sam Flores reprazent !), des bouquins, des coussins, des bonnets, des tonnes de conneries (des bougies, un rideau de douche), et Rob Abeyta Jr a malheureusement sévit également dans le même catalogue, pour Estevan Oriol, pûûûi caca .
Plein de belles choses, mais pour les gens hype et friqués, donc, hein...

=> Lu le dernier Fluide Glacial, anciennement mensuel de bande dessinée d'humour fort appréciable, aujourd'hui condensé d'ennui triste.
Eh bien c'est pas la présence des très bons Libon, Lindingre, Luz, ou Charb (qui lance chaque mois une nouvelle fatwa, probablement le truc le plus marrant dans Fluide ces derniers mois, jusqu'où ira t'il ?) qui sauvera les meubles, hein.

Dans ce numéro (#359, mai 2006, avec le sympatique -mais un brin soporifique- Mo/Cdm en couv), le papier sur Rube Goldberg signé Frémion (mine de rien, ce mec -ainsi que Léandri- m'apprend tout le temps des trucs, je devrais peut-être perdre cette habitude prise à l'adolescence qui consiste à les zapper systématiquement pour lire leurs rubriques après avoir lu les bandes dessinées) est le dernier truc qui sauve le truc, même Yoann et Omond, capable de bien mieux (amha) font du sur-place...

Les premiers pas de Pascal Brutal, par Riad Sattouf, ne m'inspiraient pas confiance. J'avais tort : on parle beaucoup, partout, des trucs de Sattouf, et en ce qui me concerne, j'ai parfois un peu de peine à adhèrer... Eh ben Pascal Brutal, c'est très bien : c'est tout ce que Sattouf maitrise, restitué dans un format qui colle (quelques pages chaque mois, rythme idéal pour lui, je trouve), du ton complètement abusé à l'oeil acerbe que Sattouf porte si bien sur ses contemporains (pauvres de nous !).
Pascal Brutal est un crétin total dont les activités principales sont de changer le cd de rap de merde qui tourne en boucle dans sa stéréo à deux balles, d'aller en club de fitness retrouver ses semblables décérébrés (mais balèzes, hein), ou de se rouler d'énormes 3 feuilles, car Pascal kiffe les splifs, yo. Il ne se passe jamais grand chose, mais ce mec est tellement con que rien que sa gueule fait oublier qu'on est dans Fluide ; ce qui est déjà largement admirable.

Pascal Brutal, l'album, sort le 16 juin en librairie ; j'ignore s'il y aura de l'inédit dedans, des choses non publiées dans Fluide Glacial, mais tout ce que je sais c'est que l'album sera vendu avec un cd sobrement intitulé "Pascal Brutal", comportant 4 MP3 aussi courts que mauvais, mais, une fois encore, plutôt marrants. Les instrus sont à gerber, on a notamment droit à un truc style rap français réussi (car immonde, ce qui caractérise 98% du rap français, comme chacun sait), à un truc bizarrement définissable et nommé "Pascal original tunning dancefloor megamix", si ca peut vous donner une idée... Bref, le concept est donc emmené jusqu'au bout, et même si je ne pense pas réécouter ce truc de si tôt, je dois bien avouer que je me suis marré comme un crétin en écoutant les premières paroles de "Introduction dans le futur".
Il est vraiment trop con, ce Sattouf.

=> Loïc Gaume est un jeune illustrateur très prometteur, qui sort son second bouquin dans les jours qui viennent. "Sans grande prétention", sorti en 2004, avait déjà fait l'objet de quelques lignes ici, tout simplement parce que Loïc est un mec avec des tonnes d'idées, des tonnes d'envie, qui se fait plaisir en dessinant, et ca se voit. Et c'est déjà pas mal, même si, il faut bien le reconnaître (et lui-même l'admet volontier), sa manière de faire (tendance simplifiée, sans tomber dans le minimalisme hardcore) est très influençée par Trondheim, par exemple ; ceci étant dit, si sa narration évoque certains auteurs, son dessin, lui, passe intelligemment de la succession de plusieurs petites cases très répétitives, aux instantanés réalisés à la pointe très fine, ou Loic est impressionnant : c'est pour ma part dans ce registre, le Rotring "sur le vif", que je le préfère.
Quand j'aurais ajouté qu'il est étudiant à Bruxelles mais qu'il est originaire de la région bisontine (il participe du coup depuis le début à l'Affaire du Siècle tome 5), j'aurais presque tout dit...
Ah non ! Loïc vient de sortir son troisième petit "Piscine couverte", un mini-zine entièrement fait main (photocop n&b) et réalisé à peu d'exemplaires, qu'il vend pas cher du tout.
Après "Piscine Couverte", "Restons courtois", voici donc "Noël à Bruxelles", choppable auprès de l'intéressé.


=> On air on radiojune : allez, une fois n'est pas coutume, une photo pour illustrer ce qui tourne dans les enceintes.

Oui, je sais ce que vous vous dites : "Ils ont un nouveau jouet, du coup, ils jouent avec leur nouvel appareil numérique". Eh ben ouais, absolument ; y'a plein de boutons, je capte que dalle, faut bien que j'essaie d'apprivoiser la bête, hein...

planeto-playlist

De gauche à droite, des vinyls aux cds : Roland Kirk, Yussef Lateef, Aesop Rock, Roots Manuva, The Isolationnist (big up The Horse !), Murs and Slug, Lusine, une compil Full Cycle, Prefuse 73, Hard 2 Obtain, Aphex Twin, Pascal Brutal, Charles Mingus.

Pour les titres, pour le reste, démerdez-vous. Nan mais.

Bientôt encore des conneries ici.
Ou ailleurs.
Ou pas.

3 novembre 2005

FACE DREAMING AGAINST THE WALLS OF THE WORLD.

Je m'autoproclame vainqueur de mon petit marathon de fin octobre-début novembre ; à l'unanimité, même, avec me, myself, and I, même, tiens, nan mais.a

La course débutée fin de semaine dernière, avec la dernière touche à un projet de gribouillage dont la prochaine étape sera forcément relatée ici dans quelques jours, dans quelques semaines.

La seule étape digne de ce nom consistait à lire avec enthousiasme et entrain, ce dernier vendredi, la version française du "Dogs and Water" d'Anders Nilsen, paru en France chez Actes Sud et portant donc le titre de "Des chiens, de l'eau" ; ouvrage formidable, et je suis en dessous de la vérité.
J'ai envie de dire qu'il s'agit là de la meilleure bande dessinée de l'année, mais les esprits chagrins me feront remarquer que je dis ca chaque mois ; alors comme j'encule les esprits chagrins, j'insiste : oui, Anders Nilsen mérite le petit buzz qui tourne au dessus de sa tronche ces derniers mois, oui, "Dogs and Water" est un putain de bon bouquin, oui, décidément, cette relève américaine comporte quelques putains de bons éléments.



des chiens, de l'eau, originally uploaded by jUne.


Daniel Holloway, dans un des derniers Comics Journal (# 270, august 2005), est en discussion avec monsieur Nilsen, qui ouvre un peu (j'ai bien dit "un peu") les portes de son univers, le temps de tourner 3 pages.

Eh bien, il n'y a rien à y découvrir.

Nilsen se contentant de jouer la carte de la création ultra spontanée, il a bien du mal à justifier sa démarche, et c'est pas plus mal : la surprise liée au résultat de son petit processus risque de faire parler de lui dans les mois à venir. Nous en reparlerons, peut-être fin janvier, peut-être à Besançon (mine de rien, je viens de balancer un scoop d'enfoiré, que personne ne relèvera, pas vrai ?).

Ensuite, l'étape suivante consistait à aller passer du bon temps à Lyon, avec Drine, auprès de Delphine, Fred, et de leur naine number one ; rude tâche dont nous nous sommes acquités avec joie et plaisir deux jours durant, et en plus, j'ai rarement rentabilisé du temps avec une filette de 14 mois aussi cool, vraiment ; entre une balade du côté des libraires Lyonnais le samedi après-midi (ou nous retrouvons avec plaisir Julie et le copaing Oslo) (après un passage forcé chez Bodyshop, biiinnng la note), une bouffe super cool (et pleine de révélations incroyables que je me priverais bien de dévoiler publiquement, surtout concernant les rêves bizarres d'Oslo, mais chut) avec les 6 sus-cités, le soir, chez Fred le-roi-du-petit-salé (Ju, ou sont tes années végétariennes ? Loin, hein...), des balades dans le vieux Lyon le dimanche (ou l'on intercepte l'ami -et précieux collaborateur de l'Affaire du Siècle tome 5- Loic Gaume), le tout ponctué de franches rigolades, de bons moments, et d'empiffrage, pardon, de dégustation de macarons-qui-tuent-leur-mère... Un vrai week-end respiratoire, avec des gens qu'on aime, putain, c'est coooouuule.

Et je ne dis pas ca parce que mon copain m'a foutu dans les pattes une sélection de souvenirs de son passage à SPX de cette année, le grosse convention indé qui s'est tenue fin septembre à Bethesda : du "Owly" d'Andy Runton (dédicacé, siouplait), de l'Alternative Comics Presents, des mini-comics pro-Alec Longstreth et signés Aaron Renier (l'auteur de "Spiral Bound" dont j'ai parlé il y a quelques semaines), Nate Beaty, Clutch McBastard, JP Coovert et Bwana Spoons, du "Out of Water", joli conte grec adapté en bande dessiné par Matthew Bernier, dont les incursions imaginatives arriveraient presque à faire oublier la similitude avec l'univers graphique du "Chunky Rice" de Thompson...Bref, de bien belles surprises, Fred, tu chille ta race veugra, ouaich ouaich.

En parlant de bande dessinée... J'en profite pour replacer un truc récemment ajouté à ma petite liste de liens (la colonne de gauche), le site de l'ami Nico, aka Tetsuo-from-Brussell, un mec avec qui on peut parler de toute la bande dessinée pendant des jours entiers sans parler une seule fois d'un seul truc pourri ; le monsieur a du goût, et de l'énergie passionnelle à revendre : il est le responsable de l'auto-publié "Xeroxed", un somptueux zine papier (et tissu, parfois même) qui traite de bande dessinée au sens glorieux du terme. Eh bien Xeroxed est désormais online, et voilà du coup une nouvelle visite obligée : ses quelques articles et entretiens déjà publiés valent à eux seuls plus le coup que la majorité des sites traitant de notre chère bande dessinée...

En feuilletant les magazines à la maison de la presse du coin, j'ai halluciné sur la pauvreté de magazines qui partaient bien, mais qui se sont étendus en plein vol... Le dernier Clark, for example, m'a encore plus écoeuré que les 2 derniers que j'avais feuilleté... J'ai arreté de claquer du blé sur ce titre, c'en était trop, et j'en suis bien content : en gros, Clark, c'est un mensuel qui tourne autour de 3 nombrils, d'une espèce de famille dont les membres font des apparitions d'un numéro à l'autre, et où la pauvreté du matériel publié rend triste, vraiment triste. Pour un article valable, pour une chronique potable, pour un focus honête, 90% de branlette pseudo-journalistique où la notion d'ego-trip sort du contexte habituel pour imprégner un magazine entier.

En gros, les mecs derrière Clark ont décidé de ne parler que de 4 sujets, que de 3 artistes post-graff, que de 2 nouveaux jouets trop hype tendance top chanmé, et chaque mois, ils recyclent le même topo, plus ou moins ; c'est dommage parce que le champ d'action qui est le leur (pour résumer, tout ce qui tourne autour de la culture urbaine, comme on dit à Libé) produit de belles surprises dans tous les domaines artistiques, ou alors, je me trompe, et le mouvement tourne tellement en rond qu'il est temps de cesser de prendre les lecteurs pour des collectionneurs de sneakers importés from Tokyo ou des toys addicts qui ne jurent que par leur nouvelle mozaique de salle de bains Space Invader. Et de reconsidérer une parution qui minimise, au final, un élan plutot sympathique. Beuark.

Dans le même registre, j'ai craqué et je suis parti avec le quatrième "Innercity" ; dans les précédents, des articles marrants et frais comblaient difficilement un large éventail du manque d'originalité qui sévit dans le graffiti actuellement, et sur lequel tout le monde s'étend au détriment des quelques pousseurs défricheurs novateurs (voir liste non-exhaustive dans un précédent post récent). Bon, ben sur 50 pages, j'en garde 10 à tout casser. 4.50 pour 10 pages ? Ok, j'arrête.

Par contre, toujours à la maison de la presse, avec 3 magazines sous le bras, j'ai tenté le numéro d'octobre de "Freestyler" (# 71)... Je passe rapidement sur le ton qui doit plaire aux kids tout en Volcom ou en Zoo York, il y a quelques bonnes photos mais les articles et le rédactionnel dans son ensemble ne chient pas bien loin. Mais...
Mais dans le mag, ben y'avait un DVD.
Et le DVD, eh ben il tue.
Si, si.




Pour les anciens de la planche à roulettes, ceux qui comme moi tentaient de flipper leur horrible plateau Santa Cruz dans de grosses Etnics inconfortables (j'ai pas dit Etnies, hein, bien EtniCs), eh bien, j'avais rien ressenti de tel depuis, je sais pas, moi, Propaganda ou Public Domain.
Pas parce que les mecs ont un niveau d'enculé, non ; simplement parce que contrairement à la plupart des DVD qui sont passés dans mes pattes ces derniers mois (ces dernières années ?), "The strongest of the Strange" est une oeuvre de création, et pas un support publicitaire destiné à promouvoir telle ou telle marque ; bon, ok, aussi, mais pas que...
Pontus Alv est un bargeot.

Son film est une pépite pleine de poésie à roulettes, une ôde à la discipline qui l'habite, c'est plein de bonnes idées, la super-8 tourne de manière intelligente et intelligible... Ils sont forts ces finlandais ! Et la bande son ne gâche rien (jusqu'au titre qui vient d'un texte parlé de Bukowski) : Sonic Youth, Tortoise, Roland Kirk...

Téléscopage d'influences, carambolage d'idéaux, fusion à froid d'états d'esprits aux antipodes l'un de l'autre...
...Y'a tellement de choses à dire de cette vie.

Bon, sinon, à Londres, ca bouge ; après Camden ce dimanche, la suite de l'invasion OneSelf !
"(...) Armed with 2 mics, a vintage guitar amp, a portable turntable, and an MPC (...) spreading their vibe to the masses and penetrating the system and it's pedestrian ears (...) Over the next 2 weekends, completely free, one of the freshest groups of 2005 take the street and make them their own - guerilla style. And you can experience them whilst enjoying some of London's cooler and funkier parts??"
Le crew Vadim and co pète les plombs et sort armé de sa tannière, pour explorer un peu la ville ; y'a même le détail, mais vite vite vite, hein !
WHEN & WHERE ??
1/ Sunday 30th october 4pm Camden, North London
Outside Labels Wharehouse shop on Camden High Street,??right next to the hump back bridge by camden lock, east yard.?
Come outta camden town tube stop , walk up camden high st, cross the first intersection and up another 100 m or so on the left hand side on the main rd,?
2/ Sunday 30th? october 5:30pm Camden, North London
Outside Camden tube, on camden High street
3/ Thursday 3rd november 3pm Covent Garden, Central London
Outside Urban Outfitters (which is practically opposite footlocker), Neal st, Covent Garden
4/ Thursday 3rd november 5pm Oxford Circus, Central London
Outside Niketown
5/ Sunday 6th november,4 pm? Brick Lane, East London
146 brick lane ( the old Truman Brewery)? opposite Dray walk and spitting distance of 93 Feet East
6/ Sunday 6th november, 5:30pm? Spitafields Market, East London
On the corner of Commercial st / Handbury st, outside the Smudge Gallery (the one that sells loads of Banksy photo's...)?


LE GRAND JEU DU REPONDEUR :
Un enfoiré de dijonnais à foutu minable pas moins de 5 participants : même si c'était imprécis, Alcor a effectivement reconnu la mélodie du classique "Les fleurs" de Minnie Ripperton & Rotary Connection, qui était mixée à une construction midtempo mixée par Cut Chemist. Il a dont identifié l'essentiel du message du répondeur, et a gagné un putain de cadeau. C'est reparti pour un tour ! Bien ouej, Alcor, t'es vraiment une encylopédie vivante de la musique de qualité, quand je pense qu'a une époque tu m'offrais du Byron Stingily, putain, t'a bien changé en fait. 8)

Bon, sinon, faisons le nerd de base : l'avenir de la musique, entre le podcast et la radio online, se dessine véritablement ailleurs que dans mon bac de skeuds, et la transition est dure pour moi, je dois bien l'admettre...
D'abord, Alcor (encore lui) a un nouveau projet qui m'excite, et j'espère que ca se fera vite, parce que moi, chui super motivé, voilà ; tu vois, Cocore, tu pourras abuser et te foutre de ma gueule si je fous rien par la suite : j'aurais publiquement dit le contraire, bordel de merde ! 8)

ON AIR ON juneRADIO :
- Le nouveau Breakestra est vraiment très très bien. "Hit the floor" reprend les bons vieux heavy-beat de la grande époque mais cette fois, Miles Tackett et son crew jouent leurs morceaux, et c'est rudement bonnard. En passant, la release-party à LA :
November 16, 2005
Breakestra @ The El Rey (Los Angeles Release Party)
Plus People Under The Stairs, Cut Chemist, DJ Dusk
Hosted by Chali 2na of Jurassic 5.
5515 Wilshire Blvd Los Angeles, Ca. 90036
Between Fairfax Ave and La Brea Ave
$16, 18+


- Ces salauds de Dazed & Confused ont encore pris des trucs bizarres : "One of the freshest talents to have emerged out of hip-hop's leftfield in the last five years... The Find takes inspiration from boom bap bad boys Pete Rock and DJ Premier, as well as Stereolab" disent-ils d'Ohmega Watts et de son album "The Find", qui tourne en boucle au petit matin, à la maison.

- Sur The Friday Night Session, il se passe des tonnes de choses réellement terribles.
D'abord, Andrew Jervis, le mec derrière Ubiquity (le fabuleux label de Los Angeles) est en archive pour un show partagé avec Mike Bee (d'Amoeba) et Tomas (du magazine XLR8R) ; également en archives (cherchez, cherchez...), du son bien frais des polonais Skalpel, de Boards of Canada, de l'anglais ultra-productif Domu, de Radio City...
Comme ils disent gentiment : "You can also check the show live on air Fridays 10pm-12midnight on 90.3FM KUSF in San Francisco, or tune in via iTunes (go to public radio and click on KUSF), or follow the links from www.kusf.org". Woooooooord. Saloperie de californiens.

I'm out, comme ils disent.