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4 septembre 2025

NEUVIÈME ART | Galerie Martel BXL | Exposition Collective du 13 au 27 septembre 2025

J'ai rédigé une quinzaine de petites notules pour accompagner la prochaine exposition proposée par la Galerie Martel Bruxelles, du 13 au 27 septembre 2025.
J'ignore si l'occasion se représentera d'aligner autant de petits boulots sur autant d'auteurices dingo.e.s, mais je ne boude pas mon plaisir : 

"La Galerie Martel, récemment installée à Bruxelles, présente du 13 au 27 septembre une exposition collective consacrée au Neuvième art, réunissant des figures majeures de la bande dessinée contemporaine.
Art Spiegelman, Chris Ware, Charles Burns, Lorenzo Mattotti, Brecht Evens, Emil Ferris, Gary Panter, José Muñoz, Ugo Bienvenu, Dominique Goblet & Kai Pfeiffer, Eric Lambé, Thomas Ott, Thierry Van Hasselt, Herr Seele & Kamagurka, Miroslav Sekulić-Struja, Gabriella Giandelli, Guido Crepax ou encore Fred : chacun, par son approche singulière, illustre la vitalité et la diversité d’un langage graphique en constante réinvention.
De l’introspection radicale aux fresques expérimentales, de la poésie visuelle aux explorations formelles, ces artistes – pionniers, iconoclastes ou héritiers turbulents – participent à repousser les frontières de la bande dessinée, affirmée ici comme un art à part entière.
Les textes de l’exposition sont signés par Julien June Misserey critique et commissaire d’expositions, qui accompagne ici la sélection d’un regard curatorial."

(extrait du site |
les textes en question sont sur la page dédiée du site de la galerie Martel, ici-même).

De la régalade pour les yeux, un peu moins pour le compte en banque si on se laisse un peu trop aller : une sorte de best-of en soi, quoi.
Merci à la Galerie Martel pour cette collecte vingt étoiles.


7 juillet 2025

On ne badine pas avec les célébrations.

Ça bosse dur dur sur un gros projet impliquant 2 ou 3 auteurices d'un peu partout.
2 ou 3... ou 78, je sais plus.
78 ?! Mazette, allez j'y retourne, y'a du taf.


17 juin 2025

Chris Ware. Drawing is Thinking | une édition du CCCB, à Barcelone.

J'ai reçu le formidable catalogue d'exposition proposé par le Centre de Cultura Contemporània de Barcelona qui accueille jusqu'en novembre une très très belle itération de l'exposition consacrée à Chris Ware.
Il est super !

Nombreux et nombreuses furent les personnes m'ayant demandé si l'une ou l'autre des moutures initiales de l'expo Ware bénéficierait d'un catalogue d'exposition, et la réponse était toujours frustrante : non, non, non, grrrrrr, non, ben non.
Les raisons étaient nombreuses et souvent frustrantes, aussi je ne citerai que les plus justifiées et pertinentes, laissant les autres, les mauvaises, aux oubliettes des mauvaises décisions : une nouvelle version du livre de Benoît Peeters (La bande dessinée réinventée, aux Impressions Nouvelles) sortait tout juste, et le splendide Monograph de chez Rizzoli, paru en 2017, demeure une somme qui fait tout à fait le taf s'il s'agit de combler les adorateurs.trices de l'auteur (et qui plus est : un ouvrage absolument fabuleux à tous niveaux -y compris sa fabrication folle !- pour moins de 40 balles).
Cela faisait deux raisons, donc.
N'empêche, entre le nouveau matériel peu croisé jusqu'ici, les quelques approches obliques portant sur le travail de Ware, et les quelques pistes que l'on avait pu commencer à explorer sur ces expos, les entrées pour bosser sur un BEAU catalogue ne manquaient pas. J'ai été particulièrement frustré par tout ça, mais ainsi va la vie.

Hors ! Les bonnes gens du CCCB devaient se dire la même chose que moi, que l'on avait l'embarras du choix, et ont donc décidé de faire le taf.
Et plutôt super bien ! Un peu plus de 200 pages de belles repros bien choisies et de textes de grande qualité (traduits en anglais, en plus du catalan initial), joliment mis en forme, et pour 20€ tout juste

Pour celles et ceux que cela pourra intéresser, j'imagine que Rina Zavagli et Simone Mattotti de la Galerie Martel auront très probablement quelques exemplaires à leur galerie parisienne ou à celle de Bruxelles ; Rina ayant fait office de cheville ouvrière de première catégorie dans cette épopée européenne, s'il y a un endroit où trouver l'ouvrage, je me dis -sans leur avoir demandé- que cela pourrait bien être par là-bas ! 

Un salut amical -en plus des remerciements- à toute l'équipe du CCCB pour la grande rigueur et les chaleureux échanges, et particulièrement à Ada Claver, Carlota Broggi et Mònica Ibáñez
 : l'expo a pas mal tourné en Europe et il en est des structures accueillantes comme des personnes qui les pilotent ; pas mal de gens aussi discrets que débordés, mais occasionnellement et pour mon plus grand bonheur, quelques humains qui consacrent volontiers un peu de leur temps et de leur attention à accompagner correctement toute la vie d'un projet.

Il reste encore quelques semaines pour passer par Barcelone ! En plus des raisons habituelles, il y a des choses que l'on est pas près de revoir de si tôt en Europe...





16 mai 2025

Paname express : balade dans le XVIIIème, vernissage Adrian Tomine à la Galerie Martel.

Rapide passage par Paname pour le vernissage de l'exposition Adrian Tomine à la Galerie Martel : il faisait beau et j'ai fait le tour du 18ème en compagnie d'un guide idéal en la personne de l'amigo JCM.
On a contourné ou traversé les sites touristiques déjà assaillis, on a beaucoup marché, on a diggé dans les vieux bouquins, les vieilles revues puis les skeuds évidemment (notamment du côté de La Spirale, rue Tholozé, tenue par Manu Brughera).
Avant et après ces sessions aussi réjouissantes pour mon cœur qu'épuisantes pour mes panards, c'était chouette de refaire le monde avec Laura et lui. C'est chiant d'habiter loin des gens qu'on aime.


(étape eau gazeuse avant d'arpenter l'autre côté de la butte)

(Mon futur lumbago immortalisé par JCM)


Un peu plus tard, on a retrouvé une sacré brochette du côté de la rue Martel, et j'en profite pour placer un merci à Pierre de Garde et à Guillaume Bla, à qui j'ai emprunté quelques-unes des photos suivantes : mon smartphone et moi, on est les pires photographes du monde, je pique donc celles des autres comme le fieffé salaud que je suis.

Comme toujours, je regrette que ces rassemblements un peu mondains se fassent dans l'urgence, le piétinage et la va-vite, mais croiser quelques vieilles connaissances bulledairiennes était cool !
Beaucoup de monde au vernissage, Adrian était disponible et semblait heureux d'être là (avec Sarah, sa très chouette épouse), il m'a semblé (un peu plus tard, le dîner me l'a confirmé). La sélection des œuvres rendait super bien aux murs, ses pièces sont très belles, on le savait mais combien de fois avait-on peu le constater en France, sans avoir besoin de traverser l'Atlantique ? Pas tant que ça ; merci à la Galerie Martel pour cette belle opportunité.

J'ai pu également voir la chouette petite édition des éditions italiennes Sigaretten, "Adrian Tomine/Drawings and questions", qui comporte une petite préface que j'ai eu la joie de signer (et qui apparaît en italien, en anglais et en français, mazette).

Le livre comporte également une belle repro grand format, il comblera les amateurs du dessin de Tomine, en s'attardant sur certains des détails qui font sa qualité.
Il a une bonne tronche :


Il est dispo en VPC ici
, mais je suppose qu'il y en a quelques exemplaires du côté de la Galerie Martel !

Une fois encore, merci à Rina et Simone chez Martel pour leur confiance, et pour le toujours très bel accueil. Je ne doute pas qu'un dîner attablé entre Tomine, Menu, Mattotti et bien d'autres soit déjà un moment à chérir en soi, mais il se trouve que Rina est une reine aux fourneaux, la cuisine italienne au top du top de l'authenticité. Miam, et voilà, rien que d'écrire ça, j'ai faim.



(on se serait crus à une bullerencontre, comme à l'époque)



(merci Laura Park pour la photo !)





 

27 avril 2025

Adrian Tomine à Paris | Galerie Martel

Le jeudi 15 mai 2025 aura lieu le vernissage d'une exposition consacrée à Adrian Tomine à la Galerie Martel, en présence de l'américain qui vient passer quelques jours dans le secteur, avec notamment des moments de dédicace à Paris le vendredi puis à Bruxelles le samedi.

Je vais faire l'aller retour à la grande ville pour voir tout ça : autant d'œuvres de Tomine en France au même endroit, ça n'arrive pas si souvent que ça, et la Galerie Martel m'a en outre gentiment proposé de rédiger un petit texte de présentation de cet auteur (voir le communiqué de presse en ligne), dont pas mal de livres (tous publiés chez Drawn & Quarterly) m'ont été très importants et que je conseille à tout le monde ; il faut notamment prendre le temps de lire l'une des dernières cordes ajoutées à l'arc du cartoonist : le très réussi The Loneliness of the Long Distance Cartoonist, traduit chez Cornélius en 2018 sous le titre La Solitude du marathonien de la bande dessinée.

Il me faut ajouter que la sélection des œuvres est formidable, prenant le temps de ponctuer chacune des étapes marquantes du parcours de l'auteur. On a du Optic Nerve séminal, des pages plus récentes (et notamment du livre cité plus haut), du travail d'illustration pour la presse évidemment, mais aussi quelques formidables dessins en rapport avec ses histoires adaptées au cinéma, que cela soit par Jacques Audiard ou Randall Park, entre autres...
Qui en sera ?



24 mars 2025

Thomas Ott @ CartoonMuseum Basel, CH.

Vendredi dernier avait lieu le vernissage de la très belle exposition From Scratch consacrée au travail du toujours impressionnant Thomas Ott, et qui se tient jusqu'au 22 juin 2025 au CartoonMuseum de Bâle.

Il faut bien le dire, ou du moins, l'écrire : les sujets et auteurices que l'on retrouve dans ce formidable endroit bénéficient de magnifiques intentions, et ces quelques années on a eu l'occasion de baver à plus d'une occasion devant le travail réalisé, les corpus assemblés, les approches partagées.

Le travail de Thomas Ott est valorisé comme je n'avais encore jamais eu l'occasion de le voir. L'exposition réussit le tour de force de souligner les différents angles attaqués par le suisse allemand, de faire jaillir l'importance de la narration dans son travail sans jamais sacrifier au pur aspect plastique, ce piège tendu dans lequel tout le monde a finit par tomber un jour lorsqu'il s'agissait d'évoquer ce travail unique. On pourrait en parler des plombes, mais les nombreux livres de Thomas sont souvent reliés à cette idée persistante qu'une technique laborieuse, qu'une pratique singulière doit occuper le terrain lorsque l'on essaie de les circonscrire. C'est évident et il n'est pas question de passer ça à la trappe : les dizaines de pièces exposées ici sautent à la rétine, comme à l'accoutumée. C'est du Ott. Évidemment que c'est dingue, fascinant, hypnotique, déstabilisant.

Mais l'univers du type ne tient pas qu'à ça. Il n'est pas qu'un illustrateur un brin génial, aux outils peu courants, à l'univers graphique identifiable de suite. Ce serait déjà assez fou en soi, certes. Mais il se trouve que Ott a des choses à raconter, des rythmes à communiquer, des personnages à faire vivre, ou à tuer, des histoires à boucler, des ressentis à faire émerger par délà les coups de pointe dans l'épaisse couche de noir qu'il gratte depuis des décennies déjà.

L'exposition fait tout ça très bien, elle éclaire pas mal de choses et conjugue toutes ces intentions avec minutie. La grille de lecture posée sur cette somme fonctionne parfaitement, et les plus grand.e.s amateurices du travail de Ott auront des surprises, en découvrant très probablement des travaux inédits à leurs yeux. Planches parues dans de vieux Strapazin, travaux d'études, commandes diverses : le tout donne le tournis. C'est formidable.

Le vernissage avait attiré pas mal de curieux (combien de fois dans sa vie se retrouve-ton à la même table que Christoph Fischer ou Lorenzo Mattotti, et bien d'autres encore ? C'est un bon repère je crois...) et pour ma part j'étais très content de pouvoir croiser les toujours pétillants Christian Gasser ou Noyau, entre autres voisins trans-frontaliers pas si éloignés, mais assez pour ne pas pouvoir profiter de leur solaire proximité si souvent que ça.

Le lendemain, mon gars sûr Ed m'a fait découvrir la librairie-gallerie Stampa, et parce qu'il nous fallait rentrer tôt, nous n'avons pas diggé du côté de Plattfon Records. J'ai rapidement fait un crochet du côté de Mystifry, étape désormais classique de mes passages à Bâle.
Et puis le train nous attendait. Enfin, c'est un peu plus compliqué que ça...

Merci Annette Gehrig et l'équipe du CartoonMuseum pour l'accueil et cette exposition très, très réussie.

📷 @derekliwanpo.photography

📷 @derekliwanpo.photography

📷 @derekliwanpo.photography


 Photo :  Zab, jamais très loin de là où il se passe quelque chose. 












 


15 novembre 2024

BD Colomiers : Drawn & Quarterly | une échappée éditoriale.

BD Colomiers : Drawn & Quarterly | une échappée éditoriale.
L'expo est quasi prête. 👀
On espère qu'elle vous plaira. 🤞

Gros gros gros big up @amanda.sandysandals @hitgwen @frqncoi, mega clap clap a la clique au top du @collectif_cartel et au top duo @bureau.independant, et puis super ♥️ aux bénévoles qui ont contribué au travail de ouf avec un enthousiasme communicatif.
Tophs piquées aux copaines sur place, et puis aussi sur les insta des collègues ci-dessus, que je remercie une 89765432ème fois.

LESSSGO COLOM. ➡️ @bdcolomiers ♥️🔥