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18 avril 2025

Nous n'irons pas à Angoulême !

Qu'est-ce que Art Spiegelman, Anouk Ricard, Chris Ware, Pascal Rabaté, Charles Burns, Chloé Wary ou Luz ont en commun, mis à part d'avoir leurs bouquins dans plein de bibliothèques ?

Hé bien, comme près de 400 autres individus et collectifs et pas des moindres, ils sont saoulés DE OUF de la course folle menée par les gens aux commandes du FIBD, le festival d'Angoulême, qui affiche un record de foutage de gueule ces derniers mois.

Au point de dire "stop" : tout est explicité et présenté dans ces articles de L'Huma :
- Festival d’Angoulême : on vous explique ce qui se trame en coulisses depuis les révélations de l’Humanité.
- "Nous n’irons pas à Angoulême" : l'appel au boycott de 400 auteur.ices de bande dessinée pour s'opposer à la fusion entre le FIBD et l'entreprise 9e Art+.
- Anouk Ricard, autrice de BD : "Pourquoi j’appelle au boycott du Festival d’Angoulême".

Tout ceci aura été repris, commenté, mis à jour à plusieurs reprises, mais cette base publiée du côté de L'Humanité continue l'excellent travail entrepris il y a déjà quelques mois de cela.
Avec la clique des moteurs de l'asso ChiFouMi mais aussi à titre perso, je suis très satisfait d'avoir rejoint ce bel élan porté par une poignée de surmotivé.e.s à qui l'on adresse nos remerciements sincères, et pas mal de bisous.

🚨 Pour signer la pétition, c'est ici que ça se passe. 🚨


❤ Syndicat des Travailleur.euse.s Artistes / Auteurs, MeTooBD,  l'Humanité  ❤

Du pain sur la planche (photo pseudo-cryptique #853674).

21 novembre 2023

Je suis bien rentré de BD Colomiers 2023.

 

Je suis bien rentré de BD Colomiers 2023, ma première édition.
Tardivement, je confirme ce qui se répète depuis des années : c'est la classe absolue, à tous les niveaux. ❤️ C'était passionnant, riche, drôle, intense, revigorant.

Et surtout, ça pose une sacrée longueur d'avance sur la manière dont l'événementiel bande dessinée devrait évoluer, amha :

- de vrai.e.s passionné.e.s qui ont des choses à partager, plutôt que des convocs d'influenceurs pour agrandir une "commu" (*). 🤐

- un travail de fond réalisé auprès du public toute l'année, que viennent souligner 3 journées qui valorisent le taf accompli un an durant : finissons-en avec l'événement pour l'événement, ce craquage financier, économique, écologique qu'il faut vite reconsidérer.

- un regard sur ce qui se trame aujourd'hui, sur ce qui dessine demain, sans passer dix plombes à remuer éternellement le glorieux passé qui semble occuper les programmateurs de 98% des autres festoches. Non, c'est pas du jeunisme, mais bordel : il ne s'est jamais passé autant de choses dans le paysage de la bande dessinée, on aura de toutes façons pas assez d'un festoche pour explorer tout ça avec discernement et encourager tout ça.

- l'un des trucs qui fait pas mal jacter : l'accueil fait aux professionnels. Quel plaisir de voir la même considération, le "traitement" similaire que l'on soit chez un "gros" ou un bien plus petit. C'est bien moins secondaire que ça en à l'air : des pros bien accueillis contribuent à une ambiance autrement plus solaire que celle lors d'un festoche "classique". Là, c'est plus solaire, c'est davantage nova, l'ambiance.

- l'entrée est à 3 balles la journée. TROIS BALLES. Pour un ensemble de proposition dingos. C'est ouf.

- le tout géré par une équipe dont tout le monde chante les louanges dès lors qu'on les croise, et pour cause : rarement vu une telle attention, une telle générosité, une telle disponibilité (de la part d'une équipe somme tout assez réduite au vu de la qualité du programme).
Nuff nuff respect comme le scandaient les Fabulous Tro... Ouais, bon, bref.

- ah ouais, aussi : on a bien bien bien rigolé.
❤️ BD Colomiers

(*) un bon influenceur ? Au bain-marie pendant 72 h.