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21 février 2025

Le train partira de la voie 1312.

Quand elle part en petit séjour au vert avec sa pote, Charlotte m'envoie de charmantes pensées.


9 juin 2022

Tu parles d'une journée.

Paname, mardi, 8h du mat dans le Xème : un baqueux en bagnole toutes sirène hurlantes pique une pointe (bien au delà de la vitesse autorisée, évidemment), freine subitement quasiment à ma hauteur pour bloquer un cycliste en pleine bourre rue du faubourg Saint-Martin, en mode Batman/K2000. 💩
Ultra vénère, ultra menaçant, le mec commence à vraiment monter dans les tours, le cycliste fait pas le mariole.
On est quelques piétons encore endormis sous la bruine matinale. Passées les trois secondes de sidération, on s'approche tranquilou pour calmer le jeu : depuis le temps, je sais bien que s'approche d'une situation comme ça c'est clairement agacer la volaille davantage, je suis pas fou, j'y vais super poliment (pas facile). Le mec nous insulte, son gyro fait de maigres reflets bleu sur sa tête de cochon, il nous éloigne de la main gauche en posant sa main sur sa poche droite. Euh, quoi ?

J'ai pas attendu 2022 pour flipper des condés, et ces derniers jours, on manque pas de carburant pour #ACABer à tout va. Ils sont nerveux, ça les démange.


Un vieux semble trouver les bons mots, le type saute dans sa caisse et reprend sa course en démarrant en trombe. Le cycliste perd pas de temps, il tremble, il réajuste son sac de cycliste et repart comme un cycliste qu'il est. Entre piétons témoins d'une milliardième scène du genre, on se regarde, on se sourit dépités, on repart aussi. 🕳 

Après ça, hier, Paris a été un peu plus chouette avec moi : vernissage de l'exposition Chris Ware à la Bpi du Centre Pompidou désormais sur orbite pour quatre mois, plein de copines, plein de copains, et beaucoup de gens qui semblaient trouver l'expo à leur goût. C'est le but, j'espère que ça sera le cas pour les visiteurs à venir.

Un gros panard de jeter un œil et de voir sourire pêle-mêle potes de toujours, curieux de découvrir cette expo, et compañeros du petit giron de la bande dessinée forcément au rendez-vous du maître Ware.
Ça m'a fait quelque chose de voir Etienne Robial, Christian Rosset, Sonia Déchamps, Laura Park, Jean-Christophe Menu, Chris Mayor, David Prudhomme, et quelques autres encore déambuler avec le sourire dans cette expo qui tient magnifiquement debout grâce à l'action conjointe du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême, de la Bpi - Bibliothèque publique d'information du Centre Pompidou, de l'Atelier Maciej Fiszer et de tant d'autres.
❤

A 19h tout à l'heure, nous blablaterons à plusieurs avec Chris Ware (via zoom malheureusement) à la Petite Salle du Centre Pompidou. Ouvert à toutes et à tous sauf aux 🐷 évidemment.





31 mai 2020

Minneapolis ❤

Minneapolis est une ville qui compte pour moi, depuis environ 25 ans, et pour autant de raisons différentes.

Ces derniers jours, c'est de là que démarre un bon gros bordel qui s'étend un peu chaque jour, jusqu'à ce que la répression policière à l'œuvre prenne une fois de plus une longueur d'avance à grand coups de violence inacceptable.

George Floyd était afro-ricain, il s'y est fait assassiner il y a quelques jours par une énième saloperie de flic à l'œuvre. Depuis, ça crâme et ça pète d'un peu partout, mais en attendant, le flic est accusé d'homicide involontaire, ce qui devrait légitimement donner envie de continuer à crâmer tous les comicos du middle west à celles et ceux qui auront vu la fameuse vidéo (où le mec perd connaissance avant de crever).

Minneapolis est une ville comme plein d'autres villes de partout dans le monde : on y parque des minorités dans des quartiers, on les laisse se démerder, et évidemment, on sait comment ça se termine.

Je pense à tous les potes là-bas, il y en a plein qui me viennent en tête, mais curieusement je pense avant tout aux afro-ricains. Je pense aussi à toutes les victimes (souvent noires aux USA) de ces tas de merde habilités à tuer.

Aujourd'hui plus qu'hier, moins que demain : all cops are bastards.
Là-bas, ici, ailleurs : la police tue.
#blacklivesmatter #whiteprivilege #acab #1312

[Photo Karem Yucel pour l'AFP]

2 mai 2018

Mai sera bouillant.

Aujourd'hui on était le 1er mai 2018, et comme à chaque fois il y a des gens qui s'offusquent que des gens pètent des vitrines de dépit, de colère, de rage.
Il ne faut pourtant pas beaucoup de recul pour voir que la violence réelle, concrète, elle sévit toute l'année, et pas seulement durant les manifs. Elle brise des vies toute l'année, elle réduit des espoirs toute l'année, elle castagne des existences toute l'année. On la retrouve partout, elle est confortablement étalée au boulot, dans la rue, à l'étage du dessus, dans les centres sociaux, dans le bus, dans la cour d'école, dans les centres d'accueil des réfugiés, dans la bouche des représentants patronaux, des politiques, des élus, des autres. Mais bon, faut croire que chacun la voit à sa manière, la violence.
Bon, j'espère que les potes de Paname vont bien (les autres aussi), moi j'étais coincé dans une petite ville de province et j'en ai profité pour faire des photos d'actualité (+ un tract vraisemblablement collé du côté du McDo abîmé -pauvre McDo-, emprunté à Herbert Stencil, merci).
+
pour sauver l'ambiance, une vue de fin de journée à mater Moïse, Vadim, Flo et les autres en train de jouer du côté du légendaire playground du Jardin des Plantes :
c'était un mercredi à Poitiers.








1 juin 2016

Fuck the police coming straight from the underground.

Je suis à Rennes, pour une huitaine.
Je participe à l'encadrement d'une résidence artistique proposée par Spéléographies, et mardi 31 mai 2016, on a reçu une magnifique leçon de démocratie appliquée, ah ah ah, lorsque des manifestants ont essayé de rentrer dans l'Hôtel Pasteur, le lendemain du début de la dite résidence, suivis de près par une meute de flics donnant de la matraque téléscopique en veux-tu en voilà.

Tous les copains n'ont pas perdu le nord et ont eu le temps de prendre une ou deux photos-souvenirs de ce petit moment.

Complètement disproportionné, d'une violence démesurée par rapport à ce qui se déroulait : les violences policières ne sont pas récentes, et ne datent pas de la manif d'avant-hier, donc je ne suis pas surpris outre-mesure par les coups donnés à tort et à travers. Ce qui m'a davantage soufflé, c'est la façon dont cette violence s'est invitée à l'heure des carottes râpées dans un fracas qui nous a rappelé que nous ne sommes nulle part chez nous, mais bien partout chez eux.
L'état d'urgence, ce genre de conneries.

Ah ? Mais ? On me signale que nous avons un témoignage vidéo de ce beau moment de convivialité !


"Vous vous souvenez, mardi midi, Rennes, les boeufs qui débarquent et foutent le merdier dans notre modeste résidence artistique collective ? Eh bien on a de nouvelles images, elles rejoignent direct la magnifique collection « les flics, cette sous-race » qui grossit quotidiennement (depuis toujours, mais assez démesurément ces derniers temps).
ps : à celles et ceux qui estimeront qu’on ne mélange pas « témoignage d’une répression violente inacceptable » et « gribouillis d’artistes », on pourra rétorquer que cette vidéo à le mérite de préserver un peu l’anonymat des manifestants injustement chargés. Non pas qu’ils aient quelque chose à se reprocher, mais on sait depuis longtemps que ça n’est pas parce que l’on est innocent que l’on ne peut pas se prendre des coups dans la tronche."

La dite vidéo est visible ici : www.jaimelesartistes.fr/guests/Je remercierais jamais assez ses auteurs, je ne remercierais jamais assez ses hébergeurs.
il n'est évidemment pas question d'attendre quoique ce soit de la diffusion de cette vidéo : elle n'est pas si atroce dans la violence, pas vrai ? Il y en a des bien pires, etc, et surtout ces derniers mois, n'est-ce pas ?
Soit. Mais une fois encore : ça n'est pas une raison, car ça n'est pas acceptable, point. Aucune violence policière n'est admissible. Jamais.

Dans la foulée, quelques lignes au sujet de ce non-événement dont tout le monde se serait bien passé, sur le site des Inrocks, comme quoi.

Et après, ça va se plaindre de voir surgir des tags ACAB un peu partout...



Belle capture écran, non ?