Ah ben nous voilà bien !
9 juin 2014
Sundaze dans la vallée de la Loue.
Ah ben nous voilà bien !
17 mars 2013
Svakt #002 : out NOW.
C'est ici : http://www.svakt.net
Premières expéditions demain, direction le moôôôonde entier.
5 août 2008
Cucurbitacée/Blanc du Jura (merci Moog et Jef pour ce titre de merde. Potes de merde).
Mardi 5 août 2008, les cieux sont gris ; c'est un peu ainsi que j'imagine le ciel du nord, là où l'on dit qu'en tendant bien le bras,on pourrait l'attraper. Mais non : c'est le mois d'août à Besançon, quoi ; entre deux passages de flotte, un bout de ciel bleu, mais toujours, forcément, à la fin, la pluie.
Bon. De Soljenitsyne, on sait pas trop ce dont il faudrait se souvenir... Des opinions parfois assez insupportables, voire innaceptables (son approche de la peine de mort, ses prises de positions par rapport à la Tchétchénie, son éventuel antisémitisme, et pas mal d'autres dérapages un peu crados), ou son oeuvre, magistrale, marquante, terrible. Il aura survécu à une guerre, au goulag, à un cancer, mais pas à 2008, année merdique de première catégorie.
On va avoir droit à un déluge de commentaires sur la mort de ce barbu, d'ailleurs ca a pas tardé, le socialo Mélenchon à dégaîné dans les premiers ; marrante transition : ce dimanche, on s'est tapés l'expo sur les affiches de Mai 68, au Musée des beaux-arts de Dole, avec Mouth, Elo, Dada et Moog. Une bien chouette expo, avec plus de 200 affiches, certaines ayant existé sur des murs, d'autres n'étant pas sortis des ateliers où elles étaient concues, puis imprimées en sérigraphie, au pochoir, ou en litho. Pas mal de documents à tomber par terre, du matériel photo grand format qui pète sa race, sans jamais tomber dans le travers du triste anniversaire, l'expo révèle la créativité d'un ensemble d'individus, et ne se souvient que de rares noms : ca m'a redonné envie d'explorer un peu, notamment, la production de la fameuse coopérative des Malassis.
Est-ce que je rebondis sur ce qu'il convient désormais d'appeler l'affaire Siné ? Non, on a tout lu, tout entendu, à ce sujet. Donc je m'abstiens, en stipulant toutefois qu'en ce qui me concerne, je me range du côté des pro-Siné, bien évidemment. Ce pauvre Cavana doit vraiment avoir la gerbe chaque mercredi lorsqu'il passe devant un kiosque. Charlie est devenu un truc juste tellement gerbant...
Ca fait un moment que j'aurais du tripatouiller la pelote de liens qui me sert de colonne de gauche, là, vous savez, tous les sites divers et variés dont vous n'avez rien à foutre... Eh ben ca m'aurait permis d'y faire figurer pas mal d'endroits qui valent le coup d'être visités :
- à part le dessin, qu'ont donc en commun Olivier Texier, Tanquerelle, Yoann, Bartex, John Super Wayne... ? Le catch bien sûr ! C'est du grand n'importe quoi, et comme dans tous les cas de grand n'importe quoi, ca peut parfois sembler très drôle.
- la première ou le premier qui me dit qu'après tout, ces gentils auvergnats n'ont pas à pâtir de sombres détails de l'histoire gagnent un panier garni avec des vrais bouts de claques dedans.
On critique, on critique, n'empêche qu'il y a quand même une sacrée assise de la part des supports de Sarko. De l'affront permanent, voilà ce qu'on se prend. Mais après tout, tant que ca passe, hein...
- Mulatu Atsaké avec the Heliocentrics derrière, ce pouvait être sacrément excitant sur le papier. Eh bien non ! C'était encore mieux que çà, apparemment : à Londres en avril 2008, ici ou bien encore là (merci la Red Bull Music Academy...)
- et pendant ce temps-là, à Toulouse (à la galerie GHP), le copain Ease n'en finit plus de faire le pitre avec des images (vidéo), et avec ses acolytes du collectif Play. Et ensuite il se détend en regardant ca (vidéo). Yo copain !
- Oui, oui, les productions Pixar, tout çà, c'est vachement bien fait, oui oui, on sait... Bon. Ok.
...Et puis... Il y a environ 1 siècle, Winsor McCay pondait çà, prouvant qu'il était non seulement un véritable gén (vidéo), et ouvrant la voie à bon nombre de zozos (Disney, mais aussi Moebius, Miyazaki...) qui le citeront (ou pas...) comme une influence majeure (trouvé sur Bulledair).
- Besançon, ville de Vauban, sa douceur de vivre, ses jolies filles, son temps foireux, et ses soirées Boogieboxxx Party.
Le 13 juin 2008, nous organisions la 4ème soirée Boogieboxxx, où le défrichage et les oreilles grandes ouvertes restent de rigueur : l'excellent label Musique Large était notre invité, et la délégation a marqué les esprits (en plus d'être une ribambelle de gens tout simplement super cools, putain c'est rare) ; en attendant une petite vidéo de la soirée elle-même, deux extraits plus centrés sur les prestations live de Fulgeance et de Débruit. Mazette ! Bleep Hop at its best.
- il paraît qu'il y a beaucoup de sportifs et de journalistes en ce moment en Chine. Et pendant ce temps-là, à Singapour... Merci meusssieur Funkysterie pour le lien.
- Grems a pondu un oeuf, les hyperactifs du 404 en font une omelette, miam.
- Je vous ai déjà parlé de Besançon, ville de Vauban, sa dou... Quoi ?
Ah bon. Bref. Bon eh ben y'a pas que les Boogieboxxx Party à Besançon, il y a aussi
d'autres soirées bien mortelles ! Pour le 14 juillet, nous on lâche l'affaire avec les pétards et les feux d'artifice, et on se fait réellement plaisir, avec dj Vadim en soirée gratos chez Pum, gentiment débutée par Alcor et mézigues...
"Whooooo is your deeeejay goooowd ? Whhhoooo is iiiiit ? Is iiiiit
Babuuuu ? Nooooo... Is it Q-Bert ? Nooooo..."
La veille, le dimanche 13, j'avais déjà poussé mes disques, mes baskets, et mes copains les gribouilleurs lyonnais associés jusqu'au Noumatrouff de Mulhouse, ou la clique tenait un stand de vente d'affiches sérigraphiées pendant le festival Bêtes de Scènes (au programme, Bibi Tenga, Omar, et puis Vadim, donc, et mézigues).
Au premier plan, de la sérig, de la sérig, encore de la sérig, et au fond, mon homeboy Dada qui se recoiffe, et mon autre homeboy Nelio qu'essaie de pécho de la HK.
Je posterais d'autres photos (si j'y pense, mais est-ce si important ?), et en attendant, paf, attention, séquence mi-egotrip, mi-émotion, avec l'affiche de la soirée, en sérigraphie siouplaît, tirage limité, exécuté de main de maître par Nono chez All Over (Lyon rules !), concu par Small Studio, alias Petit Studio, alias
Barre-De-Chocolat-Suisse-En-Crans Uno, alias euh bref.
Cimer Vincent, cimer Nelio, cimer Dada pour le weekend qui carresse les tympans et les rétines (et l'ego, donc) :
Tout plein d'autres tophs, courtesy of Alcor ici-même... le même Alcor avec qui nous faisons des mixtapes depuis... pffff.
Bref, pour marquer le coup, et en prévision de notre petit séjour à venir dans les Landes fin août (bonjour l'angoisse, mes premières vacances estivales entre copains depuis des années : Alcor, donc, mais aussi Vince Moog, Dada Vouhvoue, Picon Jef, Panzer Kardinal... aïe aïe aïe !), pour marquer le coup disais-je, Alcor et moi avons pondu un petit mix, 4 plages de 20 minutes environ, une double pochette deux faces, l'une par lui, l'autre par moi, et parce qu'on est une bande de gens sympas, le truc est gratos, et était distribué lors de la soirée avec l'ami Vads.
Il nous en reste quelques-uns, vous aussi soyez au top de la hype et posez négligemment la jaquette de cette sélection mixée à 4 mains sur votre table de salon (contactez-moi si ca vous chauffe : j'ai environ 36516144 mix promis à plein d'entre vous, ca changera guère...).
June & Alcor's cadavre exquis dj set done during summer 2008.
Mix 1 - June
Stanley Cowell - Travelling Man
Take & Gaby Hernandez - Walk Away
Atmosphere - Reflections
Debruit - Hyperplasie
Connecticut - Charisma
Mutamassik - Babomb
Lucien Monbuttou - A State Of Blood
Mr Dibbs & Mr Lif - Track 3
Mix 2 - Alcor
Brian & Brenda Russell - World Called Love
Al Green - Simply Beautiful
Ten Wheel Drive with Genya Ravan - Ain't Gonna Happen
Barbara & Ernie - Somebody To Love
Gil Scott Heron - Home Is Where The Hatred Is
Myron - Best Is Yet To Come
Hubert Daviz - Organic Soul
Mix 3 - June
OOGenesis - Vivovica
1000Names - Dr Who New
Flying Lotus - Camel
Bruna - With Your Fingers
Phil Ranelin & Tribe - Vibes From The Tribe
Angil & The Hiddentracks - In Purdah
Al Barry & The Cimarons - Morning Sun
Jamie Lidell - Hurricane
Mix 4 - Alcor
Kissey Asplund - Move Me
Flying Lotus ft Dolly - Roberta Flack
Mr Beatnick - I Know All The Bitches
Breakage - Clarendon
dBridge ft Calibre - Ponderosa
Marcus Intalex - Wastelands
Spectrasoul - Adoration
Icicle - Minus
"Contis plage dispos", par Alcor et June.
Ah, sinon, et pour rester dans le même trip, la 5ème mixtape "More Radio June" est prochainement online (mais déjà disponible dans pas mal de foyers bisontins, hein !), et voici sa pochette :
Il y est question de musiques molles, de musique soul, de musique lente, de musique belle, de musiques propices à la confusion émotionnelle, de type "tristesse/nostalgie/mélancolie". Prozac time baby !
- En parlant de tendresse... Les United Dead Artists n'en finissent plus de produire, ca imprimer ca imprime, eux ont bien compris le message de notre président adoré : ils travaillent plus, c'est sûr ; par contre, en vendant l'excellent Tendon Revolver pour 5 misérables euros, je doute qu'ils gagnent plus...
Sous une couv de Blexbolex, de bien chouettes choses signées Burns, Blanquet, Robel, Lolmède, et puis Aurélie William Levaux (à paraître bientôt, un bouquin à La Cinquième Couche très, très prometteur), Mïrka Lugosi, Marie-Laure Dagoit, Nuvish Mircovich, Wouter Vanhaelemeesch, et Daisuke Ichiba, que l'on croise juste dessous, hop :
32 pages, format 17x26cm, couverture couleur sur Rives 170 gr., intérieur noir et blanc sur papier centaure 110 gr, tout çà pour 5 euros. Pffff.
- Aaaah, la pléthore de trucs vécus/autobios/témoignages vibrants/autres trucs relous qui n'en finissent plus de ne plus en finir... Eh ben Gilles Rochier déboule là-dedans, et, mine de rien, pose non pas une brûlure, ni même un flop, et encore moins un top to bottom, non, rien de tout cela, rien qui ne dégouline, rien qui ne tâche :
juste un putain de bon bouquin.
A Colombes, Rochier se met en scène sans vraiment se mettre en avant, laissant un point de vue à la manière d'une caméra filmant en suggestif ; le lecteur partagera donc un moment de la vie de cet auteur de 40 balais dont les exercices autobiographiques allaient davantage flirter avec une déconnade sensible, mais souvent plus "légère". Il y a parfois eu une certaine gravité dans ses bouquins,
parce que Rochier observe et décortique malgré-lui ses semblables, et le constat peut être plus salé qu'il n'y paraît à première vue...
Ses potes, le tiequar, les commercants du coin, le basket, sa famille, le skate : Rochier dépose la Spaarvar ou la Krylon quelques instants, et prend le temps de regarder le malaise, la vacuité des choses, la sensation de vide autour de lui, le temps de s'approcher de la dépression qu'il traverse. L'auteur esquinte gentiment les acteurs de son quotidien, ne s'oublie pas lui-même, et font résonner bien des choses pour qui a passé un peu de temps, ou une vie, dans "un quartier". En fait, rarement on aura évoqué cet environnement de vie de manière aussi concise et touchante, marrante aussi.
Rochier renifle le mec sinçère, j'avais déjà évoqué son boulot notamment dans le cadre de ses "En vrac" ou de "Igor et moi", et là, paf ! Grosse surprise.
"Temps mort" est une très bonne bande dessinée, tout en bichromie et en sinçérité. Big up, Gilles.
Si j'arrive à poster comme prévu (ah ah ah), vous aurez bientôt des nouvelles du formidable Benoît Guillaume, aussi. Sinon, mais ca n'intéressera guère qu'Ed : mes papiers sont sur la route, mec ; prêt pour la côte est yo ! NYC here we come. Et puis plein d'autres trucs, yo.
On air on RadiojUne :
- Samiyam "Shrimp etovee".
- Professor Ojo "Snack food".
- Doug Carn & Jean Carn "Higher ground".
- Flying Lotus "Ping pong draft".
- Raphael Saadiq: "100 yard dash".
- OH NO feat. Oneness Of Juju (from the new Stones Throw library)
- 1000Names "Dr Who new".
- The Bug "London zoo" (lp).
More soon.
Ou pas.
Amour, paix.
J.
30 octobre 2007
Bon allez, on arrête de déconner, bordel.
Le temps passait, et je n'avais de cesse d'empiler les trucs en cours, les affaires trainantes, les projets en gestation qui avaient du mal à sortir ; c'est pas fini pour autant, hein ! L'idéal serait d'avoir une activité professionnelle avec encore moins d'heures/semaine, mais je m'en voudrais de décevoir le président de la république de mon chouette pays (et puis je suis pas sûr d'avoir un ADN suffisamment pur, ca n'encourage pas). Et puis surtout, je n'arrive pas à finir le mois avec autre chose que des patates et des nouilles (et seulement ça, hein), alors avec encore moins de tunes... Bref.
Le fait est que je n'ai pas envie de faire moins de trucs, malgré mon incapacité à tout "gérer" (je déteste ce mot). Mes petites occupations, aussi futiles soient-elles, me sont toutes aussi chères les unes que les autres, et je vois pas pourquoi je devrais choisir. Alors en attendant de trouver des solutions, j'empile, je joue avec mon agenda comme d'autres accèdent au niveau 32594 sur Tétris, et je passe mon temps à me plaindre que je suis fatigué.
Quand j'aurais concédé qu'il y a également, à titre beaucoup plus personnel, du nouveau dans ma vie ces dernières semaines, j'aurais fait le tour des raisons qui m'ont plus ou moins amené à délaisser cet endroit, ces derniers mois.
Bon.
Au moment où j'écris ces lignes, aujourd'hui, mardi 30 octobre, je suis en congé.
Mon pote Laulau, qui a passé le weekend à la maison, est retourné sur Paname ce matin, et j'attaque donc une journée qui s'annonce constructive, la première depuis longtemps.
J'alterne trempage de tartines de pain de son / confiture d'agrumes dans mon lait très froid (car il fait très froid), déballage et écoute des rares disques reçus ces derniers temps, coups de fil relatifs à nos 541545 soirées à venir (oui, Le Retour du Boogie, ca marche bien, merci), séances de graphisme (affiches, bandeaux, flyers) pour les soirées à venir (pour le Boogie, pour Le Vendredi chez Pum, pour ma pomme), remplissage et vidage de machine à laver, tri et rangement dans les piles de bouquins (je suis complètement perdu dans de multiples lectures en cours, la honte), et puis surtout, je me demande comment je vais faire pour tout finir dans cette journée avant les 2 rendez-vous "bizness 'zik" de cette fin de journée. Bref, une journée de congé comme des milliards d'autre, sauf qu'en ce jour, je décide de réactiver le blog. Non mais !
Oh, et puis pour être honnête, il y a des raisons supplémentaires à cela, aussi : d'abord parce que mine de rien, pas mal de gens me lancent d'incessantes piques à ce sujet ("alors t'a enfin laché l'affaire, ju ?", "de toutes facons on le savait", la palme à "et pis c'était quand même pas terrible ton blog", stimuli extrême, l'auteur se reconnaitra), et puis aussi, et c'est un peu ma spéciale dédicace à moi, parce que même un crevard comme mon bro Alcor arrive à updater son récent blog de manière régulière, ce qui, quand on connaît le bonhomme et son aptitude à gèrer son temps, ressemble à un exploit parmi les exploits. Alors voilà, mon vieux Cocore, sache que hiphouse.org a une responsabilité dans la réveil du blog de Ju. Ah ben bravo, tu peux être fier hein !
Bon, qu'est-ce que je pourrais bien vous raconter d'autre ? Ah oui, Laure a enfin démarré son projet ambitieux et qui pourra vite devenir quelque chose de très cool si les projets suivent : imperfections.fr est une boutique virtuelle qui devrait être mise en branle le 1er novembre. S'y rejoindront moultes création, le plus souvent artisanales ou produites à très peu d'exemplaires, dans bien des registres différents. Si j'ai bien compris, car les dernières semaines, nous n'avons fait que nous croiser, notamment lors de l'accueil de l'huissier de justice assermenté pour venir mettre un terme (ou essayer...) aux activités sorties du 6 rue de la Madeleine, le squatt pluriculturel et multidisciplinaire qui accueillait bien des évenements depuis son "ouverture" il y a quelques mois (un lien avec une petite vidéo sur France 3 ici, le blog de Confluence6 est là...). Pour rappel, mon dernier post était consacré à cette triste journée d'octobre 2007 ; la veille, mon bro Dada et moi-même avons passé quelques heures à la maison, autour d'une pizza et d'Illustrator, pour faire une petite composition qui, le lendemain, était transféré sur t-shirt par le biais d'une petite séance de sérigraphie publique, durant toute la soirée entourant l'accueil de la dite-huissier...
Cette séance de découvert-partage, qui illustrait parfaitement, à mon humble opinion, la raison d'être du "6", a fait l'unanimité, et nous a regonflé à bloc, par les nombreux échanges durant cette soirée : nous venions d'emménager notre atelier commun (L'Affaire du Siècle tome 5, certains de ses auteurs, de ses projets, de ses envies, et l'atelier sérigraphie de David and cie), et lorsque la décision de la ville de Besançon (la restitution du "6") est tombée, je l'avais vraiment mauvaise... Nous savons désormais que nous l'atelier trouvera un autre toit, car l'énergie qui y transite est non seulement viables, mais en plus carrément chouette. Bosser sur des projets cools avec des gens cools, y'a pas à chier : c'est cool.
Et sinon ? Ah la vache ! j'ai oublié un truc super cool, quand même : se tenait à Besançon, il y a quelques semaines, l'édition 2007 du Salon Littéraire des Mots Doubs. Le Retour du Boogie a "joué" pendant le repas de clotûre du samedi soir, ambiance jazzy soul whatever, bon. Entre deux disques et deux plats, j'ai croisé monsieur Alain Rey, qui prenait l'air, en dehors du gros chapiteau où se tenait le truc. Alors bon, quand même, moi, Alain Rey, c'est un mec qui m'est éminement sympathique, et je parle pas de ses interventions médiatiques, à la télé où dans je ne sais quel canard, hein : Ed (le demi-frère d'Aesop Rock, pour la petite histoire, à moins que cela ne soit son père, ou son cousin, ou rien du tout, je ne sais plus trop), me rejoindra sur les qualités indéniables de son Dictionnaire Culturel, une petite somme qui vaut le détour à plus d'un titre, et qui était sorti il y a quoi, 2 ans environ je pense. Bref. Eh ben j'ai pas tenu, je suis allé emmerder ce bon vieux bonhomme à l'esprit vif, et très vite, c'est parti loin : l'une des premières publications du monsieur traitait de la bande dessinée ricaine, et fatalement, nous nous sommes retrouvés, pendant que mes 3 copains du Boogie diffusaient le plus fin des ethio-jazz pour des gens qui visiblement n'en avaient pas grand chose à carrer (ah, le triste destin des illustrateurs/ambianceurs sonores...), à évoquer les plus grands auteurs ricains, leur maestria, leur inventivité... Tout cela n'a duré que quelques minutes, mais tout de même, discuter, dans la nuit bisontine, au bord du Doubs rafraichissant, de l'importance et du génie d'Herriman, avec un mec comme Alain Rey, et ben cela a quelque chose de franchement très satisfaisant. Voilà, il fallait que je vous le dise, quand même.
Alors comme je me plains tout le temps, vous allez finir par croire que je ne sors plus du tout, sauf pour aller pousser quelques disques dans des soirées à la con. Ben non, j'ai eu le temps, la semaine dernière, d'aller voir "This is England", de Shane Meadows, qui aurait pu être un très très, très bon film.
Je vous fais pas le speech sur le film, ou alors vite fait : les dérives du mouvement skin dans l'Angleterre du début des 80's, dégueulasses avec Thatcher, les Malouines, et l'ultranationalisme en plein essor, le tout traité autour de l'histoire, infime et pourtant très juste, d'un gamin, orphelin de père (les Malouines, donc), un peu paumé dans sa petite ville typique de bord de côté, bon, quoi d'autre ? C'est le début des années 80's, donc, et putain, c'était quand même assez nul, les années 80's (je suis né en 72, je dis ce que je veux, c'est mon blog)...
Meadows les restitue super bien, ces années 80's, elles étaient pas loin au fond de votre cerveau (*), pas totalement disparues, et les voilà, présentes à nouveau, pour de vrai : c'est la vraie force du film, la première. La seconde, c'est la distribution, impeccable de justesse, tous les acteurs du film sont impressionnants, aucune fausse note, et quelques très très bons moments.
Pour les oreilles exigeantes, un troisième bon point : la bande son, parfaite, oscille entre northern soul classique, virées pré-new wave ou UK FM, et magnifiques excursions rocksteady, que du bonheur, habilement placé tout au long du film. Im-pe-cca-ble.
Le seul point noir, parce qu'il en fallait un, ne ruine pas totalement le film, mais m'empêche de m'emballer totalement à son sujet... Frustration, parce qu'il s'agissait de quelque chose de vraiment, vraiment réussi. Alors bon : ok, nos skins sont tous brisés, largués, un peu comme ces vagues au large de leur bled de merde ; ils tanguent dans leurs propres destinées, hésitant à s'engager avec plus de véhémence auprès de leur National Front (oui, tout pareil que chez nous, c'est ça), s'essayant avec plus ou moins de bonheur aux différents plan défonce qui s'offrent à eux, etc. En gros, le quotidien d'une bande de grands ados (mis à part le personnage principal, ce gamin, plus jeune que la famille de substitution qu'il se trouve auprès de la bande en question), dans la perdition sociale et relationnelle des 80's. Tout va bien, jusqu'à la fin du film, lorsque l'un de leurs ainés, un caïd un peu plus caïd que les autres, pète les plombs avec une violence visuelle vraiment marquante, marquée, prononcée, insistante. Pas de problèmes avec ca, mais plutôt avec ce qui s'en suit : le réalisateur s'attache à vouloir trouver une justification à la violence de la scène finale du film, dans le fait que le caïd en question souffre d'une énorme carence affective. Combo, le personnage en question (incroyablement bien interprêté d'ailleurs), est plus abîmé que les autres, et cela lui donne le rôle du plus mauvais, du plus extrême, comme s'il fallait toujours que la violence trouve ses origines dans une case déjà connue. Comme si c'était aussi simple, comme si le mauvais gars trouvait ses raisons d'être un mauvais gars dans une histoire familiale traumatisante, forcément, comme si son incapacité à se faire aimer pour de bonnes raisons pouvait systématiquement avoir une raison qui frise autant le pathos... C'est super dommage, car trop évident, trop gros, avec un énorme manque de subtilité, manque d'autant plus remarqué que la subtilité, elle, est une des composantes principales de ce film.
Bon, c'est dommage. Mais ca reste un magnifique film. On nous a bassiné avec le gamin, très bon, très juste, mais le film vaut pour bien davantage que cela, vraiment. On pense à Mike Leigh, à Ken Loach, évidemment, mais Meadows filme de manière très personnelle, je ne connais pas l'histoire du mec, mais entre le générique et certains plans très courts du film, je ne serais pas étonné qu'il soit issu de la télé, même si entre la direction d'acteurs, le rythme proposé (tout en habiles changements de tempo), la qualité de la photo, le mec me semble méchamment à l'aise avec l'art de faire du très bon cinéma.
Bon, il est bien ce film, hein, quand même...
(*), pas grand chose à voir, mais de taper "cerveau" dans ce bref texte sur "This is England", ca m'a fait remonter une ligne de Arnaldo Ginna, lue la semaine dernière dans "Les locomotives avec des chaussettes" (chez Alllia), et qui m'a marqué, alors comme je suis sympa, et que je fais ce que je veux avec mon blog, je ne résiste pas au plaisir de vous la refourguer, hop :
"Et si la voûte de notre cerveau était le manteau d'une cheminée enfumée par nos noires et fuligineuses pensées ?".
C'est bien, non ?
A part ça ?
Bon, ce bon vieux Comptoir des Indépendants, qui est, rappelons-le, le diffuseur principal des petites structures et des éditeurs alternatifs essentiels en France, propose depuis peu (depuis très, vraiment très peu, en fait), sur leur site, des textes de présentation de certains titres des catalogues des éditeurs qu'ils distribuent, mais rédigés par les libraires qui les vendent. Alors forcément, comme je suis dans une période "virez l'agent littéraire de Joe Daly, je vais faire le boulot", eh bien voilà ma petite contribution au site de ces gens qui m'inspirent, je dois bien l'avouer, le plus grand respect, depuis un bon moment, vu le boulot abbatu depuis tout ce temps. Bon, quand je dis "ces gens qui m'inspirent le plus grand respect", je me dois de citer l'exception qui confirme la règle, à savoir l'infâme Yves M., sinistre parmi les sinistres, et dont le plus grand plaisir et d'annoncer des choses exceptionnelles en promettant que "ouais ouais je te montrerais ca tu vas voir, c'est à tomber", sans qu'aucune suite ne soit donnée à ces annonces alléchantes. Un sinistre, quoi. Ouais c'est à toi que je parle saloperie de concombre ! Nan mais.
Mon premier speech, donc, concerne "Scrublands", du sud-africain Joe Daly, dont j'avais déjà parlé en cet endroit, lors de sa sortie originelle il y a quelques mois chez Fantagraphics. La version française est dispo depuis peu grâce à ces saloupiots de L'Association. Bref :
"Une bonne dose d'absurde, un penchant évident pour l'excellente production de dagga (la weed locale), le sud-africain Joe Daly est sur-équipé pour imposer son style halluciné, ses personnages improbables, et son monde férocement drôle.
Ce jeune auteur de 28 ans, né à Londres et proche du collectif Bitterkomix, à migré en Afrique du Sud pour y étudier l'animation pendant 2 ans. Son registre, s'il est fortement marqué par la lecture des éternels classiques underground nord-américains (Crumb et sa sempiternelle restitution d'une totale loose sociale, les Freaks bros de Shelton pour l'obsession de la défonce, pour ne citer que les plus évidents), témoigne également de cette formation : il faut lire "Prebaby", le récit le plus long de ce recueil, une histoire en quelques planches très marquées par cette expérience de l'animation.
Mais Daly, s'il arrive alors à prendre son temps pour établir de tels trip oniriques, avec force lenteur et zéro mots, ne se perd pas en route pour autant, et prouve qu'il est également un auteur très ancré dans le réel : les histoires courtes de l'auteur témoignent de la dureté de vivre dans un pays brisé, et si les personnages et situations créées par Daly y apparaissent quasiment tous comme des exemples de crétinerie absolue ou de non-sense total, nul doute que la critique y reste méchamment présente. Le seul véritable lien entre ces historiettes bien barrées et la lente séquence onirique, c'est peut-être la seule obsession de Daly : la filiation, la naissance, semblent jalonner le bouquin, et l'auteur ne cesse de tourner autour, dans un déluge d'inventivité et d'audace.
Joe Daly est un jeune touche-à-tout déjanté et inspiré, et son fascinant bouquin est à découvrir d'urgence."
Celles et ceux qui lisent l'excellent magazine Poly (oui, oui, anciennement Polytstyrène, c'est çà), seront déjà tombés sur ma propagande Dalyesque, car dans le dernier numéro j'avais déjà été mis à contribution pour donner quelques pistes de lectures, que je vous recolle ici parce que ca donnera l'impression que j'ai vraiment plein de trucs cools à dire... Le principe : Fabien, de Poly, propose plein de questions qui partent dans tous les sens, il faut répondre en très, très peu de mots (vous avez remarqué comme j'ai du mal avec ça ? Vous pensez que je suis bavard ? Non mais vous pensez vraiment que je parle pour ne rien dire ? Non mais sérieusement vous pensez réellement que j'en rajoute quand je parle ? Non mais vous me dites hein ?) à 3 ou 4 d'entre elles. Pour le dernier numéro, ca donnait donc ça :
- Pour ne pas encore sortir ce soir :
"Scrublands", Joe Daly (L'Association) : sommets d'absurde, persos hilarants, obsessions fascinantes, et penchant évident pour la weed locale : ce sud-africain touche-à-tout est suréquipé pour imposer son style halluciné et déjanté.
- Pour ceux qui prendront le train Metz-Dijon :
"Y le dernier homme", Vaughan & Guerra (Panini) : une saga d'anticipation avec la disparition du genre masculin comme idée de base, un seul survivant pour personnage principal, et le talent de Vaughan... Addictif.
- Pour l'échanger contre les oeuvres complètes de Maurice Genevoix (Goncourt 1925) :
"Complete Peanuts", Charles Schulz (Fantagraphics). L'original, pas la pénible vf : une somme de finesse, de poésie, d'intelligence. Classique parmi les classiques, pas une ride.
- Pour servir de cahier à Attila, 2 ans, armé d'un marqueur noir indélébile xxl :
"Petites éclipses", Fane & Jim (Casterman) : introspection douteuse, contraintes poussives, personnages pas crédibles, scénario vain... un laborieux bouquin qui pille les "indés", le talent en moins.
Voilà.
Oui, je sais, vous vous dites "rhôôôô il est lourd à toujours la ramener avec Casterman, tout ça...". Oui, bon, je chie où je veux, hein, et si c'est sur Casterman, ben c'est comme ça.
Vous avez remarqué que le King-Cat de John Porcellino est plus facilement chopable dans les boutiques françaises, depuis peu ? Ce n'est pas un hasard, et je ne me répandrais pas sur l'enthousiasme et l'énergie déployée par ce sacré Jonathan Larabie, qui a une responsabilité (une de plus...) dans cette histoire : je ne saurais que trop vous encourager à vous ruer sur les derniers numéros parus, qui, au moment où je vous parle, doivent être disponibles dans quelques-unes des librairies les mieux achalandées de l'hexagone (voire même par delà nos frontières avec la Belgique, si ca se trouve...).
Parce qu'après des années à oeuvrer dans son coin, John P. n'en finit pas de creuser sa place d'auteur décidément incontournable ; chaque King-Cat Comics & Stories recèle de petites merveilles de subtilité et de délicatesse, de justesse et de malice, et chaque lecture de ce fanzine provoque irrémédiablement une crise de bien-être et de satisfaction rare. Ce précieux escogriffe, pour qui le zen est autre chose qu'un concept marketting pour vendre des chewing-gum, arrive à communiquer sa sinçérité, sa sensibilité et désormais son apaisement via la dose de pages qu'il nous balance depuis maitentant des années, et ca fonctionne encore à tous les coups. Il est fort, ce John P.
Le dernier Aesop Rock est simplement énorme. C'est une constante chez ce mc, c'est en train d'en devenir une autre pour le label qui l'héberge, Def Jux : pas de tapage putassier, pas de recherche du tube ultime, pas d'égarement vain dans des contrées foireuses, rien de tout cela. Qu'on apprécie ou pas son flow, Aesop Rock prouve album après album qu'il est l'un des meilleurs lyricists de son époque, malgré son fameux flow faussement monotone, qui rebute les moins curieux et les plus pressés (tant pis pour eux) et ce fameux côté bavard qui caractérise pourtant les plus grands ; "None shall pass" est un album qui s'écoute d'une traite, et qui, pendant une heure, démontre la virtuosité du bonhomme, en passant par bien des ambiances, par bien des phases diffèrentes les unes des autres, sans pour autant sacrifier à la cohésion d'un des meilleurs albums hip hop parus ces derniers temps.
El P et sa clique, après avoir défoncé, quasiment à eux tout seuls, la scène indé ricaine il y a environ une décennie, ont eu une petite période où l'on sentait que tout ce petit monde se cherchait, creusait sans vraiment convaincre totalement. En 2007, avec les albums du Producto ("I'll sleep when you're dead", album grandiose et ambitieux, habité et maitrisé de sa première à sa dernière minute) et celui du meilleur mc de son "écurie", Aesop, on a la preuve qu'ils se sont trouvés, et pas qu'à moitié.
J'en rajouterais même pas sur la politique et l'intégrité des mecs du clan Def : le gros rouquin et ses potes ne descendent leur denim triple Xl devant personne quand il s'agit de bizness, et leurs choix commerciaux (distribution, etc) doivent faire rougir de honte pas mal de monde dans le rap game. Jukie 4 life !
/mode vieux con réac ON : bordel, il est où le temps où on se prenait des claques tous les mois en écoutant des disques ? En hip hop, j'ai l'impression que ca n'arrive qu'une ou deux fois par an...
/mode vieux con nostalgique ON : et puis Aesop, j'y peux rien, m'a laissé quelques uns de mes plus beaux souvenirs de hip hop "moderne" en live. Celles et ceux à qui le trip freestyle évoque quelque chose, et qui auront eu la chance de voir Aesop en live, sauront de quoi je cause. Derniere prestation vécue : en Suisse, avec Horsey Ed, et probablement Casual Dradra, je sais plus, mais ce dont je me souviens, c'est la facilité avec laquelle le gars s'affranchissait de sa mission : tout défoncer, en insérant dans sa prestation quantité de vrais freestyles spontanés et qui déchiraient sévère.
Alors bon, si je fais pas ma promo, qui la fera, hein ? Donc :
Depuis peu, on essaie d'organiser des choses dans un endroit récent, à Besançon, et où l'on se sent tellement à la maison qu'on aimerait qu'il s'y passe plein de trucs. Alors tout ça vient se greffer aux multiples plans en cours (et dieu sait qu'il y en a, avec notamment quelques gros trucs qui se précisent pour 2008, mais on a le temps d'en reparler uh uh uh), et ca donne un peu près, ça, dans l'agenda musical de ma vie à venir :
- ce vendredi 2 novembre, de 19h à 1h30, à Besançon, "a motherfolking moment" chez Pum, avec plusieurs sets acoustiques de la fine fleur de la scène nu-folk bisontine, parce qu'il y en a une, je vous vois venir.
- ce samedi 3 novembre, à Dijon, dans le cadre du Beatbox Festival, un chouette concert avec The Procussions et puis aussi Tentet!, soit le projet commun d'Electrons Libres, Homonculus Sextet, et le beatbox Tico.
- vendredi 9 novembre, à Besançon, et de nouveau chez Pum de 19h à 1h30, la clique du Boogie accueille le Pop-Corn crew, collectif dijonnais habitué à crâmer la Vapeur.
- samedi 10 novembre, au Moulin de Brainans, l'anniversaire de l'association Citron Vert, avec plein de trucs et notamment, dans la salle du restau, un bon vieux Retour du Boogie.
- vendredi 16 novembre, à la Vapeur de Dijon, les zozos de Pop-Corn accueillent Le Retour du Boogie ! Le premier qui me dit combien de fois il y marqué "Boogie" dans ce post gagne un panier garni.
- jeudi 22 novembre, je fais le warm-up de Wax Taylor au Cylindre de Larnod.
- vendredi 23 novembre, de 19h à 1h30, Retour du Boogie chez Pum à Besançon.
- samedi 24 novembre, Retour du Boogie au Balancier à Besançon.
- vendredi 30 novembre, de 19h à 1h30, release party de l'album de BlackJoy, "Time", sorti tout récemment chez Project. Pour l'occasion, monsieur BlackJoy nous fera l'honneur de sa présence aux platines pour un set oscillant post-disco. Je sais bien, ca veut pas dire grand chose tout ça, mais en même temps, un second panier garni à qui me trouvera un terme efficace pour qualifier l'album en question ; pas fastoche-fastoche.
- samedi 1er décembre, afters du Festival Entrevues de Belfort, devant La Poudrière, avec Le Retour du Boogie.
Il y a plein de dates super avancées aussi (notamment, et enfiiiiin, un Retour du Boogie à Paname, copines et copains parisiens, on se tient au jus !), dont on parlera plus tard, mais je reviens brièvemment sur la date du jeudi 20 décembre, car c'est une soirée qui compte vachement pour nous : pour notre première BoogieBoxxx Party, qui aura lieu au Cylindre à Besançon/Larnod (et qui sera gratuite, c'est assez rare pour le préciser !), Le Retour du Boogie et ses copains d'Honeyboxxx s'associent pour inviter deux beatmakers qu'on apprécie particulièrement en ce moment, et dont j'ai déjà parler maintes fois sur ce blog ou ailleurs : l'irlandais Mike Slott et l'écossais Hudson Mohawke, réunis sous la bannière progressiste "Heralds of Change", leur terrible projet commun, seront à nos côtés en cette soirée qui s'annonce grandiose, on en est sûrs ; et en tout cas, on va tout faire pour que cela le soit, mais j'aurais l'occasion de vous saoûler de nouveau avec cette soirée...
Et pendant que j'y pense, quand même, pendant qu'elle est fraîche, je fais tourner la vidéo de pou7, qui s'est bien pris la tête à faire un montage plutot cool de notre virée à Musiques de Rues 2007 malgré un morceau vraiment foireux, mwahahahah. Alors en attendant un nouveau montage avec du wild broken beat ou de l'emotronic bien destructurée, voici un trèèèèèès court résumé de Musiques de Rues 2007, festival bisontin avec lequel je vous ai déjà saoulé dans l'avant-dernier post...
Et puis après, promis, je ralentis l'egotrip.
Y'a plein de choses à dire sur tellement de trucs, on va pas passer notre vie à s'autocongratuler, merde...
ON AIR ON radiojUne :
- ca faisait un moment que Prefuse 73 tournait en rond, on le sentait bien. Son dernier effort est la confirmation qu'un mec qui apporte une contribution aussi indéniable au hip hop contemporain que fût la sienne peut aussi s'endormir en cours de route, et se perdre dans les méandres de choses déjà dites. C'est dommage. C'est paru chez Warp. C'est vachement bien sur scène d'après Alcor, Manu, et leur clique, qui sont allés voir ça avec Ed, à Genève, la semaine dernière. Mais je pense que ca doit être un peu près tout...
- Kissey Asplund (merci Narqo) défonce sévère aussi. Papa jazz crew - the baddest. Kissssssssey !
- "Une fois n'est pas coutume" dit le diction, j'ai envie de dire qu'avec "deux fois", ca marche aussi : depuis peu, je réécoute un peu de trucs à guitare, bon, je dois bien admettre que le plus souvent, c'est assez minimaliste, à tendance folk 3000, quand même : "White Chalk" de PJ Harvey est un chouette album ou l'une de mes couineuses favorites prend le temps de carresser un piano, et c'est vachement bien. Oui c'est diffèrent de ce à quoi elle nous avait habitué, et tant pis pour ceux que ca gêne, il est bien plus qu'honorable, cet album. L'autre album à base de complaintes grattées péniblement, c'est un coup de coeur communiqué par la moitié de mon tandem d'auteurs de bande dessinée belge favori, dont je tairais le nom, j'aimerais pas Déraper, uh uh uh : Elvis Perkins, messieurs dames, a signé un chouette disque, sur lequel je pourrais m'étendre longtemps si tout le monde ne l'avait pas déjà fait mieux que moi.
- le dernier album de Sharon Jones, toujours accompagné de la fabuleuse clique des Dap-Kings, "100 days and 100 nights", encore publié chez Daptone, est impeccable ; elle fait les choses avec passion, respect et sa place de diva soul des années 2000 n'est pas usurpée. Funky soul !
- Zenzile, c'est toujours aussi chiant et aussi peu inspiré. j'ai voulu essayer une nouvelle fois, mais y'a pas à chier : je dois être allergique, je trouve ca plat et sans la présence du fortiche Tikiman, j'aurais probablement vomi un peu.
- Dr Whodat, ou bien Jneiro Jarel, ou bien.. bref : Shape of Broad Minds, le dernier projet du homie from Phila, est plus foutraque que jamais, en apparence seulement. Car la linéarité de l'influence soulfull de ce projet aux bleeps encore mieux placés qu'à l'habitude respire sur tous les titres de "Craft of the last art", paru sur Lex, ce qui, je vous venir, et vous avez raison, signifie "une magnifique pochette pour le même prix". Bargeot juste ce qu'il faut, d'une richesse créative évidente, Jneiro prouve que toute la clique des nouveaux beatmakers a digéré l'héritage post-Dilla, et la restitution finale promet d'être énorme : il suffit d'entendre ce qui se passe en ce moment dans les recoins de la sphère hip hop pour se rendre compte que le vrai renouveau tant espéré arrive à grand pas, portés par des mecs de la trempe de ce joyeux zozo. La classe.
- J'ai déjà dit plus haut tout le bien que je pensais d'Aesop Rock. Son dernier album, "None shall pass", paru chez Def Jux, squatte ma platine, et entraine avec lui une belle sélection de Juxeries, à l'instar du dernier album d'El P., paru plus tôt dans l'année. Et je prend à rêver de ce à quoi pourra ressembler la réunification du combo Cannibal Ox, parce que putain, la quasi-intégralité de leurs titres sont des perles du plus qualitatif hip hop moderne, merde.
Je crois que j'ai fait le tour pour le moment.
Si dans les semaines qui viennent, j'ai un peu de temps pour blogger, je vous ferais chier à nouveau, sûrement pour parler d'un des meilleurs bouquins sortis cette année, et qui s'appele "L'autre fin du monde", signé Ibn Al Rabin, paru chez Atrabile. Formidable.
Et pour vous dire aussi que la date en décembre, ca va défoncer, sérieux, faut que vous veniez, toutes et tous. 8)
Hasta la bla bla.
Bonne semaine, les ami(e)s.
7 août 2006
THERE'S A PARTY OVER HEEEEERE.
Nous sommes mercredi, et pourtant j'ai encore la bouche pateuse et le cerveau embrumé par la soirée de samedi dernier. C'était Le retour du boogie dans un bar bisontin, La Crémerie, avec Tristan et moi aux manettes, et c'était surtout l'occasion de retrouver plein, plein, mais alors plein de monde.
Et d'ailleurs, pour celles et ceux qui ont apprécié (ou qui n'avaient pas envie de mater Lost), on remet ça ! Toujours le samedi, toujours en août, toujours avec les mêmes... Et 2 fois de suite ! Ouaaaaaais...
Ok, plein de monde souvent pulvérisé et dans un bien sordide état, mais quand même, les soirées bisontines motivantes étant peu nombreuses durant la période estivale, on pouvait donc s'attendre au pire, c'était quasiment écrit...
Au lieu de ça, du monde (des gens cools qui plus est), une chouette ambiance, et malgré une cuite sismique, de bien bons moments plein la tête, voir les photos un peu plus bas...
Avant tout, personne ne relèvera, mais quand même : welcome to Lilly, née la semaine dernière, bravo et des bises à Ralf et Fabienne.
Ensuite, quoi de neuf ? Pas grand-chose en fait : c'est l'été, donc c'est les vacances (pas pour tout le monde, hein), donc on reçoit des news de gens à l'autre bout du monde ; le prix du meilleur SMS revenant à mon bro Feet, pour un "Andalousia is wicked !", aussi succint que drôle.
Quasiment pas de lectures, à part une tonne de saloperies de bandes dessinées merdiques que je préfère oublier le plus tôt possible, mais que ma conscience professionelle légendaire m'a poussé à ouvrir... Je donnerais pas de titres, mais je dois bien admettre, avec la plus grande honneteté, que Soleil mène la barque, de loin devant Glénat, Delcourt, Dargaud et Dupuis. Ah, que voulez-vous, je n'ai pas tout lu chez chacun de ces éditeurs, c'est sûr ; mais avec des sorties telle que "One Shot", "Catwalk", "Cross fire #2", "Defiance #2" ou "K" (avec Humberto Ramos au dessin d'une nouvelle série pour décérébrés, et citation d'Alexis de Tocqueville en préambule, warf warf)... Mais je vous rassure, hein : je parle sans savoir, car non content d'avoir lu en diagonale, j'ai aussi fermé souvent avant la fin... Quel pathétique manque de professionalisme, n'est-ce pas...
Quelques lectures dignes de ce nom :
En manga, avec quelques titres marrants, comme "Voyage à Uroshima" de Fukuyama (l'auteur des plutot bonnards "Bienvenue au Gamurakan" ou "Le jour du loup", déjà en Sakka eux aussi) : virée érotico-fantaisiste plutôt réussie, surprenante et bien fichue, plus qu'inspirée par un conte d’Urashima Tarô, qu'on a du coup envie de lire après avoir refermé Uroshima.
Peu de choses vraiment marquantes, mis à part peut-être la sortie de "Jour après jour" de Christian Straboni et Laurence Maurel, chez Akileos ; un petit bouquin à l'italienne de facture plutot réussie (Akileos fait décidément un boulot plutot chouette, après maintes traductions souvent très valables), signé par un couple d'auteurs dijonnais qui vaut le coup d'oeil ; ne vous fiez pas à la couv moyennement appétissante, l'intérieur est simplement chouette.
Le dessin de Straboni est lié à la grande tradition de la ligne claire à la Chaland, et se situe donc, en 2006, quelque part entre Stanislas et Bravo ; l'homme à signé de nombreux travaux dans des périodiques jeunesse il y a déjà quelques années, et le bouquin qu'il signe avec Laurence Maurel est une oasis de poésie tant scénaristique que graphique, dans la jungle des sorties de ces derniers mois : un recueil de strips ponctué par quelques illustrations, narrant la vie trépidante d'un gardien de phare flanqué d'une chauve-souris aussi subtile qu'ahurissante. Au programme, humour subtil, réflexions innatendues, gags brillants, on s'ennuie pas.
Les personnages, les dialogues, la narration, le découpage... On sent que le bouquin est inspiré, mais qu'il bénéficie aussi d'un vrai savoir-faire, un peu old-school mais avec pléthore de clins d'oeil encrés dans le contemporain.
Bref, un chouette petit bouquin tout public, à essayer.
Au registre belles images, "Grande Finale artworks 2000-2006" d'Ashley Wood, chez IDW : quelques centaines de pages ou l'oeuvre du maestro est étalée devant nos yeux effarés... Comme d'hab, rien de très nouveau du côté de l'australien : seulement cette fascinante aptitude à carresser les yeux avec les mêmes méthodes, depuis déjà pas mal de temps... Et le pire, c'est que ca fonctionne toujours : la palette d'action du zozo est tellement maitrisée que malgré un train-train sur les thèmes et la manière de composer, ca claque la gueule à quasiment chaque page.
La grosse, grosse classe.
A noter, et merci Bob la Poutre pour l'info : Wood a récemment démarré un blog, juste ici.
Dans le même registre "carresse tes yeux", Tim Biskup is back avec un second recueil de "The jackson 500". Là non plus, rien de réellement neuf, simplement une efficacité redoutable dans les illustrations terribles qui l'ont amené, depuis sa reconnaissance, à se faire plagier des milliards de fois.
Biskup, c'est un peu la nouvelle créature du dernier descendant de Frankenstein qui aurait écouté un peu trop de bleep à l'envers : un arrière-arrière-petit-fils de Bosch (Hieronymus) qui serait tombé dans un bidon d'encre à Posca un peu frelatée, juste après avoir posé sur sa grosse langue un bon gros buvard bien scotchant.
Et pour finir la série "j'ai les yeux en chou-fleur", Dan Nadel est l'auteur de "Art out of time - unknown comics visionaries, 1900-1969", un bon gros livre très chouette, beau format et belle fabrication, qui nous en apprend des tonnes sur ces nombreux auteurs de bande dessinée progressiste, dont les noms n'auront pas marqué l'histoire, mais qui auront aidé le médium à progresser, à évoluer vers quelque chose d'autrement plus original que l'essentiel de la production signée par leurs contemporains, tout simplement.
Au vu de certaines planches reproduites ici, on se demande d'ailleurs pourquoi untel ou untel n'auront pas rencontré un succès plus conséquent : je ne vais pas m'amuser à citer tous les noms des auteurs qui m'ont stupéfait ici, mais il y en a une belle brochette dans ce bouquin de plus de 300 pages tout en couleurs. La classe, ce livre !
Bon, sinon je suis en train de lire "Carl Barks and the Disney comic book - unmasking the myth of modernity", un bouquin sur Barks signé Thomas Andrae, notamment un ancien de "the Carl Barks Library" ; il y a tellement de choses à raconter sur Barks qu'on a l'impression qu'on pourrait en lire 12 tomes. Très plaisant, très instructif, et soulevant pas mal de trucs à côté desquels j'étais complètement passé à côté.
Bref, peu de romans, beaucoup de bande dessinée ces derniers jours...
Et sinon ?
Le music businees est foireux depuis un bon moment, mais on dirait que les signes avant-coureurs ont laissé la place à des réalités carrément plus merdiques, y compris pour "les gros", enfin : "At least three major music companies suspend deliveries to the struggling retailer, which has ceased paying its bills(...)".
Tout ça ne chagrine pas plus que ça le gars Supernat' :
"Supernatural breaks the world record for the longest freestyle rap (nine hours!) at this weekend's Rock The Bells festival, which also saw performances from De La Soul, Black Sheep, A Tribe Called Quest, Redman, Lauryn Hill and Wu-Tang Clan."
C'est n'importe quoi, mais c'est drôle, non ? Non ? Ah bon.
Bon, alors, donc : quelques photos de la soirée de samedi, en attendant la prochaine...
La journée avait bien commencé : des tonnes de gens, de passage par Bes', avait fait un crochet par la lib, du coup, j'avais déjà fait ma promo comme un porc, promettant une super soirée... Gloups.
Bon, quand même, malgré les problèmes de son au début, c'était cool, et merci à Tristan et Jacqueline et leur crew, à mon jeune homeboy Fil et Max, à John et sa clique, à Mulk & Flapp, et leurs, euh, copines, à Rémi & co, et puis à Sylvain, à Pastisse, merci aussi à Charlène et son amie, à Ghizmo et ses frangines... Merci aux gens, quoi, et des bises, tiens. Nan mais.
Alcor a encore joliment shooté, je trouve. Et au passage, Owly represent (et big up to Fred) ! 8)
Tristan et moi, boogie time à La Crémerie.
En fait, rarement une soirée n'a autant mérité le joli qualificatif de "soirée de malade"...
Jef l'alsacien maudit (dont on taira le dernier surnom, qui est énorme), Ed aka Crazy Youngster, et Balthazar un peu malade.
Note : un auteur de l'Affaire du Siècle tome 5 se cache dans cette photo, saurez-vous trouver lequel ?
Mulk (du duo sexual-techno Noir de gout) aime Edouard. Et les deux aiment l'alcool. Ca na pouvait finir correctement, hein.
Le mec au premier plan est le dernier disquaire de Besançon (y'a pas que moi qui le dit, hein). Quand on voit l'état dans lequel il se fout le samedi soit, on comprend ses choix et ses conseils, hein. Jeunesse perdue...
Tristan, Jeff & I, chez Tristan, pendant l'after pèpère, à base de caisses de bière et de vidéos des O'Jays ou de Sly, old school flavor. Un super after !
Après quelques heures à passer du bon son, à se faire découvrir des trucs mutuellement, Tristan a sorti de son laptop des tonnes de vidéos incroyables, de nombreuses séquences de la mythique émission "Soul train", notamment ; c'est ce moment qu'à choisi Jeff pour décamper, vraiment mal en point...
Alcor et moi partirons vers 5 ou 6h du mat à la maison, ou l'on discutera jusqu'à ce que le crazy youngster refasse surface vers 8h du mat...
Le temps d'accompagner Ed à la gare, cette feignasse d'Alcor ronflait déjà en position fétale sur le futon même pas déplié. Quel nase.
Thé avec Alcor (qui arrivait encore à prendre des photos à 9h du mat, voilà un réel mystère vu l'état du mec) et Ed, à la maison, le dimanche matin, tôt.
Toutes les photos, à part celle-ci, ont été prises par Alcor, gloire à lui et merci au staff Hiphouse pour l'efficacité : prises hier, online le lendemain. En 2048, on vous promet des updates en temps réel !
Aaaaah, la musique...
Le dimanche après-midi, après avoir accompagné Ed à la gare le matin, et une fois qu'Alcor se décide à sortir sa tête de son cul (je reste décent, je vous assure), prise d'air frais nécessaire en ville ; on prend des nouvelles de Jeff, qui sont mauvaises : l'homme est malade. Warf ! Pas de freesbee ce dimanche, c'est pas plus mal, hein.
Alcor et moi remontons à la maison pour chiller un peu devant le dvd Mush tour 2002, qui résume de manière évidente le talent des zozos d'Anticon après leur tournée, back in 2002. Fin d'après-midi à base de bon thé, devant Boom Bip & Dose One, Radioinactive, Reaching Quiet et, bien évidemment, cLOUDDEAD ; le temps passe, mais je me retrouve toujours à headbanger devant cette putain de vidéo.
On mate aussi, parce qu'on en a parlé la veille à l'after avec Tristan, quelques passages du dvd "Soul to soul", le concert mythique qui a eu lieu au Ghana en 1971, avec Les McCann, Wilson Pickett, Eddie Harris, The Staple Singers... Ah le passage avec The voices of east Harlem ! Enorme, bordel.
Subitement, il était tard, Alcor taffe demain, moi aussi, allez, tcho.
Bref. Un bien bon weekend. J'ai parlé de mes aigreurs d'estomac version longue ? Anyway.
VIte fait, pendant que j'y pense : un lien super con, donc totalement unmissable : the Wu meets Snoopy, woooooord.
ON AIR on RadiojUne : plein de bon son pour tenir jusqu'aux vacances (jour J - 3, bordel !)...
- Ah putain j'ai promis de faire une playlist de ce que j'ai passé samedi soir avec le gars Tristan, mais mon sac de disques est toujours chez lui, et faut que j'aille le récupèrer... Un peu plus tard, ok ? 8)
- Bembe Segue & Dego "Stuff You Like To Unload On Me". Et dire que je disais la semaine dernière, avec je sais plus qui, que je commencais à trouver des longueurs dans les prods des west-londoniens... Brknbt 4 ever !
- Chez Ze Records, la best of Lizzi Mercier Descloux, mais oui, l'interprète du mythique "Mais où sont passées les gazelles ?" (big up to Turbolax, au cas où tu lirais ces mots...), inégal mais contenant quelques trucs vachements surprenants.
- La vache ! C'est pas si souvent qu'Erik Rug fait parler de lui ces temps-ci, mais c'est toujours du tout bon : déjà un summer anthem rue du Pater, le "Tribute To My People (Extended Disco Mix)", sorti chez Les Disques du Telegraphe.
- "Red Bull Music Academy present podcasts with all sorts of DJs and producers, like Oh No, Waajeed, Arabian Prince, ?uestlove and Hank Shocklee. Page is updated weekly with new interviewees".
Et dans tous ces podcats, quelques invités de choix, dont Kirk De Georgio (39.86 MB), Hank Shocklee (quand même !?) (44.33 MB), et Questlove (102.04 MB). Pas mal, les profs !
- Dj Olive, David Last, Lloop, NNNJ, dj Wally, Nettle, Lunchbox, Oncell, tous sur le mix que Natural Sphere a tapé pour The Agriculture, pour le second volume des mix Re:up (et toujours gratos).
- Oh là là, mais c'est cool, ça : Georgia Anne Muldrow va sortir "Olesi: Fragments of an Earth", son premier album (après un Ep remarqué) chez Stonesthrow.
ca part free jazz, ca pue les bons gros pieds hip hop, ca pue la vieille soul, bref, ca s'annonce super bien pour cette nénétte, accessoirement fille d'un mec qui fournissait Eddie Harris en instruments de musique, et dont la maman jouait avec Pharoah. Ah ouais, d'accord !
Aux manettes, avec Georgia, les éternels SA-RA Creative Partners, et le squad Platinum Pied Pipers). Mazette, une chouette chanteuse chez SS, je l'ai pas vu venir, ça... Et pendant qu'on est dans la bay (shout out to Jéjé), le podcast #9 est dispo ici, avec Oh No (encore lui) et le mythique Galt McDermot.
- Tout ce que j'entend du dernier Shadow me déçoit, c'est pas de ma faute, hein. Ca a commencé avec du pseudo-crunk bien fichu (quand t'aime le crunk, quoi) mais tout sauf original, ca continue avec des morceaux super plat-plat avec des gens comme Lateef ou Q-Tip au mike (2 mc's que je surkiffe, au passage, mais bon)... Mais nan, rien, ca décolle pas. C'est pas nul, mais c'est pas à la hauteur de ce que l'on pourrait attendre du bonhomme, quoi... "at least this time I’m gonna try it my way”, qu'il avait dit. Boaf, quoi.
- Oh No featuring Posdnuos of De La Soul "Smile A Lil Bit". Quand De La ne se compromet pas, ils arrivent à nous faire de jolies surprises, comme ce featuring chez Oh No. Bueno.
- Nova Dream Sequence, le petit Ep qui vient de sortir chez Compost, "Interpretations", est un drôle de truc. A checker.
- Jamie Lidell, déjà un solide tritureur, se fait retriturer par Luke Vibert, un autre bon tritureur, sur "A little bit more", toujours chez Warp.
- Marc Mac "Its Right To Be Civil", chez Omniverse.
- Non je n'aurais de cesse de dire tout le bien que je pense de Radio Citizen, et pis c'est tout. "Berlin Serengeti" chez Ubiquity : must-have.
Ah ouais, et en parlant de zik, un petit rappel, car le boogie n'en finit plus de revenir...
Allez, zou, à très bientôt, peut-être.
Ou pas.
14 décembre 2005
BON NORMALEMENT ON SE REVOIT AVANT 2006.
Semaine dernière, le retour du boogie a contribué (par deux fois, deux !) au réchauffement climatique en commençant par le quartier Battant/Madeleine à Besançon, avec 2 soirées qui m'ont bien nettoyé les oreilles mais qui m'ont aussi bien pourri pour les longues journées de taf qui suivèrent ; eh ouais mec, c'est ça de vouloir remplir sa vie : ca fatigue, alors assume et tais-toi. Ah bon.
On remet ça pendant tout le mois de décembre, dans un post précedent il doit y avoir le flyer pour davantage d'infos (pour les bisontins, les autres, vous avez le droit de passer mais j'y crois pas trop) ; en tout cas, avec Zo, Narqo et Tristan, on vient à chaque fois avec nos potes Sly, Roy, Marlena, Herbie, Fela, et plein d'autres. Plein de morceaux que vous n'entendrez ni à la Star Ac, ni dans les pubs pour le gel avec David Gheta, ni sur France Inter. Du bon son, je vous dis.
Comme je me suis pourri ma petite forme toute la semaine dernière, vendredi soir, vu que j'étais tout seul à la maison, je me suis envoyé le dvd de "Mallrats", la version spéciale 10ème anniversaire, et ca n'a pas loupé, je me suis encore pris 10 ans la tronche, ce qui tombe plutot bien : non, Kevin Smith n'est décidément pas le meilleur cinéaste du monde, mais dieu que je suis réceptif à ses dialogues totalement en phase avec son époque, c'est à dire... 1995 ? 96 ? Euh...
Ouais, ses films vieillissent mal, mais on s'en fout : ils ont marqué une époque, et inauguré un truc : les vrais slackers, s'ils étaient passionnés et jusqu'auboutistes, pouvaient également aller loin dans le délire, et aller jusqu'à se faire produire des films carrément bancals. Bon, y'a Jason Lee qui débutait une carrière (quelle carrière ?), et qui est drôle ; y'a aussi la nénétte qui jouait plus tard dans "Chasing Amy (méprise multiple)", du même Smith ; y'a le plus mauvais des frères Affleck, et quelques autres pseudo-acteurs. Evidemment, y'avait aussi Mewes (as Jay) et Smith himself (as Silent Bob), et puis jusqu'à Stan Lee dans son propre rôle.
Sinçèrement ? j'ai l'impression que j'ai 20 ans quand je mate les films de Smith ; techniquement, rythmiquement, je sens 15 défaillances à la minute, mais bon, c'est plus fort que moi, ca me convient, et du coup je me suis enquillé les heures de bonus (comme un de ces nombreux crétins congénitaux que je critique à longueur d'année), notamment l'espèce de réunion genre "ten years after" ou tout ce petit monde se retrouve pour parler avec une audience conquise d'avance à ce performer qu'est Smith sur scène... Une fois de plus, un véritable show, j'aurais souhaité des sous-titres en VF car quand Smith dégaine, ca va parfois assez vite... En tout cas, un bien bon moment, et j'ai pas honte de dire que je me suis poilé comme une baleine devant cette bande de joyeux zozos.
Toujours dans le registre dvd, j'ai commencé à me mater mon dernier achat de la série "The Directors Label" ; après Spike Jonze, Michel Gondry, et Chris Cunningham, et en attendant Stéphane Sednaoui, Jonathan Glazer et Anton Corbjin (sortis récemment), le dvd consacré à Mark Romanek ne m'a pas emballé plus que ça. Oui, le mec à un oeil, et a des tonnes d'idées, certes. Mais son univers ne me séduit pas plus que ça, et du coup, je reste sur cette impression : cette collection n'a guère de cohérence, on y retrouvera donc une palette de réalisateurs venus essentiellement du clip et de la pub, réunis sous un inprint commun, mais basta. Le critère principal n'étant clairement pas d'offrir un espace pour des créateurs inventifs et systématiquement novateurs.
Inventeur, Romanek l'a probablement été dans sa manière d'aborder les music videos qu'il eu signé ; je me souviens de la fraicheur que m'avaient distillé les vidéos de Eels ("novocaine for the soul"), du "closer" de Nine Inch Nails, pourquoi pas du "Got till it's gone" de la cadette Jackson. Tout ça, et bien d'autres choses, peuvent témoigner d'un oeil et d'une approche plutot digne, on entrait dans le clip souvent "chiadé".
Oui mais voilà, sortir ce nouveau volet de la Director Label Serie après avoir sorti ceux de Gondry ou Jonze, aie aie aie, ca rend pas service, en 2005, aux réals de cette deuxième vague.
Leur fraicheur, leur réel repositionnement quand à ce qui se faisait alors, cantonne les performances de Romanek à une vilaine démonstration d'académisme, limite. Il y a toujours des moments de grandeur ("Devil's haircut" de Beck, "99 problems" de Jay-Z...), mais on est loin de l'exaltation et des claques à répétition des deux zozos à l'origine du truc (je parle pas de Cunningham, talentueux monsieur mais peut-être classé trop vite dans la catégorie des grands réals, à mes yeux en tout cas).
Bilan plus que mitigé, mais bon, je vais me finir l'intégralité du dvd avant de dire que je regrette mon achat ; bon, ok, il y a un joli livret de 56 pages, comportant une interview faite par Spike Jonze, avec tout plein de très belles photos de Mark Romanek (comme d'habitude). A voir.
J'ai aussi récupéré "Morvern Callar" de Lynnie Ramsay ; je pense me mater ça peinard le 24 au soir : noyeux joel, here we come.
Voilà pour les images qui bougent devant les yeux.
Pour celles qui bougent derrière, j'ai lu une bonne partie de la première fournée de bandes dessinées de la nouvelle collection "Onomatopée", dirigée par le malheureusement rare Matthieu Blanchin, pour le compte des éditions Lito.
6 titres, pas moins, composent ce galop d'essai, et devraient se joindre aux milliards de trucs annoncés pour le début d'année ; ils s'agit pour la plupart de premiers tomes de séries, je ne sais toujours pas si c'est une bonne nouvelle... Je n'ai pas lu :
- "Les aventures de mégamonsieur : l'attaque des ploutes", par Martin Desbat, même si des quelques pages que j'ai pu en voir, il s'agissait d'un des titres les plus excitants de cette première vague ; à suivre donc.
- "Petit sapiens : la vie de famille", par Ronan Badel.
J'ai lu, par contre :
- "Folalié, le chevalier au scotère d'argent", scénarisé par Pierre Coré et Philippe Kailhenn, et dessiné par ce dernier ; que dire ? Quelques bonnes idées (un chevalier sur un scooter, ca aurait pu me parler), mais j'ai vraiment trop de mal avec le dessin, mais aussi avec le scénario et la manière dont il se déroule comme une pelote de ficelle, pour aboutir sur euh, sur pas grand chose ; il y a probablement un lectorat pour ce genre de trucs batards, à mi-chemin entre les romans de chevalerie classique et les trips absurdo-délire, mais j'ai pas absurdo-déliré, moi.
- "Inconnu à la déverse", scénarisé par Dorothée de Monfreid, et dessiné par Jean-Yves Duhoo ; une famille/bande de potes cambrioleurs, cambriolent, ca tombe bien. Mouairf. Là encore, de bonnes idées, des bonnes mises en scène, mais bon, rien de renversant.
- "Laura et Patrick", scénarisé par Riad Sattouf et dessiné par Mathieu Sapin ; pas de grande surprise quand on connait le travail récent de ces deux auteurs. On est réceptifs ou pas à l'écriture de Sattouf, je ne le suis pas forcément. L'univers délabré et tellement bancal de Mathieu Sapin, lui, me sied bien mieux. Et ce bouquin est une réussite en ce sens que Sapin tire ce que Sattouf sait faire de mieux (les préoccupations habituelles de la jeunesse d'aujourd'hui, passées à la moulinette et avec beaucoup d'acidité), mais ressemble à s'y méprendre à une création purement Sapinienne : on retrouve le toujours bien perché professeur Tannenbaum, toujours dans un cadre paradisiaque de joli bord de mer, toujours à la ramasse. Du "Salade de Fluits" revisité, pour simplifier.
En tout cas, c'est marrant, c'est très très con, et ca fonctionne sur moi, en tout cas mieux que le "Pipit Farlouse" ou le dernier "Jérémie" de Sattouf. Ca s'apelle "les jeunes de la jungle", et si vous voulez de la bande dessinée ou les surfers chantent Hélène Segara et ou les happy endings et la morale n'existent pas, c'est ici que ca se passe.
- "Les semi-aventures des hommes-rats", par Wolgang Placard ; bon, la bonne surprise du lot, je l'ai trouvé dans le seul titre qui ne soit pas essentiellement humoristique. Et d'ailleurs, il ne l'est pas du tout, ou alors en toutes petites portions de tragi-comique, ce bouquin.
Wolgang Placard (tout un programme !) réussit l'exploit de balancer un premier titre (d'après ce que j'en sais...) avec une construction plutôt réussie, et un rythme presque soutenu, ses personnages sont palpables, vivants, son histoire est originale même si inspirée d'un pan entier de la littérature d'aventure dans ce qu'on peut en attendre de plus traditionnel, le tout saupoudré de brillantes idées, et, comme si ca ne suffisait pas, servi par un dessin carrément convaincant, qui, lors des séquences les plus dynamiques et les plus réussies, rappele la fluidité d'un Carlos Nine, parfaitement ma brave dame. Les visages et leurs expressions, et une colorisation un peu hésitante, restent encore le point faible de ce bouquin, je serais aux premières loges lorsque le second tome, ou n'importe quel autre titre de ce monseur Placard, pourra sortir. Un auteur à suivre, il me semble ; et non, je ne raconterais pas l'histoire : ca sera bien, vous verrez.
Bilan mitigé, donc. On verra bien comment la collection Onomatopée sera accueillie dans quelques semaines. J'espère que Matthieu Blanchin, très bon auteur au demeurant, réussira ses choix éditoriaux et saura trouver un équilibre dans l'audace éditoriale qui à l'air d'être de mise dans cette première volée. A suivre donc.
Bon.
Dimanche dernier, Ed passe à la maison pour poser quelques milliards de skeuds puis l'on trace à Dijon, histoire de visiter le manoir de Cath et Alcor.
Mazette ! Cet olibrius de Kokore s'est lâché, ca va faire un joyeux squatt pour de jolios barbecues printaniers, et je parle pas du néo-studio, ca devrait le faire grave quand tout ça sera terminé.
Bon, chez eux, y'avait de drôles de gens qui faisaient de drôles de choses sur un drôle de gros truc blanc.
Que... ? Ah...? Oui, une seconde... Oui... Très bien... Bon, on m'apprend à l'instant qu'il s'agissait d'un canapé à 12 plaques. Ah bon, ok.
Ca fait du bien de passer de bons moments avec de bons copains ; j'en parle pas si souvent parce que ca n'arrive pas si souvent, mais voilà, c'est dit.
Après avoir fait le tour de Dijon dans la nuit et le froid, nous avons fini par nous écorcher les oreilles avec de la vraie musique de merde dans un pub à la con, que nous avons vite déserté pour aller remplir nos panses. En sortant, nous tombons nez à nez avec un vieux Tornado (j'adoooooore). J'ai des preuves :
Oui, ma vie est tragiquement creuse, je parle aux aspirateurs pourraves en sortant du meilleur italien de Côte d'Or. Ben ouais.
On termine autour d'un thé chez Alcor, on bave devant sa cuisine toute neuve et toute mortelle, on se fout de la gueule de sa domotique (Alcor ? Is it correct ?) en cours d'installation, et on se casse, notre ami est propriétaire, je ne puis rester une minute de plus. 8)
Au retour, Ed et moi pleurons sur la situation politique de notre pays, et c'est quand même la flippe ; alors qu'en toute logique, nous devrions espèrer qu'une étincelle d'initiative vienne resusciter notre gauche moribonde, en lieu de celà nous exaltons presque à l'idée que la droite se désagrège toute seule et se déchire autour du monstre bicéphale de l'UMP ; je deviens croyant l'espace d'un instant, espère de tout coeur que la situation peut changer, mais la foi ne vient pas, et je flippe à l'idée d'une apparition d'horreur, celle du visage de Sarkozy, connard arriviste arrogant, méprisant et méprisable, maître-prestidigitateur parmi les illusionnistes amateurs, à l'issue d'un second tour déjà nauséabond... Heureusement que dans le sound-system de notre 4x4 tunning, on à BlackStar de Mos Def et Talib Kweli, le premier album de n*e*r*d et celui de Rasco, peut-être même que ca marche, je sais pas...
Fact 1 :
J'ai une tonne de skeuds à vendre ; j'ai fait du tri (plus de place à la maison), j'y ai ajouté des piles de skeuds que des potes vendent, ca fait une sélection breakbeat, electro, bleep, hip hop, soul jazz, electronica, assez vaste, assez large, et avec des prix franchement plus que corrects. Bon, pas besoin de dire que c'est strictly vinyl, hein ; Boards of Canada, UNKLE, dj Shadow, Burnt Friedmann, Cinematic Orchestra, Pan Sonic, Les Gammas, Plaid, Autechre, Plastikman, Roots Manuva, du Def Jux, du Skam, du Ninja Tune... Plein de trucs, et pas reuch : on a besoin de tunes, bordel, soyez sympas et achetez mes disques. 8)
Je vais pas tarder de faire pareil avec les bandes dessinées. Y'aura surtout du comics US, principalement mainstream, et plein d'autres trucs.
Fact 2 :
Nous commencons à reçevoir des mails d'insulte concernant les contenus du meilleur fanzine de le monde, l'Affaire du Siècle tome 5 (numéro 10 online, tout frais) ; ca signifie probablement que nous sommes sur la bonne voie, celle du respect, du pouvoir, et du régime totalitaire que nous voulons mettre en place depuis bien longtemps déjà. J'appelerais bien ça SuperVatican33, faut que j'en parle aux autres.
Fact 3 :
Je suis crevé. Bonne nuit.
[edit] : En fait, hier soir j'ai lu "Au revoir, à demain" de William Maxwell, ancien éditeur du New Yorker (ou il s'occupa notamment de Salinger) ; un petit bouquin ma foi plutot réussi, que j'ai refermé pile au moment ou commencait "Histoires courtes", le magazine de courts-métrages de France 2. Il s'agissait là d'une émission spéciale consacrée à Mathieu Amalric, avec interview du bonhomme et 3 (très bons) courts, et décidément, j'aime bien ce type, à tout point de vue. Voilà, il fut vital que cela soit dit. 8)
Sinon, comme d'hab, plein de trucs sur Flickr :
Bitch and Moan défonce.
Warren Ellis fait du teasing.
Et Joachim déchire pas mal aussi.
Et pour finir, une curiosité visuelle refourguée il y a quelque temps par "Nico-de-la-Snow", vindzousss.
Je crois que c'est tout.
ON air on jUneRadio :
- les dernières saloperies de Spacek sur Sound In Color ; 21st century soul, as usual.
- l'intégrale de Rasco ; chui un putain de bad boy, yo.
- ah nan en fait chui un lover : mon hymne du mois étant "three is the magic number", de Bob Dorough. 3 minutes (justement) de pur bonheur. De La Soul ne s'y étaient pas trompés.
- Coltrane, l'album "Giant steps". Parce que.
- Spanky Wilson "Sunshine of your love", une reprise énorme, heavy-funk, de l'original soupe et chiant du Cream de Clapton.
Cette fois, j'y vais.
Bonne journée.






