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29 mars 2007

ET VOILA ENCORE UNE UPDATE DE BLOG QUI SE FICHE VRAIMENT DU MONDE. EXIGEZ D'ETRE REMBOURSES...

...surtout si vous veniez pour récolter quelques avis sur tel ou tel truc, parce que le post qui suit est étonnament personnel et évidemment totalement vain.

Bon.
Comme je ne sais pas trop comment interprèter certains récents commentaires reçus par rapport a la cruelle absence de mise à jour de ce blog, quelques mots, très vite :
- non, je ne suis pas mort (mais c'est pas l'extase non plus),
- non, ce blog ne l'est pas davantage (mais c'est pas l'extase ici non plus),
- oui, j'ai pourtant écouté des tonnes de très bons disques, dont je pourrais parler, et dont je parlerais probablement en temps voulu, dès lors qu'un musicographe s'éveillera quelque part en moi,
- oui, j'ai également lu quelques très bons bouquins, et ne manquerais pas d'empreindre modestement cet endroit de quelques petites notes en temps voulu (pour les pluls concernés, je pose une question dont nous pourrons parler dimanche soir après Drucker : que penser de la migration de Cornélius vers un nouveau diffuseur ? Suis-je donc le seul à penser que malgré certains points noirs, le Comptoir des Indépendants demeure, et de loin, le plus à même de parler des ouvrages un peu pointus, malgré toute la bonne volonté que voudra bien y mettre les gens d'Harmo ? La diffusion et l'éventuelle plus grande visibilité vaut-elle réellement ce prix ?),
- non, le rythme des parutions en librairie n'a pas encore eu raison de moi, d'autant plus que je suis au beau milieu d'une petite semaine de vacances fort bienvenue...

Alors pendant cette semaine, je consacre un peu de temps à diverses choses (c'est quand même pratique, parfois, cette névrose du temps perdu), évidemment, où bien, et c'est une nouveauté chez moi, je termine des choses commencées ces dernières semaines, notamment une petite "compilation/sélection/mixtape" proposée par mes 3 acolytes du Retour du Boogie et moi-même (évidemment, c'est bibi qui se coltine la pochette, les notes, etc), dont il fallait nous occuper de la reproduction (cela prend du temps) et des envois (il s'agit essentiellement d'un petit outil de promo), entre autres choses ; et les sempiternels flyers, les affiches... Le boogie, bientôt un emploi à pourvoir.
"Le projet secret du professeur June", quant à lui, s'avère de plus en plus dense chaque nouvelle semaine, de plus en plus passionnant et déstabilisant, mais aussi de plus en plus confus et laborieux ; je crois que c'est ce que les professionnels de la profession qualifient "d'affres de la création", ouh quelle prétention. De fait, LPSDPJ (pour faire court, arf) occupera une bonne partie de mon temps cette semaine, mais ça, vous vous en fichez comme de votre première culotte, et vous avez bien raison.
Les enflures bisontines derrière L'Affaire du Siècle tome 5, le meilleur fanzine bisontin du monde exigent de notre temps, les bâtards, pour le prochain numéro de leur publication foireuse ; comme d'habitude, ce sera nul, de toutes façons. Et de fait, il me faut y participer (Balthouze, je n'oublie pas notre projet, oh que non).
Et en parlant d'enflures bisontines, c'est officiel : on peut plus peindre en paix, ma brave dame, sans qu'un quidam en bleu marine ne vienne interfèrer dans votre session de vidage de bombes. Par deux fois en moins d'un mois, je courbe l'échine et je rentre chez moi penaud, avec un truc pas fini sur un mur. Y'a pas grand chose de plus frustrant. Heureusement qu'on peut y retourner un peu plus tard, hein.
Ah oui, et puis parce que depuis quelques semaines, une envie de souffler s'est fait sentir, je parcoure les environs sur mon tout nouveau vélo, le sac rempli de sucreries et d'un bouquin ou deux. Besançon, ses collines boisées, ses kilomètres au vert... Eh ben y'a pas à chier : ca fait du bien. Ma morphologie, largement adaptée, morfle sévère, mais ca fait du bien, surtout physiquement, quoi (et je parle même pas de la reprise du freesbee nounours tous les dimanches...).

Bon, sinon, quand même...
Dans le registre "j'en ai marre", il y a des tonnes de choses auxquelles j'accorde plus de temps que de raison en ce moment (des foultitudes de subtilités techniques découvertes sur un multipiste numérique, des relectures de bouquins pourtant déjà lus -Calvino, Pozner-, l'ami Alcor en chat sur gmail, l'éternellement prolixe Joann Sfar en excellent prodigueur de conseils professionnels carminatifs sur bulledair, j'en passe et des meilleures), et qui me font chier... J'ai noté toutefois que dès lors que j'avais décidé de ne pas "voter utile" aux prochaines élections, l'omniprésence du sujet dans mes alentours immédiats me cassait moins les couilles ; à croire qu'il suffisait de lancer cette formidable idée de drapeau pour me convaincre que non, vraiment, l'idéal socialiste présenté n'est pas pour moi... Je me demande bien de ce qu'il en adviendra face à la grosse machine travail-famille-flashball présente en face...
Eh ben voilà, je m'étais promis, lors des dernières élections, de tout faire pour contrer la mauvaise droite dans le futur (eh oui, j'ai une grosse sensibilité de gauche-gauche, c'est ainsi, hein), comme beaucoup d'autres gens un peu désabusés et perdus, je crois, et bien je me suis menti, c'est maaaââââaaal. J'irais donc donner ma voie à quelqu'un qui m'est un peu plus crédible au premier tour, mais qui ne sera vraisemblablement pas au second, et c'est tant pis ; une démocratie ? Où çà ?

Avant de me barrer comme un voleur :
- il y a une nouvelle petite sélection d'une quinzaine de titres dans RadiojUne sur autobiogriffue.fr, le blog de Nancy Pena et Guillaume Long, avec notamment Fat Freddy's Drop, G. Litter, Aloe Blacc, Electrons Libres, Mia Doi Todd remixé par Flying Lotus, Ta'Raach & The Lovelution, Bleubird (bientôt en concert à Besançon, d'ailleurs !)... Et puis même un classique des soirées du Retour du Boogie, avec le "Beatmaker" de la blondissime Doris (big up Tristan !).
- ce samedi 31 mars, au Moulin (Brainans, 39) : Le Retour du Boogie (en fait, ce soir là, Tristan et moi), Electrons Libres (live), Fluks, pour accompagner Matt Cantor (The Freestylers).

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- le lendemain, Julie Doucet sera au Monte-en-l'Air, l'un des très-rares-très-bonnes librairies de Paris. Je suis verdâtre de ne pas pouvoir aller saluer l'une de mes auteurs préférées, alors j'extériorise...
- le samedi 7 avril, Retour du Boogie à la Crèmerie (Besançon), nous y serons tous, la bande au grand complet.
- le lendemain, dimanche 8 avril (veille de jour férié), EL P. sera au Noumatrouff (Mulhouse), et pour celles et ceux qui n'auraient pas encore compris que son dernier album est peut-être bien le meilleur truc proposé par le mec pourtant déjà à l'origine de Company Flow, du label Def Jux, etc... J'y pousserais quelques disques pour accompagner Electrons Libres en live. Venez nombreux !

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- le dimanche 5 avril, le crew HoneyBoxx s'occupe de sonoriser le skate-park de Chamars (Besançon) ; merci à Vince, j'y serais aussi, avec un bon gros flight-case.
- le samedi 8 avril, encore un Retour du Boogie à la Crèmerie (Besançon).

Voilà.
Je retourne à l'écoute du "Chant" de Robert Glasper, du dernier El P., donc, du "Sanfona" de Egberto Gismonti, du dernier Busdriver, et à mes courbatures. J'hésite à évoquer "le soleil de toctoucau" célébré par le groupe Coeur Aquitain, un vrai cadeau empoisonné que je vais essayer de vous coller sur youtube un de ces 4...

A bientôt, peut-être, encore que, c'est pas gagné...
Salut.

10 juin 2006

MOUAIRF

Y'avait donc une groooooosse soirée hier, bon, j'ai du passer 2% des skeuds que j'avais pris avec moi donc pas de playlist cette fois, mais quelques photos un peu plus bas.
Vite fait, la bonne news c'est que Jim Woodring sera bien invité ET exposé au prochain festoche d'Angoulême. Que ces batards s'organisent correctement et accordent à tous les éditeurs une réelle visibilité digne de ce nom, et cette éditon pourrait être un bien bon moment, car, comme chacun sait, Frank est Dieu et Jim Woodring son prophète. Pushpaw akbar.

Et "Frank 2", le second bouquin "en français" (à L'Association, bien évidemment), sortira en septembre ; d'ailleurs, plein de bons bouquins en prévision : "Panier de singe", un nouveau Ruppert & Mulot (une Ciboulette à l'Asso), une Mimolette d'El Don Guillermo (Misma represent) intitulée "Prelude to a kiss", un truc de 200 pages signées Jeff Soto, Dave Cooper, Tim Biskup, Jeremy Fish, Anders Nilsen, Martin Cenreda, Sammy Harkham, R. Kikuo Johnson -qu'on croise également dans le prochain "C'est bon"-... et nommé "Beasts" (chez Fanta), un nouveau Peter Kuper (l'adaptation de "La jungle" de Upton Sinclair) chez Rackham, le "Canetor" de Pirus et Schlingo regroupé aux Requins, la réédition attendue du "Hicksville" d'Horrocks (toujours à L'Asso), un nouveau Lapin, un collectif de la Cinquième Couche prometteur ("Le coup de grâce")... Bref.
Plein de bons bouquins.

Autre chose concernant les bouquins : pendant que chacun avance ses pions dans la mélasse qui s'installe (non, l'éditon ne se porte plus si bien que cela, "les chiffres" le montrent et les professionnels le ressentent désormais de manière tangible), à grand renfort de propagande éhontée ou de gestes commerciaux peu scrupuleux (ah, ce june, quel sale gauchiste), certains se rendent compte que la meilleure manière d'envisager l'avenir "à plusieurs" (lire : avec tous les acteurs de la "chaîne du livre") est de communiquer, tout simplement, et d'échanger propositions, "dans un esprit de solidarité interprofessionnelle, sans dictat ni chantage" ; belle formule avancée par Le Comptoir des Indépendants, distributeur de la grande majorité des éditeurs dits "alternatifs", dans le numéro 64 de "La gazette du Comptoir" (août/septembre 2006), un organe de communication en passe de quitter le strict domaine professionnel pour être distribué gracieusement au lectorat via les libraires qui en feront la demande pour leur clientèle.

Le livre va mal, et les "petits", comme certains le prévoyaient depuis déjà quelques années, seront les premiers à trinquer. On pourra s'étendre à qui mieux-mieux sur le thème de "à qui la faute", que cela ne réglera pas grand chose, car si la crise annoncée s'amorçe clairement, manifestement, la plupart des "acteurs du marché" n'en ont pas grand chose à battre, au vu des calendriers de sorties pour les mois et la rentrée à venir.
Je pense humblement que malgré les condescendances des "forces de vente" de bien des éditeurs ("oui, c'est vrai, mon pauvre, je vous plaint, ca doit être dur de gérer tout ça, mais regardez donc ce premier tome de notre nouvelle série, livré en 5 versions différentes, vous en voulez combien de boxs ?"), la rentrée 2006 devrait éclater les statistiques, une nouvelle fois, et malgré des chiffres qui devraient plutôt inciter à reconsidérer les politiques commerciales... Le bon vieux discours pessimiste (autant de visions du livre que d'éditeurs), quoi...

Bref.

De papier à papier autocollant, il n'y qu'un pas, zou : Les Sticker international Awards, ca sonne comme une blague mais en fait non. Le jury ? Dom Murphy de Stickernation, Chris Sauve d'Adbusters, Andreas de Stickma, entre autres...

Et vite fait encore (avant un weekend prévu à chiller sous le soleil, parce que bon), quelques photos de la soirée d'hier à l'Asylum, avec aux platines Akroe, Krsn, Tacteel, le jeune Charlie, Feetwan et moi-même, et avec pleeeeeeiiiiiiiin de monde.

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Akroe, Krsn, Tacteel, Besancon, juin 2006.

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KRSN versus Tacteel.

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Marco Turunen represent, black hole style, versus YaKid-K meets ItaloDisco revival.

En vrac, merci à Zo aka la chauve-souris, Narqo aka la tonsure, Serge la pute, Dirty Howie, Fred le rectum nantais, Panzy Balthouse, Mehdi le Mehdi, Jeff et Cécile, Laure from le garage, Jay from Prisuniq, Alcor aka Casual Dijon, Tom & Maud from Roma, Mitchum (sans Pushpaw), le Butter crew, tout plein d'Institubés à bloc, et toute la smala présente, bref, ca faisait plaisir de voir plein de gens cools.
Dur réveil ce matin...

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Pas mal de monde, et un flash mal réglé.

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Et encore, là, c'est que l'extérieur, hein.

Et même pas une seule toph de mon bro Feetwan, qui représentait encore à plus de 3h en me laissant des messages downtempo depuis un obscur after... Voilà ce que c'est d'aller boire des bières avec les gens : on coince dehors puis la soirée est finie, voilà. Tssss.

Bon weekend, et à bientôt, encore que.

11 février 2006

CLAP YOUR HANDS SAY SHUT THE FUCK UP.w

La vraie question c'est :
Est-ce que les Artic Monkeys sont plus quelconques que Clap your hands say yeah ? Oui oui, CYHSY me semble autrement plus intense et inspiré que les zozos d'AM, creux comme un nid de poule.
Non, je reformule :
Comment être surpris par la médiocrité de trucs qui ont emballé tout un petit monde sur le net ?
Ne retrouve-t'on pas les mêmes proportions de fans de soupe, ici ou là ?
Pourquoi le monde virtuel serait-il un monde plus joli (après tout) ?
La hype est elle soluble dans le cyber-espace ?
La tendance à "surkiffer" les trucs déboulés de nulle part via le web est-elle donc plus acdeptable que de se faire une idée en s'abonnant aux Inrocks ou à Magic ?
Suis-je donc devenu un tel vieux con à ce point que je ne comprend rien à cet emballement médiatique autour de ces deux formations ultra-transparents ?
Pour fêter tout ça, je suggère une écoute de "Waving my dick in the wind" des Ween. Ou pas.

=> Pris un super petit déjeuner le mercredi matin (une fois n'est pas coutume), bien bouffé le midi avec copine Laure, bien remis ça le mercredi soir avec le vase Ming (bientôt du son, merci Monkey), bref : malade comme un chien le mercredi soir, estomac défoncé.
Je savais que ca allait plaire, hein.

=> Lectures de ces derniers jours :

- Seul roman notable de mes dernières pages sans dessin (quoique, avec Flint, on ne s'en écarte pas complètement), "Electrons libres", de James Flint (Au Diable Vauvert).
Un peu plus encré dans un quotidien dans lequel on pourra se retrouver plus facilement que son précedent bouquin (je n'ai pas encore lu "Douce Apocalypse", recueil de nouvelles, ni "52 ways to magic america" - Flint en VO, pis quoi encore), je me suis paradoxalement moins senti emporté par l'auteur de la pourtant grosse claque que fut "Habitus" ; attaqué à sa sortie, et fini "en vitesse", je me devais de me refaire la seconde moitié de ce bouquin, que j'avais terminé comme un sagouin la semaine dernière (ou celle d'avant, peu importe). Retour sur lecture, donc, et sensation d'être complètement happé par le torrent, par le tempo frénétique de Flint, sans toutefois pouvoir apprécier la cadence.
Je continue de penser toutefois que ce mec est un des meilleurs auteurs très-contemporains que j'ai lu ces dernières années, clairement.

- "Plus ou moins... L'été" de Peggy Adam (chez Atrabile).
Second volet d'une série couvrant très probablement une année, Peggy Adam s'inspire des viviscitudes de la vie, de ses déceptions, de ses choix foireux, de ses actes ratés, pour conter l'histoire d'une poignée de jeunes personnages qui vivent plus ou moins la même vie que vous. Nous restons donc dans une fiction matinée d'autobio, et ca fonctionne plutot bien, avec des persos réalistes sans qu'on ai particulièrement l'occasion de s'identifier : ils ne donnent pas forcément envie de les apprécier, on reste dans la distance, malgré quelques perches tendues pour emmener le lecteur "de force". La bichromie de Peggy Adam est plutôt chouettos, son découpage réussi, son trait maitrisé... Une lecture plutot cool, que j'attends de pouvoir mette en parallèle avec les 3 autres tomes pour me faire un avis définitif.

- Daisuke Ichiba, c'est parfois vachement beau.
Bon, je parle de son mélange saturé, à base de collages, de traits crispés, de coups de plume ou de pinceau bien vénères, tout cela finit par donner une bouillie idéale pour servir son univers glauque, sordide, où on a du mal à être à l'aise ; et ca tombe bien, car la teneur du récit (si récit on peut trouver dans ce "Ezumi", au Lézard Noir) se vautre dans un fange obscène, sombre et torturée, on va pas te laisser partir comme ça, mec, reprend un coup de couteau dans ton cervelet avant de partir, genre.
Bon, autant les trucs bien chelous peuvent me plaire, on est là dans un truc trop déconstruit (ou pas assez, je sais pas trop) pour retrouver le moindre fil qui permette d'adhèrer au rythme mis en place (si rythme il y a). Après, en prenant le bouquin comme une suite d'expérimentations graphiques, ca peut probablement plaire aux fans du Dernier Cri, avec lesquels l'auteur à déjà bossé. Attention, Maruo, à côté, c'est Roba, hein.

- "Lurzer's Archive special : 200 best illustrators worldwide", publié chez Lurzer Gmbh.
Pour 23.50 euro, 400 pages de ce que la planète est censée offrir de meilleur en matière d'illustrateurs. Bon, drôle d'accroche : le pire cotoie le meilleur dans cette grosse tranche de bois, et forcément, dresser un tel panorama peut s'avèrer vite assez chaud, comme plan. Et pourtant, malgré peu de "gros" repères connus (Peter de Sève, Jeffrey Fisher, Anita Kunz, Katrin Funcke, Andreas Gefe, Christian Borstlap...), pas mal de bonnes surprises, au final. Premier constat : pointes fines, poils de martre, suite Adobe, peu importe, la génération berçée aux McKean, voire Ashley Wood, est réellement installée dans notre paysage graphique. Publicité, couvertures de bouquins, contenus de magazines, pochettes de skeuds, pas mal d'exemples, pour un prix plus qu'honnête au regard du prix moyen d'un ouvrage d'illustration à l'heure actuelle...

- Attaqué "Sous le cul de la grenouille" de Tibor Fischer, d'après un conseil qui s'annonce avisé (merci Boulou, j'ai des souçis avec ton adresse mail, j'ai tenté 2 fois de t'écrire mais ca me revient dans la tronche, si tu lis ces lignes, fais-moi signe...) (sinon je t'expédie mon mail par courrier, on est pas comme ça, hein).

- Attaqué également "Les révolutions d'Amérique latine" de Pierre Vayssière (au Seuil), un truc qui remet carrément en perspective les passations de pouvoir actuellement observées par la-bas. Ed Youngster, va falloir qu'on cause, mec. 8)

- Attaqué enfin le dernier Comix Club (le numéro 3 de la revue critique de bandes dessinées proposée par le Groinge) ; avec "L'Eprouvette" #1 qui va sortir à l'Asso, puis le grand retour de "Bananas" (créée à l'origine par Evariste Blanchet), voilà qui devrait enfin rafraichir la critique imprimée dans les mois à venir.
Passé comme un petit sentiment de lassitude sur les premières pages (où l'on revient -une nouvelle fois, histoire d'en finir- sur le pamphlet de Menu de l'année dernière, et sur ses interrogations posées en guise de conclusion), le vif du sujet, avec la retranscription d'un débat ayant eu lieu lors de Périscopages 2005, ayant pour titre "indépendance éditoriale et précarité", un putain de gros hommage à Charlie Schlingo (plein de monde aux manettes), une revue de "presse" fanzine (full spectrum) puis celle des différentes sorties de l'année, établie tout du long par Big Ben himself, et plein de monde pour jouer le jeu de la "critique bd en bd" : Ibn Al Rabin, Jampur Fraize, Bourguignon, Jean-Paul Jennequin, Pirus, BSK, Baladi, Perrine Rouillon, plein d'autres, et, bien entendu, Fafé et Big Ben, en charmants mc's.
Presque 150 pages de croustillant qui pousse le truc un peu plus loin, tout ça pour 12 euro, c'est déjà moins cher "qu'un album Delcourt" ! (© Gnaedig/Futuropobis).

- A noter, l'appétissante nouvelle maquette de "La gazette du comptoir", le néfaste outil de propagande des immondes snobs du Comptoir des Indépendants.
A venir, après le très attendu dernier Lupus de Frederik Peeters, donc : "L'asso en Inde" (par le même Peeters, Delisle, Thiriet, Tukiainen et Hagelberg), un nouveau Vanoli (accompagné par une nouvelle version -entièrement redessinée !- de "L'arbre vengeur"), 2 nouveaux Ayroles, le probablement meilleur bouquin de Judd Winick, du Mattioli inédit, une nouvelle floppée de Pattes de mouches, un nouveau Manuele Fior... Et plein d'autres trucs. Jolie nouvelle formule pour les numéros 60 et 61 qui présentent les titres à venir des éditeurs distribués par ce diffuseur ; rien d'autre qu'un catalogue de vente, certes, mais où l'on privilégie la présentation de l'oeuvre à la branlette "concept éditorial" de plus en plus en vogue chez nos amis fournisseurs visibles everywhere.
D'ailleurs, le premier de vous qui me demande s'il y a des quantités minimales à commander pour chaque titre (voir les nombreux commentaires de l'avant-dernier post de ce blog...) se verra remettre la médaille officielle du mauvais esprit de ce blog (j'ai ma p'tite idée).

=> Jim Woodring 2006 new shit looks like this :
woodring2006

=> Je ne sais absolument plus ce que j'ai foutu de mon DVD de "Freestyle". Ami(e), merci de faire signe si tu lis ces mots.

=> On Air on radiojUne :
- Presage "Outer perimeter" ; à l'époque (98) ou Mr Dibbs, Jel et Dose s'entendaient assez bien sur ce qui pouvait être un formidable album (Future Primitive Sound).
- Hymne proto-lesbien ou simple lâchage dégénéré ? La comptine mutante de Claire Diterzi, "Sur le pont d'Avignon", sortie chez Naïve, séduit par la virtuosité de l'écriture tant que par le timbre de voix excessivement charmant de son interprète. Franck Monnet ? Ah bon, d'accord.
- Pour gribouiller peinard les jeudis après-midi de grêle, "O Name" par HgL (HipHouse Le Bureau), une sélection mixée par une raclure dijonnaise qui date déjà de bientôt 6 ans ? Waouh. Intemporel, ce Raclo ; euh, ce Coral. Flûte, ce Arloc. Oh pis bref, merde.
- Ne pas accrocher sur le dernier exercice de l'OuMuPo (dj Hide & Dupuy/Berberian) m'a donné envie de ressortir du BON Hide. Il y a notamment quelques tracks de furieux sur le "Ga", produit à 6 mains avec ses poteaux Krush et Sak sous le nom de Ryu (Exceptionnal Records, 2000).

Ce weekend, petit tour dans le jura, plan famille, puis checkage de copain Dude. Donc pas de mise à jour du blog avant ouhlà, au moins ça.
Bonne fin de semaine.

Allez, zou.