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15 juillet 2006

OUILLE OUILLE OUILLE.

Méga-tronche dans le cul ce samedi. Pas la forme du tout, pour bien des raisons.

Alors plutôt que d'user une salive qui se fait trop rare au moment où je tape ces mots, hop, quelques photos de la soirée de samedi dernier (cf. avant-dernier truc bloggé, juste là).

Juste 3 lignes (quand même) pour dire que l'état pourri dans lequel je me trouve est du à une grosse grosse teuf ayant eu lieu hier, pour les anniversaires de Tom et Karine ; plein de gens cools (Kor, Sto et Sagia -aka tvquizzGirl-, Yves, entre autres), plein de potes, à mort de soleil, la tranquillité (c'est rien de le dire) de la Bresse (vous savez, ce trou du cul du monde qui fait passer Tavaux pour the utimate place to live), un punch qui torchait beaucoup plus qu'il n'en avait l'air, un vent idéal pour le cerf-volant d'Yves ou le freesbee (décidément !), et un retour ultra mouvementé, beaucoup plus tard que prévu (big up à Casual Kor, à Howie, à Céline Kebab, et à ce maudit 14 juillet)...

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Feet & I, puis Rick "Mala" Hunter et Feet, chillant au soleil avec le reste de son crew, quelques heures avant le, euh, le... la soirée, quoi.

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Une vue parmi tant d'autres de La Saline Royale d'Arc-et-Senans. Le spot qui tue, quand même, et on se serait jamais attendu à voir Luke Vibert ou Mike Paradinas. Comment ...? Quoi... ? Ah, j'apprends de source sûre qu'ils n'y sont d'ailleurs pas venus. Damn.

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Une autre, un peu plus tard.

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Mon homeboy Feetwan et moi.
Les années passent, mais y'a pas une personne avec qui je prend plus mon pied on stage, voilà, c'est dit ; dans nos nébuleuses downtempo, on est capables de se perdre (et de perdre pas mal de monde aussi, mais c'est une autre histoire, et en principe, à ce moment, Feet se met à faire du bruit et les gens nous retrouvent...).

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Work that motherfuker, comme disait, euh, je sais plus qui from detroit, back in the days...

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Krazy Baldhead (ou son site ici), donc, avec Tes au mike/effects. Radical as shit, comme précedemment raconté (cf. avant-dernier truc bloggé, juste là).

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Une photo toute chelou made by Sink (parmi tant d'autres disposées ici, refilées gentiment par le monsieur), qui a passé sa soirée à shooter, faute de savourer la musique (je reviens pas sur la qualité du son, hein). Je vous encourage d'ailleurs à aller tâter un peu les productions de ce monsieur (qui a signé déjà pas mal de trucs partout), et je dis pas ça parce que sur son site, entre 2 lists de skeuds, le gars playliste des bouquins de gens comme Rupert et Mulot ou Turunen, hein.

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La ptite maison proposait une chouette alternative à l'alternative, dans une autre ptite maison. Si cette phrase vous semble compliquée, n'insistez pas, je vous dit que je suis encore à moitié pulvérisé...

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Le départ, au petit matin. On était tellement fatigués qu'on en était tous complètement flous. Incroyable, hein.

Allez, zou, ce soir, au dodo jusqu'à lundi.

Ah ouais, si, quand même, un truc qui vient de me clouer :
à vous tous, vous avez consulté plus de 50 000 fois ce blog, depuis que je lui ai collé un compteur, en septembre 2002. Ce qui n'est peut-être pas énorme dans ce monde de chiffres et de stats en tout genre, mais ce qui me dépasse complètement, totalement, absolument.
Je devrais peut-être pleurnicher sur le sort d'une humanité qui n'a rien d'autre à foutre que de venir consulter mes conneries (régulièrement ou pas, hein les copains), mais je ne peux m'empêcher d'en tirer quand même, quelque part, une certaine satisfaction, du moins l'impression qu'en fait, tout ça n'est pas tant destiné à un grand vide que ça... Et en ce moment, croyez-moi, ca tombe plutôt à point.
Alors voilà, euh, merci (je crois qu'on peut dire ça, non ?), et rendez-vous dans quanrante ans pour la cent millième consultation, hin hin hin...

Paix et amour, etc.

11 juillet 2006

NOBODY KNOWS WHERE THEY MIGHT END UP...

(air connu)


Friday In The Junkyard
Originally uploaded by Les.
alors bon


Les jours passent, les jours passent...

Lundi dernier (y'a une semaine, quoi), apéro en terrasse, puis bouffe improvisée devant chez Narqo et Sophie, tout ça pour "fêter" le départ du gars Jay, qui décolle aux states pour plusieurs mois. Tour plein de monde pour taper la bise à l'horrible jojo qui va désormais aller shooter le Colorado en long, en large et en travers.

Mardi soir, le gars Laulau déboule à Besançon pour quelques jours, et à la maison pour la soirée. Nous parlons bien évidemment de la situation de l'industrie musicale, du Project Polaroid de Kool Keith, du meilleur pianiste jazz de tous les temps, de La Rochelle, de Paname, et de la tristesse de ne plus avoir de disquaire digne de ce nom à Besançon, après de longues décennies où nous étions fiers de nos boutiques pointues.
Laulau est là jusqu'à ce weekend, ou il donnera un coup de main sur La Nuit Bleue, avec ses anciens collègues d'Elektrophonie.

Mercredi soir, en parlant de Nuit Bleue justement, je finalise le petit mix que Feetwan et moi-même devons présenter le samedi soir ; je passe énormément de temps à monter et monter le son, car les connards et leurs klaxons, dehors, ont décidé de me faire chier jusqu'au bout, semble-t'il.

Jeudi soir, apéro/bouffe en terrasse avec les zozos de L'Affaire du Siècle tome 5 (avez-vous remarqué le nouveau site ? Ooooh...). Etaient présents Louis-Bertrand Debaud, Berth, Bob la Loutre, Loïc Gaume, Lazrie, Mathieu Pierangelo et Loïca. On parle de bien des choses, notamment de l'initiative 40075km qui n'en finit pas de prendre du poids, et dont la deadline approchait à grand pas (Loic et Sandrina Cambera y ont publié des planches).
On enchaîne sur un restau asiat' du centre ville, et à l'issue du repas, je récupère chez le gars Berth, aussi généreux que talentueux (et je ne parle même pas de ce qu'il fait avec ses drôles de doigts, hein), une nouvelle unité centrale que Loïc et moi remonterons à la maison à pied, ayant foiré le dernier bus de peu.
Après avoir pris 500 kilos de masse musculaire, on arrive finalement tardivement à la maison, on parle forcément un peu bande dessinée (beaucoup de Gerner), on parle de Bruxelles (où Loïc est étudiant cette année), et on s'écroule.

Vendredi, visite (infructueuse) d'appartements, entre la toute petite forme (dûe à la veille), le taf, et la braderie annuelle, synonyme de plein, non, de trop de monde dans les rues du centre. J'avais eu ma dose de relous avec les après-matchs des 15 derniers jours, j'ai eu droit à un joli nappage... Bref.

Samedi après-midi, Mitchm, Rick "Mala" Hunter, Feet et moi-même traçons à Arc-et-Senans, sur le site fabuleux où se tient la Nuit Bleue.
Alors dans l'ordre chronologique d'arrivée, les grosses déceptions...
Grosse déception # 1 : Après l'annulation de Luke Vibert, celle de Mike Paradinas. Ca fait super méga chier, Feet et moi on est verdâtres...
...Jusqu'à ce qu'on entende le son de l'endroit où l'on doit jouer (grosse déception # 2) : là ou La Nuit Bleue a toujours épaté les visiteurs avec une sonorisation, une spatialisation du son à tomber par terre, dans le cadre des musiques électro-acousmatiques (la plupart du temps, la satisfaction étant dûe à l'acousmonium piloté par des pointures en la matière), eh bien là, grosse déception. Tout petit sound-system, plutôt mal configuré (bon, ca devait être coton de faire avec les volumes de la salle, c'est rien de le dire), et du coup, le vrai son merdique, qui transforme n'importe quel petit snair en fanfare arménienne. L'horreur dès qu'un beat pointait le bout de son nez. Forcément, on était super mals, on joue pas trop dans les fréquences, ni dans les nappes... Dommage.
Feet et moi avons joué assez tôt, vers 22h, en 4ème ; set hip hop à tendance electro, tendance rawcore/downtempo pour moi, clotûre plus vénère pour ma moitié... 8)
Grosse déception # 3 : très peu de monde en définitive, heureusement que beaucoup de potes sont venus... Le line-up était riche, pourtant, peut-être manquait-il d'un semblant de cohésion et de construction pour séduire réellement les gens, on ne sait pas vraiment...

Bon live de Equivicleft, bons passages dans celui d'Ovuca, début convaicant de celui de Aoki Takamasa... Mais surtout grosse claque avec le real live du survolté Krazy Baldhead, secondé au mike par Tes.
Spontané et nerveux, intuitif et efficace sans jamais tomber dans l'easy demonstratif, Krazy Baldhead (ici, sa page myspace) nous a gratifié d'un pur set electro-breakbeat des plus dynamiques, sans pour autant oublier la musicalité du truc. C'était pas du jump-up gratuit, c'était du breakbeat qui t'arrache les pieds et fait vrombir les baskets sur le parquet, quelque chose de sévère. Et puis Tes à côté, à donf malgré la fameuse sonorisation qui rendait quasiment inaudibles son propos, c'était chouette à voir. Les deux zozos sont super à l'aise dans leur truc à 2 têtes (chauves), chouette combinaison qu'on espère revoir vite, très vite. En attendant, on espère beaucoup du prochain effort discographique de Krazy Baldhead, à sortir comme le précédent chez Ed Banger.

Et comme un chouette truc n'arrive jamais seul, une fois n'est pas coutume, voilà un représentant de cette fameuse "french touch 2.0" (cette espèce de "nouvelle scène française" avec laquelle on nous rabat les oreilles ici ou là) qui ne s'encombre pas d'une attitude, toi-même tu sais, t'as vu, tout ça... A des années lumière de la posture habituelle de la grosse partie de la nombriliste scène franco-parisienne, Krazy Balhead est un mec qui se prend pas la tête et ne se fait pas chier à taper la phase, t'as vu, celle-là même qui fait enfler la fat attitude, t'as vu...
Carrément frais et enthousiaste, le mec, alors que bon, il y aurait eu matière à être quelque peu déçu non pas par l'accueil (les Salines d'Arc-et-Senans, meme vides, c'est toujours la grande classe) mais par l'atroce acoustique du spot. Pas mal pour une paire de zozos arrivé quasiment au pied levé...

Le jeune Plasticman, aka Plastician, tout droit sorti de son east London, était venu tâcher un peu les gens avec du grime qui devait méchamment donner dans le rumble... Il larvait backstage (avec son gros portable à écran 17", minimum, crachant du bon gros dubstep), se demandant ce qu'il foutait là, au juste...

Les vrais bons moments, mis à part les supers moments entre potes, étaient ceux passés dans l'écrin sonore intimiste proposé par les gens de La Ptite Maison, dans une autre aile de la Saline. Voyage sensoriel des pièces de quarante six musiciens et formations, entre plunderphonie et cut-up, à la frontière de l'ambient, de l'electronica... Formidable. Ne surtout pas manquer une mise à jour de Mobil Ohm :
"Foncièrement ancrée dans l’inactualité, MOBIL OHM est une revue qui propose d’interroger notre rapport au son. Notre rapport aux disques, aux instruments, à la musique live bien sur, mais aussi les liens entre le son, l’image, le geste et la mémoire ; vous lirez ici un précis d’émotions et de sentiments sonores ; vous lirez ici des gens qui tentent de poser des mots, des questions, des idées... sur l’éphémère d’une écoute et l’infini de « l’entendre »".

Plein de photos à venir tout bientôt...
Rentrés à 7h du mat à Besançon, juste le temps de dormir un peu avant une nouvelle finale de coupe du monde : la coupe du monde de freesbee nounours !
Jeff et moi descendons vers 15h en gare d'eau, rejoints plus tard par Narqo et Sophie, puis par Balthazar, et enfin par Fred de prisuniq. Grosse session transpiration jusqu'à 19h (félicitations à Narqo, le winner of the day), puis Jeff et moi remontons "chez nous" (on vit dans le même quartier, à quelques enjambées l'un de chez l'autre), le temps de croiser une horrible foule peinturlurée en tricolore, qui se bousculait pour suivre un match de foot au centre-ville, devant un écran géant, avec plein d'autres, euh, avec plein de gens. Incroyable et/ou navrant, nous ne manquons pas d'insulter copieusement les connards qui, déjà, klaxonnaient fièvreusement. Grrrrr.
Heureusement, la France a perdu. Impeccable.

Et pendant ce temps-là ? Ben pas beaucoup eu le temps de lire, forcément...
Mort de rire quand même, merci Tim, en tombant sur la pub qu'a fait paraitre Forum Besançon (un équivalent des grandes surfaces pseudo-culturelles de type Fnac), avec 3 bouquins choisis pour illustrer une sélection estivale avec quelques daubes probablement made in Soleil, mais aussi avec... le dernier Dan Clowes chez Cornelius.
Hilarant pour ceux qui connaissent un peu les étals de ce magasin ! Mais ne comprendront que les bisontins curieux...

- En collection "Arcanes", "L'homme au marteau" de Jean Meckert ; le triste destin d'un personnage perdu dans sa propre médiocrité, dont la morne vie tarde tellement à bousculer... Je découvre l'écriture de Meckert, entré en 1950 en Série Noire, auteur de "Je suis un monstre" ou "Les coups", reconnu par Gide ou Queneau, entre autre.
"Les oeuvres de Jean Meckert, volume 3 : L'homme au marteau", présenté par Stéfanie Delestré et Hervé Delouche, éditions Joelle Losfeld.

- Jordan Crane, avec "Uptight" #1, signe pour moi ses 20 meilleures pages, soyons fous. La lecture demande davantage d'attention que la plupart de ces autres travaux, mais on sent de la part de l'auteur d'aller justement un peu plus loin qu'à l'accoutumée. C'est bien évidemment édité chez Fanta.

- Attaqué "Instant propice, 1855", de Patrick Ourednik, auteur du grandiose "Europeana", déjà édité dans la petite collection chez Allia.
Je suis vraiment impressionné par l'écriture de ce tchèque, dont j'ai adoré la première traduction française. J'y reviens dès que j'ai fini le bouquin. Encore pas mal de trucs à faire dans les jours qui viennent...

- "Narrations" de Bernard Olivié (paru aux Requins Marteaux) est de ces nombreux bouquins à côté desquels je passe fréquemment. Parues initialement dans la revue Sang d'encre, les 300 pages de ce bouquin forment un travail audacieux sur une certaine forme de euh, de narration, donc ; par un brilliant procédé de mélange de dessin, de photo, de calligraphie, l'auteur dresse une petite liste de brefs instants de sa vie, sans jamais donner dans le domaine connu. Je parle de "dresser", je devrais plutot parler de "recenser", tant la méthodologie tient davantage du procès-verbal que du recueil de propos. Surprenant, et très habile.

=> Liens débiles et donc totalement dispensables du mois :
- Un jeu à la con, et sinon, pour visiter la chine, pensez à ce bon vieux Milton Caniff...

=> ON AIR on radiojUne :
- le remix de Carl Craig du "Relevee" de Delia Gonzalez & Gavin Russom.
- Peanut Butter Wolf "10 years" (toujours chez Stones Throw).
- Oh No à remixé Kashmere Stage Band, this is good shit.
- From Oslo, his name is Name.
- Tiens, en parlant de la Nuit Bleue, les strasbourgeois de La ptite maison proposent plein de choses vraiment alléchantes, dont un cd intitulé "Les souffleurs de bruits" (le premier volet d’une série de compilations dédiées aux musiques d’écoute, électroniques et électroacoustiques, au sens large du terme).
- Radio Citizen !
- Escort "Starlight" (Darshan Jesrani Parks Dept. Dub).

Ca manque pas un peu d'images, ce post ?


my new purchase
Originally uploaded by sokref1.
merci Sokrefi.


Allez, c'est tout pour cette fois.
Bonne fin de journée.

13 juillet 2005

ANTI ORIGINAL : 10 DAYS IN THE LIFE OF...

Bon, encore une semaine bien prenante. Faut vraiment que vous n'ayez que ca a foutre de me lire, là, parce que c'est du pur journal de bord, hein. On y parlera de zik, de bd, de potes, bref, que de choses totalement brand new et super prenantes...

Il y a une semaine environ, donc, se terminaient les eurockéennes (mini-report du vendredi un peu plus bas dans le blog, ainsi que dans les pages de "L'affaire du siècle tome cinq" numéro 4) et a part headbanger, lever l'index sur Saul Williams, hurler pendant le set de Jamie Lidell, sautiller en beuglant pendant Le Tigre, je dois bien admettre que j'ai pas fichu grand chose cet avant-dernier weekend... En ce qui concerne le dimanche, more soon, mais en gros : rien de vraiment traumatisant : Le Tigre, donc, super efficace et aux chorégraphies hilarantes, Kraftwerk : assez chiant mais heureusement bien rodé sur scène (bon, faut être dans le trip, bien sûr, 4 gugusses super statiques derrière leur laptop pendant 2 heures, faut adhèrer, y'a pas), loupé Tom Ze, loupé Marcello D2, Amon Tobin super nul à chier mais vraiement super nul à chier (incohérent, pas construit pour un sou et malheureusement pour lui, son méga dégueu), Royskopp : on aurait cru à un retour de Pet Shop Boys avec leur ingé son de l'époque (c'était pas top, donc), Slum Village : les 2 mc's bien plus à l'aise que leur formation instrumentale, avec un son pas top (la plage), TTC super fastoche derrière Amon Tobin, à mettre le feu au bout d'environ 20 secondes (je parlerais pas de leur conférence de presse qui restera dans les anales si j'ai bien tout compris), Sonic Youth plutot easy-access par rapport aux dernières fois ou je les ai vu...
Bref, un dimanche cohérent mais pas de claques du niveau du vendredi. Pour résumer, et pour ceux que ca intèresse, j'ai pas vu Dalek, j'ai pas vu Kasabian, j'ai pas vu Moodyman (ca, ca me fait chier), j'ai pas vu Raphael Saadiq, j'ai pas vu Raw T (mais je m'en cogne), j'ai pas vu Bonnie Prince Billy (ca me fait chier), j'ai pas vu Louise Attaque (et j'en suis fort aise)... Parait qu'il y avait Spleen en prog de dernière minute mais j'ais pas eu une seconde pour vérifier le pourquoi du comment du où...

La semaine a donc repris de manière classique : taf, gribouillage (toujours à la bourre pour "L'affaire", entre autre), pique nique avec la brune ou terrasses à droite à gauche... Jusqu'au bouclage du 4ème numéro de "L'affaire du siècle tome cinq", qui nous a bien pris la fin de la semaine... A noter, un petit article dans le spécial été de la revue régionale "Vu du Doubs", un canard qui est distribué de manière euh.. super large niveau local ; bilan, la demande est supérieure à l'offre, va falloir qu'on tire à plus grande échelle, mazette !



laffaire04, originally uploaded by jUne.

Une belle bande d'idiots ont encore fait parler d'eux en faisant n'importe quoi à Londres, et j'ai du attendre 24 heures pour avoir des mails rassurants de la part des amis londoniens, ou coincés à Londres. Quelle merde, putain.

Le vendredi commencait bien, l'ami Vadim m'envoyant le total promo-package (stickers, affiches, cd's, etc) de sa dernière sortie, "Children of possibility", excellent album sorti chez Ninja Tune ; pour les ceusses qui n'auraient pas encore compris malgré mon ramdam d'ici-bas, il vous faut jeter une oreille à cette excellente tranche de midtempo très instrumentale et qui montre une nouvelle facette du dj producteur. Ca reste hip hop, mais on s'aventure tout au bord de frontières peu fréquentées habituellement : ce projet One Self recèle de très bonne surprises, à découvrir au fur et à mesure des écoutes. Franchement, la moitié des titres de cet album mérite de figurer sur la cassette qui accompagnera votre été (summer mix-tapes rules, c'est aussi simple que ca, bordel).
Je m'en vais donc passer le reste de la semaine à sticker, à coller de l'affiche, etc... Si ca vous branche, les affiches sont tirés du visuel de l'album et sont super jolies, signées par les espagnols de inocuodesign...

Au taf, toujours vendredi, croisé pendant le déballage d'import US l'amie Cécile de Télérama qui quitte donc notre petite ville pour retrouver son Paris, ses deadlines et ses très bons articles, le grand retour de bonnes chroniques BD dans Télérama ? A suivre.

Vendredi soir, néammoins, seconde excellente surprise musicale à La Nuit Bleue (formidable séance de découvertes musicales et acoustiques proposés chaque année par l'association Elektrophonie), ou, pour une fois, je n'étais pas bénévole mais spectateur, avec l'ami Marc-de-la-Fnac (oui, bon, ca va, j'ai le droit d'avoir un pote qui bosse à la Fnac, hein...) ; et ca tombait bien, car un des concerts proposés était carrément formidable. Je ne m'étendrais pas sur la prestation pourtant riche et volontaire proposé par l'Ensemble Euphoria Post Mortem, auquel je n'ai pu accrocher plus que ca... En seconde partie, Vincent Royer et Jean-Philippe Collard-Neven ont quand à eux donné une formidable prestation, alliance réussie piano/violon alto/machines (Jean-Marc Sullon, du Centre de Recherches et de Formation Musicale de Wallonie, était aux manettes) : nous avons eu droit à 6 formidables pièces de Luc Ferrari, Steve Reich, et David Shea, entre autres, et si le lieu avait déjà à la base un potentiel magique (les Salines d'Arc-et-Senans, magnifique endroit pour ceux qui ne connaissent pas, classé patrimoine mondial par l'Unesco), ces 3 zozos, invités en résidence pour une semaine par les non-moins zozos de l'asso Elektrophonie, ont su nous purifier l'ouie (et les sens en général) pour un bon moment, merci et bravo à eux. Marc à pris quelques clichés avec son équipement estampillé Nasa, puis nous sommes repartis pour Besançon.


nuitbleufly, originally uploaded by jUne.


Le lendemain, samedi, deux concerts live par mesdemoiselles AGF (d'Allemagne) et Zavoloka (d'Ukraine) conçus pour La nuit bleue : je n'y étais pas, pas plus que je n'ai pu assister à l'annuel voyage acousmatique qui dure toute la nuit (j'ai pour ma part passé une partie de ma soirée à bouquiner et ingurgiter une énooooorme pizza, avec Drine, devant de nouveaux épisodes de "Lost", qui n'a décidément rien de la série formidable qu'on m'avait vendu)... Mais rien que le vendredi en valait déjà la peine, de fréquenter La Nuit Bleue.
Par contre, le samedi, taf, et plusieurs visites bien coolos : Dyotte is back dans le secteur, après 2 ans à New York City, mais pas pour trop longtemps, et quelques vandales dont je tairais le nom m'incitant à me joindre à eux pour vider de l'Alien le lendemain ? Diantre, c'est tentant, mais demain, les gars, chui super busy...
...Dimanche, rien branlé, juste chillé à la maison, le temps de finaliser la maquette de "L'affaire", de préparer un poulet à la June pour ma brunette, et de bouquiner un peu...

- "Albion" (Wildstorm), le premier épisode de la nouvelle mini-série d'Alan Moore, est dessiné par Shane Oakley, encré par Georges Freeman, avec papa Alan aux idées et fifille Leah (Moore, donc) et John Reppion au scénar ; un soupçon de League et ca repart, quoi. Rien de super excitant, mais suffisemment bien mené pour donner envie de lire la suite...

- "Neverwhere" (DC/Vertigo), écrit par Mike Carrey d'après le roman de qui vous savez si vous êtes un habitué du coin (ou si vous avez tout simplement bon gout, uh uh uh) et dessiné (merveilleusement bien) par Glenn Fabry... Bon, pas de surprises, on connait l'histoire, on connait même la fin, celle qui clot ce classique de Neil Gaiman. L'idée sent le plan "remplissons les popoches" a donf, mais le résultat est plutot valable, a la hauteur de ce que l'on pouvait en attendre. Bon, ok, j'en attendais rien, mais je voulais constater... Et bien ca tourne, pas de soucis.

- "Negative Burn" (Calib... ah nan, flûte : Image !) : le grand retour d'une des meilleures anthologies comics des 90's, NB se présente comme un come-back plutot prometteur... C'est toujours Joe Pruett aux manettes, par le biais de son label Desperado Publishing, mais ca fait quand même bizarre de voir ce titre sous la banière de ce dont il était l'exacte antithèse en 93, lors de sa création : NB chez Image, soit. On reconnaitra à Image Comics, ces derniers mois, d'avoir multiplié les audaces éditoriales, autant de choses qu'on aurait jamais imaginé quelques années en arrière.
Dans ce nouveau numéro (estampillé "Winter 2005"), on retrouve tout simplement une sélection de qualité (la plupart du temps) d'historiettes inédites signées (en vrac), ouffff : Evan Dorkin, Jim Mahfood, Zander Cannon, Ron Marz, Brian Bolland, Marshall Dillon, Erik Larsen, Kurt Busiek, Steve Lieber, et bien d'autres ; 95 pages de bd en noir et blanc comme on aimerait en voir dans bien d'autres collectifs, et ca tombe bien, car pour montrer aux retardataires de quel bois on se chauffait il y a 10 ans, Desperado va nous pondre un "best of" avec Alan Moore, Paul Pope, Bob Burden, Terry Moore, P.Craig Russell, Art Adams... et bien d'autres choses, tout ca en fin d'année si tout va bien.

- "Beautiful things" (Boychild productions), écrit par l'anglais Sean Michael Wilson et dessiné par plein de monde... comme la couverture le dit, nous sommes devant "a collection of poetic short stories in comic book form" et bon, oui, pourquoi pas... Certaines associations fonctionnent et le dessinateur aura saisi les émotions distillées par Wilson, pour restituer une poésie narrativement exploitée de manière correcte, mais malgré le talent de certains artistes (et celui, évident, du scénariste), on reste dans les premiers pas, les prémices d'un concept à suivre... Pas inintèressant, mais pas indispensable non plus.

- "Lo-Fi" numéro 3, le nouveau magazine estampillé "comics and entertainment magazine". Bon, plein de bonnes idées, de bonnes intentions, jalonnent ces 80 pages bi-mensuelles, mais une maquette un tantinet lourdingue rendent l'ensemble assez indigeste au final : on passe de Brian Wood à un sujet sur les enervés de Social Distortion en passant par une interview de Mignola, d'un article intitulé "Punk as fuck", et de 2313584 petits articles mis bout a bout... Je sais pas, je sais pas quoi en penser. Il y a du bon mais faut accrocher à l'ambiance punk rock qui se dégage du truc. Je pensais le garder, mais je vais le rendre à Bob La Loutre. 8)

- j'ai reçu mon pack de "Blood Orange", les 4 premiers volumes édités par Fantagraphics, avec la crème de l'actu indy internationale, un peu comme dans "Bete Noire", dont je parlerais dans quelques jours. "Blood Orange" est un petit objet soigné, tout comme son contenu signé, dans le désordre, Rebecca Dart, Lark Pien, Jeffrey Brown, Renée French, Matti Hagelberg, Chris Wright, Lauren Weinstein, John Hankiewciz, Anders Nilsen, Baladi, et bien d'autres ; du très bon et du moins bon, comme dans tous les collectifs qui fleurissent ici et là ; bon, ici, on parle quand même de Fantagraphics, et même si le résultat n'est pas forcément à la hauteur de l'attente (ben ouais, on ne dira jamais assez de bien de Fantagraphics), il demeure tout de même sacrément plaisant et satisfaisant.

- en parlant de Jeffrey Brown, son petit "AEIOU" (Top Shelf) est une lecture essentielle de ces derniers mois, paf, nan mais. Là ou cet espèce de zozo m'avait fait récemment hurler de rire et sourire de satisfaction à la lecture de "Big Head", le voilà qui remet le couvert dans l'exploration super intime et émotionnellement chargée (ou totalement niaiseuse, selon le niveau d'aigreur ou de masculinité mal placée du lecteur-de la lectrice...) ; "Any easy intimacy", son titre complet et plus explicite, relate une nouvelle expérience avec l'autre, cette fois, l'autre se nomme Sophia, et aura donné bien de la matière à griffoner pour ce pauvre Jeffrey...
Là ou je m'attendait déjà à soupirer en me disant "Bon, c'est bon, là, Jeff, on a compris, tu nous à déjà fait le coup...", surprise : non seulement ca fonctionne, mais en plus Brown est arrivé au sommet de sa méthode de travail, en répartissant ses souvenirs, ses moments partagés, ses états d'âme de manière foncièrement séduisante, sans pour autant tenter de dissimuler des maladresses de diction, de narration, ou parfois même d'idée de base. Du coup, AEIOU est dirigé par un rythme assez frais, et cela suffit pour le rendre convaincant.
Attention, hein : ceux qui n'auront pas apprécié ses précédents travaux n'accrocheront pas plus... Mais les autres, ben... Foncez. C'est juste et touchant, comme d'hab.
Petit spoiler, une sorte d'avertissement tiré du bouquin :
"Although based on actual events, this book leaves so much left unsaid that you may as well consider it to be fiction. Time and memory have a way of distorbing things, ans Sophia's side of the story is necessarily lacking. Perhaps someday I will be reconcilied with her but until then this book is dedicated to Sophia, with apologies, regrets, thanks, anger, sadness, love and a million other mixed emotions"...


brown04, originally uploaded by jUne.


...Moi, j'aime ce mec, surtout lorsque la lecture de AEIOU a suivi la lecture de "Be a man" (32 pages pour 3 dollars, chez Top Shelf aussi), l'autoresponse parodique plein pot que Brown s'est infligé ; hilarante variation extreme autour d'une autocritique sur le mode "ne serais-je pas un peu pleurnichard et pathétique dans mes bouquins ?", Jeffrey Brown part dans un trip parodique à mourir de rire, ou il est question, je cite, de "rrrr, beer, sex, sports, ungh, unh, porn, kick ass, fuck, explosions, trucks, breasts, meat, bitch"... Super drôle. J'adore ce mec.

- aucun roman en cours, et depuis quelque temps déjà : mes statistiques vont chuter, ca m'apprendra à voir à la hausse mes moyennes de lectures dans des questionnaires à la con. 8)

Lundi, Bob the Otter m'amène donc quelques exemplaires finalisés du fameux numéro 4 de l'Affaire, et de sa couverture "à la con" (appelons un chat un chat) signé JB, qui s'est laché avec la couleur... Bientôt le 48CCHFKK, promis ; a ce rythme là, ca va se préciser vite, et je compte bien racheter Dargaud. Ou Casterman. Ou Soleil. Ah ouais, surtout Soleil...

Le soir, Yves-je-fais-4-aller/retour-dans-la-nuit-ca-me-fait-pas-peur et Dude me récupérent à la maison, et on va se cogner une soirée tranquille en terrasse, apéro puis repas, juste le temps de se prendre une méga-rabasse pendant qu'on bouffe, cool.
Dude m'offre un DVD sauce DIY, un truc spécial Star Wars nommé "the Star Wars Fan Films" qu'il a confectionné tout seul avec ses petits doigts, avec des tonnes de shorts movies réalisés par des fans, du désormais classique "Troops" au très très pro "Georges Lucas in love" ; j'en ai pas encore vu un tiers que je suis déjà super fier de ce truc, énorme.
Il est fort ce Dude.
Il apprend même aux barmen à lui confectionner le breuvage qu'il affectionne tant, tellement il est fort (grand jeu sans obligation d'achat : quelle est la boisson favorite du Dude ?)...

Mardi, rien de très marquant, si ce n'est Manue et Alex qui viennent bouffer, super bonne soirée d'ailleurs, et voilà ou j'en suis : ils viennent de partir et je digère péniblement mes fajitas trop épicées en tapotant lentement sur le clavier, alors que Drinette est tombée de fatigue sur la dernière page de "Generation X". Ok, c'est pas le meilleur de Coupland, mais quand même, merde...

Demain, mercredi : il y a une démo du skate team Cliché devant le skate shop local, ou mon homeboy Feetwan m'a convié à passer un peu de son ; je m'en vais donc aller faire une ptiote sélection et je vais prévoir large, au cas où Howie me confirmerait qu'on joue également vendredi soir ensemble...

La première des infos du jour, c'est que nous abandonnons l'appart à plein d'amis du 1er au 13 août, jours pendant lesquels nous irons faire les larves sous le soleil des Landes, quelque part le long de la trèèèèèèès grande plage toute droite, genre...
la seconde, c'est un truc que je met en dernier comme ca vous le gardez en tête, gens du coin ; c'est un petit mail de Laulaure, envoyé depuis Budva (Montenegro) :
"Je présenterai une vidéo dans le cadre de l'exposition Affinités à la Saline Royale d'Arc et Senans (25).
Le film, crée pour l'occasion s'appelle 'celle qui n'était pas' et s'inspire des écrits de l'écrivain slave Ivo Andric."

Laure fait partie de la troupe de zozos qui fêtent les 10 ans du Pavé Dans La Mare a la Saline (61 artistes à la Saline Royale d'Arc et Senans du 27 juillet au 3 septembre 2005), décidément the endroit of the moment in alentour...

Et je crois que cette fois c'est fini.
Ah nan : le talentueux Hippolyte quitte l'hexagone pour les îles lointaines, et tous ceux qui se réjouissaient de le rencontrer pour le salon des Mots Doubs en septembre à Besançon peuvent être verts, car son déménagement tombe quasiment en même temps ; si ca, ca fait pas chier, je m'y connais pas... (et pourtant en caca j'en connais un rayon).

Sur ce, bonne route.