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3 septembre 2011

Cher monsieur Didier Pasamonik

Suite à ce sujet publié sur actuabédé (http://www.actuabd.com/Mimi-Stinguette-au-naturel-Par), qui concerne une nouvelle preuve éclatante et sidérante de la dégueulasserie du monde de l'édition (non, personne ne parle de scoop, hein), l'auteur Tanxxx a publié ce billet (http://tanxx.com/bloug/archives/4961), qui a déclenché un tonnerre de retours, avec force véhémence, contradictions, bile et quelques tonnes d'autres choses.

Comme je suis soupe au lait, j'ai effacé environ huit ou neuf réponses que j'aurais voulu poster en commentaires, afin de donner mon point de vue, conscient que personne ne l'avait demandé, parce que ces réponses contenaient par trop de mots grossiers, mais que voulez-vous ma brave dame, les bouquins, ca m'a toujours excité, alors quand on dit n'importe quoi dessus, moi, je m'agace, je m'agace, et ça fait gonfler ma boule d'énérvement dorsale.

Ce matin, des amis chers ont contribué au grand déballage, et ont eu pour réponse une nouvelle démonstration flagrante de l'aveuglement et surtout de la mauvaise foi de Didier Pasamonik, qu'on ne présente plus. J'ai voulu jouer aussi, gentiment.
Actuabayday allant probablement censurer une nouvelle fois (ce ne sera pas la première...) mon petit commentaire, je me suis dit qu'au moins, sur mon blog, il ne serait pas censuré...

" J'avais environ douze mille arguments totalement subjectifs à taper mais après avoir lu vos échanges, j'avoue, je dépose les armes, vous avez gagné : la mauvaise foi étant la caractéristique de vos écrits, monsieur Pasamonik, et cette singulière manière de vouloir vous battre contre vents et marées pour avoir le dernier mot, le plus juste (évidemment, le vôtre), aura eu raison de mon envie de débattre et d'exposer mon point de vue.
 

Vous pouvez cependant être satisfaits, une nouvelle fois : alors que pléthore de lecteurs, auteurs, éditeurs, acteurs du monde de l'édition s'agace une nouvelle fois de vos parti-pris dépendant directement du sens du vent, ils trouvent cependant le temps de se retrouver dans les mailles de votre joli petit filet à peine usé par le temps, et à consacrer à actuabd bien plus d'importance que ce site n'en aura jamais.
 

Ce qui est dommage, mais je ne suis pas votre plus fidèle lecteur, loin s'en faut, c'est qu'il me semble que pas une seule fois je n'ai lu de votre part une quelconque remise en question des choses dont vous semblez vouloir débattre, pas une seule fois les multiples points de vues, éléments, retours, commentaires postés sur votre blog par des gens en désaccord avec vous n'ont réussi à éveiller en vous un brin de repositionnement.
 

Vous êtes stupéfiant de certitude, d'assurance, d'arrogance même, celle-là même dont vous aimez à affubler vos semblables, venus perdre leur temps sur ce site où décidément, la raison sera toujours de votre côté, et surtout jamais du côté des gens qui s'interrogent (parfois avec véhémence, et je les comprends personnellement tout à fait), sur la légitimité questionnable sur un "livre" tel que celui de cette jeune auteur.

Mimi Stinguette n'est qu'une énième démonstration éclatante que l'édition est un secteur encombré par les fâcheux, où l'on fait monter en sur-hype un phénomène qui ne mérite finalement pas tant de hargne que ça : voici un nouveau blog pas original pour un sou, complètement calqué sur ceux qui "marchent", un éditeur arrive et veut en faire un livre, il ne sera pas le premier à confondre "je vois quelque chose de touchant" et "je décèle un potentiel".
Un éditeur aimant le monde du livre aurait pris le temps d'accompagner son auteur en lui proposant de faire mûrir son projet, plutôt que de jouer la carte de la survisibilité en ajoutant une énième croix sur la carte des bouquins dont tout le monde, y compris les amateurs de ce blog, auraient tout à fait pu se passer.
Pendant ce temps là, des projets uniques, singuliers, originaux, qui pourraient tout à fait séduire "les masses", resteront dans les cartons, sous prétexte que les cupcakes et les louboutins, c'est cool.
Rien de neuf, on pardonnera toujours à la médiocrité, préférant mettre de côté les choses un tout petit peu plus difficiles à présenter au public qui, à force d'être considérés comme des cons, finit par croire qu'un blog peut tout à fait faire un livre, et que le livre dont on parle a les qualités requises pour en faire partie.
 

Continuez à justifier, par exemple, que la bande dessinée ne doit pas forcément être affaire de dessin-labeur, je suis assez d'accord avec ça. Ce sera la seule chose sur laquelle je me rangerais à vos côtés.
 

Pour le reste, j'espère bien m'en tenir à mes résolutions, à savoir ne plus perdre de temps à lire sur ce site, ce qui m'empêchera d'abord de m'esclaffer devant votre malhonnêteté complètement déraisonnable, puis de m'agacer gentiment devant votre fiel saveur vacuité.
 

Comme à l'accoutumée, vous pourrez ne pas publier ce mot, j'ai l'habitude. J'espère simplement que vous prendrez le temps de lire, ne serait-ce que pour la satisfaction que j'aurais de vous avoir fait, à mon tour, perdre quelques minutes de votre vie, pour rien."



Voilà, ca mange pas de pain, et ca ne changera pas le transit intestinal des gens de bonne volonté.

10 février 2011

Fanzines, OuBaPo et mange-merde.

Ah, la bande dessinée.

Alors que j'essaie de finir un minizine traitant en long, en large et surtout en travers de ce que peut signifier "hip hop" pour moi (et quelques copains, enfin on verra au moment du bouclage, la deadline étant repoussée à ce dimanche...), qui sera distribué GRATOS par les copains qui organisent le prochain apéro Soul Food à la péniche Cancale, à Dijon, vendredi prochain (le 18/02), pour accompagner une soirée où il sera principalement question de hip hop (pardi), je réalise que je n'ai pas encore relayé une information pour les plus bisontins, les plus doubistes, les plus franc-comtois d'entre ceux qui atterriront ici :
(le visuel de l'expo, réalisée par des étudiants des Beaux-Arts de Besançon)
Exposition de présentation de l’OuBaPo,
(revue et corrigée depuis sa première mouture à PFC#2 l’an dernier),
Médiathèque Pierre Bayle, 25000 Besançon,
 à partir de demain mardi 8 février et jusqu’au 4 juin 2011.

Il s'agit d'une proposition conjointe de l’association ChiFouMi, de la médiathèque Pierre Bayle, en partenariat avec l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Besançon et avec la maison d'édition L'Association (celle-là même qui fait couler beaucoup d'encre en ce moment même, ouais).
Une petite vidéo de présentation de cette modeste exposition qui présente les principales points de départ oubapiens, avec des choses à voir, et d'autres à tripoter :



D'ailleurs, à ce sujet, ce soir, j'ai soigné ma constipation en perdant cinq minutes de ma vie sur le pire site de branlage de nouilles que la bande dessinée a pu engendrer.
Un site géré d'une poigne de fer par un ramassis de faux-culs rétrogrades, probablement encore persuadés qu'il y avait de chouettes choses dans la collection Vécu, et qui doivent opiner du chef en lisant les commentaires qui sont postés "chez eux" au sujet de l'œuvre de quelqu'un comme Dominique Goblet, qui, pour résumer, ferait de la merde conceptuelle pleine d'artifices.
Avec des œillères plus grosses encore que leur propre connerie, et des hectolitres de bile en guise de réponse-à-tout, ceux-là critiquaient le jusqu'auboutisme et l'aveuglement de certains acteurs de la bande dessinée mais jouent aujourd'hui dans la division supérieure, celle de ceux qui bavent comme ils respirent, sans vergogne, à agiter tel spectre quand cela les arrange, à préférer jeter de l'huile sur le feu plutôt que de remuer leur cul pour trouver le moyen de fédérer les amateurs d'une bande dessinée "marginale", qui était encore récemment en ébullition pour cause de vraie putain de grosse crise merdique et poisseuse, de celle dont on ne s'extirpe pas indemne.
Pour autant, ne leur en déplaise, "d'autres voies sont possibles", et l'histoire est en train, lentement mais sûrement, de leur prouver qu'ils avaient tort de tirer à vue sur l'ambulance, même s'il sera toujours plus commode de prétendre le contraire lorsque la fumée sera dissipée.
Il y a quelque chose de touchant de voir un type comme Didier Parlamonique passer autant de temps à conspuer, à étaler sa merde (et en l'occurence, celle des autres), à ne pas se remettre d'avoir été offusqué une fois dans sa vie (ok, une fois ou deux, mais bon, il l'avait bien cherché, le bougre), symbole inattaquable qu'il semble persuadé d'être.
Ce qu'il me semble, c'est que comme dans un mauvais film caricatural (on ne s'éloigne jamais trop du sujet, finalement), un héros très gentil n'est rien sans un méchant très méchant ; et le jour où une certaine structure sera réellement sur les rails de sa propre fin, où le vilain bonimenteur sera hors-circuit, que deviendra l'homme sage abritant derrière son divin front la raison, la justesse, l'analyse juste et finaude, tout cela à la fois, en mieux encore ?
Peut-être qu'il tombera de son perchoir, et que de nouveaux chroniqueurs spécialistes en vacuité et en états d'âme à la manque viendront prendre sa place (a toute chose malheur est bon) ; il y a un ou deux contributeurs qui prouvent actuellement qu'on ne peut pas généraliser en disant qu'Actuabd, c'est de la merde en barre, par exemple. Mais grands dieux, ils sont rares (et d'autant plus précieux), et ont bien du courage à œuvrer avec une telle andouille géante à leurs côtés.
Vite, que L'Association se remette sur pied. Que les gens qui ont fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui, de l'éditeur historique au magasinier, que tous ces gens là prouvent vite qu'ils ne sont pas destinés, fatalitas, au sort que d'aucuns sont en train de leur écrire prématurément.
Au delà des pro-machin et des anti-truc, le camp qui rassemble le plus de gens, c'est bel et bien celui qui rassemble des lecteurs et des auteurs, des libraires et des curieux, qui ont aimé les bouquins d'hier, qui aiment ceux d'aujourd'hui, et qui ont envie d'aimer ceux de demain.
Pour ça, il va falloir les trouver, et puis les éditer. 
Je me relis et je me rend compte que tout cela sonne discours centriste à la con, du coup je vais envoyer derechef un CV à François Bayrou.
 
Mais bon c'est pas tout ça, j'ai un zine sur le feu, moi.
Hop.