Montréal, jour 3. 🇨🇦 On a récupéré, inventorié, empaqueté les pièces d'une expo à venir que j'espère être à la hauteur de son sujet. On est un peu crevés, courir tous les spots d'archivistes Montrealais, ça fait faire des kilomètres. Alors pour finir cette dernière journée on est allés digger avec Julie Doucet, et après 4 boutiques, on arrive chez un disquaire chez qui passait quoi ? Du Charles Stepney bien sûr. ❤️
Ce petit signe du grand tout cosmique était le signe qui semblait me dire "vazi frérot, lâche de la tune à cet honnête commerçant de bon goût".
Il avait raison, le mec a enchaîné avec Arthur Verocaï... 😍 Bref. 😅🤑🤫
(ou : qui lira mon blabla facebookien un soir d'août ?)
Il y a un peu plus d'un quart de siècle de ça, j'écoutais religieusement chaque dimanche un certain programme radiophonique musical anglais qui était diffusé "partout dans le monde" et notamment sur Couleur 3, radio suisse que je captais bien au 7ème étage du HLM jurassien que j'habitais. Lors de l'une de ces émissions (que j'ai encore quelque part sur une cassette de 120', pardi), un vieux morceau de soul psyché me tape dans l'oreille : les arrangements étaient dingues, la prod était folle . Je tombe, comme pas mal d'autres avec moi, amoureux de la musique de Charles Stepney (1931-1976), qui sera remise au goût du jour notamment via quelques très solides reprises (Nuyorican Soul, anyone ?) en 97. J'ai d'ailleurs l'une des plus belles anecdotes de ma vie à raconter à ce sujet, mais c'est une autre histoire.
Les mois, les années qui vont suivre, je vais creuser l'œuvre de ce type de Chicago, que l'on connaît pour être autant arrangeur que compositeur, producteur que musicien. Je m'étonne que son nom ne soit pas davantage célébré, parce qu'au fil des années, son travail s'amoncelle dans mon panthéon musical personnel : sur mes étagères (j'ai douze milliards de disques auxquels il aura contribué d'une manière ou d'une autre, les très réussis et quelques autres plus dispensables) et dans mon cœur. Le logo du label Cadet est parmi mes préférés (certain.e.s l'auront déjà remarqué ) et les liens de Stepney avec celui-ci auront là encore considérablement ouvert mon spectre d'exploration musicale. En 2005 (environ), j'ai même pressé à quelques dizaines d'exemplaires un petit cd d'une sélection-hommage que j'avais faite, et dont l'essentiel de mes potes ne m'a jamais reparlé uh uh. Hum. Un bon gros fan, vous dis-je.
Avance rapide : ces derniers mois, j'ai bossé sur une expo consacrée à un autre géant, bien vivant celui-là, et précisément dans les environs de Chicago : un auteur de bande dessinée appelé Chris Ware (page pub : l'expo est encore visible au 2ème niveau du Centre Pompidou, à Paris, pour encore un mois tout pile).
Parmi les nombreux sous-chantiers à ce vaste chantier, nous avions confié, sur les conseils de l'auteur lui-même, un micro-tournage à un vidéaste nommé Brian Ashby. Sans l'avoir jamais rencontré, j'ai l'impression d'avoir passé pas mal de temps avec lui, notamment en retranscrivant une partie des échanges qu'il avait enregistré dans la maison de Chris.
Ces derniers mois, le label International Anthem (pour moi le label contemporain le plus excitant de ces dernières années, pas moins) a rendu dingue les fans de Stepney : en annonçant la sortie d'un disque de versions studio quasi-inédites (en tout cas rares - même si j'avais déjà dégoté ces titres il y a quelques années sur l'initiative des filles Stepney Sisters elles-même, qui entretiennent comme personne la mémoire paternelle) et en célébrant Charles Stepney via différents grands rendez-vous qui me fichent bien les boules de ne pas résider à Chicago cette année !
Entre deux concerts, un mini-documentaire en quatre parties, dont le premier est sorti aujourd'hui du côté des furieux de Wax Poetics, dispo sur youtube & cie.
Et qui est l'auteur de ce petit docu ? Ben, Brian Ashby, pardi !
Alors vous me direz "ouais mais mec, c'est Chicago, Chicago, c'est tout petit !". Hé ! Dans une époque où plus personne ne sait quoi et qui croire, laissez-moi imaginer un instant un alignement cosmico-stepneyien, okay ? Merci pour ça.
Ce monde est minuscule.
Gilles Peterson pour un Worldwide de 96 (je crois) qui a changé pas mal de choses dans mon paysage musical, à Marc Mac, Leanne Wright et Loik Dury pour leur enthousiasme communicatif ces dernières années, et désormais à Scottie McNiece pour faire un travail magnifique avec son label reliant la création musicale contemporaine aux racines les plus essentielles.
"CHARLES STEPNEY: OUT OF THE SHADOWS is a four part documentary series directed by Brian Ashby – all of which will premiere via the crucial Wax Poetics website – and Episode One: "In The Basement" is out today!!!
Across the four-episode series, Ashby highlights Stepney’s life and work, and his daughters’ efforts to celebrate his undersung legacy. Episode One follows Stepney into his basement studio on the Southside Chicago, where he workshopped, recorded and created much of the music that would become gold & platinum selling hits, as well as all the tracks included on International Anthem's forthcoming double LP release 'Step on Step', and even more music that would never see the light of day. It features interviews and testimonies from members of Earth, Wind & Fire, Terry Callier, Chuck Barksdale of The Dells, and The Stepney Sisters, and it can be streamed via Wax Poetics' website now."
(toutes les photos sont un peu moins foireuses une fois agrandies, en cliquant dessus)
Six jours sans téléphone, sans internet.
Au milieu de tonnes de bestioles qui volent, qui rampent, qui galopent, qui courent, qui nagent. Des coccinelles et des roses trémières, "une vraie chienlit, ça pousse partout sans qu'on s'en occupe", ok, écoutez madame, vous connaissez l'ortie jurassienne ? Egalement au milieu de quelques parigots relativement à l'aise dans leur résidence secondaire occupée onze jours par an, mais c'est une autre histoire (et c'est aussi ça, l'Ile de Ré, je crois, hein).
Six jours, c'est court. A peine le temps de faire tout de même beaucoup, beaucoup de bornes en vélo pour aller tenter d'apercevoir au (tout) petit matin des échasses blanches et des busards des roseaux, des gorges-bleues et des sternes pierregarin, des aigrettes garzette, des lapins, des chevaux, au milieu de marais s'étendant jusqu'à l'océan, qui lui-même donnait l'impression de s'étendre encore plus loin, bref : gros pied. Le temps de réfléchir un peu, aussi. Mais pas trop, non plus. Les vacances, quoi.
Et puis le temps de faire quelques affaires, quand même ; pécho, au beau milieu du fourbi d'un bouquiniste qui pourrait être un cousin du Regard Moderne, version droite républicaine époque Mon Général, quelques disques à trois euros, et pas des moindres : le "Travellin Man" de Stanley Cowell chez Black Lion (69, ainsi que "We three", son trio avec Frederick Waits à la batterie et Buster Williams à la contrebasse. Et puis le second volume du Live in Paris 1964 de Mingus (avec Dolphy, Clifford Jordan, Byard et Richmond).
Tout ça faisait gentiment écho à mes maigres lectures de ce petit séjour, dont les terribles, terribles interviews parues dans le numéro 34 de Wax Po, oui oui j'avais raté ce numéro (merci les half-price summer sales offerts par le mag, qui permettent de combler ses quelques lacunes et/ou numéros manquants !) : un papier sur Horace Tapscott, un autre -fameux- sur Richard Evans (qui évoque le temps passé chez Cadet Records, Charles Stepney, les Chess père et fils, Dorothy Ashby, Donny Hathaway...), et un papier-fleuve formidable sur Creed Taylor, mégalo génial, et c'est un sacré raccourci que je m'autorise là.
Ah si tous les magazines pouvaient proposer du solide aussi solide ! Cinq jours plus tard, je craque en gare de La Rochelle et décide de voyager avec le dernier numéro des Inrocks, trompé que je fus par une couv aguichante avec Gondry. Bilan : malgré un papier agréable sur l'Hacienda/Factory records/Madchester (bordel) et un autre sur Jacno (bordel encore), rien, du vent (Gondry n'y pourra rien changer), l'impression de lire quelque chose qui s'est déjà désagrégé, bref, rien de très neuf au fond...
En Ré, coincé aussi plusieurs bouquins au retour : entre les Lettres de Chandler (en vieux 10-18) et le Walden de Thoreau (je suis en train de m'embourgeoiser en préférant la belle édition Au Mot Et Le Reste, traduit par Matthieussent et préfacé par Jim Harrison), j'ai tenté le gros pavé de Barney Hoskyns sur la musique à Los Angeles paru chez Allia (à 75% de son prix, cela n'en valait-il pas la peine ? Je me plains des Inrocks et dans le même temps j'achète un bouquin d'un contributeur du NME...), ainsi que le très court "Processus créatif" de Duchamp, publié à L'Echoppe. Bon, pourquoi pas, après tout.
En parlant de bouquins, j'en profite pour replacer que chaque mardi, je m'occupe de contribuer au blog collaboratif lancé par JP de 6 Pieds Sous Terre, aux côtés de quelques chouettes zouaves, afin de sortir de l'ombre, le temps d'une journée et d'un post sur Tumblr, quelques unes des plus marquantes productions issus du circuit indé/alternatif/indépendant : 1 Fanzine Par Jour, c'est là.
J'en étais où ? Ah ouais, a Ré, donc.
J'ai également mangé beaucoup d'huîtres lors de ce séjour. "Il faut les manger pendant qu'il y en a encore", paraît-il, "et pas que des triploïdes, hein !". Ok, ok.
J'écoute l'album de Shabazz Palaces, qui, s'il ne tient pas toutes les promesses qu'on pouvait lire dans l'histoire épatante d'Ish/Butterfly depuis toutes ces années, est quand même probablement l'un des rares putains d'albums hip hop de l'année, pas moins. Dans le même tonneau mais pas à la même profondeur, je retiens le rap mainstream d'Asher Roth et Notzz Raw, qui sont plus convaincants en deux EP que beaucoup de leurs contemporains avec leur discographie complète.
J'écoute aussi Talibam!, parce qu'ils ont gentiment laissé plusieurs de leurs disques avant de quitter la maison il y a trois semaine, mais j'ai probablement déjà évoqué ce concert grandiose, grandiose, grandiose qu'ils ont donné à Besançon.
J'écoute aussi Archie Whitewater et Gabriele Ducros en journée, j'écoute aussi "Noise star" de Bastro au moins deux fois par jour, à la suite, au réveil.
Mais pour l'heure, je vais aller me coucher, en songeant au type qui passe toutes ses nuits couché de travers, dans un voilier échoué sur cette petite plage de Saint-Clément, de peur qu'on ne lui vole tout l'appareillage embarqué. Appareillage qui ne lui a pas empêché de s'éclater sur la roche, en pleine nuit, il y a quinze jours.
Même un réveil avec double dose de Bastro, ça doit être une sacrée rigolade à côté...
Parce que "chômage" ne signifie pas forcément "vie de tout repos", je me tire demain boire la tasse du côté de l'Atlantique.
Je n'ai pas grand chose d'autre à dire, si ce n'est faire un peu de teasing pour un petit projet réalisé grâce à l'impulsion d'Alcor (comme en 99, ouais, exactement !), en lien avec ça, mais pas seulement.
Un teasing en forme de name-dropping (ouhlàlà, ça fait beaucoup de mots anglais tout ça) :
Ramsey Lewis, Doug Hammond, Esther Philips, Estelle Levitt, Steve Reid, Fleetwood Mac, The United States of America, Dimlite, Charles Mingus, William S. Burroughs, Roots Underground, Butti 49 featuring Emo, Communication Project, Flying Lotus, Primeridian, Brother Jack McDuff, The Soul Searchers, King Knut, Cecil McBee, The Diddy's featuring Paige Douglas, Tortoise, The Kinks, Byron Morris Unity, Method Man, DOOM, Joe Crow, Paul & Linda McCartney, The Whatnauts, Stevie Wonder, Dee Edwards, The Grips, David Axelrod, The New Rotary Connection, Sixto Rodriguez, Afrique, Phyllis Dillon...
Voilà.
Si vous vous emmerdez tellement dans la vie que vous en êtes à lire ces lignes, alors sachez que je vous souhaite une belle fin d'été.
J.
Encore des vacances, putain ! Et cette fois, ca coincïde avec une belle période de climat propice à la joie de vivre. Ou presque...
Cette dizaine de jours, je l'avais imaginé un peu isolé et en retrait, à cogiter un peu plus dur que d'habitude afin de trouver un peu plus de réponses que d'habitude. Evidemment, j'eu tôt fait de troquer la prétention et l'énorme ambition de mon projet initial contre un programme adapté aux rayons du soleil, qui savent comme personne annihiler toute sorte de plannification d'agenda, chez moi en tout cas. "Everybody loves the sunshine", comme dirait l'autre (que j'ai par ailleurs manqué ce dernier samedi soir, à Lyon).
Bon, en parlant de Lyon, eh ben j'ai encore chié dans la colle. J'ai passé quelques heures sur Lyon et j'ai même pas pris le temps de faire signe à Jean-Mi, ni à Fred 'Ski et ses gonzesses. Je sais, je sais, j'aurais pu, si j'étais un gars cool... Mais le programme pré-établi ne laissait guère de fenêtres (j'adore cette expression : "J'ai une fenêtre en seize, ca roule pour toi ?", quelle horreur), alors j'ai préféré repoussé les éventuelles retrouvailles. Si, si. Du temps, du temps. Autre chose que 2 minutes consacrées aux copains, entre deux autres trucs à faire. C'est pas comme çà qu'on fait, merde.
Au programme de ces derniers jours, allez, je vous la fait courte : petit séjour dans la famille, avec crochet dans une ville où je ne vivrais plus jamais de toute ma vie mais où mon petit frère réside avec ses nénéttes, puis détour dans les profondeurs du vert jurassien pour plein de raisons (Maman habite à 8 minutes du Moulin de Brainans, où avait lieu mercredi dernier un concert très justement intitulé "Nouvelles sonorités hip hop".
En ouverture, Khodbreaker, où la démonstration évidente que le Tarn est un département vraiment hip hop et, euh... Bon, d'accord... Khodbreaker étaient plusieurs mais sont désormais 2 personnes sur scène, à proposer un hip hop coincé entre les Svinkels (dont je ne suis guère fan) et TTC première période niveau approche, attitude, flow, et lyrics ; en toile de fond, breakbeat/electro/fourretout ; mais comme souvent, le résultat est supérieur à la simple somme de ces élements, et les deux mecs ont assuré un allumage de show largement valable : jouer devant très peu de personnes (ou devant des gens qui viennent pour voir la tête d'affiche en se fichant un peu de ce qui se passe avant) et réussir à passer outre pour chauffer la salle comme ils l'ont fait, c'est carrément la classe. Après, j'avoue que je suis davantage bluffé par leur attitude scènique que par leurs morceaux à proprement parler. A suivre de près malgré tout, ca peut prendre une drôle de tournure, au vu de quelques tentatives très... personnelles, plutôt convaincantes.
Ensuite, c'était au tour du sud-africain dj Fuck (no comments, hein...) de présenter son projet Playdoe (un de plus, car Fuck est un mec ultra-prolifique depuis longtemps déjà), et il fallait plus qu'un coupe-vent fluo-full-spectrum au mc Spoek pour arriver à tenir tête à Fuck et à sa prestation plus que convaincante : pad controllers alignés sur platines, laptop, mixette, tout était brillament exploité pour rendre un electro hip hop lorgnant autant du côté du dubstep que de de l'electro made in B.Pitch...
...fameuse session, et attendons un peu de voir le fougueux Spoek enrichir sa liste de lyrics pour s'emballer réellement sur leur prochaine venue. Dagga, Dagga !
Enfin, les ricains de Dälek ont étalé leur ambiance opressante dans les profondeurs de la sombre campagne jurassienne, et une fois de plus, le trip cauchemar saturé et massif, les beats pesants et les envolées saturées étaient au rendez-vous. Ne pas abuser, en ce qui me concerne. Mais leur formule, à première écoute monotone et répétitive, a tôt fait de prendre l'auditeur pour l'emmener avec elle dans leur trip hallucinatoire. Comme d'hab, un grand moment de hip hop sombre, qui fait passer El P. pour un gai luron perdu dans une surprise-party-spéléo... (vous méprenez pas, personne n'apprécie et respecte le Producto autant que moi sur cette planète, yo).
Bon, ca c'était mercredi.
Le lendemain, Sté-Lala-Bapt'-Moog passaient me prendre "chez maman", direction Les Nuits Sonores de Lyon, option hébergement chez Triton aka Freakistan. Alors en vrac, parce que j'ai pas envie de transformer ce blog en pur journal de bord ("Cher journal, aujourd'hui mon caca était un peu jaune"...), que s'est-il passé ? On a passé plein de bon temps avec plein de copains : jeudi soir, après que Triton ait fait péter son punch (ouch), on est allés écouter de la musique qui se dansait du côté du Soul Passage, un spot de débile quelque part du côté du premier arrondissement : l'axe grenoble-Lyon Funkystérie-Boolimix avait invité les copains Jéjé Blackjoy et Max Blundetto Nova, et inutile de dire que retrouver tout ce petit monde m'a réchauffé le coeur (ca faisait quelques années que j'avais pas revu Max, c'était cool, vivement la suite des évenements, hopefully on reparle d'une soirée sur Besançon tout bientôt...)... Sinon, la clique de ce que Lyon compte de plus coooooooule (malgré quelques penchants sexuels euh, particuliers) en matière de graphotism : avec lui et pis lui. Deux bons zozos, si, si.
Après la virée au Soul Passage pour écouter les copains passer leurs disques pour le bonheur de tout plein de gens (j'ai déjà dit à quel point le spot était cool ? Putain le spot est COOOOOL !), fin de soirée euh... soutenue chez Triton, avec tout plein de gens. Le lendemain, hop ! Virée disquaires/librairies/shops en comité restreint, et gros claquage de blé, tu penses... Je suis revenu avec pas mal de bouquins : des vieux Comics Journal que j'avais raté et qui étaient en solde dans un petit comics-shop qui sentait bon le vieux Marvel Spotlight moisi, l'antique Teen Titans renfermé, et l'Advance Comics d'une autre époque ; un petit bouquin de Noémie Barsolle (mais si, vous savez, "Suture à point", avec cette couverture trop classe, paru chez les United Dead Artists d'Olive et Blanquet), chez Stratégie Alimentaire...
Et puis aussi un essai de JC Michéa sur Orwell (encore un ? Il en a fait combien ?!) ; un Bertoyas chez Terre Noire, acheté chez Grand Guignol ("Prenez la carte de la librairie, elle a été imprimée là ou Bertoyas bosse...") ; des microzines que j'ai pas encore lu ; quelques ouvrages de la collection Babel, qui moisissaient en solde dans une boutique perdue...
Je suis bien évidemment également revenu avec quelques vinyls, outres les productions des copains : du Ramsey Lewis de 1976 chez Chess et Cadet...
...du D'Nell chez BBE, un truc synthé-Moog (j'en parle plus bas), du Jack McDuff un peu vieux, du Sa-Ra un peu plus récent... Marrant, d'ailleurs, de croiser Marion Mousse, auteur de bande dessinée bien connu des gens de bon goût, en train de digger chez Sofa, le monde est quoi déjà ? Ah ouais. Minuscule.
J'ai claqué le reste de ma tune en m'envoyant de délicieux Lousiana Fire de chez Best Bagels (1 place Tobie Robatel, à 30 secondes de chez Triton, pardi), tout en bavant devant la force de frappe de GrrrndZero, le spot cool sur Lyon en ce moment (programmation mortellissime, pointue et audacieuse, affiches balancées partout et souvent signées Kaugami...) (d'ailleurs l'affiche du concert de Why? de début mai, version bleu-jaune-orange, trône en belle place dans mes chiottes)...
C'est bien simple, entre les bagels et Grrrrndzero, je me demande ce que je fous encore là, moi...
Et puis, et enfin... Nous sommes allés à "la grosse soirée" des Nuits Sonores, le vendredi soir, dans une ancienne usine qui donnait dans l'ampoule, si j'ai tout compris. Plusieurs scènes, une prog assez variée et... Une bande de zozos passablement abîmés par la groooosse soirée qu'on s'était envoyé la veille. Du coup, je dois bien avoue qu'on a forcément super profité de l'affiche... Bon, on a assisté à plusieurs prestations cools, et puis on a croisé du monde (forcément, 7000 places, ca laisse des chances de croiser de la connaissance, hein) : Yoshi (que j'avais pas croisé depuis un moment, et dont au moins les cheveux ont grandi, c'est toujours çà, Yosh, si tu me lis... Yo !), et sa clique de rascals (Yung Amauri -putain ca claque comme pseudo merde !-, Nico P., etc), et puis une belle délégation d'énervés bisontins (Tico, Ricco, etc), et puis... Et puis croisé Flo/Ease, qui sévissait plusieurs fois dans le weekend pour projeter de drôles d'images qui bougent avec sa clique (le collectif Play), avec qui on a pas discuté assez longtemps (as usual), mais qui a pris le temps de me présenter BastardGraphic, autre sixième de Play (dont on avait apprécié les productions, de visu, chez Art Toys, plus tôt dans la journée), qui a défoncé et pris un drôle de contrepied pour un set pendant la prestation d'AntiPop Consortium, vraiment inattendu et plutôt freshfreshfresh.
Bon, y'avait plein d'autres trucs, vindzousss'.
Il y avait AntiPop donc, qui proposait un set bien huilé, beaucoup plus construit et cohérent que leurs 2 concerts à Belfort et Dijon d'il y a quelques semaines (mais que j'avais déjà super apprécié), malgré l'absence de Beans... Plusieurs moments cools, notamment un nouveau track bouncy-broken pas encore finalisé, balancé par Sayyid en fin de show, sur lesquels Priest et lui posaient par dessus les pistes vocales pourtant déjà complètement fragmentées, et où les zozos ont convié Spoek et dj Fuck (ouais, ils étaient là aussi, les sud africains, au programme de la soirée). J'étais au tout premier rang, et bien entouré : Moog, Triton, Lalie, Sté, Kaptoon, Olive, Tom Yoggy One, et quelques autres, on était quand même bien à donf, ca remplit les réservoirs, cool.
Il y avait aussi Heavy Trash, mais je suis pas resté plus d'une minute, le coup de barre de pépé est tombé un peu près au même moment. Il y avait aussi un live de Battles, qui s'avérait assez frustrant, parce qu'appétissant et apparemment savoureux mais... Le volume sonore, c'en était trop pour moi qui n'avait pas de bouchons d'oreilles adéquats. Fort, très fort, beaucoup trop fort. Dommage. Dj Krush a fait son dj Krush, en balancant ceci dit quelques trucs breakbeat punchy qu'on aurait pas attendu du bonhomme. Playdoe, donc, en début de soirée, juste vu la fin, mais j'en déduit, au vu de la foule amassées devant, que les deux furieux ont bien récidivé. Eh ! Il y avait des tonnes d'autres trucs, mais j'ai pas forcément eu l'occasion de savourer assez pour en parler.
Retour en navette vers je-sais-pas-quelle-heure-du-mat, un peu comme quand on était jeunes et cons (oui bon d'accord...), puis pain toasté-beurre avec Moog chez Triton, le temps de tomber commes des merdes et d'aller au lit. Encore du shopping le samedi en début de journée, puis retour en Franche-Comté dans l'aprèm.
Barbecue chez Sté le soir, entre rescapés de ce weekend un peu éreintant quand même ("Eh les copains, j'ai perdu ma chaussure, j'ai perdu ma chaussure !", big up Bat' eh eh eh), puis back home alors qu'il était encore tôt dans la soirée...
Ce que je retiens de ce weekend lyonnais :
- Triton habite au centre exact d'un triangle des Bermudes du bonheur qu'on pourrait élaborer comme suit : 1. des Bagels qui défoncent (et où l'on trouve aussi du Marshmallow presque fluo, des Big Red, du Cherry 7up, mais je m'égare), 2. des piles de vinyls de soul-afro-jazz-funk à tous les prix selon les shops, 3. un square juste parfait pour chiller et profiter du soleil de mai, avec les copains, autour d'un pot (coïncidence, j'y ai recroisé Marion Mousse, le lendemain de notre premiere rencontre inopinée, cette fois avec Florence Dupré La Tour, l'auteur de "Capucin", chez Bayou-Gallimard). Voilà, le tout sur un fond d'odeur de tandoori ambiant, parce que c'est un peu l'inde de ce côté-ci du premier arrondissement, et puis aussi sur fond de "oh là là, oh là là", parce qu'en mai, on dirait que les lyonnaises sont plus ravissantes que jamais (big up to Moog)... Bref.
- trois jours à déserter Besançon, ca fait du bien quand on l'a pas fait depuis... depuis... Oh merde.
- trois jours entre potes, loin du quotidien, eh ben je vais redire ce que je dis à chaque fois : ca fait du bien, ca vide le compte bancaire mais ca recharge les accus. Big up les copines, big up les copains.
- vivement la Biennale de la Danse de Lyon, en septembre si je me souviens bien : une prog énorme, pas mal de monde à suivre.
Et sinon ?
Ca alors ! La pub télé pour cette superbe chaîne de vêtements appelée H&M utilise en guise de bande sonore le classique "Les fleurs", sublimissime perle soulful et dégoulinante de guimauve, écrit par ce cher vieux Stepney il y a maintenant quelques décennies, et chanté par l'irremplacable Minnie...
Alors j'ai capté çà de loin, et le temps de réagir, il était trop tard, mais la version utilisée me semblait méchamment propre et claire, peut-être la version de 4Hero ? Je sais pas, et vu la fréquence ou j'allume la télé, c'est pas gagné...
Attends, comme j'ai un minute, je m'en vais la chercher, carrément, pffff c'est fou ces nouvelles technologies hein...
Et tiens, pour la route :
D'ailleurs, bande de gros nases, pas une seule, pas un seul d'entre vous n'a été capable de répondre à ma colle postée dans le dernier blog ; il s'agissait donc bel et bien de Charles Stepney, génie absolu du siècle dernier, le seul mec capable de me faire passer de l'état de larve désespérée et dépressive à celui de boule de nerfs extatique et empli de jovialité, tout çà, mes braves gens, en deux titres. Ben ouais, un génie, Stepney, que voulez-vous que je vous dise.
Et c'était facile, en plus : j'avais pas renommé le fichier, et si vous passiez devant l'image, vous pouviez vous farcir un chouette "stepneyquelquechose255445687", un truc comme çà... Vous êtes nuls, surtout les 4 seules personnes qui ont osé me répondre des bétises plus grosse qu'elles (sauf Baygon, parce que rien sur cette planète n'est plus gros que toi, Baygon).
Et pour rester dans le sujet, bon, j'ai un putain de trou de mémoire qui dure depuis quelques jours, et j'avoue que je cracherais pas sur un coup de main, là : en réécoutant la cover de "Julia" des Beatles faites par ce sacripan de Ramsey Lewis, un doute m'étreint et m'habite... Bordel, qui a samplé les premières secondes réelles du morceau, celles qui suivent les envolées de violons et de violoncelle de l'intro, où le xylophone et le piano se répondent par phrases cotonneuses interposées ? J'ai un putain de sale doute, j'ai l'impression de connaître le morceau par coeur, mais je ne trouve pas. J'aurais tendance à dire qu'il s'agit de hip hop instrumental, que je date de la fin des 90's, parce qu'il me semble bien qu'on était plusieurs à kiffer le dit-morceau back in the days où j'avais un appartement dans la sous-préfecture du Jura où tout le crew passait ses weekends à remuer la tête en écoutant de la bonne musique... Non non, je suis pas nostalgique, j'adorerais mais j'ai vraiment pas besoin de çà, uh uh uh. Bref. Donc voilà, quel est ce putain de morceau ? J'aurais bien vu çà du côté de chez Grand Central mais... Bon, je vais tâcher de remettre la main sur la compil Central Heating, who knows... Bon en tout cas hésitez pas à me rafraîchir la mémoire, putain. Je suis vraiment un vieux croûton.
Et à part çà ? Anouk Ricard a sorti le second volume des aventures d'Anna et Froga, intitulé "Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?", toujours chez Sarbacane, qui décidément publie pour le moment essentiellement des bons bouquins, minimum. Pour celles et ceux qui auraient loupé la sortie du premier tome, il y a quelques mois, sachez simplement que vous avez raté l'une des plus belles surprises des rayons bande dessinée jeunesse de votre librairie.
Anna est une jeune fille, et Froga, une grenouille. Avec leur pote Bubu le chien, René le chat, Christophe le ver de terre et Jason le cousin bien relou, ils vivent une vie tranquille faite de jeux un peu bêtes et de réflexions moins innocentes qu'il n'y paraît. Le dessin est simple et lisible, la colorisation économe mais alignée sur l'ambiance et les histoires, ces mêmes historiettes sont ponctuées de pages d'illustrations somptueuses et pleines de charme. Surtout, surtout, on tient là un de ces rares bouquins ou l'on sent que l'auteur ne prend pas ses lecteurs, quelque soit leur âge, pour des nains décérébrés ; la première impression d'univers naïf s'estompe rapidement pour dévoiler une fantaisie rare, et bigrement férératrice (pour un peu qu'on mette le bouquin dans les pattes des mômes, comme d'hab).
Et même si "Anna et Froga" semble destiné à un public de très jeunes lecteurs (voir de très jeunes non-lecteurs, accompagnés pour l'occasion), je connais une foultitude d'adultes qui se régalent de leurs aventures, rejoignant au passage les rares livres qui mettent tout le monde d'accord (ou presque), comme "Nini Patalo", "Toto l'ornythorinque", et autres "Ariol". Bon, je vais pas vous faire une liste, il y en a quelques uns... Mais trop peu ! Du coup, un truc aussi bon qu'"Anna et Froga" se doit d'être un peu plus remarqué. Et poussé ! C'est vachement bien.
Il y a un nouveau Thomas Ott, ca n'aura échappé à personne, tant chaque nouvelle sortie du bonhomme est attendue avec impatience, pour une poignée d'avertis sans cesse plus conséquente.
J'ai aperçu le zozo dans Metropolis, sur Arte, et j'ai été peiné par le fait que le reportage ne se contentait pas de présenter l'oeuvre et son auteur, mais aussi de dévoiler l'histoire de "73304-23-4153-6-96-8" (non, ce n'est pas un nouvel épisode de Lost, hein, c'est juste le titre du nouveau Ott, tout juste paru à L'Asso), un peu trop pour moi : l'univers de Ott ne saurait se résumer, ni même, je crois, se raconter, sans que l'on perde la moitié de l'intèrêt en route... Ott, c'est ce genre d'expérience qui se tente, ce n'est pas un livre que l'on peut ouvrir n'importe quand. On prend soin de trouver le moment opportun, le lieu, le moment. On ne lit pas "73304-23-4153-6-96-8" dans le bus qui nous ramène de nos emplettes culturelles. On déguste Ott, sans se perdre dans les critiques et les résumés qui accueillent chacun de ses bouquins. Tout est question d'immersion, d'implication, de se laisser aller à l'univers d'un des plus chouettes gratteurs de carte que la terre ait connu... Oui, on peut au moins rappeler que l'univers graphique de Ott réside entièrement entre les coups de pointes et autres scalpels qui défigurent la carte à gratter, son médium de prédilection. Pour le reste, on se contentera d'évoquer des univers malsains et déséspérés, qui devraient satisfaire les amateurs de Browning et Turunen, de Lynch et Maruo, de Blanquet et Cronenberg, de Parrondo... Euh, non, pas Parrondo. Mais bien plus encore... Bref.
Bon, qu'est-ce que j'ai lu d'autre, déjà... Pffff, rien de super emballant, mais j'ai encore une belle pile devant moi. Nous verrons plus tard, donc.
Par contre, il y a des choses à dire niveau bande dessinée :
- Frederik Peeters sera à la librairie Camponovo ce samedi 17 mai. Vous savez probablement où vous adressez pour davantage de renseignements...
- A Rennes (la capitale française de la bande dessinée alternative, hein), les 7èmes rencontres de la bande dessinée d'auteur et de l'édition indépendante, appelées également Periscopages, se tiendront du 16 mai au 8 juin.
Comme d'hab, les rennais se sortent encore plus les doigts que d'habitude, et proposent un programme qui devrait en brancher plus d'un, moi y compris (vous voulez pas repousser de 15 jours, les gars ? j'ai encore des congés à prendre...) : pendant que les mythiques Honet et Stak (entre autres) se voient proposer une expo mutuelle et récapitulative (merci Delkographik) du 17 mai au 17 juin, Alice Lorenzi exposera ses délices visuels à la Galerie du 4Bis, Vincent Fortemps ses tracasseries contagieuses à la Galerie Rapinel, le légendaire crew des infatigables (on est en dessous de la vérité...) Misma expose du côté de la Galerie Accroche-toi Au Pinceau, et le camarade Nylso, dont on ne vantera jamais assez les dérives poétiques et les délicatesses narrativo-contemplatives (eh c'est mon blog, je dis ce que je veux, hein...), ira envahir le parc du Thabor, et notamment la terrasse de son Orangerie, pendant que le super chouettosse invité d'honneur du festoche, Benoît Jacques, sera sûrement un peu partout, tout le temps.
Comme d'hab, Périscopages c'est aussi une quantité d'occasions de rencontrer des tonnes d'acteurs du petit milieu de l'édition indé, et de mettre en perspective et de confronter les rapports à la création de ces nombreux invités : cette année, sont notamment annonçés, en plus des créateurs nommés précédemment, des gens comme Jean-Louis Gauthey, Thierry Groensteen, Jean-Christophe Menu, Felder, Jean-Paul Jennequin... Bref, une belle brochette de belles langues bien pendues, ca devrait encore valoir le coup. Chier !
- Ruppert et Mulot sont incorrigibles. On le savait depuis un moment, mais ils n'ont de cesse de confirmer. Je me contenterais de renvoyer à la page qui leur est offerte dans le numéro 118 d'avril 2008 du magazine Poly.
Mais... Mais... Entendez-vous le buzz gronder ? Il annonce la sortie de leur nouveau bouquin, "Le Tricheur", toujours à L'Asso. D'ailleurs, sur leur site, encore une belle démonstrattion d'interactivité débile est online pour annoncer le bouquin... Et de l'avis des quelques personnes qui l'ont déjà eu entre les pattes, il défonce. Eh ben vivement, vindzousss !
On air on RadioJune :
[Au passage : idée mix débile # 238467 : "Opus beat" de Sepalot / "River people" de Blackjoy. Oui je sais, mais en isolant les bonnes parties, euh, voilà...]
- j'ai toujours énormément de mal à qualifier la musique de Volcano the Bear. En tout cas, les déambulations rythmiques que l'on croise sur les deux disques que composent "Classic erasmus fusion" sont à écouter, et à réécouter.
Une sorte de proto-folk cataclysmique transpercé en de nombreux points par des orientations tantôt folklore from Mars, tantôt Bruitiste from Outta Space. Un drôle d'objet sonore, qui surprend encore après de moultes écoutes.
- je n'ai pas assez dit tout le bien que je pensais d'Angil & The Hiddentracks. Evidemment, ce genre de trucs peut facilement être pris pour du paracopinage : Guillaume Long, un espèce de copain désormais jurassien, fait partie de la formation live, et dessine sur scène, lors des shows qui ont entouré la sortie de l'album "OulipoSaliva", cela dit peut-être le meilleur disque français entendu en 2006-2007. Guigui est également l'auteur de la pochette de ce sublime disque (je pèse mes mots), mais s'il s'était contenté de rester à sa plaplace d'auteur/illustrateur, ca n'aurait rien changé, je vous assure.
(bien ouej, Guigui !)
On avait croisé Angil à droite à gauche, au sein de divers projets, et j'avais bien noté la singularité du bonhomme, se cherchant quelque part entre une école anti-folk et les premières tentatives de l'écurie Anticon ; le gars n'a fait que confirmer depuis, et cet album, décidément, n'en finit pas de m'embarquer. Des mentions spéciales à "In purdah", et puis surtout à "Lift trip to mars", deux pièces d'un gros puzzle qui mérite qu'on s'y attarde à plus d'un titre, et je ne vous pas l'affront de vous servir la soupe qu'une poignée de médias s'est employée à préparer : oui, c'est un brillant album-concept, non, ce n'est pas qu'un album-concept au sens de la prise de tête un peu nombrilocentrée, oui Angil et sa clique flirtent avec Queneau le temps d'un album, et non, ce n'est pas qu'un prétexte, oui. Pour une fois que les Inrocks s'emballent pour un truc digne de ce nom, merde, ne boudons pas notre plaisir, hein ?
- j'ai ramené de Lyon "Open Circuit", de Claude Denjean, un truc de 73 qui tripatouille le moog dans tous les sens. Cet ancien chef d'orchestre d'Aznavour y reprend pêle-mêle Elton John, Nino Rota, Joni Mitchell, Ennio Morricone, Leon Russel... C'est pas forcément toujours très écoutable, mais demeurent entre quelques expérimentations un peu dégueues quelques pépites... Merci à mon diggabrotha Jéjé pour m'avoir foutu de truc entre les pattes, pour une énième histoire de "t'sais, c'est ce track là qu'untel à pompé sur tel titre..."... je m'en lasse pas. 8)
- j'ai finalement acheté l'album de Chris Garneau, "Music for tourists". Non pas que la facture de la pochette m'ait irrémédiablement attiré (dieu que c'est laid, cette impression sur fond brillant...), mais une fois de plus, j'applique mes propres régles à la lettre : un truc écouté ou/et récupéré à droite à gauche écouté plus de 2 fois = son achat. Bon, quand c'est Univers Sale, EMI, ou je ne sais quels expéces de voleurs, il m'arrive de m'abstenir... Hum. Garneau, donc ! Soft pop mielleuse et ultra délicate, complaintes de chouineuse larmoyantes, qui en rajoute, timbre de voix travaillé dans son utilisation la plus agaçante sur certains morceaux, et puis une belle écriture générale : impeccable. 8)
- "Oh No versus Oneness of Juju" : le premier volume de la StonesThrow Music Library débute avec 29 titres produits par Oh No, et entièrement basés sur des samples qu'il a pris dans l'oeuvre de J. Plunky Branch, le mec derrière Oneness of Juju, fameux projet afro-funk-jazz des 70's. Quelques pépites !
- "Jim", le dernier Jamie Lidell. Que dire qui n'est déjà été dit ? Que Lidell, revenu de ses expérimentations electro-foutraque-Super-Colliderisées, n'en finit plus de nager dans des eaux soulful. Alors, oui, plein d'autres l'ont fait avant lui, c'est sûr. Alors oui aussi, on a connu le personnage plus audacieux, plus ambitieux, on a l'impression qu'il s'écoute un peu faire son Stevie, ou son Marvin. Ben en tout cas, moi, il me gêne pas, le blanc-bec, et je dirais même qu'il le fait plutôt bien, même si effectivement, on ne peut s'empêcher de trouver tout cela un petit peu convenu...
...C'est vrai, quoi, Jamie, c'est presque super classique, "Jim" ! Bon, de toutes façons, ce mec à un capital sympathie chez moi qui ne risque pas de s'affaisser, donc passons. Et profitons-en pour jeter une oreille aux remixes qui en ont été faits : celui de Fulgeance est parfait, comme d'hab', j'ai envie de dire. Celui de Mr Oizo est juste très pénible. C'est la vie.
En parlant de çà, j'y retourne.
Bien des bises, camarades.
J.
Je suis en vacances ! Vache, les premières depuis... août dernier. Et bien évidemment, elles ne ressembleront pas à celles que j'avais prévu, ou souhaité, mais je garde en tête quelques objectifs : des nuits de 10 heures minimum, ne pas passer au taf durant cette période, ranger un peu mon chez moi, mettre à jour ma correspondance, bosser un peu sur l'un de mes 356384 projets en cours... Les vacances au sens réel du terme, ca sera donc, une fois encore pour plus tard. Oui, j'arrête avec ma coquille. C'est vraiment trop inzuste. Ah, cher blog...
Si j'avais moins de scrupules que certaines personnes qui étalent avec moultes précisions (mais encore davantage d'oublis) sur des foras tout ce qu'il y a de plus publics, leurs pires déboires conjugaux (Une pensée pour mon ami Matthieu, auprès de qui on semble s'acharner ces derniers temps, mais qui donc hein ? Qui ? Bref), je rejoindrais les rangs, mais il ne me semble pas que poster ce genre de choses soit plus intéressant que le reste de ma vie, patiemment démonté et régulièrement bloggé... Comment ? "Ca peut pas être pire" ? Putain, vous êtes pas très sympa-sympa.
Pour fêter les vacances, j'ai fait un peu de ménage, un peu de rangement ; et bien évidemment, ca n'a pas loupé : en retrouvant des disques planqués sous d'autres disques eux-mêmes planqués sous... Bref. Ben du coup j'ai retapé un petit mix.
Au programme, 1 heure 14 minutes et 31 secondes de pleins de trucs, avec notamment des morceaux de Hu Vibrationnal ou de Filastine, le morceau du printemps par Pure Essence, une version super propre du classique du Michal Urbaniak Group, des bouts de Diane Cluck, de La Cédille, et de James Pants, des vieux trucs "de saison" de Justice System qui ont mal vieilli, du gros El P. bien plombant, du Toots & the Maytals qui revigore, des passages tout mous avec Nicole Gravenhurst, Sixtoo, Lisa Germano et Doug Hammond, du super lo-fi avec the Moldy Peaches, du nettoyage de tympans avec Davka, du brand new from UK avec du super frais de Professor Ojo et de Bullion (voir plus bas), mais aussi Quareback, et puis du Jamie Lidell encore frais, du moins récent mais tout aussi bonnard de Georgia Anne Muldrow, dans un registre similaire, un morceau de Muhsinah (avec Jake One), du Fly'Lo', un track de Hudson Mo' avec Samiyam, le tout monté avec plein de bouts de trucs qui traînaient, si je m'abuse il doit même y avoir un morceau de Yael Naïm, ah ah ah ! Hum. Bon.
Comme d'hab, ces 74 minutes sont gravées sur un cd et mis dans une pochette plastique avec un feuillet détaillant le tracklisting, et mis en forme par mon crew de graphistes asiatiques qui bossent jour et nuit dans ma cave (je sais que certaines/certains d'entre vous n'ont pas encore eu le dernier, mais qu'ils se rassurent, c'est au chaud, promis). Pour chopper ce truc, envoyez-moi un mot d'amour, d'encouragement, ou n'importe quelle boîte de Prozac qui pourrait me convenir actuellement, et je verrais ce que je peux faire.
J'évoquais l'anglais Bullion, que j'avais dévouvert au détour de mixes hip hop new school sur l'un des nombreux radio-show de qualité qu'on trouve désormais sur le net, en me disant qu'il me fallait suivre ce zozo de près, parce qu'une fois encore, "il y a quelque chose là-dedans". Puis le camarade Moog m'avait gentiment refourgué un mix que Bullion avait balancé sur shhhhh.co.uk, il y a quelques mois, et qu'il avait nommé "Mixed up in love".
Chouette surprise, car le mix se fichait pas mal des genres explorés, et alignait une belle sélection de tracks pétris d'amour, où je me retrouvais pas mal, d'abord parce que c'est souvent ce qui me stimule à allumer les platines pour faire un mix (les tracks pétris d'amour, hein), ensuite parce que les univers explorés ressemblaient comme deux gouttes d'eau à ceux dans lesquels je me sens à l'aise. Le genre de manière de concevoir que les horribles labels alignant les compilations "cool/lounge/tranquille" au kilomètre feraient bien de faire tourner en boucle dans leurs bureaux (allons, je plaisante, je sais que ces gens-là n'ont pas que çà à foutre de parler de musique).
Tracklisting :
1. Koushik – I’d Like To Get To Know You
2. A Tribe Called Quest – The Love
3. Slum Village – The Look Of Love
4. Dee Dee Warwick – That’s Not Love
5. Odyssey – Our Lives Are Shaped By What We Love
6. Arthur Russell – See Through Love
7. Tommy Evans – Me / You
8. Paul White – I’m Soo In Love With You
9. J Dilla – U-Luv
10. Yesterday’s New Quintet – The Meaning Of Love
11. The United States Of America – Love Song For The Dead Che
12. Kenny Rankin – In the Name Of Love
13. Oscar Wright – Fell In Love
14. Esther Phillips – Love Train
15. White Noise – Love Without Sound
16. Feist – The Limit To Your Love
17. Marvin Gaye – God Is Love
18. Jazzanova – L.O.V.E. And You & I
19. Mos Def – Love
20. Frank N Dank – Love (A Thing Of The Past – snippet)
21. Dee Edwards – Why Can’t There Be Love
22. Paul Simon – 50 Ways To Leave Your Lover
23. J Davey – Dirty Love
24. Mark Pritchard feat Steve Spacek – Without You
25. Curtis Mayfield – Gimme Your Love
26. Johnny Cool – That’s You My Love
27. Honey & The Bees – Come Get It
28. Rotary Connection – Hey Love
29. John Ellis – People That I Love
Bref, Bullion is back, ca se passe sur One Handed Music,
et "Rude effort" comme "get familiar", sa face A, ajoute une nouvelle
pierre à l'édifice 22nd century hip hop. Gros beats d'une profondeur
saisissante, nappes post-bleep déterminées et triturations s'inscrivant
assez bien dans une continuité emotronic. Encore un zozo à suivre de
près.
Bon, sinon, que dire ?
Registre "bouquins avec des images", que Micol défonce sévère. Le genre de mecs qui pond peu de bouquins sur l'ensemble de sa carrière, et qui en quelques mois semble vouloir rattraper le temps perdu. Comment çà, "si les éditeurs faisaient leur boulot, ce mec aurait une bibliographie grande comme ma tante ?". Vous êtes vraiment des mauvaises langues. En tout cas, entre "Séquelles", son second gros truc chez Cornélius, et la brillante mise en images du dernier David B. (chez Futuropoêlle) (oui, je lis quelques trucs de chez Fauturo, je sais ce que vous vous dites, bande de rouges), cela fait deux bonnes manières de s'en prendre plein la tronche. Je tâcherais de développer un peu plus tard, parce qu'il est tard et que bon, mais quand même, qu'est-ce que c'est beau, Micol. Enfin, pas le mec. Encore que, le mec, je l'ai jamais vu. Mais en tout cas, son boulot, pffff.
Que dire d'autre ? Ah si : "Mom talks about when she would go shopping, Dad wrote in the car".
Un panier garni à celle/celui qui trouvera l'identité de ce producteur de gééééééénie, mort en 76, et qui pose gentiment dans l'herbe de Los Angeles, juste là-dessous :
Bon, vous m'excuserez, mais je suis convié à célebrer je ne sais quoi autour de sushis maison, gentiment proposés par un couple d'auteurs de mes amis, résidant depuis peu dans le jura. Oui, nous sommes ainsi faits, nous autres franc-comtois, nous aimons les choses simples, les choses qui nous rapprochent de la terre. Et les sushis.
Eh ouais, un bref séjour dans les profondeurs de la campagne jurassienne. Je m'en réjouis d'avance.
Ah si, un truc avant de partir ! Mon téléphone montre de gros signes de faiblesse, l'écran part en vrille, tout çà. M'en voulez pas si j'ai du mal à répondre...
Je crois que c'est tout pour aujourd'hui.
Bien des bises,
J.
Bon, weekend passé en quatrième vitesse, une fois de plus : pas fichu grand chose... Repos, repos, et repos...
Loupé l'invitation de Zo à passer tester un nouveau bar du coin un samedi soir, apparemment ouvert aux grosses soirées kwality soul-funk ; j'ai loupé Zo aux manettes mais je me suis pris sur mon répondeur "Baltimore Oriole", la grosse grosse heavy bassline de Lorez Alexandria, produite par le tandem Carmichael/Webster, probablement le morceau de 1963 avec la plus grosse ligne de contrebasse jamais enregistrée pour l'époque (source : ju) (ouais, c'est mon blog, je dis ce que je veux). Ce qui m'a replongé illico dans une irrésistible envie de me réécouter des vieilles saloperies d'époque, tout le weekend...
Sinon, attaqué cette semaine par une formation incendie hier lundi, à base de tripotages d'extincteurs dans une clairière pleine de palettes en feu, de bidons d'essence léchés par les flammes, par des bouteilles de gaz en feu, et avec tout l'attirail d'extinction, de la serpillière humide à poser sur la friteuse enflammée, aux gros extincteurs à poudre, à CO2, ou à flotte... Impressionnant, surtout quand on est ni pyromane, ni fan de feux... Et instructif, aussi.
Ensuite, bien avancé sur un-petit-projet-couleur-qui-va-bien, puis sur l'affiche de la prochaine rencontre à la lib', ainsi que sur "L'affaire du Siècle tome 5" numéro 9 (oui, oui, "déjà"), et passé le reste du lundi après-midi à réécouter des vieilles saloperies tout en bidouillant du vectoriel sur le meilleur logiciel du monde...
Peu de disques me mettent systématiquement dans le même état, au fil des années. "Hey, love" de The New Rotary Connection, un skeud paru chez Cadet Concept il y a euh... quelques années déjà, est d'ailleurs un des très rares à me surprendre malgré des centaines d'écoutes (je pèse mes mots) ; alors comme en ce moment, Drine bosse sur des pochoirs assez précis pour impression sur tissu, on se lâche un peu sur les thèmes abordés...
Après pas mal de modèles assez personnels (...), je vais donc me faire pèter une compo propre, basée sur un double hommage : d'une part, à Cadet, le défunt label de Chicago, de l'autre, à Charles Stepney, le merveilleux producteur de tonnes d'hymnes soul-jazz-funk de l'époque, dont les meilleurs titres de Minnie Riperton (une des chanteuses de Rotary Connection, d'ailleurs), entre bien d'autres tueries.
Bon, je me suis fait chier à refaire le cheval, le logo de Chess/Cadet (pas encore fini, il y a des trucs à retravailler), et j'y ai ajouté le logo plus 70's, celui qui est sur les centreurs du vynil, puis j'y ai ajouté quelques trucs à la con, histoire de tester, au passage, si les choses ultra-fines ressortiront aussi bien en pochoirs vectoriels. Nous verrons bien, mais ce n'est que le début.
En parlant d'imaaaaaage, comme dirait Balthazar, le numéro 124 du magazine Etapes comporte plein de trucs bonnards, as usual, mais débute par un édito assez pessimiste et interrogatif, tout en esquintant l'horreur de la rentrée, le logo correspondant à la nouvelle identité du Crédit Lyonnais ; ouais, je sais, on s'en fout, mais quand même : qu'est-ce que c'est laid, bordel...
Le meilleur du numéro 3 de "Or Else", le comicbook de Kevin Huizenga, se situe essentiellement sur la 3ème de couv, sur une page qu'il consacre à Floyd Gottfredson, dessinateur qui bossa notamment sur le strip quotidien de Mickey Mouse dans les années 30.
En une page, Huizenga fait ce qu'il sait faire de mieux : il plante une ambiance avec trois fois rien, mais ca fonctionne, et il termine sur un extrait d'intelligence et de finesse, noyé (c'est le cas de le dire) dans une larme de poésie. Malgré tout ce qu'on dira, et même si Kevin Huizenga ne produit pas là son meilleur (petit) bouquin, "Or Else" demeure une lecture carrément super valable.
Sinon, si quelqu'un était sympa et pouvait me donner un avis sur les derniers Wenders, Haneke, Burton, ca m'arrangerait bien : je n'ai eu que des avis de gens déçus par "Don't come knocking", le dernier Haneke m'attire mais j'ai vraiment trop de mal avec l'insupportable Juliette Binoche, et la bande-annonce du dernier Burton me fait un peu flipper et m'a semblé bien moins "organique" que "Nightmare before Christmas", et du coup, un peu froid... Je parle même pas du dernier Terry Gilliam qui a déçu tous mes précieux conseillers ciné... Chier, il me semblait que le dernier trimestre devait être plein de super films ; j'ai du louper un épisode.
=> POTIN OBJECTIF SPECIAL CASUAL DRAGON : Seth Farmer, le fils de qui-tu-sais, a une moustache ridicule.
=> APPRENONS LE FRANCAIS AVEC LA TELE-REALITE :
Jean-Luc de la Star'Ac' ne dit pas "un hymne" mais "une hymne".
ON AIR on RadiojUne : (Le grand jeu du répondeur, malgré plusieurs propositions, n'a toujours pas de gagnant cette semaine... Bien ouej' JB, bien ouej' Laurent, mais nan, perdu, uh uh uh)
La ptite playlist est donc forcément consacrée à Stepney ; je sais, je sais, c'est pas la première fois... ben c'est pas la dernière, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, moi !
- Le dernier temps de "Love is", écrit par Rudolph et Stepney, et sa basse démoniaque isolée des vocaux de la première partie de la chanson, reste un classique absolu. Sydney Simms dechire tout sur ce track.
- "Les fleurs", repris vingt mille fois, rarement égalé (quoique les interprétations des westlondiens Dego and co valent le coup quand même), est un exemple parfait de l'écriture poétique et intensivement heavy-beat endormi de Stepney ; du miel pour les oreilles.
- "Song for everyman" est un titre made in Chicago de part en part, et pour cause : écrit par Terry Callier (alors qu'il n'avait pas encore sombré dans le trou que fut l'essentiel de sa vie, qu'il n'était pas encore devenu informaticien et qu'il n'était donc pas encore réapparu des décennies plus tard, songwriter folk d'exception with a vengeance), produit par Stepney, 5:32 de pur bonheur.
- "Vine of Happiness" est un hymne au bonheur, à la beauté, et la qualité de l'enregistrement dirigé par Stepney dans le Ter-Mar Recording Studio de Chicago (avec Gary Starr derrière la grosse console) intervient directement sur les canaux lacrymaux humains, provoquant à chaque chorus une larme de joie intense. C'est beau, tout simplement. C'est de la même trempe que le classique des classiques, l'indémodable, le fatidique, l'incommensurable, le géniallissime, le fantastique, le merveilleux, le sensationnel "I am the black gold of the sun", sur lequel je me suis par le passé bien trop étendu pour conserver un minimum de crédibilité si j'en parlais encore ce jour. 8)
Allez, zou.
1 juillet 2003
SOUNDS GOOD.
Some friends of mine told me that my sunday track/playlist was curious and/or interesting. well, i gotta admit that there's some reasons if I speak MORE about comics than music these last months :
- my usual "musical" pals around me have disapeared, more or less. Some shit happens sometimes, but everybody's got its ways of dealin with (and sometimes, it ain't easy to forget about miles between friends and you, too). if you forget about Feet, Alcor, or Farid, who are probably the "real world" closest-music-oriented from me, I got plenty of friends listening to real cool shit or sharp stuff, but none of them are walking on the same little road than me.
Feet and Alcor are more drum'n'bass oriented (even if both of them are on 2 differents kind of d'n'b, Feet is more on massive and hard breakbeats, while Alcor is more on rollin' and twisted breaks and loops. Not enough interesting shit for me, or not enough stuff which talks to me, for calling it better. I'm a dooooowntempo guy, for godsake... ; )
Farid is maybe too into the groovy stuff. I really love what he dig, but it doesn't gives me the abstract and breaks quantity I need on a daily basis.
there's of course a few break heads around, but none of them on the june brain schema.
- so, playing only in bars (I don't have my own home at the moment, so of course I don't have turntables...) isn't satisfaction, happyness and happy happy joy ; in fact, if I forget about 3 or 4 friends comin each and every week (god bless Flo, Nico and Brice from the Lykill constellation...), I'm trying to spread the right vibes for people with kaki clothes, 458 piercings per face, and asking for nervous hardtechno just after 10 pm...
...talk about staying quiet... I got to deal with these clowns nearly every week. I'm so glad that David, the boss from the bar where I spin each week, got a few interest for the vinyls I greb with me ; the guy is openmind enough for asking for more each week, talk about RARE in this baaaad techno town called Besancon...
- so, playing in bars, i said, isn't cool as playing in radioshows. I really miss my little sunday show. I really loved to play whatever the fuck I want to, it was relaxing and there, nobody's gives a fuck if you play some Anticon-affiliated abstract japonese hip hop from Neutrino alongside some Charles Stepney psychesoul classics, neither if you play Kit Clayton neo electro-dub with some of the last Bugz in the Attic west london broken beat shit.
do I have to stop playing in bars ? maybe. it ain't places for ambiance selectors like me. These places are for dancefloors fillers or binary LSD eaters. eh eh eh, how's that, "june you music fascist ?". yes sir. 8)
22 août 2002
THIS IS SOME VERY IMPORTANT INFORMATIONS. PLEASE USE THIS WITH CAUTION. THANKS.
Tomorrow is the second time that FeetWan, Erwan & myself will play together ; we spin 3 different kind of music and last time i got one idea that David, the boss of the bar where we play, liked much.
Usually, Feet & I share our time, more or less, for having a looooooonng progression more logical than mathematical ; i begin with nu-jazz, he put some downtempo, i play abstract hip hop, he continue on some breakbeat, i follow with indie hip hop or jazz funk and he finish the so-called looooong pressure with his secret weapon, drum'n'bass.
Last week, we decide to put 4 records, whatsoever, and do a rotation all night long. Quite anti-respectful of the audience, i was thinking at first. I do prefer taste a slowly, surely transition into musical realm, than this curious idea. And i was dead wrong.
If this classic kind of mix is ideal in clubs, our new way (3 dj's X 4 records) is better for bars, which is exactly our case ; people who went there for a drink or for the music aren't quickly bored if the music isn't their kind of : they go through this "full spectrum" (one of my favorite expressions...) and don't have the time to get bored, which is fine.
Heck, last time, i even had a guy who asked me who was the artist under the track i played : it was "les fleur" by 4hero, and i went into my enthousiastic way of sharing huge shit, telling the guy that he had to check the original from Charles Stepney & Minnie Ripperton's band "Rotary Connection", that it's one of the best song i've ever heard... anyway.
One place : Bar le Se7en.
One place : quai Vauban, Besancon, and yeah, it's in France.
One place : tomorrow night, starts at 9:00 pm.
One place : with dj's FeetWan, Erwan, June.
One place : breakbeat full spectrum !
DJ VADIM LAST VIDEO / FOR THOSE WHO WANT SOME FAT BREAKS WITH GREAT VISUAL SHIT /
DJ VADIM LAST VIDEO
Heck, here's the video of this track, "it's on", with Vakill... this track comes complete with the usual Vadim's touch, as a back-from-the-dead voice loop turns around the track, and Vakill definitely shows skills. Well, for me there's some better tracks in the soon to be released LP, but this one is fat enough for being advertised !
the guy who did the video is the one who did "poor leno" from Royskoop.
The next LP from Vadim will be in shops at the end of september, and it's a freaky good one.