31 décembre 2020

Till the very last minute, fuck you, 2020. ❤ Zev Love X 4 ever ❤

En 1989, j'ai 16 balais.
J'ai les deux pieds dans le hip hop depuis quelques années, mais j'affine mes goûts en la matière au fur et à mesure que celui-ci évolue, et il évolue vite.

Quand 3rd Bass sort "The Cactus Album", on est déjà chauds à l'attendre, mais on se prend en bonus un featuring mémorable d'un type nommé Zev Love X dans la tête sur le mythique, inaltérable, classique inusable "The Gas Face". Là j'en place une pour mon homie Adam au passage. Rétrospectivement, quelle chance d'avoir eu un authentique b-boy de Phila dans la place pour m'envoyer des cassettes dingues, sans lesquelles j'aurais mis trois siècles supplémentaires à me tenir au courant de ce qui se passait sur le front du peura.

Bref, Zed Love X, donc.
Le mec s'installe dans le paysage avec son groupe KMD. Moi j'étais à fond, il avait un truc que les autres n'avaient pas, ça tout le monde l'avait capté tôt. Faut tout réécouter, d'ailleurs je vais faire çà MAINTENANT.
Pourtant, en 93, et à quelques jours d'intervalle, KMD se font jeter de leur maison de disques, mais surtout, Subroc, son petit frangin (le dj de KMD) meurt renversé par une bagnole. Dépression fatale pour Dumile, le mec perd pied, vit dans la rue, c'est la merde, ça dure un moment. Evidemment, tout ça on l'apprendra bien après.
Des années plus tard, lorsqu'il prend quelques kilos et le masque du vilain Docteur Fatalis (Les Quatre Fantastiques, Marvel tout ça tout ça) tout bascule à nouveau. Il devient King Geedorah, Viktor Vaughn, Metal Face, il devient MF DOOM, il devient DOOM.
On connaît l'histoire : Madlib, Stonesthrow, la renaissance, un nouveau public, tout ça. Des morceaux dingues, un flow unique et reconnaissable immédiatement, une créativité dans l'écriture et la prod qui nous ont accompagné au fil des années.

🖤 En décembre 2017, Jasmine et Doom perdent leur môme alors âgé de 14 ans. Ça commence à faire beaucoup de tragédies familiales, et aujourd'hui on apprend que DOOM est mort il y a 8 semaines de ça. On sait pas pourquoi, comment, on s'en fout : DOOM n'est plus, et c'est un bout de l'histoire du rap qui se casse.
DOOM laisse une empreinte parmi les plus singulières de toute l'histoire du rap. Il est un chapitre à lui tout seul, il est bien plus que ça.



21 décembre 2020

De la bave sur les bouquins.

 Chaque fin d'année, on me demande si j'ai des eu des lectures marquantes à conseiller, des parutions notables à partager, et cette fin d'an ne déroge pas à la règle.
Pour des raisons évidentes, j'ai moins arpenté les librairies qu'à l'accoutumée, et mes plaisirs de lectures, pour diverses raisons, sont moins légion que jamais (indice : "va chier, 2020").

En revanche, il y a des bouquins que j'ai lu, une fois, deux fois, plusieurs fois, il y en a même que je connais par cœur, alors en espérant me délester de ces expériences de lectures répétitives parfois un poil traumatisantes, j'exorcise via facebook. 📚

ATTENTION : certaines argumentations, retranscrites tant bien que mal auprès de la principale concernée (qui est vraiment un gros bébé), sont à prendre pour ce qu'elles sont, à savoir de grosses argumentations à deux balles, vraiment bien pourraves (des argus de gros bébé quoi). Désolé.

📚 "Anna et Froga", d'
Anouk Ricard. C'est évidemment probablement pour des mômes un peu plus grands qu'un bébé d'un an et demi, mais voilà, Sunny est super fan de Christophe, le ver de terre, donc bon.

📚 "Bonne Fête Maman", de Guillaume Dégé et Paul d' Orlando, chez Biscoto.
Si vous aimez les trucs barrés, les cacas bariolés et les chutes les plus abusées du monde, ce livre est pour vous. Enfin, pas celui-là, il est à ma fille, hein. Bref.

📚 "Lady Legends Alphabet", de Beck Feiner. Bon, on a aussi "Basketball Legends Alphabet" (entre autres titres de la même collec' à la maison), et je crois que la lectrice le préfère, mais personne ne me croirait si je disais ça, donc je préfère jouer la carte du papa woke qui joue la carte du féminisme dès le plus jeune âge.

📚 des imagiers à la con, bien chiants, bien relous, où faut chercher des tomates ou une petit chèvre insupportable, ce genre de trucs, mais qui éclatent la personne de petite taille qui vit également ici (non, pas Charlotte).

📚- "Qu'y a-t-il", d'Isabel Minhós Martins & Madalena Matoso, chez Maison Georges.
L'inventaire graphique le plus cool de la maison à ce jour, pas loin. Des heures de "cherche et trouve" en perspective !

📚 un livre avec une petite abeille qui a la dalle mais heureusement elle tombe sur un scarabée sympa qui lui dit d'aller bouffer des fleurs plus loin.

📚 "Perdu", d'Alice Brière-Haquet et Olivier Philipponneau, chez MeMo. Un peu répétitif quand on le lit 40 fois par jour, mais pour le coup, une super réinterprétation rythmée et hypnotique d'un grand classique.

📚 un livre avec des pages en plastoque où il faut poser son gros doigt plein de bave pour suivre le sens de l'histoire, enfin, c'est un grand mot hein (mais mazette, ça marchait super bien y'a 3 mois).

📚 "Moomin - Little book of colors", parce qu'il n'y a pas d'âge pour savourer les créations de Tove Jansson, un des trucs les plus géniaux de la création, justement.

📚 "Unstoppable" d'Adam Rex et Laura Park (Chronicle Books), une super histoire qui donne goût au trip collectif, avec des dessins magnifiques mais ça tout le monde l'avait deviné en lisant "Laura Park".

📚 "Le chien de Monsieur Monsieur", de Georgette. Bon, c'est simple, depuis plusieurs semaines, c'est l'un des deux bouquins préférés de Sunny, et pour donner l'eau à la bouche, quoi de mieux que de partager ses premières lignes ? "Monsieur Monsieur a un chien. Il s'appelle Toutou." Voilà, démerdez-vous avec ça hein, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise... (en vrai c'est vraiment super bien).

📚 "Petit Poupou", d'Isabelle Bonameau. L'autre bouquin favori, c'est celui-là, c'est juste super bien du début à la fin, même si comme beaucoup trop de bouquins pour les mômes, c'est fabriqué à l'autre bout du monde, vous nous faites chier, les gros éditeurs, hein.

📚- "J'aime", par Emmanuelle Bastien, à L'Agrume.
L'imagier qui a accompagné l'apprentissage de la découverte des livres de la mini-tornado-qui-bave, magnifique de bout en bout. Un cadeau qu'on nous a fait, et que l'on offrira.

📚 "Je joue", de Chuck Murphy, un truc que je trouve super nase et surtout super moche (je devrais pas dire ça, on nous l'a gentiment offert) mais que Sunny adore, eh ouais, on est déjà pas d'accord sur tout, ça promet.

Voilà pour les lectures marquantes de 2020. 📚📚📚

Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à faire qu'à 17 mois, l'enfant vivant sous notre toit a des dizaines de bouquins alors que cette ingrate ne sait même pas lire. 🎁 Vous vous reconnaîtrez et plus sérieusement, c'est ultra cool à vous. On vous remercie encore une fois ❤ parce que la concernée est trop occupée à baver dans sa turbulette dans son lit à l'heure qu'il est.




19 décembre 2020

4 décembre 2020

2020 sounds like...

Les disques de 2020 (dont 2 ou 3 rééditions) que j'étais bien content de pouvoir écouter en 2020.
En vérité j'ai écouté beaucoup de trucs plus vieux cette année, j'avoue.


"Manhattan Special"
Onyx Collective
Bandcamp

"Who Sent You?"
Irreversible Entanglements
International Anthem

"Diobu"
Asuquomo
Bandcamp

"Good good things"     
Blundetto
Heavenly Sweetnees

"‎Other Here Comes The Cowboy Demos"
Mac Demarco
Mac's Record Label

"Suite For Max Brown"
Jeff Parker
International Anthem

"Dimensional Stardust"
Rob Mazurek & Exploding Star Orchestra
International Anthem

"Recumbent Speech"
Ezra Feinberg
Bandcamp

"‎Silver Ladders"
Mary Lattimore
Ghostly International

"Live In Paris 1975 - live at studio 104, Maison de la Radio"
Pharoah Sanders
Transversales Disques

"Mordechai"
Khruangbin
Dead Oceans

"Vernal Equinox - Remastered Edition"
Jon Hassell
Ndeya (rééd de 1978)

"A Música Século XX De Jocy"
Jocy de Oliveira
Litoral Records (rééd de 1960 !)

"Inner Song"
Kelly Lee Owens
Smalltown Supersound

Allez, zou.

28 octobre 2020

The Word II, etc.

Ce soir, le président français a dit des trucs, et à défaut de débloquer du pognon là où il en faudrait, s'est contenté de cloitrer tout le monde chez lui pour les semaines à venir, ça s'appelle "le second confinement" mais le type s'est aussi aventuré dans des prévisions de "probable vaccin pour l'été 2021": ce type est génial d'annoncer des trucs comme ça dans ces moments, ça sent le freestyle moyennement qualitatif mais bon.

Sinon j'ai appris qu'Alain Rey est mort, je me souviens l'avoir très très brièvement rencontré en 2007/2008 à Besançon et avoir jacté de Herriman et de Krazy Kat avec lui, c'était chouette, le type était au taquet, l'œil pétillant du thème plaisant à aborder, et c'était un moment très agréable.

Une toph de Riad Sattouf et Alain Rey, voilà.


A part ça ? J'avance à deux à l'heure sur tout ce que j'entreprend, du coup je suis à la bourre sur tout, pardi.
Corinne Morel Darleux a gentiment exprimé son impression quant à Adak (son compte twitter, son compte fcbk), et Sylvia Hansel également : il y a de quoi combler l'horrible entrepreneur avide de spotlights en moi. Ou plus justement : ça fait bigrement zizire.

Bon, aujourd'hui sinon j'ai réussi à quasiment jouer la mélodie de "The word II" (de Shigeo Sekito, mais également repris dans "Chamber of reflection" de ce type dont je me suis envoyé tous les concerts disponibles sur youtube et viméo ces dernières semaines ; y'en à un sacré paquet) tout seul sur le xylophone de Sunny. Hé, ça m'a pris environ une demi-heure de pure concentration, ça impose le respect, merde.

25 octobre 2020

Les bouquins les plus lourds au monde.

Aujourd'hui, surprise : un rayon de soleil.
On en a profité pour aller visiter une petite partie du grand parc de Ile Art Malans, au carrefour de la Haute-Saône, du Jura et du Doubs, on est partis avec un thermos et la mifa, et c'était super.
On y retournera pour voir tout le reste, par une journée printanière probablement.

Ici, une partie de la famille rats de bibliothèque devant "bibliotheca lapidea", une œuvre du suédois Karl Chilcott, installée en 2014 à Malans.

6 octobre 2020

Ma fille marche à reculons.

 J'en déduis qu'elle a décidément tout compris à ce monde et à un peu moins de 15 mois, fait preuve d'une surprenante acuité sur ce qui l'entoure en décidant sans plus tarder d'arrêter de vouloir aller de l'avant, qui est comme chacun sait la plus vaste fumisterie qu'on ait voulu faire croire aux hommes et aux femmes. Bravo ma fille, j'ignore si c'est la première manifestation de ton refus de parvenir ou simplement un truc qui te démangeait dans le dos, mais je suis, comme à chaque instant, très content d'observer ce que tu es.

24 septembre 2020

🌲☎️ Jura-Info 🌲☎️

Oh ! Il y a un type qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Étienne Bardelli (mais en plus vieux) dans le dernier spot Foot Locker :



Socialisation des outils de production.

Il pleut des seaux, et pour les jours à venir ni la mère ni l'enfant ne sont à la maison : il n'en fallait pas plus pour que l'anarchie s'installe sous mon toit, que s'opère la réappropriation des biens, et que les bestioles qu'on a pas vu de l'été se ramènent l'air de rien.

Avec Kool Herc. 👑

20 septembre 2020

Journées du patrimoine 2020.

Journées du patrimoine 2020 : à l'image de cette année singulière et particulièrement foireuse, l'ambition, la qualité et l'exigence sont lamentablement passées à la trappe.
#bff #onfaitcequonpeut #ciaodoudou


17 septembre 2020

Bam Adebayo.

Depuis sa naissance, je trouve des tonnes de surnoms à ma fille, comme plein de gens (c'est un travers, je fais ça pour beaucoup de mes proches), et je met un point d'honneur à alterner les trucs niaiseux et mignons et les trucs un peu/complètement décalés, qui n'ont souvent rien à voir avec ce qu'elle est ou ce qu'elle évoque, parfois simplement parce que ça sonne bien.
Au fil des mois, elle s'est donc appelée "Princesse Pipi", Bougounou", "Bolducq", "Fraise des bois", "Tonneau", "Tombola", "Goujon", etc (je consigne tout ça dans son carnet pardi).

Par exemple, depuis que le très bon basketeur Jimmy Butler a rejoint le Miami Heat en début de saison et que je suis un peu cette équipe, j'appelle régulièrement ma fille "Bam Adebayo", parce que ça sonne super bien : "non on tire pas les cheveux, Bam Adebayo !" ou "Bam Adebayo si tu finis pas tes haricots verts, tu peux toujours courir pour ton yaourt !".
Bref.
Et depuis hier, du coup, ma fille me colle des grosses taloches : je sais pas si elle a compris la signification de son blaze ou si elle a appris qu'il avait tartiné avant-hier, mais du coup je pense que je vais revenir très vite à "Petite souris" ou "Pistache".


#statut4ballers #afondsurlactu #ripceltics
#postetaviesurfcbkpendantquetonmomefaitsasiesteetquetuflemmadeaulieudebosser

27 août 2020

Mr Duterche.

Statut emprunté à la page facebook de Radio Dijon Campus, parce que j'ai pas le cœur à blablater.

🖤 Triste journée pour toute la famille Radio Dijon Campus.
Les obsèques de Mr Duterche seront célébrées cet après-midi.
Duterche était bénévole à la radio depuis de nombreuses années.
Passionné, drôle, Yann était un passeur de rock, de surf, de garage, de punk, de boogaloo, d'exotica, de robots vintages, de films Z, de weirdzoneries mais surtout de bonne humeur et de fun pour les auditeurs et pour tous ses amis.
En plus de son activisme radio, à travers ses activités musicales et pro, on a eu l'occasion de passer de très bons moments à ses cotés. Au fil de ses années dijonnaises, il était devenu une figure culturelle décalée et joviale avec qui c'était chouette d'échanger. Un mec classe nous a quitté. On gardera forcément de bons souvenirs de lui. La radio lui rendra hommage prochainement sur les ondes du 92.2FM.

La journée d'au revoir à Duterche, avec qui j'avais toujours passé de bons moments derrière les platines que nous avons eu l'occasion de partager durant de nombreuses années, était une super belle journée, il y avait du monde et on a bien rigolé entre deux moments moins fun.
Et puis : je suis rentré le soir à la maison avec un t-shirt qu'il portait lors d'une soirée mix qu'on avait fait ensemble : je suis content, même si je doute de le porter un jour.
Merci pour tout Yann. Pensées à ses proches (qui ont fait de cette journée une SUPER journée) et à sa famille.

24 août 2020

Miam.

J'ai arrosé qu'une seule fois cette année, mais les tomates n'ont pas l'air de m'en tenir rigueur.

EDIT, d'une heure plus tard, pendant que les bocaux refroidissent : OUI je sais j'ai oublié les cornichons et les voilà énormes, bon, c'est la vie hein, ça finira en pickles. Et non, le maïs n'est pas issu du jardin, j'ai semé/planté plein de trucs mais pas de maïs, j'ai hésité à en associer avec les haricots à rame mais j'ai renoncé. Ça pousse chez vous sinon ?




16 août 2020

Juliette.

J'ai connu Juliette à la toute fin du siècle dernier si ma mémoire ne me joue pas trop de tours, en tout cas je me souviens où c'était : une saison (je sais plus laquelle bordel de mémoire de merde), j'avais choppé un créneau pour une émission de radio à la station amateur du coin, à Besançon. C'était le dimanche soir (mon créneau préféré de tous les temps) et juste avant, Juliette avait elle aussi une émission. Personne (ou si peu) ne nous écoutait, mais elle comme moi nous en foutions pas mal, nous étions passionnés comme la majorité des bénévoles de cette radio, à l'instar de l'affreux JB, du pénible Laurent ou de l'horrible Matthieu, avec qui on jouait au Tétris/grille de programmation sur certains jours de la semaine.
On avait pas du tout les mêmes goûts musicaux mais on a vite accroché, on rigolait bien en se passant l'antenne, souvent avec un manque de professionnalisme assez criant. On s'apercevait ici ou là dans cette bonne vieille ville de Besac, et ça a duré quelque temps comme ça, c'était l'essentiel de notre relation, pourtant assurément amicale et sincère, qui a duré au gré des années quand bien même on se croisait davantage que l'on ne se fréquentait. On avait une tonne de connaissances communes, parfois de solides ami.e.s aussi, ce qui me donnait l'impression d'être conforté dans le fait qu'elle et son mec étaient décidément deux chouettes personnes.

Les années ont passé, et justement, avec Antoine, le père de ses deux filles, on a commencé à échanger aussi un peu via les réseaux sociaux (en admettant que l'on puisse parler d'échanger sur ces saloperies d'aspirateur à temps) mais pour une bonne raison, commode en tout cas : tout ce petit monde vivait en Angleterre depuis un moment. On avait pas mal d'intérêts en commun, notamment autour de la bande dessinée, et on échangeait volontiers notre quota de "pouces levés" d'approbation mutuelle qui tombaient ici ou là au rythme de nos publications.

Il y a 4 ans, lors d'un périple de vacances dans le coin, côté famille, la petite clique était passée faire un tour à la librairie où j'assurais alors le service estival, me permettant ainsi de rencontrer les deux petites meufs complètement au point (et déjà plus si petites que ça), et de laisser Antoine partir avec trois tonnes de bouquins dans leurs sacs. Je ne le savais évidemment pas, mais c'était la dernière fois que j'allais voir Juliette, août 2016, ça fait 4 ans jour par jour.

Il y a quelques mois, Juliette est tombée salement malade. On a toutes et tous senti très vite que plus que jamais, leur petite bande familiale était unie comme jamais. Dans ses messages, c'était clair en tout cas : Antoine envoie du bois, les filles sont chanmé. Pour affronter ce genre de merdes et aller au charbon, c'est essentiel. 

Ce soir, c'est Matthieu qui m'a annoncé la nouvelle, ayant peut-être capté que j'ai récemment modifié/édulcoré mon utilisation des réseaux sociaux, où Antoine lui-même  avait annoncé l'horrible nouvelle en tout début de soirée.

Il y a quelques semaines, nous avions initié un trafic postal.
Alors que je leur avais envoyé quelques modestes conneries d'encouragement pour cette période merdique qu'ils allaient devoir traverser ensemble, Juliette avait répondu avec un colis comprenant d'autres conneries, mais aussi avec des dessins des filles pour Sunny et surtout un magnifique lapin qu'elle avait réalisé au crochet. La grosse classe ! Depuis, j'avais réuni d'autres trucs pour faire bonne figure mais comment répondre à un lapin au crochet, quoi !
Il y avait même un petit mode d'emploi d'entretien et une petite lettre avec, où elle invitait Sunny à trouver elle-même un nom à cette nouvelle venue dans la ménagerie familiale. On a pas attendu que Sunny soit en âge de trouver un nom au lapin, qui est d'ailleurs une lapine : direct net, on l'a appelé Juliette, et à chaque fois que Nini jouait avec elle, moi je croisais les doigts pour que de l'autre côté de La Manche, cette merde la lâche, les lâche, aussitôt que possible.

J'ai des tonnes de trucs d'une banalité affligeante qui me viennent, mais j'ai surtout grave les boules en ce dimanche soir. A cette force qu'il va leur falloir, aux trois, et qu'ils vont trouver entre deux montagnes de douleur à traverser.
Ce soir on pense très très très fort à Antoine, à Zoé et à Yoko.

29 juillet 2020

People, there's no equal, or no sequel.

Godspeed Malik B. !
"People, there's no equal, or no sequel” 🙏

Marnay.

 Je suis allé à Marnay.
J'y ai vu des choses assez folles, comme par exemple une bonne cinquantaine d'étais installés à vingt centimètres les uns des autres pour soutenir l'intérieur une vieille maison qu'on devrait laisser s'écrouler comme le reste de la civilisation haut-saonoise.


23 juillet 2020

Reprise de la NBA ici aussi.

 Reprise de la NBA ! Ce matin au Pouilley-les-vignes Center, match amical entre les Chaucenne Trailblazers et le Pirey Twingo Elite.
🏀

#balldontlie #anklenomore #beinsport #nbaextra – à Pouilley-les-Vignes. 

 

20 juillet 2020

Les bleues de Hongrie.

 Les bleues de Hongrie grossissent à vue d'œil ou presque, les échalotes finissent de sécher, les cornichons attendent le bon moment avant d'être noyés dans le vinaigre, les huit cent variétés de tomates prennent du volume en attendant de prendre des couleurs, bref, c'est l'été à la campagne. 🧺




12 juillet 2020

Marmalade Duplex !

Disque ! 🎧
Marc Bell ! 🥦
Funky post-punk Zappa-esque vinegary stoner ! 👈

Si ces trois ingrédients vous parlent, et à toutes fins utiles, j'ai à la maison une pile de vinyls du DINGO "MARMALADE DUPLEX Play The Tuna Olive Village", le nouvel album complètement bargeot du groupe de notre ami à la fois auteur de bande dessinée, canadien et génial, le grand Marc Bell, et de ses potes Tyson Brinacombe and Brad De Roo.
L'album est un grand déluge de folie tel qu'on peut l'attendre de la part de l'auteur qu'on ne devrait plus présenter.

Petit pressage, peu de copies, on peut le commander sur le Big Cartel du groupe ou bien économiser des frais postaux en me faisant coucou en MP !
Super skeud, aussi dingue que cohérent. 👌