15 février 2017

Tu parles trop.

On va dire que du tout début de sa carrière jusqu'à l'époque du Château d'Hérouville (milieu 70's), c'est une période qui correspond probablement à un sacré must-read pour les ingés son les plus foufous, pour les amateurs de Neumann introuvables, pour les obsédés d'Euphonics ou de ProTools (et plus globalement pour quiconque à un rapport à la musique, au son, à l'écoute de disques).

C'est en tout cas la période que j'ai préféré découvrir et lire, bien davantage que la dernière partie d'un demi-siècle de carrière (tout de même !) où l'on croise pléthore d'artistes dont j'ai, globalement, rien à foutre.
Il n'empêche, quel parcours que celui de Dominique Blanc-Francard, dont la bio, parue l'an passé aux éditions Le mot et le reste, demeure le plus souvent passionnante.

Aparté : il est noté qu'en 1961, DBF bloque sur "Tu parles trop" des Chaussettes Noires, ce qui fera éventuellement sourire tous ceux qui ont longuement écouté un certain morceau du second album de son cadet...


Aparté en forme de post-scriptum : et parce que la vie fait bien les choses, j'ai trouvé ça sur le site de Trempolino de Nantes (où l'on se retrouve dans un petit mois avec l'Association Chifoumi, Jet FM 91.2, Maison Fumetti et notre invité spécheul, le ricain Zak Sally). Stay tuned !

12 février 2017

Copains spotted.

J'ai trouvé de drôles de crustacés sur les plages rétaises cette dernière quinzaine :



Big up à mes homies Ed, Laulau, Sto !

4 février 2017

Kurt.

Il y a eu quelques bourrasques ces derniers jours dans notre nouveau coin.
L'occasion d'aller voir un peu de quel bois se chauffent les riders du secteur, et de tomber sur cette chouette vidéo qui confirme que de temps en temps, ça pousse fort sur les spots rétais !


29 janvier 2017

Fibd Angoulême 2017.

On parlera du palmarès une autre fois.
Là il est minuit et je m'interroge encore sur l'authenticité de la chose suivante.
Angoulême 2017, yo.

/edit : trouvé dans une boulangerie du centre ville ce samedi matin. Miam miam hein

10 janvier 2017

Paterson

Vu Paterson un lundi après-midi au cinéma.
C’était une très très belle expérience de dialogue entre un réalisateur et un spectateur ; car nous serons probablement nombreux à avoir eu l’impression d’avoir vu un film qui ne s’adressait qu’à soi, directement, comme si Jarmusch avait fait son film rien que pour nous. Ce qui donne un très bel écho à pas mal de choses que j’ai lues au sujet de ce film, citant notamment David Shapiro -qui fût prof de poésie du réalisateur- lorsque celui-ci décrivait cette manière de donner l’impression de rendre unique le lien en devenir dirigé vers le lecteur d’un de ses poèmes.
Quels ingrédients miracles faut-il donc réunir pour que cette sauce prenne ? Vite, en vrac, pour ne pas les oublier : d’abord, évidemment, William Carlos Williams, et ce que représente William Carlos Williams, parce que ça n’arrivera pas tous les jours qu’un des plus beaux films vus ces derniers mois repose en grande partie sur le genre de miracles provoqués par la présence de cet auteur essentiel : le personnage central peaufine ses poèmes en bossant, puis les écrit durant les pauses ; une fillette qui écrit et qui évoque Emily Dickinson lors d’un bref échange ; Method Man affûtant ses seize dans une laverie automatique. Tout cela, ce sont déjà des manières de recontextualiser l’objet poésie de la manière dont on devrait normalement le percevoir : pas dans les recommandations mortifères des académiciens d’un autre âge, mais bien partout, dans toutes les infra-couches du quotidien, à n’importe quel âge, selon zéro critères de sélection socio-culturelle. La petite jumelle, Paterson lui-même, Cliff Smith/Method Man illustrent déjà tout cela, et on peut également trouver le même élan dans les échanges entre Paterson et son chef de service ou avec ce touriste japonais, entre autres.
Et puis aussi, donc : d’incessants aller-retours entre Jarmusch et son spectateur, donc, voyant le réalisateur tester plus souvent qu’à son tour (avec délicatesse toutefois) la solidité du quatrième mur, sur quelques dialogues aussi marquants dans leur délicatesse (les mots de Paterson, la manière dont ils sont agencés tout comme la manière dont ils sont lus), ou bien des mises en abîme plutôt drôles (l’un : "Tu devrais être acteur !" l’autre : "Je suis acteur !").
Adam Driver est très bien. Jarmusch excelle sur les dialogues. Sa caméra -ou son chef-op- se pose parfois de manière innatendue et c'est chouette d'être surpris par ce type après toutes ces années. Tout le monde est bien, juste. Mis à part la cabotineuse Golshifteh Farahani qui n’en finit plus de cabotiner, est-ce qu’il y a un seul truc négatif à dire du dernier Jarmusch ?



Quel beau, quel bon film.

 

2 janvier 2017

Be seeing you.

Ça signifie très probablement quelque chose, quelque part : cette année, The Prisoner a cinquante ans.
Autant réviser, du coup.

31 décembre 2016

Retour dans les terres.

Retour dans les terres.
Au fond de l'allée arborée, passer la fontaine aux cyprès : c'est là que se trouve notre nouvelle planque.





And also... check this out.

28 décembre 2016

Psssschhhhhh.

La syllogomanie (suite) prend parfois également des formes assez perfides, larvées, ni vu ni connu.
Comme par exemple le fait d'utiliser en guise de marque-page des trucs qui auraient mérité depuis longtemps d'aller à la poubelle. Mais non, pardi ! Du coup si je pèse tous les bouts de papier, de cartons, de tickets de caisse, de coupures de presse, de cartes de visite, de trucs déchirés de je ne sais où, tous les trucs planqués dans mes bouquins, je suis sûr que j'arrive à un kilo.
Tiens, ça par exemple, c'est tombé d'un bouquin que j'ai ouvert ce matin :