6 octobre 2020

Ma fille marche à reculons.

 J'en déduis qu'elle a décidément tout compris à ce monde et à un peu moins de 15 mois, fait preuve d'une surprenante acuité sur ce qui l'entoure en décidant sans plus tarder d'arrêter de vouloir aller de l'avant, qui est comme chacun sait la plus vaste fumisterie qu'on ait voulu faire croire aux hommes et aux femmes. Bravo ma fille, j'ignore si c'est la première manifestation de ton refus de parvenir ou simplement un truc qui te démangeait dans le dos, mais je suis, comme à chaque instant, très content d'observer ce que tu es.

24 septembre 2020

🌲☎️ Jura-Info 🌲☎️

Oh ! Il y a un type qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Étienne Bardelli (mais en plus vieux) dans le dernier spot Foot Locker :



Socialisation des outils de production.

Il pleut des seaux, et pour les jours à venir ni la mère ni l'enfant ne sont à la maison : il n'en fallait pas plus pour que l'anarchie s'installe sous mon toit, que s'opère la réappropriation des biens, et que les bestioles qu'on a pas vu de l'été se ramènent l'air de rien.

Avec Kool Herc. 👑

20 septembre 2020

Journées du patrimoine 2020.

Journées du patrimoine 2020 : à l'image de cette année singulière et particulièrement foireuse, l'ambition, la qualité et l'exigence sont lamentablement passées à la trappe.
#bff #onfaitcequonpeut #ciaodoudou


17 septembre 2020

Bam Adebayo.

Depuis sa naissance, je trouve des tonnes de surnoms à ma fille, comme plein de gens (c'est un travers, je fais ça pour beaucoup de mes proches), et je met un point d'honneur à alterner les trucs niaiseux et mignons et les trucs un peu/complètement décalés, qui n'ont souvent rien à voir avec ce qu'elle est ou ce qu'elle évoque, parfois simplement parce que ça sonne bien.
Au fil des mois, elle s'est donc appelée "Princesse Pipi", Bougounou", "Bolducq", "Fraise des bois", "Tonneau", "Tombola", "Goujon", etc (je consigne tout ça dans son carnet pardi).

Par exemple, depuis que le très bon basketeur Jimmy Butler a rejoint le Miami Heat en début de saison et que je suis un peu cette équipe, j'appelle régulièrement ma fille "Bam Adebayo", parce que ça sonne super bien : "non on tire pas les cheveux, Bam Adebayo !" ou "Bam Adebayo si tu finis pas tes haricots verts, tu peux toujours courir pour ton yaourt !".
Bref.
Et depuis hier, du coup, ma fille me colle des grosses taloches : je sais pas si elle a compris la signification de son blaze ou si elle a appris qu'il avait tartiné avant-hier, mais du coup je pense que je vais revenir très vite à "Petite souris" ou "Pistache".


#statut4ballers #afondsurlactu #ripceltics
#postetaviesurfcbkpendantquetonmomefaitsasiesteetquetuflemmadeaulieudebosser

27 août 2020

Mr Duterche.

Statut emprunté à la page facebook de Radio Dijon Campus, parce que j'ai pas le cœur à blablater.

🖤 Triste journée pour toute la famille Radio Dijon Campus.
Les obsèques de Mr Duterche seront célébrées cet après-midi.
Duterche était bénévole à la radio depuis de nombreuses années.
Passionné, drôle, Yann était un passeur de rock, de surf, de garage, de punk, de boogaloo, d'exotica, de robots vintages, de films Z, de weirdzoneries mais surtout de bonne humeur et de fun pour les auditeurs et pour tous ses amis.
En plus de son activisme radio, à travers ses activités musicales et pro, on a eu l'occasion de passer de très bons moments à ses cotés. Au fil de ses années dijonnaises, il était devenu une figure culturelle décalée et joviale avec qui c'était chouette d'échanger. Un mec classe nous a quitté. On gardera forcément de bons souvenirs de lui. La radio lui rendra hommage prochainement sur les ondes du 92.2FM.

La journée d'au revoir à Duterche, avec qui j'avais toujours passé de bons moments derrière les platines que nous avons eu l'occasion de partager durant de nombreuses années, était une super belle journée, il y avait du monde et on a bien rigolé entre deux moments moins fun.
Et puis : je suis rentré le soir à la maison avec un t-shirt qu'il portait lors d'une soirée mix qu'on avait fait ensemble : je suis content, même si je doute de le porter un jour.
Merci pour tout Yann. Pensées à ses proches (qui ont fait de cette journée une SUPER journée) et à sa famille.

24 août 2020

Miam.

J'ai arrosé qu'une seule fois cette année, mais les tomates n'ont pas l'air de m'en tenir rigueur.

EDIT, d'une heure plus tard, pendant que les bocaux refroidissent : OUI je sais j'ai oublié les cornichons et les voilà énormes, bon, c'est la vie hein, ça finira en pickles. Et non, le maïs n'est pas issu du jardin, j'ai semé/planté plein de trucs mais pas de maïs, j'ai hésité à en associer avec les haricots à rame mais j'ai renoncé. Ça pousse chez vous sinon ?




16 août 2020

Juliette.

J'ai connu Juliette à la toute fin du siècle dernier si ma mémoire ne me joue pas trop de tours, en tout cas je me souviens où c'était : une saison (je sais plus laquelle bordel de mémoire de merde), j'avais choppé un créneau pour une émission de radio à la station amateur du coin, à Besançon. C'était le dimanche soir (mon créneau préféré de tous les temps) et juste avant, Juliette avait elle aussi une émission. Personne (ou si peu) ne nous écoutait, mais elle comme moi nous en foutions pas mal, nous étions passionnés comme la majorité des bénévoles de cette radio, à l'instar de l'affreux JB, du pénible Laurent ou de l'horrible Matthieu, avec qui on jouait au Tétris/grille de programmation sur certains jours de la semaine.
On avait pas du tout les mêmes goûts musicaux mais on a vite accroché, on rigolait bien en se passant l'antenne, souvent avec un manque de professionnalisme assez criant. On s'apercevait ici ou là dans cette bonne vieille ville de Besac, et ça a duré quelque temps comme ça, c'était l'essentiel de notre relation, pourtant assurément amicale et sincère, qui a duré au gré des années quand bien même on se croisait davantage que l'on ne se fréquentait. On avait une tonne de connaissances communes, parfois de solides ami.e.s aussi, ce qui me donnait l'impression d'être conforté dans le fait qu'elle et son mec étaient décidément deux chouettes personnes.

Les années ont passé, et justement, avec Antoine, le père de ses deux filles, on a commencé à échanger aussi un peu via les réseaux sociaux (en admettant que l'on puisse parler d'échanger sur ces saloperies d'aspirateur à temps) mais pour une bonne raison, commode en tout cas : tout ce petit monde vivait en Angleterre depuis un moment. On avait pas mal d'intérêts en commun, notamment autour de la bande dessinée, et on échangeait volontiers notre quota de "pouces levés" d'approbation mutuelle qui tombaient ici ou là au rythme de nos publications.

Il y a 4 ans, lors d'un périple de vacances dans le coin, côté famille, la petite clique était passée faire un tour à la librairie où j'assurais alors le service estival, me permettant ainsi de rencontrer les deux petites meufs complètement au point (et déjà plus si petites que ça), et de laisser Antoine partir avec trois tonnes de bouquins dans leurs sacs. Je ne le savais évidemment pas, mais c'était la dernière fois que j'allais voir Juliette, août 2016, ça fait 4 ans jour par jour.

Il y a quelques mois, Juliette est tombée salement malade. On a toutes et tous senti très vite que plus que jamais, leur petite bande familiale était unie comme jamais. Dans ses messages, c'était clair en tout cas : Antoine envoie du bois, les filles sont chanmé. Pour affronter ce genre de merdes et aller au charbon, c'est essentiel. 

Ce soir, c'est Matthieu qui m'a annoncé la nouvelle, ayant peut-être capté que j'ai récemment modifié/édulcoré mon utilisation des réseaux sociaux, où Antoine lui-même  avait annoncé l'horrible nouvelle en tout début de soirée.

Il y a quelques semaines, nous avions initié un trafic postal.
Alors que je leur avais envoyé quelques modestes conneries d'encouragement pour cette période merdique qu'ils allaient devoir traverser ensemble, Juliette avait répondu avec un colis comprenant d'autres conneries, mais aussi avec des dessins des filles pour Sunny et surtout un magnifique lapin qu'elle avait réalisé au crochet. La grosse classe ! Depuis, j'avais réuni d'autres trucs pour faire bonne figure mais comment répondre à un lapin au crochet, quoi !
Il y avait même un petit mode d'emploi d'entretien et une petite lettre avec, où elle invitait Sunny à trouver elle-même un nom à cette nouvelle venue dans la ménagerie familiale. On a pas attendu que Sunny soit en âge de trouver un nom au lapin, qui est d'ailleurs une lapine : direct net, on l'a appelé Juliette, et à chaque fois que Nini jouait avec elle, moi je croisais les doigts pour que de l'autre côté de La Manche, cette merde la lâche, les lâche, aussitôt que possible.

J'ai des tonnes de trucs d'une banalité affligeante qui me viennent, mais j'ai surtout grave les boules en ce dimanche soir. A cette force qu'il va leur falloir, aux trois, et qu'ils vont trouver entre deux montagnes de douleur à traverser.
Ce soir on pense très très très fort à Antoine, à Zoé et à Yoko.

29 juillet 2020

People, there's no equal, or no sequel.

Godspeed Malik B. !
"People, there's no equal, or no sequel” 🙏

Marnay.

 Je suis allé à Marnay.
J'y ai vu des choses assez folles, comme par exemple une bonne cinquantaine d'étais installés à vingt centimètres les uns des autres pour soutenir l'intérieur une vieille maison qu'on devrait laisser s'écrouler comme le reste de la civilisation haut-saonoise.


23 juillet 2020

Reprise de la NBA ici aussi.

 Reprise de la NBA ! Ce matin au Pouilley-les-vignes Center, match amical entre les Chaucenne Trailblazers et le Pirey Twingo Elite.
🏀

#balldontlie #anklenomore #beinsport #nbaextra – à Pouilley-les-Vignes. 

 

20 juillet 2020

Les bleues de Hongrie.

 Les bleues de Hongrie grossissent à vue d'œil ou presque, les échalotes finissent de sécher, les cornichons attendent le bon moment avant d'être noyés dans le vinaigre, les huit cent variétés de tomates prennent du volume en attendant de prendre des couleurs, bref, c'est l'été à la campagne. 🧺




12 juillet 2020

Marmalade Duplex !

Disque ! 🎧
Marc Bell ! 🥦
Funky post-punk Zappa-esque vinegary stoner ! 👈

Si ces trois ingrédients vous parlent, et à toutes fins utiles, j'ai à la maison une pile de vinyls du DINGO "MARMALADE DUPLEX Play The Tuna Olive Village", le nouvel album complètement bargeot du groupe de notre ami à la fois auteur de bande dessinée, canadien et génial, le grand Marc Bell, et de ses potes Tyson Brinacombe and Brad De Roo.
L'album est un grand déluge de folie tel qu'on peut l'attendre de la part de l'auteur qu'on ne devrait plus présenter.

Petit pressage, peu de copies, on peut le commander sur le Big Cartel du groupe ou bien économiser des frais postaux en me faisant coucou en MP !
Super skeud, aussi dingue que cohérent. 👌

31 mai 2020

Minneapolis ❤

Minneapolis est une ville qui compte pour moi, depuis environ 25 ans, et pour autant de raisons différentes.

Ces derniers jours, c'est de là que démarre un bon gros bordel qui s'étend un peu chaque jour, jusqu'à ce que la répression policière à l'œuvre prenne une fois de plus une longueur d'avance à grand coups de violence inacceptable.

George Floyd était afro-ricain, il s'y est fait assassiner il y a quelques jours par une énième saloperie de flic à l'œuvre. Depuis, ça crâme et ça pète d'un peu partout, mais en attendant, le flic est accusé d'homicide involontaire, ce qui devrait légitimement donner envie de continuer à crâmer tous les comicos du middle west à celles et ceux qui auront vu la fameuse vidéo (où le mec perd connaissance avant de crever).

Minneapolis est une ville comme plein d'autres villes de partout dans le monde : on y parque des minorités dans des quartiers, on les laisse se démerder, et évidemment, on sait comment ça se termine.

Je pense à tous les potes là-bas, il y en a plein qui me viennent en tête, mais curieusement je pense avant tout aux afro-ricains. Je pense aussi à toutes les victimes (souvent noires aux USA) de ces tas de merde habilités à tuer.

Aujourd'hui plus qu'hier, moins que demain : all cops are bastards.
Là-bas, ici, ailleurs : la police tue.
#blacklivesmatter #whiteprivilege #acab #1312

[Photo Karem Yucel pour l'AFP]

12 mai 2020

Je t'en foutrais, du fooding.

Salut, je vais faire comme si j'étais un influenceur du fooding sur insta okay ?
Alors voilà ce qu'on a fait des gros radis : en poêlée, sur un lit d'oignons et d'échalottes revenus à l'huile et au beurre sinon la vie ne vaut pas la peine d'être vécue, avec la gomme de baies roses, d'un fond de poivre vert dessous, le tout bazardé sur trois feuilles de salades vinaigrées, avec deux œufs pochés et un ou deux cornichon sorti du bocal en attendant les prochains qui poussent juste derrière.
Bon okay c'est nul et pas intéressant, on oublie ma nouvelle carrière, alors.


Après le fooding, le footing. Pfffff, ce déconfinement à la noix me renvoie à mes plus sombres heures de vanneur à deux balles, ma parole.
Hier en allant me promener dans les rues avec Nini (happy 10 mois Nini !), au loin j'ai vu un 45 tours par terre, sur la route ! J'ai poussé la poussette, tout excité et affamé par l'odeur du vinyl frais mais stupeur, c'était une plaque du service des eaux, ces enfoirés ont peint le centre, c'est pas loin d'être le même diamètre, bref, je me suis fait avoir comme un bleu. Justement.


9 mai 2020

L'humilité.

Je le savais parce que je l'avais lu à plusieurs reprises, et on me l'avait dit aussi : le jardin, c'est une leçon d'humilité permanente. Et si les leçons ne sont pas toujours très agréables dans la vie, celles du jardin sont souvent constructives, et parfois même hilarantes si on décide d'en sourire plutôt que de s'en plaindre.

Depuis la saison de l'an passé, on a tardé à cuisiner/bouffer toutes les courges et les butternuts que le jardin avait produit à l'automne.
Il en restait quelques-unes qui, parce qu'on a tendance à déplacer les choses sans savoir où elles finissent, ont évité de passer à la cocotte durant l'hiver, et il y a trois semaines de cela, nous nous sommes demandés ce qu'il en était de la dernière grosse courge qui attendait son heure, au sec (et au chaud : ce détail à son importance pour la suite de mon histoire passionnante du samedi).
J'ai hésité à la cuisiner, Charlotte m'expliquant qu'elle avait probablement tourné même si cela ne se voyait pas : en l'ouvrant, sa chair semblait impeccable (fin avril, bordel ! quelle conservation...) mais j'observais que parmi ses nombreuses graines, mais une certaine odeur de fruit trop mûr en émanait, et certaines commençaient à germer, avec une pousse de plusieurs millimètres pour certaines !

J'ai donc vidé la bête et me suis demandé ce qu'il adviendrait de ces dizaines de graines dans un état de sortie d'hibernation quelque peu innattendu. Plutôt que d'aller verser tout ça à l'un ou l'autre des composts, j'ai décidé d'aller étaler ça sous deux ou trois centimètres de terre dans un coin du jardin que je comptais laisser en jachère pour la saison à venir. J'ai étalé les graines germées, j'ai jeté quelques poignées de terre mélangée à une poignée de terreau, et j'ai oublié le truc, ou si peu : quinze jours plus tard, et juste à côté, j'allais repiquer en terre quelques-uns de mes semis de courges, butternuts, potirons, potimarrons, courgettes, et je regardais ce bout de terre ne me disant qu'il ne s'y passerait rien.

Ces derniers jours, alors que je protège mes divers plants isolés comme je peux, que cela soit sous cloche ou derrière une barrière de cendres, j'ai observé que du côté de l'endroit laissé à son compte, dont je ne m'occupe absolument pas, c'était la grosse teuf chez les butternuts : des dizaine de graines ont germé, et tout pousse très très bien sans mes coups de main. Les limaces ont brouté quelques pousses, mais il en reste DES DIZAINES BORDEL.

C'est assez humiliant quand on y pense : j'ai passé quelques heures à chérir mes petits semis ces dernières semaines, mon petit terreau préparé, mon petit compost trié, ma terre tellement argileuse remuée autant qu'il est possible de le faire, le repiquage en terre étalé, les pousses protégées, etc. Tout ça pour un résultat assez modeste pour l'heure.
Et à côté, à moins d'un mètre, la nature se charge de me rappeler qu'on est vraiment peu de choses.
C'est super drôle, et çà me donne encore plus envie de continuer à tenter des trucs, du coup !

Quelques cucurbitacées passées des semis aux pots individuels, et à repiquer.

Celles qui sont déjà en terre (très peu, surtout pour tester les périodes et la météo).

Et ici, monsieur et madame "j'en ai rien foutre on verra bien" ont des courges, comment les appellent-elles ?

6 mai 2020

🎖 Top 3 du mois de mai 2020 🎖

Je ne lis pas du tout, depuis des semaines. J'ouvre des tonnes de livres, je les repose. Chacun d'entre eux me semble super intéressant, et ne pas arriver à m'y plonger et à me laisser porter par ce qu'ils me raconteraient me frustre au plus haut point. Je suis bon à rien depuis des semaines, pas envie, plus d'envie, à peu de choses près :

TOP 3 DES TRUCS POUR LESQUELS J'AI UN TOUT PETIT D'ENVIE QUAND MÊME • MAI 2020- être au jardin, les mains crottées, planter, repiquer, essayer, planter et se planter, ré-essayer, regarder pousser. Même quand ça marche pas, même quand la météo m'arrange pas, même quand je comprends pas pourquoi ça se passe pas comme je le souhaiterais, c'est pas bien grave, à la fin il y a toujours une pousse qui se fraie un passage, un tubercule qui apparaît, une feuille qui pointe son cul, et tout le reste est aussitôt oublié.
- foutre le feu à l'état, à ses bureaux, ses tables rondes, ses réunions, ses conseils extraordinaires, son sénat, ses officines, toutes sans exception. Que tout crame, que tout s'envole, que tout s'évapore, que tout parte en fumée, assez pour qu'il n'en reste rien. C'est un rêve de môme et je sais qu'il y a fort peu de chances pour que cela se concrétise de mon vivant, mais j'en rêve.
- partir d'ici et trouver l'endroit où passer le reste de ma vie, sachant que j'ai jamais été aussi fauché. Un endroit isolé, éloigné de la civilisation mais avec une bonne connexion internet pour pouvoir continuer à dire des conneries sur mon blog et télécharger illégalement les épisodes de The Last Dance qui passe en ce moment sur netflix.

Ces derniers jours, on a maté "L'AN 01" d'après le bouquin Gébé, et réalisé par lui-même et Jacques Doillon. On l'a maté ensemble pendant le confinement avec des dizaines et des dizaines de copines, de copains, d'inconnu.e.s, en même temps, via un petit rendez-vous lancé sur facebook. C'était chouette, c'est toujours chouette.


On se fait à manger avec un peu plus de soin et de temps que d'habitude, encore que.


On a repéré plusieurs lucanes de toutes sortes aux alentours du tas de bois sous l'abri (la période de repro in full effect !).


Je chille avec ma fille, et ça, ça éclipse tous les TOP 3 du monde.


Pendant ce temps, Pépée et Hercule innovent dans leurs spots improbables et leurs planques secrètes dans le garage/atelier :

2 mai 2020

Metamorpho.

L'auteur de bande dessinée nord américain Noah VanSciver a initié une petite série de vidéos qu'il partage sur youtube, ça mange pas de pain et c'est fait sans prétention mais ça fait du bien de voir les gens que l'on aime bien évoquer leur vie d'aujourd'hui, en cette période à la con.
Il a partagé une vidéo avec John Porcellino, et une autre, hier, avec Zak Sally.

Les deux lascars parlent de Roy Crane, de Metamorpho, de Sandman, de leurs projets en cours, de leur confinement, de pas mal d'autres trucs, et à un moment, ils parlent de Pierre Feuille Ciseaux, la résidence collective que l'on organise avec l'asso ChiFouMi : Noah était résident de PFC#6 l'an passé, et Zak était de retour pour PFC#7, en janvier dernier (après avoir fait PFC#3 à Arc-et-Senans, et PFC#4 et #5 à Minneapolis). Les deux dernières étaient à Angoulême, c'est donc marrant de voir deux ricains échanger sur leurs résidences françaises à un an d'intervalle, même si c'est très succinct.

J'ajoute que j'ai pas besoin de ce passage qui m'a tiré la larme à l'œil pour préciser que Zak est l'une des plus belles rencontres humaines de ma vie, en plus d'être un type extraordinaire particulièrement intéressant et terriblement attachant à plein de titres. C'est l'une des plus belles choses que de passer du temps sur un truc comme PFC : j'ai rencontré des gens qui sont devenus parfois mes meilleur.e.s ami.e.s sur cette putain de planète folle.
Il n'y a pas grand chose de plus précieux.


30 avril 2020

Diaporama du jardin au dernier jour d'avril.

Session photo à deux balles : rien de spectaculaire, pas de "ooooh les belles fraises "(on est encore en avril, banane), pas de "oh quel bel angle de vue", y'a pas marqué Brassaï hé oh.

Depuis hier, ça pleut et ça pleut bien, le mec qui déteste la pluie en moi est vert et s'était habitué à ce mois d'avril super sec, mais le jardinier à deux balles en moi, lui, est ravi : j'ai pu défragmenter la terre du jardin, que je n'avais pas assez préparé en imaginant déménager au printemps.
Confinement oblige (et rentrées économies désastreuses qui l'accompagnent), le déménagement est reporté à je sais pas quand, alors hop, décision de dernière minute : jardin, nouvelle saison !

Je me suis pété le dos trois heures ce matin sous la pluie, les voisins devaient se dire que j'étais cinglé. La terre avait bien bu la flotte et j'ai enfin pu préparer le terrain, après avoir flippé ma race pendant des semaines (j'avais essayé, hein ! Quel idiot).
Mais je n'oublie pas la mine du voisin de 80 balais, à l'automne dernier, qui m'a avoué gentimentavoir été soufflé par la quantité de trucs que j'avais réussi à faire pousser avec mes installations à deux balles et mes bouts de bois à la con. Ça m'avait rempli de joie et de satisfaction, lui qui jardine depuis... depuis avant que je naisse, c'est dire s'il jardine depuis longtemps.
"Vous n'arrosiez jamais !", ben non, enfin, un tout petit peu quoi. J'ai pas arrosé plus de dix fois sur toute la saison, et mis à part un manque de calcium côté tomates lorsqu'elles sortaient (le fameux cul noir), j'ai pas eu besoin.
"Mais avec quoi vous chassez vos bestioles ? Les limaces ont été chiantes cette année non ?", ben avec rien, j'ajoute rien, j'utilise rien. Je mets des cloches quand c'est trop petit (des bouteilles de coca coupées en deux et percées tout petit une dizaine de fois), je plante un peu de mellifères partout autour et un peu au milieu, je saupoudre de la cendre accumulée des feux de poêle autour des plants qui commencent à se faire grignoter, et je sais que je vais avoir des trucs qui vont se faire bouffer, mais bon, ça fait partie du jeu donc voilà.
"Dites-moi et je passe un coup avec le motoculteur, ça vous fera gagner des heures à suer hein !", ouais mais vous vexez pas mais non : quand je bouffe mes tomates, mes haricots, mes aubergines la saison venue, elles ont encore meilleur goût : je me souviens que j'en ai chié, que j'ai pas consommé de carburant de moteur de je sais pas quoi, et non, ça n'a pas meilleur goût parce que c'est le fruit d'un labeur, c'est juste que pour moi qui chie des montagnes sur la valeur travail, justement, là c'est super de pouvoir se dire que j'en ai chié un bras pour voir sortir un haricot, et pas pour enrichir un patron.
Pends ton patron ! Cajole ton potiron !

(ce post est big-up aux copines et copains les ratounnets de la Perle du Limousin)


Marguerites autour du jardin principal.

1er spot de ravitaillement en flotte pour les oiseaux (à hauteur pour voir les éventuels prédateurs), sponsorisé par Kellogg's, sympa Kellogg's.

Le compost abrité vit ses derniers jours, ça pourrit de partout.

La planque temporaire à hérissons, qui a hébérgé plusieurs specimen cet hiver, bientôt démonté.

2ème spot de ravitaillement en flotte pour les oiseaux, pile sous un micro trou dans la gouttière de l'appentis, sponsorisé par Kellogg's, sympa Kellogg's.

L'un des spots principaux pour les butineurs, avec plein de mélifères alentour qui tardent à sortir...

Quelques aromates en bac et en pot, quelques cucurbitacées variées en terre (et sous cloche) en guise de témoins de gelée/température/etc.

Un peu d'oignon et d'ail qui pointent derrière le gros thym.

La souche de l'arbre que nous n'avons jamais connu, quartier général des insectes du côté nord du jardin.

Un autre spot à insectes, de l'autre côté du jardin.

Cucurbitacées du jour, en sortie de semi et en attente de repiquage au jardin : Bleues de Hongrie, Futsu Black, musquées de Provence, aubergines Black Beauty, butternuts, courgettes vertes non coureuses, courgettes Genovese, courges Violina, aubergines Listada de Gandia (une petite moitié issue de graines récupérées de la saison passée).

Le spot de repiquage et de bouturage à l'abri : une magnifique table de jardin bancale.

Trappe relevée : collecteur d'eau de pluie plein !

28 avril 2020

Dick Griffin, les oignons à la con, Adak bientôt.


Cecil McBee est super, super super bon sur plusieurs morceaux du génial album "The Eight Wonder" de Dick Griffin, paru sur Strata-East en 74.

L'album est bien chanmé sans être aussi aventureux que pas mal d'autres trucs parus à la même époque sur le même label ou ses semblables, il tient de bout en bout par la simplicité apparente de quelques thèmes et la dinguerie de sa section rythmique, entre autres : on est dans une sorte de sas intermédiaire entre le post-bop et les élans free, mais il y a un peu de joie communicative (et pas seulement de la prise de tête technicienne), et même un de Brésil dans tout ça.

Freddie Waits
à la batterie et Cecil McBee (l'un de mes contrebassistes favoris) font vraiment un super boulot, j'arrive pas à savoir s'il y a un morceau qui se distingue des autres.

Tout l'album est tellement cool!



Et à part ça ?
Pas grand chose.
On est confinés.
On a plus de sous.
C'est la merde.
Je viens d'aller checker l'échalote, l'oignons, l'ail au jardin, et je crois que j'ai réussi à foirer les trucs les plus simples (j'ai enrichi ma terre trop tardivement, mais quelle erreur de débutaaaaaaant de merde hein). Genre j'ai 10% de truc qui ont pris, le reste a l'air perdu.
Les semis sont quasi tous sortis, mes graines de la saison passée donnent aussi, ça c'est cool. Tout pousse à peu près bien, quelques trucs mis à part, et je me prends la tête à savoir si je vais aller mettre tout ça en terre bientôt ou pas gnia gnia gnia : trop tôt, trop tard, les saints de glace gnia gnia gnia, l'an passé, avril chaud, mai dégueu, gnia gnia gnia. On verra.
Il flottait pas mal (tant mieux, tout le monde, le sol de mon jardin aussi, en avait besoin) alors que je mettais en terre quelques pieds de courgettes, courges, etc (pas tous hein: quelques pieds-témoins on va dire) alors je suis rentré, faut pas déconner non plus, je vais passer deux heures en k-way alors que je pourrais écouter des disques au sec.

Sinon ?
Ah oui.
Tiens, internet, je te file ce truc dans les pattes, on en reparlera tout bientôt :

21 avril 2020

Art Blakey, des petits pots, Michael Jordan.

Attention, post hautement intéressant !

- aujourd'hui j'ai préparé des petits pots de divers trucs pour Sunny, à base de : carottes, courges, spaghettis, framboises, banane, lait de coco, ce genre de trucs.

- aujourd'hui je me suis allé sur discogs pour regarder s'il n'y avait pas une version toute pourrite de "Tough !" d'Art Blakey and the Jazz Messengers, super disque qui date de 66 et pour laquelle j'ai une histoire à la con à vous raconter (d'ailleurs je l'ai fait il y a 15 ans, dites-donc). Pour faire court : j'ai le disque, mais plus la pochette. Parfois sur Discogs, les mecs vendent des pressages tout abîmés pour que dalle, ça me permet de récup certaines pochettes que je trouve super belles sans pouvoir me payer le disque qui lui, peut coûter un bras ou deux. Bref. Là, j'ai besoin que de la pochette, mais le seul exemplaire est en vente à 60 balles... Autant dire : je vais me retrouver avec la bonne pochette, et deux disques... En gros, je règle le problème à moitié uh uh uh.

- aujourd'hui j'ai terminé le plus gros concernant mon gros projet dont je parle depuis quelques temps ici. Ça va donc arriver plus tôt que prévu, qui l'eut crû hein ?

- aujourd'hui je viens de mater le premier épisode de "The last dance", le docu sur Jordan gnia gnia gnia. L'ancien amateur de la NBA que je fût (je le suis un peu moins aujourd'hui) n'a pas appris grand chose, j'espère que la suite sera un peu exaltante.

Allez, ça suffit pour aujourd'hui.



20 avril 2020

The Cosmic Echoes.

Les heures et les jours passent vite, comme d'habitude, confinement ou pas.
Je n'ai jamais compris comment les gens peuvent dire qu'ils s'ennuient. La dernière fois que j'ai ressenti ça, c'était étant gamin, je pense. Depuis bien longtemps, je suis vert que les journées soient aussi courtes, qu'elles passent si vite.

J'avance (bien) sur mon projet à la con.
Je creuse sur la présentation de tout ça et en me documentant je tombe sur des trucs assez gros en terme de surprises et de coïncidences assez troublantes. C'est cocasse et ça me donne l'impression qu'il fallait monter ce truc, décidément, et quand bien même ça n'est pas demain la veille que ça me fera bouffer, pardi.
Début mai, ça sera prêt je pense, si tout va bien, et si ma fille me laisse un peu de temps pour ça entre une balade dans les bois et une séance de Duplo™. Stay tuned !

Et je profite toujours du confinement pour essayer de sauver la saison de jardin qui s'annonce compliquée. J'ai 200 godets de plein de trucs qui commencent à sortir de terre, la question étant de savoir comment je vais pouvoir repiquer sereinement tout ça au jardin, dont la terre super méga ultra-argileuse est sèche comme jamais (et on est qu'en avril, hein). Claude Allègre, au bûcher !

Et puis en rangeant, je retrouve des vieux disques, dont j'avais parfois oublié à quel point l'intérieur des pochettes était super chouette.