28 septembre 2014

"Chaque fois, il faut mettre les gens devant les vrais problèmes. Pas essayer de biaiser... Bien en face, puis ils se débrouillent. Alors là évidemment c'est assez amusant."

Jean-Jacques Pauvert, 8/4/1926-27/9/2014.



Pauvert est mort hier, et c'est comme un grand coup de pied dans l'édifice branlant de l'édition que l'on vient d'entendre.
Sa vie passée à tenter l'impossible, à pousser les choses, à remuer le bordel et accessoirement, à publier également Topor, Breton, Thoreau, Bataille, auront marqué le monde de l'édition, cet étrange  ensemble d'idéalistes formidables et d'enfoirés de première. C'est l'un des premiers noms que l'on retient lorsque l'on s'aventure dans l'histoire du livre dans ce qu'il a de plus aventureux : Pauvert est mort hier.

Et curieusement, j'ai passé la journée d'hier à échanger des tonnes d'emails avec des gens pour qui j'éprouve un énorme respect, avec qui j'ai la chance de bosser, et que j'ai régulièrement envie de remercier pour avoir contribué à rendre mon monde un peu meilleur.
L'une des choses les plus connes de l'univers étant probablement d'attendre que les gens crèvent pour se mettre à regretter de ne pas leur avoir dit à quel point elles auront pu être importantes pour certains, je me demande comment je pourrais m'atteler à la rude tâche d'aller mièvrement dire à chacune, à chacun, combien leur travail, combien leurs mots, et depuis quelques années, combien nos échanges auront pu m'être précieux.

Oui, ça avance sur plein de très chouettes choses à venir...


Mais je suppose que ce monde est par trop gavé d'ironie et de cynisme, et que la simplicité du merci est à garder pour un moment plus opportun qu'un joli dimanche ensoleillé de fin septembre.

Ben ouais, c'est dimanche : allez hop, je retourne bosser.

1 septembre 2014

Un peu de musique.

Oh je sais bien : des semaines sans nouvelles, quelle tristesse, quelle ingratitude. Ouais, bon, on y reviendra doucement.
En attendant, je retrouve en faisant le tri une sélection en deux parties faite il y a déjà 4 ans du côté du studio HipHouse ; à l'époque, il était question d'ajouter ça à la superbe et inoubliable série des mixes lancés en 99 ou 2000 (je sais plus trop) par une poignée de copains, mais force est de constater que le temps passant, et bien... Et bien je ferai mieux la prochaine fois.
D'ici là : deux sessions d'une heure environ chacune, des trucs que j'aime plutôt beaucoup.
More soon indeed !

Midi :

- Ramsey Lewis "Julia" (Chess/Cadet 1968)
- Doug Hammond "Wake up brothers" (Tribe/Idibib 1975)
- Esther Philips "Just say goodbye" (Atlantic 1966)
- Estelle Levitt "All I dream" (Music Factory, 1969)
- Steve Reid "Lions of Judah" (Mustevic Sound 1976)
- Fleetwood Mac "Lindsey's song #2 (that's all for everyone)" (Warner 1979)
- The United States of America "Love song for the dead Che" (Columbia 1968)
- Dimlite "Bougainvillea chamber" (Sonar Kollektiv 2006)
- Charles Mingus "Ecclusiastics" (Atlantic 1962)
- William S. Burroughs "Burroughs called the law" (Sub Rosa 1986)
- Joe Crow "Compulsion" (Cherry Red 1982)
- Paul & Linda McCartney "Uncle Albert / Admiral Halsey" (Apple 1971)
- The Whatnauts "Why can't people be colors too ?" (Stang 1972)
- Stevie Wonder "Tuesday heartbreak" (Tamla Motown 1972)
- Dee Edwards "Why cant' there be love ?" (Bump Shop 1972)
- The Grips "Fancy roll" (G.E.D. Soul Records 2007)
- David Axelrod "Song of innocence (Capitol 1968)
- The New Rotary Connection "Vine of happiness" (Cadet Concept 1971)
- Sixto Rodriguez "Sugar man" (A&M 1971)
Minuit :
- Afrique "House of rising funk" (Mainstream Rec 1973)
- Phyllis Dillon "Don't stand away" (Treasure Isle 1967)
- Roots Underground "High times" (City Line 1977)
- Butti 49 featuring Emo "Flying (King Knut remix)" (Exceptional/Fusa 2007)
- Communication Project "Do tell" (Chocolate Industries 2000)
- Flying Lotus "It's a secret" (ArtDontSleep/Milan 2007)
- Primeridian "Ring around the lyrical" (Guidance 2000)
- Brother Jack McDuff "Oblighetto" (Blue Note 1970)
- The Soul Searchers "Ain't it heavy" (Sussex, 1974)
- Cecil McBee "Tulsa black" (Strata East 1974)
- The Diddy's featuring Paige Douglas "Intergalactic love song" (Bam-Buu 1977)
- Tortoise "Gamera" (Duophonic 1995)
- The Kinks "Brainwashed" (Pye 1969)
- Byron Morris Unity "Kitty Bey" (E.P.I. 1974)
- Method Man "Method man (MF Doom Special Blend)" (Metal Face 2004)
- Ramsey Lewis "Cry baby cry" (Chess/Cadet 1968)


   

13 juin 2014

Archéologie mémorielle (part.8976543)

Après vérification, je peux poster en commentaire youtube une connerie du genre "I was there", et vingt ans après, c'est un peu rigolo.
(Fargo, 1994)




En 94, lors d'un trip nord-américain mémorable et fondateur (pour faire court), je me suis retrouvé à aller voir Bikini Kill en concert. La vidéo ci-dessus a été réalisée ce fameux soir, et je me disais que ça valait le coup de la balancer sur mon blog...

9 juin 2014

Sundaze dans la vallée de la Loue.

Pas grand chose à dire, et comprenne qui pourra.
Ah ben nous voilà bien !







Oui, bon, on fait ce qu'on peut hein.


6 juin 2014

Days of future past

Il y a trente ans (quasiment jour pour jour, que la vie est curieuse) paraissait le trente-sixième numéro du trimestriel Spécial Strange, qui comportait l'un des trucs m'ayant le plus remué à l'époque (j'avais onze balais), et pour longtemps : la conclusion de l'épique et dramatique virée futuriste signée Chris Claremont et John Byrne ("Quelle ère est-il ?"), qui voyait subitement débouler dans le mignon petit monde du comics en version française des montagnes de pessimisme et de tristesse.



Alors que l'on était jusqu'ici plutôt habitués à des choses très superficielles et un brin vaines (aussi "cosmiques" fussent-elles), en quelques mois les mômes que nous étions voyaient tout d'abord disparaître la plus belle rousse de l'univers entier (ce putain d'été 83 m'a traumatisé à vie), puis la plus grosse partie de ses acolytes en quelques pages à l'effet dévastateur sur mon approche du monde, pas moins : ainsi donc, même en bande dessinée, tout pouvait donc aller terriblement, terriblement mal, tout pouvait se terminer de manière aussi dramatique qu'injuste.

Cette approche de la fiction était assez nouvelle pour moi, et ce fût un réel choc de lecteur, pas le premier mais probablement l'un des plus forts. Cela entérinait le sentiment d'absence dans mon crâne de gringalet bigleux, en donnant un solide écho à la cruauté de la "vraie" vie.

Cet aprèm, je me suis retrouvé à aller voir "Days of future past" au cinoche.
Je chie allégrement sur l'essentiel de la production Fox/Marvel/etc, non seulement parce que les adaptations ciné me semblent souvent foireuses à bien des niveaux, mais également parce que jamais elles n'ont réussi à toucher l'ancien lecteur de ce type de saloperies que je suis (j'ai encore la quasi intégralité des publications Lug à la maison, c'est dire). La vache ! J'ai pris un vrai panard.

Oui, évidemment, on parle d'un film où des types se courent après dans le temps, tout en se jetant des stades (oui, des stades) dans les pattes, se transforment en gros loup-garou au pelage bleu, ou font exploser des robots de 12 mètres de haut en leur lançant des jets dans la gueule, ok. Bon, c'est Marvel, hein, on sait où on va. Et pour autant, ça ne m'a pas empêché de trouver ça super bien.

Voilà, je passe tellement de temps à cracher dans la soupe que lorsque l'occasion de m'emballer pour un pur produit de l'entertainment ricain arrive, je ne vais pas faire mon snob.

31 mai 2014

31 mai 2014

J'aime pas trop le 31 mai, c'est comme ça.

En ce moment, je cours pour en finir avec cette longue période de taf assez intense (du coup, me voilà enfin riche. Ah non ! Caramba, encore raté...), je passe ma vie sur mon ordi et dans le train, en tentant parfois de cumuler les deux, en équilibriste de l'existence que je suis.
Je suis devenu le meilleur client de cette grosse boîte de merde qu'est la SNCF, qui fait chier plein pot ses usagers en leur faisant emprunter trois trains différents pour un seul et unique parcours linéaire, simplement parce que : les Chemins de Fers français + la région Franche-Comté + la SNCF, etc.. mais je m'égare (du Nord) : ça me permet, relativisons et réjouissons-nous, de revisiter de charmantes petites bourgades comme Gray, Vesoul, Montbéliard, ou Belfort, donc, où il y a çà aussi que l'on a monté avec les copains de ChiFouMi dont notre homie Pablo, de passage par Besac avant de retourner à KangourouLand.

Sinon je lis pas beaucoup en ce moment : j'écoute du rap (ça va de Big Daddy Kane à Kendrick Lamar, allez comprendre) (*), sinon j'attends demain soir pour regarder si The Shield va enfin défoncer Evolution comme il se doit (y'a que ça qui me donne l'impression de décompresser réellement, je crois), et en attendant je poste des photos prises au gré de mes petits déplacements.
Mais point trop n'en faut ! Non, juste assez pour avoir le prétexte d'une mise à jour du blog.

Bon, sinon, fin juillet, dans les belles hauteurs jurassiennes, ChiFouMi tente un truc. Faut venir nous voir, si si. Ca sera gratos, y'aura de chouettes auteurs, ça sera bien.



(*) Bon, en vrai j'écoute occasionnellement d'autres trucs, dispersés aux quatre coins des interwebs, dont on retrouvera un bout juste en fin de cette note de blog. Des trucs du bro Taylo ou de Meridian Brothers que je suis bien content d'aller voir à Dijon semaine proch, entre autres, mais pas seulement, hein. Big Daddy Kane, ou Kendrick Lamar, donc.
Bref.


Il y a une expo collective à Belfort jusqu'à la mi-juin, je la montre pas, vous n'avez qu'à bouger vos culs.

Vu dans une librairie d'occas' où j'ai trouvé du Handke, du Tezuka et un pop up d'Eisner, toujours à Belfort.

J'ai pris dix mille fois le train pour Belfort dans ma vie mais j'avais jamais vu ça avant, allons bon.
Je l'ai recroisé à chacun de mes déplacements récents et je compte bien m'y arrêter et
contribuer à l'effort artistique collectif prochainement.


Allez, salut.


19 avril 2014

Illmatic.

L'un des disques que j'ai le plus écouté ces vingt dernières années à tout juste vingt ans, justement, jour pour jour.
Pas grand chose d'autre à dire, en fait ; je voulais juste marquer le coup, il n'y a pas beaucoup de disques qui ont autant tourné dans mes oreilles, à l'époque comme aujourd'hui.
That's it.

11 avril 2014

BD à Bastia, trip en Balagne... tiens ça me dit quelque chose...

J'ai l'impression de poster à chaque fois la même chose. Comment ça, "nous aussi" ? Eh oh, ça va hein.
Semaine dernière : nouvelle équipée ChiFouMi pour la nouvelle édition de BD à Bastia : des ateliers pédagogiques, et une nouvelle édition publique de notre exercice collaboratif sous contraintes, "La Boucle ChiFouMi", avec un résultat édité sous forme de fanzine dans la foulée, parce qu'on est pas là pour déconner (bientôt toutes les explications sur le site de ChiFouMi).
A l'issue des rencontres, virée en Balagne, et là : purification des poumons, des oreilles et des pupilles, jogging dans le maquis, points de vue de fou, rencontres inattendues... La Balagne, quoi.
More soon, indeed.

Sur la route d'Olmi-Cappella.

"La Boucle ChiFouMi", en pleine action : 30 minutes de création collective sous contraintes avec 24 auteurs !

Vue sur l'est depuis notre terrasse de Novella...
 

...et vue à peine plus au nord, depuis la même terrasse.
 

Pour la Boucle, Fumio Obata devait imaginer un personnage...
Mon vieux pote Glen Baxter, on a fait notre CM1 ensemble.
 

La Balagne.

Bestiole typique de Saint-Florent, Haute-Corse.
Notre havre de paix à Novella, merci Adeline et Denis !



La baie de Saint-Florent, à la base du Cap Corse, avec Charloutte en tout petit.

Vandalisme troglodyte style.

Je suis allé courir là-dedans...
...c'était pas mal.
 

Envergure > 5 pigeons bisontins.

Je sais pas si c'est le ruisseau de Prunelli, de Bavoso, de San Giorgio, ou si c'est l'Ostriconi...

Figue de Barbarie bientôt mûre.
Baskets de type sportif, nom de dzouss.


Fumio Obata, Nick White durant La Boucle ChiFouMi.

Rencontre avec les anglais : Paul Gravett animait aux côtés de Glen Baxter, Ben Newman, Viviane Schwarz, Nick White, INJ Culbard, Glyn Dillon, Karrie Fransmann...

La Boucle encore.

Le sommaire du fanzine réalisé à la suite de la session collective.

Médaille Fields au restaurant (vue de dos).
Les planches originales de La Boucle ChiFouMi.


"La Boucle ChiFouMi à Bastia", dispo sur demande pour les gens sympas.

26 mars 2014

De la neige et d'autres trucs

Le weekend dernier, au programme, c'était neige dans le Haut-Jura. Du calme, de la tranquillité (y'a moins de relous que dans les stations des Alpes, c'est loin d'être un maigre avantage), un peu de glisse, de belles ballades, des lacs gelés... Bueno bueno.




Et puis une fois de plus, les bonnes choses, qui ont toujours une fin, devaient laisser la main à d'autres choses. L'agenda est chargé, les choses se suivent et n'arrêtent pas ; du boulot, plein.
Donc peu de trucs à poster.

Et sinon ?

• eh ben :


• la charmante Flore m'a invité à rejoindre la chouette team de curieux-des-esgourdes du côté de son site : ça s'appelle La Cabine, j'y ai laissé une dizaine de titres sous la forme d'une playlist youtube, simple et funky mais pas seulement. Le site se monte petit à petit et on sent une grosse envie de partager tout plein de choses très diverses et très variées, alors j'ai dit oui, même si j'avais dit précédemment que je ne prendrais plus de temps pour ce genre de choses. Ponctuellement, who knows...

• j'ai maté la meilleure série de ces quelques dernières années.


On y reviendra, mais plus tard.

I'm out.