13 juin 2014

Archéologie mémorielle (part.8976543)

Après vérification, je peux poster en commentaire youtube une connerie du genre "I was there", et vingt ans après, c'est un peu rigolo.
(Fargo, 1994)




En 94, lors d'un trip nord-américain mémorable et fondateur (pour faire court), je me suis retrouvé à aller voir Bikini Kill en concert. La vidéo ci-dessus a été réalisée ce fameux soir, et je me disais que ça valait le coup de la balancer sur mon blog...

9 juin 2014

Sundaze dans la vallée de la Loue.

Pas grand chose à dire, et comprenne qui pourra.
Ah ben nous voilà bien !







Oui, bon, on fait ce qu'on peut hein.


6 juin 2014

Days of future past

Il y a trente ans (quasiment jour pour jour, que la vie est curieuse) paraissait le trente-sixième numéro du trimestriel Spécial Strange, qui comportait l'un des trucs m'ayant le plus remué à l'époque (j'avais onze balais), et pour longtemps : la conclusion de l'épique et dramatique virée futuriste signée Chris Claremont et John Byrne ("Quelle ère est-il ?"), qui voyait subitement débouler dans le mignon petit monde du comics en version française des montagnes de pessimisme et de tristesse.



Alors que l'on était jusqu'ici plutôt habitués à des choses très superficielles et un brin vaines (aussi "cosmiques" fussent-elles), en quelques mois les mômes que nous étions voyaient tout d'abord disparaître la plus belle rousse de l'univers entier (ce putain d'été 83 m'a traumatisé à vie), puis la plus grosse partie de ses acolytes en quelques pages à l'effet dévastateur sur mon approche du monde, pas moins : ainsi donc, même en bande dessinée, tout pouvait donc aller terriblement, terriblement mal, tout pouvait se terminer de manière aussi dramatique qu'injuste.

Cette approche de la fiction était assez nouvelle pour moi, et ce fût un réel choc de lecteur, pas le premier mais probablement l'un des plus forts. Cela entérinait le sentiment d'absence dans mon crâne de gringalet bigleux, en donnant un solide écho à la cruauté de la "vraie" vie.

Cet aprèm, je me suis retrouvé à aller voir "Days of future past" au cinoche.
Je chie allégrement sur l'essentiel de la production Fox/Marvel/etc, non seulement parce que les adaptations ciné me semblent souvent foireuses à bien des niveaux, mais également parce que jamais elles n'ont réussi à toucher l'ancien lecteur de ce type de saloperies que je suis (j'ai encore la quasi intégralité des publications Lug à la maison, c'est dire). La vache ! J'ai pris un vrai panard.

Oui, évidemment, on parle d'un film où des types se courent après dans le temps, tout en se jetant des stades (oui, des stades) dans les pattes, se transforment en gros loup-garou au pelage bleu, ou font exploser des robots de 12 mètres de haut en leur lançant des jets dans la gueule, ok. Bon, c'est Marvel, hein, on sait où on va. Et pour autant, ça ne m'a pas empêché de trouver ça super bien.

Voilà, je passe tellement de temps à cracher dans la soupe que lorsque l'occasion de m'emballer pour un pur produit de l'entertainment ricain arrive, je ne vais pas faire mon snob.

31 mai 2014

31 mai 2014

J'aime pas trop le 31 mai, c'est comme ça.

En ce moment, je cours pour en finir avec cette longue période de taf assez intense (du coup, me voilà enfin riche. Ah non ! Caramba, encore raté...), je passe ma vie sur mon ordi et dans le train, en tentant parfois de cumuler les deux, en équilibriste de l'existence que je suis.
Je suis devenu le meilleur client de cette grosse boîte de merde qu'est la SNCF, qui fait chier plein pot ses usagers en leur faisant emprunter trois trains différents pour un seul et unique parcours linéaire, simplement parce que : les Chemins de Fers français + la région Franche-Comté + la SNCF, etc.. mais je m'égare (du Nord) : ça me permet, relativisons et réjouissons-nous, de revisiter de charmantes petites bourgades comme Gray, Vesoul, Montbéliard, ou Belfort, donc, où il y a çà aussi que l'on a monté avec les copains de ChiFouMi dont notre homie Pablo, de passage par Besac avant de retourner à KangourouLand.

Sinon je lis pas beaucoup en ce moment : j'écoute du rap (ça va de Big Daddy Kane à Kendrick Lamar, allez comprendre) (*), sinon j'attends demain soir pour regarder si The Shield va enfin défoncer Evolution comme il se doit (y'a que ça qui me donne l'impression de décompresser réellement, je crois), et en attendant je poste des photos prises au gré de mes petits déplacements.
Mais point trop n'en faut ! Non, juste assez pour avoir le prétexte d'une mise à jour du blog.

Bon, sinon, fin juillet, dans les belles hauteurs jurassiennes, ChiFouMi tente un truc. Faut venir nous voir, si si. Ca sera gratos, y'aura de chouettes auteurs, ça sera bien.



(*) Bon, en vrai j'écoute occasionnellement d'autres trucs, dispersés aux quatre coins des interwebs, dont on retrouvera un bout juste en fin de cette note de blog. Des trucs du bro Taylo ou de Meridian Brothers que je suis bien content d'aller voir à Dijon semaine proch, entre autres, mais pas seulement, hein. Big Daddy Kane, ou Kendrick Lamar, donc.
Bref.


Il y a une expo collective à Belfort jusqu'à la mi-juin, je la montre pas, vous n'avez qu'à bouger vos culs.

Vu dans une librairie d'occas' où j'ai trouvé du Handke, du Tezuka et un pop up d'Eisner, toujours à Belfort.

J'ai pris dix mille fois le train pour Belfort dans ma vie mais j'avais jamais vu ça avant, allons bon.
Je l'ai recroisé à chacun de mes déplacements récents et je compte bien m'y arrêter et
contribuer à l'effort artistique collectif prochainement.


Allez, salut.


19 avril 2014

Illmatic.

L'un des disques que j'ai le plus écouté ces vingt dernières années à tout juste vingt ans, justement, jour pour jour.
Pas grand chose d'autre à dire, en fait ; je voulais juste marquer le coup, il n'y a pas beaucoup de disques qui ont autant tourné dans mes oreilles, à l'époque comme aujourd'hui.
That's it.

11 avril 2014

BD à Bastia, trip en Balagne... tiens ça me dit quelque chose...

J'ai l'impression de poster à chaque fois la même chose. Comment ça, "nous aussi" ? Eh oh, ça va hein.
Semaine dernière : nouvelle équipée ChiFouMi pour la nouvelle édition de BD à Bastia : des ateliers pédagogiques, et une nouvelle édition publique de notre exercice collaboratif sous contraintes, "La Boucle ChiFouMi", avec un résultat édité sous forme de fanzine dans la foulée, parce qu'on est pas là pour déconner (bientôt toutes les explications sur le site de ChiFouMi).
A l'issue des rencontres, virée en Balagne, et là : purification des poumons, des oreilles et des pupilles, jogging dans le maquis, points de vue de fou, rencontres inattendues... La Balagne, quoi.
More soon, indeed.

Sur la route d'Olmi-Cappella.

"La Boucle ChiFouMi", en pleine action : 30 minutes de création collective sous contraintes avec 24 auteurs !

Vue sur l'est depuis notre terrasse de Novella...
 

...et vue à peine plus au nord, depuis la même terrasse.
 

Pour la Boucle, Fumio Obata devait imaginer un personnage...
Mon vieux pote Glen Baxter, on a fait notre CM1 ensemble.
 

La Balagne.

Bestiole typique de Saint-Florent, Haute-Corse.
Notre havre de paix à Novella, merci Adeline et Denis !



La baie de Saint-Florent, à la base du Cap Corse, avec Charloutte en tout petit.

Vandalisme troglodyte style.

Je suis allé courir là-dedans...
...c'était pas mal.
 

Envergure > 5 pigeons bisontins.

Je sais pas si c'est le ruisseau de Prunelli, de Bavoso, de San Giorgio, ou si c'est l'Ostriconi...

Figue de Barbarie bientôt mûre.
Baskets de type sportif, nom de dzouss.


Fumio Obata, Nick White durant La Boucle ChiFouMi.

Rencontre avec les anglais : Paul Gravett animait aux côtés de Glen Baxter, Ben Newman, Viviane Schwarz, Nick White, INJ Culbard, Glyn Dillon, Karrie Fransmann...

La Boucle encore.

Le sommaire du fanzine réalisé à la suite de la session collective.

Médaille Fields au restaurant (vue de dos).
Les planches originales de La Boucle ChiFouMi.


"La Boucle ChiFouMi à Bastia", dispo sur demande pour les gens sympas.

26 mars 2014

De la neige et d'autres trucs

Le weekend dernier, au programme, c'était neige dans le Haut-Jura. Du calme, de la tranquillité (y'a moins de relous que dans les stations des Alpes, c'est loin d'être un maigre avantage), un peu de glisse, de belles ballades, des lacs gelés... Bueno bueno.




Et puis une fois de plus, les bonnes choses, qui ont toujours une fin, devaient laisser la main à d'autres choses. L'agenda est chargé, les choses se suivent et n'arrêtent pas ; du boulot, plein.
Donc peu de trucs à poster.

Et sinon ?

• eh ben :


• la charmante Flore m'a invité à rejoindre la chouette team de curieux-des-esgourdes du côté de son site : ça s'appelle La Cabine, j'y ai laissé une dizaine de titres sous la forme d'une playlist youtube, simple et funky mais pas seulement. Le site se monte petit à petit et on sent une grosse envie de partager tout plein de choses très diverses et très variées, alors j'ai dit oui, même si j'avais dit précédemment que je ne prendrais plus de temps pour ce genre de choses. Ponctuellement, who knows...

• j'ai maté la meilleure série de ces quelques dernières années.


On y reviendra, mais plus tard.

I'm out.

10 mars 2014

Virée à Cassis

Les weekends se suivent et se ressemblent : on se tire de Besac, on va fouiner ailleurs. A Cassis, en l'occurrence, durant trois courtes journées et sous un très, très beau soleil.

Cette fois c'était l'avenir du gros projet principal de l'association ChiFouMi qui était au centre de notre périple, et on espère bien pouvoir concrétiser de très, trèèèèès belle choses prochainement, mais... tout cela ne dépend pas que de notre simple volonté, et nous aurons largement l'occasion d'en reparler du côté du site de l'asso par exemple.

En attendant que les choses n'avancent, quelques photos tirés du sac, parce qu'un tel soleil à une telle période de l'année, c'est pas si courant pour nous autres franc-comtois en virée dans le sable... Bordel, j'ai même couru au tout petit matin sur la plage ! Et ça, c'est franchement cool.


La dite plage, avant que ma foulée de sportif de haut niveau ne vienne la saccager.

Cap Canaille en face, Cassis à gauche, depuis deux cailloux ma foi fort accueillants.




La route des Crêtes et ses multiples points de vue : des panoramas magnifiques, l'immensité de la flotte en face, le vertige total du contrebas. Nickel.

Best sunset in ages.

Allez, c'est reparti pour un tour.


2 mars 2014

Virée suisse, part. 87654653

Ok, on avait trois jours, alors on a enchaîné.

Une virée à Lausanne, direction le Musée de l'Art Brut où j'avais pas fichu les pieds depuis trop longtemps : comme à chaque fois, claque dans la gueule avec évidemment les pièces de la collection permanente (on y reviendra), mais également la très réussie exposition "Véhicules", dont le thème ne m'inspirait pourtant pas une énorme confiance, je dois bien l'avouer.


Grossière erreur, et claques en série, donc, avec les découvertes habituelles qui surviennent à chacun de mes passages de par là-bas.
Là, je dois bien avouer qu'entre quelques belles surprises, j'ai pris un gros pain dans l'œil avec notamment les boulots de Hidenori Motooka, et quelques exemples de sa série de trains. Bon, il y avait une quantité de choses magnifiques, mais je vais pas vous faire l'inventaire : l'expo est encore montrée deux mois, et il y a un excellent catalogue disponible, que je conseille vivement, au passage.



Comme à l'accoutumée, toutes les photos, toutes les vidéos du monde ne rendront jamais hommage aux magnifiques originaux qui occupent le Musée ( et nos esprits avec), hein.

Après ça, virée à Berne, ses ruelles presque familières désormais, ses boutiques de basket en solde (impecc), ses pizzas au mouton mariné et son Doudou emblématique.


Soirée surprise au Club d'Essai avec un live collectif de Bruno Spoerri (le type qui s'est fait sampler en loucedé par Jay Z. sur "Versus", rien que ça), Franz Treichler (des Young Gods) et Marco Repetto (le mec derrière le label Inzec, mais également ancien de Grauzone, avec les frangins Eicher ; mais, si vous, savez, "Eisbär"). Autant dire, pas le plateau qu'on trouve sous le sabot d'un cheval, mine de rien.




Le lendemain, hop hop hop, virée pour deux jours dans le Valais et ses hauteurs les plus emballantes, de Zermatt (au pied du Cervin, avec tous les "que c'est beau" que ça implique) à Ernen (avec des raccards aussi surprenants que ceux découverts à Zermatt, et Saint-George éclatant un dragon en guise de storytelling patrimonial ultime) (non moi non plus avant ce weekend je savais pas ce qu'est un raccard, hein).  J'ai plein de belles choses à raconter, mais comme j'ai plein de trucs en retard déjà sur le feu, je balance trois photos et je rentre dans ma maison.

Ernen, depuis le fenêtre de l'hôtel Alpenblick.

Le self-service version réfrigérée, selon les habitants de la vallée haut-valaisanne de Conches.

Zermatt.


blague à deux balles.

"Un tas de gravats déversé au hasard : le plus bel ordre du monde" Héraclite.


exemple de raccard, avec les fameuses pierres anti-rongeurs entre la construction et les pieds qui lui servent de base.

Le cimetière d'Ernen, de nuit.

Trebila & Youngster.

La suite bientôt...