14 septembre 2016

Allégorie.

Croisé semaine dernière dans notre petite cour :


"Parmi les cétoines parues dans le courant de la même année, deux générations sont donc à distinguer : celles du printemps qui ont hiverné et qui se nourrissent de pollen, et qui pondent en juin puis périssent ensuite et celles de l'automne qui se nourrissent de fruits, qui hivernent et font leur ponte l'été suivant."
 et
"Les moeurs du scarabée ont amené les Egyptiens à le comparer au soleil.
En effet, l'animal, à l'aide de son front et de ses pattes antérieures forme une boule avec les excréments des mammifères. Puis avec ses pattes postérieures, il fait rouler la boule jusqu'à un trou pour y pondre son oeuf.
Pour les Egyptiens, le scarabée poussant sa boule rappelle la course du soleil dans le ciel. Le jeune coléoptère qui naît de la boule qui l'a nourri pendant sa gestation est comparé à la naissance du soleil tous les matins à l'horizon.
Le scarabée revêt donc une importance capitale : il incarne le dieu solaire qui renaît tous les matins à l'aube, il est un symbole de renaissance pour les morts et un emblème protecteur pour les vivants."

Bon.
C'est toujours ça de pris.

1 septembre 2016

Martha & Alan.

L'avant-propos le plus court du monde : il y a environ un mois, je postais une note préambulatoire à celle-ci ; just sayin'...
Bon.
Je bosse actuellement sur un projet d'expo qui m'amène à relire tout ce qui est relatif à ce cher Emmanuel Guibert. Ça n'est pas ce qu'on peut appeler une tâche très ingrate, j'ai plutôt tendance à en redemander, et puis ! Ça me permet de redécouvrir des choses...
Comme par exemple cette page estampillée "inédite" lors de sa publication dans l'excellente Monographie prématurée qui lui était consacrée, et paru il y a une dizaine d'années tout juste aux Editions de L'An 2.


Me voilà rassuré.
Car en lisant Martha & Alan, le nouveau bouquin d'Emmanuel qui paraît ces jours prochains à L'Association, j'ai eu quelques moments dont je ne saurai dire s'ils étaient des sentiments de déjà-vu (adaptés à la lecture d'un livre ; après tout, pourquoi pas ?) ou de drôles de réminiscences personnelles altérées par le temps qui passe ; après tout, ce nouveau livre de la saga d'Alan Ingram Cope évoque un sujet bigrement universel qui devrait résonner chez beaucoup, de bien des manières...

Je ne veux pas en dire trop, ce livre mérite qu'on le découvre sans en savoir trop. Mais l'auteur a décidé de changer radicalement de technique, de mise en page, de manière de raconter la vie d'Alan, ses souvenirs, entre le moment où il a réalisé la planche ci-dessus et la façon dont il a achevé le nouveau livre consacré à Alan. Je ne montre évidemment pas la nouvelle, cela vaudra la peine d'avoir le livre en main ; livre de très très belle facture, au demeurant.
Et il ne m'en fallait pas plus pour avoir envie d'en faire une note de blog, au moment précis où le projet cité plus haut devient chaque jour un peu plus concret. Ça va être bien cool. Enfin j'espère ! On a le temps d'en reparler.

Néanmoins, pour les curieuses et les curieux, France Inter suit Emmanuel de près ces temps-ci.
Check it, ça vaut la peine. Il est fort, le bougre.


Wayo ! Your #1 Beat Magazine.

Pour les amateurs de boogie nigerian, soit l'une des toutes meilleures manières de remuer ses petites fesses (ou ses grosses fesses, comme vous voulez) : lors de sa sortie il y a quelques années de cela, la version cd de l'excellent compilation "Brand New Wayo - Funk, Fast Times & Nigerian Boogie Badness 1979-1983" compilée par le non moins excellent Uchenna Ikonne proposait une petite publication papier vraiment chouette.


"According to Comb & Razor's Uchenna Ikonne, the years between 1979 & 1983 were Nigeria's Second Republic - when democracy finally returned after twenty-three years of uninterrupted military dictatorship. They were also the crest of Nigeria's oil boom, when surging oil prices made the petroleum-producing country a land of plenty. The influx of petrodollars meant an expansion in industry and the music industry in particular.
While it was a boom time for a wide variety of popular music styles, the predominant commercial sound was a post-afrobeat, modern dance groove that retrofitted the relentless four-on-the-floor bass beat of disco to a more laid back soul shuffle, mixing in jazz-funk, synthesizer pop and afro feeling. At the time, it was locally referred to as "disco" but has since been recognized as its own unique genre retrospectively dubbed "Nigerian boogie."

Moi, cette histoire de livret dingo je la connaissais pas, j'avais raqué la version vinyl (vendue sans le livret, donc), mais voilà, belle nouvelle : on peut tout de même lire cette chose désormais mise en ligne (c'est mieux que rien) ici-même.La résolution n'est pas toujours à tomber par terre (ou alors ce qui me sert de connexion internet ici est encore plus pourrie que je ne le pense) mais ça vaut le coup d'œil.
Thanks for the link Bobby D. SMith  !

ps : cette compilation est formidable, il va sans dire.

27 août 2016

Dès lundi.


Oui je sais, je dois répondre aux mails. Répondre aux messages téléphoniques. Répondre aux sms. Répondre aux courriers.
Je m'y colle dès lundi, promis. Bisous

23 août 2016

La grosse glande.

(pour voir les photos en grand, comme d'hab : cliquez sur l'une d'entre elles, naviguez de droite à gauche avec les flèches de votre clavier) (faut vraiment tout vous dire hein).










Je n'arrive absolument pas à me remettre au boulot (ça s'accumule sévère dans la boîte mail et les dossiers en cours...) mais c'est pas de ma faute, c'est leur faute à eux.

18 août 2016

Un an plus tôt.

Il était tôt, une montagne de taf nous attendait, la salle de bains de notre petite chambre au MCAD était déjà occupée par les copines de ChiFouMi et j'étais à la bourre : les conditions étaient donc réunies pour avoir une bonne idée bien crétine comme il faut.
Je m'en souviens bien, je ne sais plus qui aura pris cette photo ridicule (Mathieu je suppose ?) mais quitte à rigoler, autant rigoler avec vous, chères amies, chers amis.



8 août 2016

Paf le chien.

Décidément, ces dimanches en famille...


Note pour moi-même : se souvenir de la petite conversation sur les droit fondamentaux des hommes, avec ces deux types ne parlant pas un mot de français, allant voir la femme de l'un d'eux à l'hosto, avec qui j'ai fait un bout de chemin en bus, puis autour de l'hosto (la porte d'entrée étant fermée sans guère d'infos de redirection offerte aux gens "de passage"...). Le tout complètement défoncé, tard le dimanche soir dans une atmosphère semi-caniculaire très moite, quelque part dans un Besançon estival assez hostile (mal de tête, vertiges, etc). Instructif ! A retenir.

22 juillet 2016

King-Cat #76

Le nouveau King-Cat est arrivé ! En tout cas il arrive progressivement chez tous ses lecteurs.
J'ai reçu le mien avant-hier et la journée était du coup d'ores et déjà sauvée : dans le mythique classement que John Porcellino propose de temps à autre dans son non moins mythique fanzine, un certain projet trouve une certaine place. Inutile de le préciser, si on m'avait dit ça un jour, etc etc. Fierté, joie, et tout le toutim : celles et ceux qui me connaissent un peu sauront pourquoi. John P., quoi ! King-Cat, quoi !




En conséquence, je marque le coup et je poste ça ici, allez hop, gros egotrip de guedin le mec.

A part ça ? Ceci est le 600ème article de ce blog. Oui, je sais, en une petite quinzaine d'années, ça ne fait pas tant que ça, surtout à l'égard des montagnes de conneries que je partage sur les réseaux sociaux. J'essaie d'inverser la tendance. Et je vais manger un peu de glace de ce pas pour fêter ça.

Toujours faire appel à un professionnel.

Un énorme truc volant se retrouve captif dans la maison. La plus grosse libellule que j'ai pu observer de ma vie, qui ressemblait limite à un drône, le bruit en sus. Bref : moi je me demandais bien comment m'emparer d'une telle bête pour lui faire retrouver sa liberté, pendant que Pépée (3èeme photo, en bas) se léchait les babines en se demandant probablement quel était ce drôle d'oiseau.




Quoiqu'il en soit : mission accomplie, la bestiole a fini par comprendre que je lui ouvrais la porte rien que pour elle, j'ai eu à peine le temps de prendre une ou deux photos pourraves, que mon ami François a tout de même commenté sur facebook, gloire lui soit rendue (à François, hein, pas à facebook) :
"Bon, on voit bien les nervures, et les cercoïdes : c'est une Aeshnidae, du genre Anax, femelle, je pencherais pour une jeune femelle d'anax napolitain Anax parthenope, il me semble distinguer sur la vue latérale les tubercules occipitaux étroites et dentiformes et la selle bleue sur les deuxième et troisièmes segments abdominaux.
Très belle année pour l'espèce, abondante depuis longtemps dans le Sud-Ouest, mais qui semble à présent se reproduire en Franche-Comté, où elle n'était que migratrice occasionnelle il y a encore peu... Avec le rapprochement climatique tout fout le camp, on va bientôt se croire sur l'Ile de Ré !"
Merci François !  :)

20 juillet 2016

Un peu de douceur.

Plus souvent qu'à mon tour, je saoule les gens alentour avec mon intérêt pour cet immense pianiste qu'est Stanley Cowell.
Et dans le même registre, je saoule les gens alentour quant au boulot fabuleux de cet immense auteur qu'est Emmanuel Guibert.

Avec l'asso ChiFouMi, on bosse actuellement sur un gros projet avec Emmanuel. On aura le temps d'en reparler prochainement, assurément, mais d'ores et déjà, je peux avancer que l'une des parutions de l'année aura lieu en septembre prochain et qu'une fois encore, Guibert pose un nouveau bouquin profondément marquant et très très réussi sur l'étagère réservée aux petites perles du monde de l'édition. Il s'agit d'un nouveau chapitre de la saga consacrée à Alan Cope, ça paraît à L'Association et c'est aussi somptueux pour l'œil que magnifique pour le cœur.

Bon. Ne comptez pas sur moi pour raconter "Martha & Alan".
On ne raconte pas une telle bande dessinée, on peut à la limite pointer du doigt de quoi l'on parle et éventuellement un peu de ce que cela raconte mais on se privera forcément de tout le reste, et ce reste, il est tellement essentiel... : les choix de dessin, le rythme, la surprise du lecteur, les techniques employées, l'objet... Alors autant aller feuilleter le bouquin dès lors qu'il sortira. Il en vaut la peine.


Et le rapport avec Stanley Cowell, dans tout ça ?
Eh bien, le voilà :


"Juneteenth" est un album de Stanley Cowell paru l'an passé chez Vision Fugitive.
C'est un nouveau piano solo du type qui cofonda l'un des plus beaux labels de l'histoire de la musique, Strata-East, au sujet duquel on pourrait écrire pendant douze ans, et qui compte quelques références absolument essentielles (Gil Scott-Heron, Pharoah Sanders, Charlie Rouse, Weldon Irvine, les Heath Brothers... entre autres pépites !) en plus d'avoir été un jalon important dans l'histoire des droits civiques pour les noirs à l'époque, via une sorte de réponse dans le bizness de l'édition discographique du tout début des années 70.
"Juneteenth", c'est avant tout la date du Freedom Day pour les noirs des Etats-Unis, qui fait suite à l'annonce par Abraham Lincoln de l'abolition de l'esclavage le 19 juin 1865 : June + nineteenth = Juneteenth.





Le disque est un piano solo qui montre que Cowell n'a rien perdu de sa pertinence et qu'à 75 balais, il a encore quelques beaux trucs en réserve. Le cd (on devrait leur demander pourquoi cette référence n'est pas disponible au format vinyl, contrairement à quelques autres sorties du label) comporte également un livret de photos de quarante pages : essentiellement de belles archives couvrant l'émancipation et la reconnaissance de l'individu afro-ricain dans une société hostile, foncièrement raciste.
Oui, je sais, les choses avancent tout doucement...



Et donc ?
Et donc c'est Emmanuel Guibert qui dessine toutes les pochettes de ce label.
Dont celle du disque de Stanly Cowell.

Hop là.