23 mai 2015

Le beau week-end que voilà.



1. Le nouveau King-Cat, le numéro 75, est un numéro spécial que son auteur a entièrement consacré à Maisie, que tous les lecteurs connaissent depuis longtemps. Si vous avez l'habitude d'être souvent ému en lisant John Porcellino, préparez vous à chialer des seaux, vous allez être servi, et c'est rien de le dire. John P. ne se contente pas de parler de croquettes mais trace les contours d'une évocation de l'attachement, de l'amour qu'on porte à autrui, jusqu'à ce que cet autre s'en aille ; "(...) but we have to let go. When it's time, that's the only thing we can do"
Comme d'hab, King-Cat se trouve dans toutes les libraires dignes de ce nom, ou directement auprès de l'auteur (qui l'envoie en moins d'une semaine).

2. Le DVD "Armand 15 ans l'été/L'Harmonie", rempli de petits suppléments délicieux (et dont les visuels sont signés par Matthias Lehmann, auteur super talentueux qui semble enfin avoir signé le bouquin qui lui permettra peut-être de toucher un public plus large, lui qui semblait consigné aux secrets jalousement gardés des amateurs de magnifiques livres - fin de l'aparté), est sorti chez Potemkine et propose deux films qui piétinent allégrement les images toutes faites que l'on peut se faire de la forme documentaire. (ps : "L'Harmonie", dont j'avais parlé je ne sais plus quand je ne sais plus où comporte également une belle et énorme contribution de monsieur Rhys Chatham, et c'est bien la classe aussi).
Chacun d'entre eux balise le beau parcours de Blaise Harrison, jeune réal qui a passé deux jours à Besançon pour y présenter ces deux films, respectivement du côté de L'Espace Cinéma et de L'écran Fertile. Super chouette rencontre avec un type talentueux qui donne l'impression d'en arriver là pour les bonnes raisons : vivement la suite, clairement !

21 mai 2015

Du kilomètre.

Après le Morvan, la Côte d'Or, et tous ces bleds paumés du côté de Châlon, on a fait un petit détour par Sens (pour des ateliers pédagogiques à base de fanzines, pardi !).
Alors, que faire à Sens ?
Mis à part collecter l'avis des copains sur facebook bien incapables de répondre autrement que par des tonnes des blagues, pas grand chose.
Ah si : s'en prendre plein la gueule avec la cathédrale Saint-Etienne (première cathédrale gothique, pas moins), gros machin bigrement impressionnant, il faut le reconnaître. A part ça ? Et bien pas grand chose, effectivement.


Profitez-en, c'est pas tous les jours que je vais poster des photos de cathédrales sur mon blog, merde alors (feat. Charloutte).

Vue depuis la chambre. Mis à part la cathédrale, l'impression d'être à Dole ou un truc du genre. Désert à 19h, etc.

Vu au détour d'une expo dans un CDI. On dira que c'est l'intention qui compte...

Souvenir de Gron.

Thématique "bd belge" (véridique).

Si toi aussi tu aurais souhaité que ces deux noms de bleds soient inversés, tape dans tes mains.

Faire 4 heures de route et tomber sur Pierre à l'hôtel. Ou presque.

Vue intérieure alternative de la première cathédrale gothique au monde.

Compo de vitraux un brin dingo.

Arc-boutants de dingo aussi (photo non-contractuelle).

On a également rapporté une centaine de fanzines réalisés lors de ce périple yonnais (on dit comme ça, "yonnais" ?), mais ça, c'est une toute autre histoire.

15 mai 2015

La grande traversée.

Encore des ateliers fanzine aux quatre coins de la région.
De la région de demain, en l'occurence, car c'est en ce moment en Bourgogne que nous fendons les vents pour aller prêcher la bonne parole, et jouer de l'agrafeuse grâce à un circuit d'une douzaine d'établissements à travers les différents coins de cette contrée juste à côté et pourtant si lointaine...
Ouais, bref.
Quelques remarques très intéressantes : le Morvan c'est magnifique ; traverser la France au printemps c'est s'assurer que notre pays peuplé de connards est un bien beau pays ; qu'on a trouvé une chouette petite terrasse à Decize ; que Decize d'ailleurs, c'est très joli, bien plus agréable que Le Creusot, par exemple ; et pas mal d'autres choses.
Eh, je vous avais prévenu hein.


Bon, ça c'est autre chose, ce sont les journées portes ouvertes de la ferme de notre AMAP, vendredi dernier.

Dans le tiroir du bureau de notre chambre d'hôtel à Dijon. Ambiance.

L'ancien hôpital de Decize, aujourd'hui aux mains d'un promoteur qui a préféré découvrir le toit pour esquiver les responsabilités. Moche.

Au fond, la Loire. Derrière nous, le début du Morvan. En bas, de chevaux semblant heureux.
Vue du point le plus haut de Decize, perché au dessus d'une tourelle quasi en ruine (la statue de la Vierge), fermée pour cause de sécurité. Mais le hasard, parfois, fait bien les choses...

Au retour, le merle chanteur chantait toujours. Il chante depuis trois semaines, et je n'écoute du coup quasiment plus de musique à la maison, la sienne est bien meilleure.

Dijon centre.

Tranquille le chat. Tranquille le poulain, aussi.
Allez, on a encore du boulot.

12 mai 2015

15 ans plus tard...

... eh bien quinze ans après, la radio c'est toujours aussi cool.

Cette fois accompagné de l'ami Jérôme Moelleux alias Mr Mellow, chaque semaine je ressors des vieux disques, et des disques un peu moins vieux aussi. Notre petite émission est née de l'impulsion de Jéjé, qui était déjà aux manettes de sa propre émission depuis déjà quelques années. Et de mon côté, après des années d'interruption, je dois bien professer que tout ça me manquait : je l'ai toujours dit à qui voulait l'entendre, j'ai toujours préféré passer des disques dans ces conditions plutôt qu'en soirée, par exemple. D'aucuns diront que ça n'a rien à voir, et ils auront probablement un peu raison ; voilà en tout cas qui ne va pas contribuer à stimuler d'éventuelles réponses positives aux propositions de soirée que je vais avoir de moins en moins de mal à refuser désormais, eh eh !

Alors donc, ça se passe quasiment chaque lundi soir en live sur Radio Bip, à Besançon via le 96.9 FM ou via l'interface de leur site ici-même.
Mais le lendemain de chaque émission, qu'avec Mellow nous animons ensemble ou séparément selon l'humeur et l'envie (et un semblant d'organisation aussi !), nous vous proposons de tout retrouver en ligne, de ce côté-ci : Hi(gh) Fi(ve) !

Qu'est-ce que Hi(gh) Fi(ve ?) Qui sommes-nous ?
Une curiosité insatiable pour de nombreuses formes de musiques, qu’elles soient ancrées dans le passé ou contemporaines, nous a réuni : la great black music, essentielle dans la façon qu’elle a pu infuser de nombreux courants ; du jazz au hip hop en passant par la soul (entre autres nombreux élans), nous n’y voyons guère autre chose qu’une gigantesque ébullition très stimulante.
Cette série de cools sessions est une autre manière d’imaginer des morceaux se croiser, des artistes se répondant, des courants se croisant... Notre petite sélection bimensuelle se veut une invitation au détour, exploration permanente d'un underground riche en surprises : tout ça, et pas mal de disques en stock que nous aimons à partager, voilà précisément ce qui relie nos deux approches de l’écoute de la musique.

Hi(gh) Fi(ve) : c'est Mellow & June, ensemble ou séparément, presque chaque lundi sur Radio Bip 96.9 FM.
Hi(gh) Fi(ve) original logo/art : Anders Nilsen ©2014.
Hi(gh) Fi(ve) original intro/générique : YoggyOne ©2014.
Une tonne d'amour pour vous, les copains.

Hi(gh) Fi(ve) original art courtesy of Anders Nilsen

13 avril 2015

Profiter des choses simples et du soleil.

Une semaine au taux de pénibilité au delà du raisonnable ? Un compte en banque réduisant les possibilités de périples exotiques aux quatre coins du monde ? Une irrépressible envie de quitter Besac ? Heureusement, il y le Jura.

Le Jura au printemps : ses reliefs un brin foufous, qu'on aime à grimper, puis à dévaler plus qu'à n'importe quel autre moment, parce que les touristes ne sont pas encore arrivés ; son soleil qui déboule enfin et qui réveille ce qu'il faut de choses chatoyantes pour le regard et pour l'odorat ; ses estafettes klaxonnant au petit matin (même le dimanche) pour distribuer leur pain quotidien (et leur savon, leur pinard, leurs cotons-tige, leur rouleau de papier alu),  aux gens isolés loin, trop loin ; ses bébés bestioles de tout poil, c'est le cas de le dire ; ses artisans qui connaissent le secret de la meilleure glace à la violette du monde entier ; ses boîtes à lettres personnalisées qui font passer les collections d'exemples de mauvais goût du Tampographe Sardon pour des choses au limite de l'acceptable ; ses livres tombant à point nommé, laissés ça et là dans les tiroirs des gîtes ; ses sandwiches de truite fumée et d'ail des ours (d'ailleurs on en a rapporté, tout frais cueilli au bord de la route) ; nos batteries d'appareil photo qui lâchent l'affaire au moment où l'on trouve des myriades de jeunes fleurs à photographier ; et tant d'autres choses, qui nous manqueront.
Bref.
Le Jura, c'est sympa. (©)
(clique sur n'importe quelle photo pour activer une sorte de diaporama du pauvre dont Blogger a le secret ; et remporte un super grand prix si tu trouves de quel bled on parle précisément).











10 avril 2015

Vieux.

"25 years ago today, Public Enemy released their monumental third album, Fear Of A Black Planet."


On emploie trop souvent des formules complètement vidées de leur substance, moi le premier. Mais pour le coup, voilà bien un disque qui a changé ma vie. Et je ressens exactement le même truc quand débute "Contract on the World Love Jam" que lorsque je le découvrait, première piste d'un cd usé mille fois sur mon poste cd-cassette Philips de l'époque.
Bordel, ça nous rajeunit pas.