13 avril 2015

Profiter des choses simples et du soleil.

Une semaine au taux de pénibilité au delà du raisonnable ? Un compte en banque réduisant les possibilités de périples exotiques aux quatre coins du monde ? Une irrépressible envie de quitter Besac ? Heureusement, il y le Jura.

Le Jura au printemps : ses reliefs un brin foufous, qu'on aime à grimper, puis à dévaler plus qu'à n'importe quel autre moment, parce que les touristes ne sont pas encore arrivés ; son soleil qui déboule enfin et qui réveille ce qu'il faut de choses chatoyantes pour le regard et pour l'odorat ; ses estafettes klaxonnant au petit matin (même le dimanche) pour distribuer leur pain quotidien (et leur savon, leur pinard, leurs cotons-tige, leur rouleau de papier alu),  aux gens isolés loin, trop loin ; ses bébés bestioles de tout poil, c'est le cas de le dire ; ses artisans qui connaissent le secret de la meilleure glace à la violette du monde entier ; ses boîtes à lettres personnalisées qui font passer les collections d'exemples de mauvais goût du Tampographe Sardon pour des choses au limite de l'acceptable ; ses livres tombant à point nommé, laissés ça et là dans les tiroirs des gîtes ; ses sandwiches de truite fumée et d'ail des ours (d'ailleurs on en a rapporté, tout frais cueilli au bord de la route) ; nos batteries d'appareil photo qui lâchent l'affaire au moment où l'on trouve des myriades de jeunes fleurs à photographier ; et tant d'autres choses, qui nous manqueront.
Bref.
Le Jura, c'est sympa. (©)
(clique sur n'importe quelle photo pour activer une sorte de diaporama du pauvre dont Blogger a le secret ; et remporte un super grand prix si tu trouves de quel bled on parle précisément).











10 avril 2015

Vieux.

"25 years ago today, Public Enemy released their monumental third album, Fear Of A Black Planet."


On emploie trop souvent des formules complètement vidées de leur substance, moi le premier. Mais pour le coup, voilà bien un disque qui a changé ma vie. Et je ressens exactement le même truc quand débute "Contract on the World Love Jam" que lorsque je le découvrait, première piste d'un cd usé mille fois sur mon poste cd-cassette Philips de l'époque.
Bordel, ça nous rajeunit pas.




22 mars 2015

3 women.








Il faisait moyennement beau et un peu froid ce dimanche, plus frais en tout cas que ces derniers jours. Le genre de temps qui fait qu'on passe un bout de cette journée de mars au musée, par exemple. Sauf que d'expo stimulante alentour, point d'ombre (ou bien on les avait déjà vues), du coup on a regardé un vieux Altman.
Et on a largement eu notre compte d'images fascinantes.

22 février 2015

Vincent n'a pas d'écailles

Rien que pour une scène très très courte, un seul petit plan : lorsque le personnage principal se laisse porter dans le ruisseau qui longe la route, en faisant la planche et en s'éloignant ainsi du spectateur, alors que seul le clapotis de l'eau se fait entendre dans le crépuscule ; et qu'alors, sur la route qui croise le ruisseau, un véhicule nous arrive dessus, musique à fond, vacarme assourdi.
L'effet est saisissant (peut-être facile, mais on s'en fout) et il donne le ton de ce que l'on va voir. En tout cas, pour moi, cette petite scène là est un drôle d’écho à l’ambiance de spleen socialo-existentiel généralisé de ce début d’année.


Un autre écho, c’est celui que ressentiront aussi toutes les personnes qui comme moi auront été bercées tout môme par le mythe du super-héros qui porte sa différence comme une malédiction davantage que comme un don : parce que la différence se paie, toujours, le personnage du film n’y échappera pas.
Thème maintes fois développé dans le comics mainstream US (les amateurs de blockbusters made in Marvel devraient sourire lors d’un petit clin d’œil particulièrement réussi, par ailleurs), directement hérité d’une tradition du mythe du surhomme qui devrait s’élever mais qui en est incapable, lesté par des attaches bien humaines, elles.
Si cela peut sembler vu et revu (surtout pour les lecteurs Lug des 70's), je ne me souviens pour autant pas d’avoir vu ce sujet aussi bien exploité dans le cinoche français.
Ah oui, parce que c’est un film français : je suis tellement peu enthousiaste quant à la majeure partie des long-métrages français que je vois que je ne puis que le remarquer, vindzouss’ : ainsi donc, le cinéma français peut parfois encore surprendre.

Et finalement, cette relecture rejoint donc quelque chose de plus large : la notion de différence, tout simplement.
Comment peut-on s’y retrouver, dans ce monde, si l’on y ressemble pas ? Si l'on se sent profondément différent, si on l'est ? Finalement, le film, dans sa tentative d’exploration d’un ressentiment singulier (l'incapacité à trouver sa place), est bien plus d’actualité que pas mal de longs métrages franchouillards casse-couilles qui se reniflent le cul sans jamais sonner juste. On est ni dans le nombrilisme rebutant, ni dans le clinquant tape à l’œil, on est… ailleurs. Dans un film où il y a des courses-poursuites avec des flics sans coups de feu, dans des évocations du surhomme sans combat, sans exploit salvateur (le coup de la béttonière, belle manière de se débarrasser d’un besoin tout en l’esquivant), dans une histoire d'amour qui échappe à beaucoup de clichés habituellement croisés sur les écrans…


Les dialogues très rares, l’absence de musique (qui plus est, le générique de fin est affublé d'un inattendu super morceau de William Onyeabor, dont je croyais en avoir un peu marre - là, ça va !), et surtout une simplicité tellement frontale qu’elle en est déstabilisante, voilà quelques ingrédients supplémentaires pour une séance qui fait bigrement du bien. Alors oui, on peut trouver de solides problèmes de rythme à Vincent n'a pas d'écailles, c’est évident. Mais le film transpire tellement la sincérité et la simplicité qu’on s’en tape, de ces problèmes de rythme, et je veux bien aller voir des films avec des problèmes de rythme comme ça tous les jours, moi, tiens.

Thomas Salvador explique dans différents entretiens que raconter une histoire n’est pas son fort, qu’il n’est pas à l’aise avec ça. Peut-être que c’est cela qui l’a longtemps retenu du côté du court-métrage, où il lui était peut-être plus facile de contourner cet obstacle tout en s'essayant à quelque chose de plus évocateur que narratif.
Il y quelque chose de bancal dans ce film bien plus poétique que sa présentation ne le laisse supposer, mais on s’en tape. Ce qui reste une fois que l’eau s’évapore, c’est l’envie d’y retourner.

13 février 2015

Clark Gaybeul Deux Point Zéro.

Etant môme, la découverte de Fluide Glacial m'a brutalement extirpé de mon obsession pour les comics de super héros, qui succédait elle même à mon obnubilation du Journal de Mickey. Ce genre de découvertes a influencé beaucoup de choses, puisqu'à plus de quarante balais, cette saloperie de bande dessinée prend beaucoup, beaucoup de place dans ma vie.
Alors lorsque ma tronche est dans le dernier Fluide, sous la plume de monsieur Jean-Christophe Menu, non seulement je suis ému comme au premier jour, mais en plus je suis fier comme un paon.
C'était mon quart d'heure de gloire, cette fois je vous fiche la paix.

[lire le numéro de février 2015 du magazine Fluide Glacial pour comprendre de quoi il retourne]

7 février 2015

La dernière chose à garder au PS est un homme.


FILOCHE démolit MACRON from Là-bas si j'y suis on Vimeo.

La seule chose à garder au Parti Socialiste est un type dont le seul défaut est de vouloir y croire (au PS), encore et toujours.
Le genre de socialiste qui te passe un coup de fil quand tu te fais virer abusivement pour te conseiller et te refiler un peu la niaque, là où par exemple des socialistes de ta ville, bien moins concernés, n'en ont rien à secouer de ta face.
Gloire à Filoche, et crâmons Macron.

2 février 2015

Douze mètres de neige sur cinq jours.

C'est à peu de choses près ce qu'on s'est pris sur la tronche durant ce court séjour dans le Haut-Jura, et ça tombe bien parce qu'on venait pas pour autre chose.
Donc on a bouffé de la neige, pas mal, pendant qu'à Angoulême l'heure était à l'émotion (et au consensus moi côté palmarès, mais ça, finalement, on s'en cogne un peu). Au programme aussi : un  peu de glissades, un peu de lectures, et puis beaucoup de neige, donc.
Et maintenant faut se remettre à bosser, allez zou.

Jour 1 (après on l'a perdue).

"On continue avec le même scénario".

The daily task (devant la porte de la maison).




On sait pas quand on y retournera, mais on y retournera hein.