21 novembre 2014

Rien ne change, au fond.

(ego-trip rétrospectif)
Des décennies à tout accumuler, tout et n'importe quoi. Surtout n'importe quoi.
Des cartons posés les uns sur les autres, content des trucs entassés les uns sur les autres.
Rien n'est trié, tout est en vrac, le bon grain côtoie l'ivraie et il faudrait des années et un archéologue susceptible de me trépaner pour s'y retrouver.
En tout cas : j'ai constaté entre douze (re-)découvertes que rien ne change vraiment, finalement.



La suite bientôt. Celle qui lorgne vers demain plutôt qu'hier. Maudits cartons à trier !

5 novembre 2014

Je viens d'embaucher Spielberg.

Il est assez sympa mais pas aussi doué que tout le monde le dit.



Ma vie se résume donc, ces derniers mois, à des falaises et à des chats qui sautent. Bon il y a bien quelques autres trucs mais je n'ai pas forcément de vidéos donc... La suite bientôt.

2 novembre 2014

Du grand n'importe quoi.

La nuit dernière, j'ai rêvé qu'on venait me chercher chez moi, dans ma chambre, pour me demander d'accompagner des gens (tous plutôt sympas) dans leur première virée dans les profondeurs de L'Agartha, dont ils prétendaient avoir trouvé un accès.
Comme ils ne voulaient pas que cette info tombe dans de mauvaises mains, je devais faire vachement gaffe et adopter des ruses de sioux de première catégorie pour semer les gens qui pouvaient éventuellement me suivre. Un trip paranoïaque dans un rêve, c'est assez singulier, hein, en tout cas c'était une première pour moi.


Tout était très réaliste, notamment mon excitation à me rendre dans l'Himalaya, où se situait le fameux accès.
Mais avant cela, je devais conduire une Twingo sans carrosserie jusque dans le sud, à Bugarach, où se trouvait un type qui devait me remettre un plan de vol. Arrivé là-bas, je proposais à ma copine de rendre visite à nos amis montpelliérains, et alors que j'espérais qu'elle me dise qu'elle voulait venir avec moi au Népal, elle m'annonça que nos chats attendaient des petits et qu'il fallait bien que quelqu'un s'en occupe... Au même moment, un choc retentit : un arbre était tombé sur la voiture, et cela me fit tellement peur qu'aussitôt j'ouvrais les yeux, un peu paniqué dans mon lit.
Réveillé, j'allais aux toilettes pour constater qu'une planche de frisette du plafond était tombée sur mes chiottes (il y a des travaux depuis quelques semaines dans l'appartement du dessus...). Il ne me restait plus qu'à finir ma nuit, pour me réveiller quelques heures plus tard dans une espèce d'étrange hébétude, reposé et serein.

Cet après-midi, un copain poste un commentaire sur facebook où il évoque Bugarach. Soit je deviens fou soit ce monde est en train de me faire une blague.

A part ça ? Rien.
La suite (passionnante, bien entendu) bientôt.

28 septembre 2014

"Chaque fois, il faut mettre les gens devant les vrais problèmes. Pas essayer de biaiser... Bien en face, puis ils se débrouillent. Alors là évidemment c'est assez amusant."

Jean-Jacques Pauvert, 8/4/1926-27/9/2014.



Pauvert est mort hier, et c'est comme un grand coup de pied dans l'édifice branlant de l'édition que l'on vient d'entendre.
Sa vie passée à tenter l'impossible, à pousser les choses, à remuer le bordel et accessoirement, à publier également Topor, Breton, Thoreau, Bataille, auront marqué le monde de l'édition, cet étrange  ensemble d'idéalistes formidables et d'enfoirés de première. C'est l'un des premiers noms que l'on retient lorsque l'on s'aventure dans l'histoire du livre dans ce qu'il a de plus aventureux : Pauvert est mort hier.

Et curieusement, j'ai passé la journée d'hier à échanger des tonnes d'emails avec des gens pour qui j'éprouve un énorme respect, avec qui j'ai la chance de bosser, et que j'ai régulièrement envie de remercier pour avoir contribué à rendre mon monde un peu meilleur.
L'une des choses les plus connes de l'univers étant probablement d'attendre que les gens crèvent pour se mettre à regretter de ne pas leur avoir dit à quel point elles auront pu être importantes pour certains, je me demande comment je pourrais m'atteler à la rude tâche d'aller mièvrement dire à chacune, à chacun, combien leur travail, combien leurs mots, et depuis quelques années, combien nos échanges auront pu m'être précieux.

Oui, ça avance sur plein de très chouettes choses à venir...


Mais je suppose que ce monde est par trop gavé d'ironie et de cynisme, et que la simplicité du merci est à garder pour un moment plus opportun qu'un joli dimanche ensoleillé de fin septembre.

Ben ouais, c'est dimanche : allez hop, je retourne bosser.

1 septembre 2014

Un peu de musique.

Oh je sais bien : des semaines sans nouvelles, quelle tristesse, quelle ingratitude. Ouais, bon, on y reviendra doucement.
En attendant, je retrouve en faisant le tri une sélection en deux parties faite il y a déjà 4 ans du côté du studio HipHouse ; à l'époque, il était question d'ajouter ça à la superbe et inoubliable série des mixes lancés en 99 ou 2000 (je sais plus trop) par une poignée de copains, mais force est de constater que le temps passant, et bien... Et bien je ferai mieux la prochaine fois.
D'ici là : deux sessions d'une heure environ chacune, des trucs que j'aime plutôt beaucoup.
More soon indeed !

Midi :

- Ramsey Lewis "Julia" (Chess/Cadet 1968)
- Doug Hammond "Wake up brothers" (Tribe/Idibib 1975)
- Esther Philips "Just say goodbye" (Atlantic 1966)
- Estelle Levitt "All I dream" (Music Factory, 1969)
- Steve Reid "Lions of Judah" (Mustevic Sound 1976)
- Fleetwood Mac "Lindsey's song #2 (that's all for everyone)" (Warner 1979)
- The United States of America "Love song for the dead Che" (Columbia 1968)
- Dimlite "Bougainvillea chamber" (Sonar Kollektiv 2006)
- Charles Mingus "Ecclusiastics" (Atlantic 1962)
- William S. Burroughs "Burroughs called the law" (Sub Rosa 1986)
- Joe Crow "Compulsion" (Cherry Red 1982)
- Paul & Linda McCartney "Uncle Albert / Admiral Halsey" (Apple 1971)
- The Whatnauts "Why can't people be colors too ?" (Stang 1972)
- Stevie Wonder "Tuesday heartbreak" (Tamla Motown 1972)
- Dee Edwards "Why cant' there be love ?" (Bump Shop 1972)
- The Grips "Fancy roll" (G.E.D. Soul Records 2007)
- David Axelrod "Song of innocence (Capitol 1968)
- The New Rotary Connection "Vine of happiness" (Cadet Concept 1971)
- Sixto Rodriguez "Sugar man" (A&M 1971)
Minuit :
- Afrique "House of rising funk" (Mainstream Rec 1973)
- Phyllis Dillon "Don't stand away" (Treasure Isle 1967)
- Roots Underground "High times" (City Line 1977)
- Butti 49 featuring Emo "Flying (King Knut remix)" (Exceptional/Fusa 2007)
- Communication Project "Do tell" (Chocolate Industries 2000)
- Flying Lotus "It's a secret" (ArtDontSleep/Milan 2007)
- Primeridian "Ring around the lyrical" (Guidance 2000)
- Brother Jack McDuff "Oblighetto" (Blue Note 1970)
- The Soul Searchers "Ain't it heavy" (Sussex, 1974)
- Cecil McBee "Tulsa black" (Strata East 1974)
- The Diddy's featuring Paige Douglas "Intergalactic love song" (Bam-Buu 1977)
- Tortoise "Gamera" (Duophonic 1995)
- The Kinks "Brainwashed" (Pye 1969)
- Byron Morris Unity "Kitty Bey" (E.P.I. 1974)
- Method Man "Method man (MF Doom Special Blend)" (Metal Face 2004)
- Ramsey Lewis "Cry baby cry" (Chess/Cadet 1968)


   

13 juin 2014

Archéologie mémorielle (part.8976543)

Après vérification, je peux poster en commentaire youtube une connerie du genre "I was there", et vingt ans après, c'est un peu rigolo.
(Fargo, 1994)




En 94, lors d'un trip nord-américain mémorable et fondateur (pour faire court), je me suis retrouvé à aller voir Bikini Kill en concert. La vidéo ci-dessus a été réalisée ce fameux soir, et je me disais que ça valait le coup de la balancer sur mon blog...

9 juin 2014

Sundaze dans la vallée de la Loue.

Pas grand chose à dire, et comprenne qui pourra.
Ah ben nous voilà bien !







Oui, bon, on fait ce qu'on peut hein.


6 juin 2014

Days of future past

Il y a trente ans (quasiment jour pour jour, que la vie est curieuse) paraissait le trente-sixième numéro du trimestriel Spécial Strange, qui comportait l'un des trucs m'ayant le plus remué à l'époque (j'avais onze balais), et pour longtemps : la conclusion de l'épique et dramatique virée futuriste signée Chris Claremont et John Byrne ("Quelle ère est-il ?"), qui voyait subitement débouler dans le mignon petit monde du comics en version française des montagnes de pessimisme et de tristesse.



Alors que l'on était jusqu'ici plutôt habitués à des choses très superficielles et un brin vaines (aussi "cosmiques" fussent-elles), en quelques mois les mômes que nous étions voyaient tout d'abord disparaître la plus belle rousse de l'univers entier (ce putain d'été 83 m'a traumatisé à vie), puis la plus grosse partie de ses acolytes en quelques pages à l'effet dévastateur sur mon approche du monde, pas moins : ainsi donc, même en bande dessinée, tout pouvait donc aller terriblement, terriblement mal, tout pouvait se terminer de manière aussi dramatique qu'injuste.

Cette approche de la fiction était assez nouvelle pour moi, et ce fût un réel choc de lecteur, pas le premier mais probablement l'un des plus forts. Cela entérinait le sentiment d'absence dans mon crâne de gringalet bigleux, en donnant un solide écho à la cruauté de la "vraie" vie.

Cet aprèm, je me suis retrouvé à aller voir "Days of future past" au cinoche.
Je chie allégrement sur l'essentiel de la production Fox/Marvel/etc, non seulement parce que les adaptations ciné me semblent souvent foireuses à bien des niveaux, mais également parce que jamais elles n'ont réussi à toucher l'ancien lecteur de ce type de saloperies que je suis (j'ai encore la quasi intégralité des publications Lug à la maison, c'est dire). La vache ! J'ai pris un vrai panard.

Oui, évidemment, on parle d'un film où des types se courent après dans le temps, tout en se jetant des stades (oui, des stades) dans les pattes, se transforment en gros loup-garou au pelage bleu, ou font exploser des robots de 12 mètres de haut en leur lançant des jets dans la gueule, ok. Bon, c'est Marvel, hein, on sait où on va. Et pour autant, ça ne m'a pas empêché de trouver ça super bien.

Voilà, je passe tellement de temps à cracher dans la soupe que lorsque l'occasion de m'emballer pour un pur produit de l'entertainment ricain arrive, je ne vais pas faire mon snob.

31 mai 2014

31 mai 2014

J'aime pas trop le 31 mai, c'est comme ça.

En ce moment, je cours pour en finir avec cette longue période de taf assez intense (du coup, me voilà enfin riche. Ah non ! Caramba, encore raté...), je passe ma vie sur mon ordi et dans le train, en tentant parfois de cumuler les deux, en équilibriste de l'existence que je suis.
Je suis devenu le meilleur client de cette grosse boîte de merde qu'est la SNCF, qui fait chier plein pot ses usagers en leur faisant emprunter trois trains différents pour un seul et unique parcours linéaire, simplement parce que : les Chemins de Fers français + la région Franche-Comté + la SNCF, etc.. mais je m'égare (du Nord) : ça me permet, relativisons et réjouissons-nous, de revisiter de charmantes petites bourgades comme Gray, Vesoul, Montbéliard, ou Belfort, donc, où il y a çà aussi que l'on a monté avec les copains de ChiFouMi dont notre homie Pablo, de passage par Besac avant de retourner à KangourouLand.

Sinon je lis pas beaucoup en ce moment : j'écoute du rap (ça va de Big Daddy Kane à Kendrick Lamar, allez comprendre) (*), sinon j'attends demain soir pour regarder si The Shield va enfin défoncer Evolution comme il se doit (y'a que ça qui me donne l'impression de décompresser réellement, je crois), et en attendant je poste des photos prises au gré de mes petits déplacements.
Mais point trop n'en faut ! Non, juste assez pour avoir le prétexte d'une mise à jour du blog.

Bon, sinon, fin juillet, dans les belles hauteurs jurassiennes, ChiFouMi tente un truc. Faut venir nous voir, si si. Ca sera gratos, y'aura de chouettes auteurs, ça sera bien.



(*) Bon, en vrai j'écoute occasionnellement d'autres trucs, dispersés aux quatre coins des interwebs, dont on retrouvera un bout juste en fin de cette note de blog. Des trucs du bro Taylo ou de Meridian Brothers que je suis bien content d'aller voir à Dijon semaine proch, entre autres, mais pas seulement, hein. Big Daddy Kane, ou Kendrick Lamar, donc.
Bref.


Il y a une expo collective à Belfort jusqu'à la mi-juin, je la montre pas, vous n'avez qu'à bouger vos culs.

Vu dans une librairie d'occas' où j'ai trouvé du Handke, du Tezuka et un pop up d'Eisner, toujours à Belfort.

J'ai pris dix mille fois le train pour Belfort dans ma vie mais j'avais jamais vu ça avant, allons bon.
Je l'ai recroisé à chacun de mes déplacements récents et je compte bien m'y arrêter et
contribuer à l'effort artistique collectif prochainement.


Allez, salut.