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7 février 2015
La dernière chose à garder au PS est un homme.
FILOCHE démolit MACRON from Là-bas si j'y suis on Vimeo.
La seule chose à garder au Parti Socialiste est un type dont le seul défaut est de vouloir y croire (au PS), encore et toujours.
Le genre de socialiste qui te passe un coup de fil quand tu te fais virer abusivement pour te conseiller et te refiler un peu la niaque, là où par exemple des socialistes de ta ville, bien moins concernés, n'en ont rien à secouer de ta face.
Gloire à Filoche, et crâmons Macron.
17 juillet 2012
Et bien on dirait bien que c'est fini, cette fois.
Nous sommes le mardi 17 juillet et j'ai reçu ce jour les dernières bonnes nouvelles de mon avocate : ça y est, l'infâme et fâcheux suisse à moustaches à lâché ses trois biftons.
Soyons clairs : si c'est tout sauf une époustouflante victoire du côté de compte en banque (ce chèque signé de sa main devrait lui en toucher une sans remuer l'autre, comme on dit dans mon Jura natal) (et peut-être ailleurs aussi, me dit-on), mais devrait toutefois me permettre de régler quelques dettes, de passer mon permis (running-gag since 1989...), et de payer une bonne cuite aux amis que j'ai fait chier tout ce temps avec mes histoires à deux balles) ; c'est une affaire qui se termine avec des conclusions du tribunal qui enfoncent le nez du moustachu visqueux dans sa propre suprême connerie, et c'est bien cela l'essentiel, parce que c'est bien ça qui m'animait du début à la fin. En ce sens, je suis super content, et putain de satisfait.
Il y aura forcément des ramasse-merdes pour imaginer que le faible montant "remporté" devrait me peiner, ceux qui n'ont pas encore compris ce qui me motivait, ou ce qui me motive encore aujourd'hui à faire des choix qui ne m'assurent pas un compte en banque garni à la fin du mois. Je ne pourrais jamais rien pour eux, c'est ainsi. Plus que le montant, c'est le temps que cela a pris ("tout ça pour ça") qui m'aura clairement gonflé et déçu. Mais chaque chose est instructive, et en trois ans et demi, j'en ai appris de bien bonnes.
Oui, malgré tout, trois ans et demi pour ça, c'est évident, ça reste une vaste fumisterie, une belle blague, et beaucoup de temps alloué à la Justice franssssaise pour faire son boulot. Mais enfin, il fallait passer par là, l'autre option étant de baisser son futal comme pas mal le font sans trop de problèmes de conscience...
J'ai évidemment une pensée pour mes anciens collègues qui rament encore du coté du paquebot Campo.
Et ce sera mon dernier message de blog à ce sujet !
LA QUILLE, bordel.
Hasta la vista machin.
ps : cette aventure m'aura tout de même appris à prendre un tout petit peu conscience des combats menés au quotidien par ces types qui ont une dignité et une classe que peu de zozos peuvent espérer toucher du bois. Les types qui passent leur vie à défendre, à soutenir, à ne jamais baisser le museau, bref, un peu comme le bonhomme à gauche ci-dessous (+, + et +), le genre de bonhomme que j'ai envie de saluer bien bas en des journées comme celle d'aujourd'hui. Entre mes collègues de Maonovo (l'association Analphabètes), les camarades de Sud, et la clique habituelle, j'étais bien entouré, et je me demande comment font celles et ceux qui ne le sont pas...
HAUT LES CŒURS !
22 mai 2012
Groundhog Day.
17 décembre 2011
Happy birthday to you, la grève !
Très chère grève,
J'ai vérifié, ça fait un moment que je ne t'avais pas évoquée sur ce blog.
La dernière fois, c'était au printemps, et j'apprenais que j'avais gagné mon procès. J'étais quand même un peu content (ben ouais, quand même), et depuis, je n'ai pas pris le temps de publier que dans l'entre temps (pardi), la partie adverse (la librairie Campo-Mon-Cul, à Besançon, et sa direction) avait bien évidemment fait appel, épuisant ainsi jusqu'aux dernières ressources de ce que la justice française lui permettait de faire pour repousser le verdict définitif. Et il peut y en avoir bien d'autres, des recours : quand un type a du pognon et ne sait pas quoi en foutre, il peut tout à fait prendre le temps de s'amuser avec tout l'attirail que constituent les rouages d'une justice dont l'inertie n'est plus à prouver depuis belle lurette.
Je voulais donc simplement te souhaiter un joyeux anniversaire, chère grève que nous avons mené, il y a pile-poil trois ans (ouais, trois ans déjà), avec tous les collègues, et qui auront donc servi de déclencheur à la furie patronale helvétique à forte pilosité faciale (pour finir sur un licenciement prononcé un mois plus tard).
Cela fait trois ans que je me coltine donc joyeusement à une procèdure prudhommale dont la prochaine échéance est fixée à début février 2012.
Trois ans !
Trois ans !
Trois ans que je ne suis donc plus libraire (snif), et qu'accessoirement, je n'ai pas retrouvé de boulot, m'occupant à droite à gauche, tant bien que mal, à essayer d'arrondir les 460 € d'allocations de solidarité spécifique (l'ASS, eh oui, ça s'invente pas hein...), en me répétant qu'heureusement que j'ai des copains sur qui j'ai pu compter (ici ou là, entre autres) ; d'ailleurs, si tôt que je gagne (si je devais gagner un jour en tout cas), inutile de dire à tout le monde que je fuirais au Vénézuela, comme tout le monde, hein), sans jamais vous refiler le moindre centime, hein.
Trois ans que je me dis, "mais putain, comment font tous ces gens qui se font virer comme des merdes du jour au lendemain, avec des boîtes qui ferment et des patrons qui fuient, comme font-ils ?", bon, je me le disais avant hein, mais disons que depuis trois ans, ça a pris un relief conséquent chez moi, dirons-nous.
Alors voilà, depuis ces trois ans, mes autres collègues licenciées auront prouvé que leur licenciement était abusif (et quelle satisfaction ce fût, putain de bordel de merde), ce qui semble avoir constitué une étape importante de leur vie (à environ un an de la retraite, on peut comprendre), et moi, eh bien j'attends patiemment mon tour. Nous verrons bien.
Durant ces trois ans, j'ai changé à maintes fois d'avis sur la façon dont je devais appréhender ces histoires à la con.
Mais la seule chose dont je suis sûr, c'est que si c'était à refaire, je referais la même chose.
De la même manière.
Parce que j'étais dans mon droit le plus basique, et qu'en face de moi, j'avais un exemple bien concret de cette société abjecte qui classifie les gens d'office, en laissant croire à des gros cons qui roulent en Bentley(*) (si si, je vous jure...) que leur parole vaut davantage que la nôtre.
Dans mes rêves, en tout cas, ma merde étalée sur sa moustache vaut tout l'or du monde.
Rendez-vous en février !
En attendant, je fais une bise à mes collègues encore à bord (enfin, à celles et ceux qui n'ont pas tendu leur cul au plus offrant, car il y en a ; il faut de tout pour faire un monde...).
Et puis aussi aux gens de Sud Solidaires de Besançon !
Et puis aussi aux gens de Sud Solidaires de Besançon !
J.
![]() |
| (extrait de L'Est Républicain du 29 septembre 2011, ouais c'est pas tout frais mais bon hein) |
(*) (on me fait signe, dix minutes après la publication en ligne de cette note de blog, qu'elle planquait une grossière erreur assez significative : en effet, il s'agit bien de Jaguar, et non pas de Bentley. Mes plus plates excuses, et merci à Bob pour avoir relevé l'étourderie...)
17 février 2011
La justice ?
Je dédicace la phrase commençant à la cinquante-sixième seconde de la vidéo à tous mes amis qui m'ont aidé à passer une très bonne journée au Conseil des Prud'hommes de Besançon.
Ouais, c'est pas tous les jours que je vais balancer du peura français ici-bas, attation.
Pour faire court :
Pour faire court :
- c'était aujourd'hui la reprise d'une certaine affaire prudhommale,
- il s'agissait une audience où quelques uns de mes anciens collègues ont été invités à s'exprimer : bizarre de se replonger communément dans certains moments qui ont déjà plus de deux ans...
- la partie adverse semblait manquer de biscuit (bon ça je le sais, manque plus qu'à ce que cela soit avéré),
- mon avocate est l'avocate la plus classe du monde,
- mes collègues ont cartonné,
- il semblerait que cela se soit plutôt bien passé dans l'ensemble mais...
Mais une première délibération sera rendue publique le trente et un mars ; bon, ils m'ont déjà fait le coup, ca peut tout à fait être encore repoussé. Mais bon. Je suppose que tout cela progresse.
Voilà pour le gros de cette semaine un brin pénible ; tout à l'heure, après avoir bu un coup avec les anciens-collègues-toujours-copains, je suis allé imprimer les copies du petit fanzine réalisé à l'occasion de la soirée BesAngeles qui aura lieu demain vendredi 18 février à la Péniche Cancale, à Dijon, avec les copains. Il sera distribué dans un cd produit pour la soirée, dans un étui pondu en lino. Ouais, ça se lâche sur les soirées un brin fantaisistes, n'est-ce pas, du côté dijonnais.
Je dois avouer que j'ai un petit coup de barre après la soirée à La Rodia hier soir, je reviendrais sur les très bons zozos qui s'y produisaient, mais pour l'heure, je fais un méga big up aux gens ayant participé au petit zine sobrement intitulé "hip hop". Ouais, il fallait faire court, il fallait trancher...
Cimer donc P.E.E.P.S, Gilles Rochier, Panzer Kardinal, Gautier Ducatez, Guillaume Long, SLurg, Narqo/Miqi O., Arthur Wurk, Mélik B., dj Vadim, Cristalo, Sandy L., 1000Names, José S., Ronald Grandpey, Prof Ojo, Feet... Pour avoir donné un peu de leur temps sur ce projet lancé bien à l'arrache, et réalisé intégralement en moins d'une semaine, entre la première prise de contact et la session agrafage que je viens de m'envoyer.
Ca reste un microzine fait à l'arrache, mais bien plus que le résultat final, c'est l'ambiance "allez on y va" durant ces quelques jours qui m'a fait passer un bien bon moment.
Rendez-vous demain à La Cancale ? On devrait passer pas mal de hip hop...
Tiens en parlant de ça, vite fait : Dilla forever.
"Allez, salut." (©LCA)
23 décembre 2010
Procèdure prudhommale, heureuse suite (mais pas pour tout le monde)
Il y a bientôt deux ans, je faisais partie d'une petite vague de licenciements, dans la librairie bisontine où je travaillais depuis déjà quelques années. Parce que les raisons de nos licenciements nous semblaient non valables (délicat euphémisme), quelques uns de mes collègues et moi-même avons saisi le Conseil des Prudhommes, afin de faire valoir nos droits, notamment celui du droit à la grève : il nous semblait clair que le mouvement que nous avions déclenché en décembre 2008 était la première raison qui avait stimulé note futur-ex-patron pour nous licencier dès janvier 2009.
Depuis, nous nous sommes battus, nous n'avons jamais cessé de nous battre, aidés en cela par une solidarité témoignée durant des semaines, des mois même, par des clients, des amis, des inconnus, des gens désireux de voir que le respect des lois doit demeurer quelque chose d'important (parfois). Des associations de soutien se sont créées, des gens ont pris du temps, ont consacré de l'énergie à nous défendre, à nous aider, à nous soutenir. Ils ont considérablement rendu ces deux dernières années moins compliquées pour nous, et la liste des remerciements devrait finalement avoir la taille de deux ou trois bottins.
Pour des raisons évidentes, vous comprendrez que je ne puisse m'étendre sur ma procédure, car elle est toujours en cours, pour de multiples raisons dont je vous ferais part en temps voulu (enfin j'espère) ; il est en tout cas bien trop tôt pour moi pour m'étaler à ce sujet, mais il est grand temps d'exprimer mon énorme satisfaction quant au résultat de la procédure qui concernait ma chère collègue Annie :
Annie rejoint donc Josiane, mon ancienne directrice, dans le giron de ceux qui ont réussi à prouver qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec des gens, et c'est déjà ça de pris, comme dirait mon vieil oncle.
Je me servirais de ce blog pour vous informer des éventuels remous et suites concernant mon affaire, qui, elle, continue de mijoter.
Hasta machin,
J.
Depuis, nous nous sommes battus, nous n'avons jamais cessé de nous battre, aidés en cela par une solidarité témoignée durant des semaines, des mois même, par des clients, des amis, des inconnus, des gens désireux de voir que le respect des lois doit demeurer quelque chose d'important (parfois). Des associations de soutien se sont créées, des gens ont pris du temps, ont consacré de l'énergie à nous défendre, à nous aider, à nous soutenir. Ils ont considérablement rendu ces deux dernières années moins compliquées pour nous, et la liste des remerciements devrait finalement avoir la taille de deux ou trois bottins.
Pour des raisons évidentes, vous comprendrez que je ne puisse m'étendre sur ma procédure, car elle est toujours en cours, pour de multiples raisons dont je vous ferais part en temps voulu (enfin j'espère) ; il est en tout cas bien trop tôt pour moi pour m'étaler à ce sujet, mais il est grand temps d'exprimer mon énorme satisfaction quant au résultat de la procédure qui concernait ma chère collègue Annie :
"(...) dans leur jugement, les prud'hommes ont considéré que le véritable motif du licenciement résidait "peut-être dans le débrayage massif du 20 décembre 2008", et qu'en tout état de cause, "le droit de grève est inscrit dans la Constitution française" et que "l'employeur n'apporte pas la preuve d'un motif réel et sérieux de licenciement" (...)."Pour rupture abusive de contrat et préjudice moral, la société Camponovo est donc condamnée, et Annie prouve ainsi qu'elle n'a jamais cessé d'avoir raison, en plus d'avoir la classe (je lui claque la plus grosse bise de toute sa vie).
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| [ publié ce jour dans L'Est Républicain (jeudi 23 décembre 2010) ] |
Annie rejoint donc Josiane, mon ancienne directrice, dans le giron de ceux qui ont réussi à prouver qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec des gens, et c'est déjà ça de pris, comme dirait mon vieil oncle.
Je me servirais de ce blog pour vous informer des éventuels remous et suites concernant mon affaire, qui, elle, continue de mijoter.
Hasta machin,
J.
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