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29 décembre 2018

Tsundoku, suite.


Participation au grand jeu de fin d'année sur les réseaux sociaux : 22 livres (autres que des livres de bandes dessinées) raqués en 2018, dont la plupart parus en 2018 itou ; même si tu les a pas tous lu parce que t'es à la bourre sur tout et évidemment -sic- sur la lecture, parce que le tsundoku c'est un art de vivre ; même si finalement, stupéfaction et déception, t'en a lu que la moitié environ (dont quelques super lectures !) ; et même si t'as autre chose à faire un dimanche soir à 19h.
📚
Attention : 22, obligatoirement, si tu brises la chaîne facebook, ton étagère Billy se cassera la gueule en 2019 et il est probable que ton libraire égare ta carte de fidélité, et ça sera bien fait pour toi parce que tu aura brisé la chaîne et c'est mal.
ps : merci aux libraires de La Couarde, La Rochelle, Poitiers, Paris, Besançon. Rendez-vous l'an prochain.

27 décembre 2018

Pic épeiche.


Aujourd'hui : pour les fêtes, notre voisin/coloc' le pic épeiche bouffe lui aussi comme une grosse vache. 📷 🐦 🍲

21 décembre 2018

Livres de 2018


Hercule (c'est le chat) me demandait quel livre de bande dessinée récent bouquiner ce soir, parce qu'il pleut, que la nuit va être la plus longue de l'année. Ou quel livre offrir, parce que gnia gnia gnia Noël, tout ça.
Cette année j'ai pas lu beaucoup de mangas ; j'ai lu beaucoup de fanzines d'un peu partout ; mais j'ai lu des bandes desssinées que j'ai vachement aimé, hein, quand même :

• "Où.", de Sébastien Lumineau (éditions L'Association).
C'est l'un des types les plus talentueux croisés dans la bande dessinée francophone depuis des décennies maintenant, et on peine à trouver des livres qui témoigneraient assez de son immense talent pour fédérer les lecteurs. Et ça ne va pas changer : "où." est un livre aussi aride que généreux, mais le fait qu'il s'agisse d'une expérience de désorientation complète, livrée sans aucune boussole, avec un prix affiché quasi-prohibitif qui plus est, n'arrangera rien. Pour autant, il s'agit là d'une des plus belles sommes de travail réunies par l'auteur, et cela manquait dans nos bibliothèques. Certaines pages avaient déjà été croisées dans l'un ou l'autre des nombreux zines autoproduits par le rennais, et on en redemandait. Mais les voir collectées de la sorte, composant du coup une magistrale tentative de rendre compte de que peut la bande dessinée, c'est une sacrée claque. Certaines double-pages sont belles à tomber par terre, le dessin de Lumineau crie la facilité et l'aisance (le travail aussi, certainement), et on se prend à rêver d'entrer dans des librairies où aucun libraire ne pourrait nous "raconter de quoi ça parle", si c'est pour en sortir plus souvent avec de tels livres dans les pattes.

• "Ted, drôle de coco", d'Émilie Gleason (Les éditions Atrabile).
Le bouquin de l'année : Gleason dépoussière la bande dessinée à elle toute seule, en partageant avec ses lectrices et lecteurs le quotidien d'un autiste. Voilà, c'est horriblement réducteur de réduire ce livre à ce pitch, car le dessin, complètement fou et caractéristique d'une récente approche graphique générale aux antipodes de la ligne lisible et facile d'antan, impose au lecteur une cadence, une sollicitation, un appétit, en lui envoyant dans la tronche une densité de signes par page qui trouble les sens, qui désoriente un peu ; et pour le coup, la boucle est sacrément bien bouclée en ce qui concerne cette fameuse équation dépassée lorsque l'on parle de bande dessinée : "le fond et la forme". Sans en avoir l'air, sans en faire des caisses, la lecture est troublée par cet environnement compliqué à suivre, comme la vie peut l'être pour une personne atteinte du syndrome d'Asperger, on l'imagine aisément en tout cas en refermant le bouquin (avec les yeux qui brillent). C'est brillant, et ça ventile le flot des horribles témoignages au kilomètre qui noient l'offre en bande dessinée et dont personne n'a rien à fiche si ce n'est leurs auteurs, et encore.

• "Tongues #2", d'Anders Nilsen (auto-édition, en langue anglaise).
Les multiples livres d'Anders Nilsen construisent petit à petit un ensemble fort cohérent dont les deux traits principalement observés pouvant être résumés à : l'existentialisme, vu par le prisme de la philosophie et de la poésie ; et ce qui apparaît comme étant un corollaire de bon aloi, à savoir un énorme intérêt pour la chose mythologie. Voilà pour le fond. Pour la forme, Nilsen a longtemps cherché à ouvrir le champ de son expression plastique, en tâtant de l'installation, du volume, du langage graphique pur et pas forcément narratif (et encore moins "lisible" au sens "d'intelligible"), quand bien même son intérêt pour "ce qui peut être raconté" semble évident au travers de son œuvre.
Et alors qu'on ne l'attendait pas vraiment à l'aise sur ce genre de défis, voilà une série d'auto-éditions qui revisitent tous ces sujets, en reconstruisant (une énième fois) tout un vocabulaire plastique : la composition de pages chahute le lecteur ; sa pelote de fils narratifs est touffue, dense, multiple ; son dessin (en couleurs, pour la première fois depuis longtemps) semble à la fois renouvelé et complètement andersnilsenien, pour autant. Je ne me souviens plus de quand était la dernière fois que j'étais accro à une série en bande dessinée, ça remontre je crois. Mais voilà, il y a un nouveau feuilleton qui emprunte autant à Moebius qu'à Heidegger, et qui est formidable. Vivement la suite.
ps : en attendant la fin de la publication de cette longue série, prévue pour dans quelques années, les francophones peuvent se ruer sur l'un de ses meilleurs livres -le meilleur ?- à ce jour, "La Colère de Poséidon", également publiée, décidément, chez Atrabile.

• "L'homme sans talent", de Yoshiharu Tsuge (Les éditions Atrabile, encore).
L'un des plus beaux livres en provenance du Japon, qui fût jadis édité (trop tôt ?) en France, était épuisé depuis longtemps. Les suisses d'Atrabile réparent cette erreur en proposant une splendide édition de ce qui reste comme l'une des bandes dessinées les plus marquantes que j'ai lu de ma vie. L'impossibilité à trouver sa place dans une société hostile, l'abandon volontaire des directions à suivre, tout ça forme un petit guide du désabusé existentiel qui lorgne vers une poésie rare, avec une terrible lucidité. Lors de sa première parution en français, le club de celles et ceux qui s'étaient pris une incroyable gifle de lecture était vaste, mais probablement pas assez, à un moment où le "manga d'auteur" (oui bon...) n'avait pas encore véritablement creusé sa place auprès du lectorat d'alors. C'est un joli pari côté Atrabile de s'atteler à rendre à nouveau ce livre disponible, car on serait tentés de penser que la kyrielle de types de livres suscitant un quelconque intérêt pour les lecteurs et lectrices d'aujourd'hui proposerait un terrain favorable à la nouvelle vie de ce magnifique classique.
Ce véritable chef-d'œuvre, dans sa prochaine incarnation, n'aura plus qu'à trouver un lettrage manuel (ou moins "figé") adéquat pour devenir l'une des plus belles bandes dessinées les plus belles jamais parues. Largement incontournable, malgré cette minuscule réserve (valable pour la majeure partie des traductions ; et pas seulement, malheureusement).

• "Moi ce que j'aime c'est les monstres", d'Emil Ferris (éditions Monsieur Toussaint Louverture)
La couverture médiatique de la parution de ce livre en français était déraisonnable au possible, car elle a eu tendance à essayer de faire croire que ce livre était LE bouquin à lire cette année en terme de bande dessinée audacieuse. Le storytelling apporté à cette parution a agacé les habitués du milieu de l'édition, qui aiment bien ronchonner parce que tout de même, déployer autant d'énergie pour ce livre, bla bla bla ; mais il aura également su intriguer le lecteur lambda, qui n'aura pas manqué de constater que tous ses prescripteurs habituels semblaient d'être donnés le mot : Emil Ferris, géniale, "Moi ce que j'aime...", chef-d'œuvre.
Eh bien : c'est assurément un formidable, formidable bouquin, indubitablement. A lire, absolument. La claque de l'année ? Peut-être pas autant de vigueur dans l'enthousiasme en ce qui me concerne, l'année ayant été riche en belles sorties, par ailleurs. Mais c'est indubitablement un bouquin à mettre dans pas mal de mains, pour de vraies bonnes raisons, et pas seulement parce que tout le monde en parle, je trouve. Mais on va patiemment attendre la suite de ce cycle passionnant qu'Emil Ferris n'a fait que débuter, et on espère que la très chouette maison d'édition continuera de nous abreuver d'excellents ouvrages, bandes dessinées ou pas, comme elle a brillamment su le faire jusqu'alors.

Sinon pour Noël si j'étais à votre place j'offrirais ces livres là, aussi, qui sont bigrement chouettes. Moi je fête pas Noël donc je vais pas les offrir, et il faut bien que d'autres les raquent, hein.
"L'Art ?", d'Eleanor Davis (éditions Atrabile, pfff c'est lassant à la fin...).
"Le vol nocturne", de Delphine Panique (Éditions Cornélius)
"Stroppy", de Marc Bell (Éditions Cornélius).
"Pappa in Afrika", d'Anton Kannemeyer (éditions La Cinquième Couche).
"How to stay afloat, Surnager au quotidien", de Tara Booth (éditions Arbitraire).
"Xibalba", de Simon Roussin (éditions 2024).
"Kimi le vieux chien", de Nylso (Misma Editions).
"La Terre de glace" de Yūichi Yokoyama (Éditions Matière).
"The artist 2", d' Anna Haifisch (Misma Editions).
"Sous la maison", de Jesse Jacobs (éditions Tanibis).
"Sabrina", de Nick Drnaso (Presque Lune Éditions).
"Anthologie des Narrations Décrispées, Parzan et autres saveurs", de Jean-Michel Bertoyas (éditions Arbitraire).
"Crazy Quilt - Scraps and Panels on the Way to Gasoline Alley, Comics from 1909–1919", de Frank King (Sunday Press Books, en anglais).
"La rumeur salit la rue", d'Ibn Al Rabin (auto-édition, 2011-2018).
"Pittsburgh", de Frank Santoro (Éditions çà et là).
"Bloody Mary", de Jean Teulé et Jean Vautrin (Éditions FLBLB).
J'ai pas non plus beaucoup de trucs estampillés jeunesse mais j'ai vachement aimé "Super cool", de Tanja Esch (Biscoto éditions) ; "Stig et Tilde #2", de Max de Radiguès (Éditions Sarbacane) ; "Les cavaliers de l’apocadispe", de Libon (éditions Dupuis).

ps : je pourrais ajouter "Dévasté" de Julia Gfrörer et "Lettres d’amours infinies" de Thomas Gosselin et le 3ème "Décris-Ravage" de Alex Baladi et Adeline Rosenstein mais après on va penser que Les éditions Atrabile me filent du pognon pour chanter leurs louanges alors que juste, ils font la plus belle année éditoriale de leur histoire et c'est pas ma faute.

Voilà le chat, bonnes lectures.

16 décembre 2018

Sounds like 2018.


2018 🔥
Makaya McCraven "Universal beings" (International Anthem)
Altın Gün "On" (Les Disques Bongo Joe)
• Fatima "And yet it's all love" (Eglo Records)
Louis Cole "Time" (BRAINFEEDER)
• Jean Grae & Quelle Chris "Everything’s Fine" (Mello Music Group)
August Greene "August Greene" (Fat Beats records)
• John Coltrane "Both Directions at Once: The Lost Album" (Impulse Records)
Jay Rock "Redemption" (Top Dawg Entertainment)
Noname "Room 25" (auto édité)
Rejjie Snow "Dear Annie" (300 Entertainment)
Ambrose Akinmusire "Origami Harvest" (Blue Note)
• Sierra Manhattan "Are you single ? No I’m album" (AB Records /‎ Atelier Ciseaux)
J.Cole "KOD" (Dreamville, Inc.)
The Breeders "All Nerve" (4AD)
Medline "Solstice" (My Bags)
Phonte "No News Is Good News" (The Foreign Exchange Music)
The Internet "Hive Mind" (Columbia)
• "Par Les Damné.e.s De La Terre - Des voix de luttes 1969 - 1988" (compilé par Rocé) (Hors Cadres)
Kali Uchis "Isolation" (Rinse / Virgin EMI)
La Luz "Floating Features" (Hardly Art)
Onyx Collective "Lower East Suite (Part Three)" (Big Dada)
Youssoupha "Polaroid experience" (Bomaye music)
Delvon Lamarr Organ Trio "Close But No Cigar" (Colemine Records).

Thank you for the music. 🙏

1 décembre 2018

Boogie time.


Merci copines, merci copains. Trop cool voir vous. Extinction de voix et rupture de guarana. Merci L'antonnoir. Dormir trois jours. Bisous et love.
❤️ Tristan, Zo, Miqi, June ❤️
Le Retour Du Boogie 👈

20 novembre 2018

Ben tiens.

En sortant de la conférence de presse du FIBD, alors que je récupèrais mes bagages a la consigne dont une guitare (ça arrive hein), une jeune femme m'a demandé si j'étais bien Chassol (également programmé dans le cadre du festival).
J'ai évidemment répondu ouais, il va sans dire.

GJ.


Un (long) message collectif pour mes contacts gilets jaunes :

J'aimerais me réjouir de voir les gens se bouger en masse : je sais que certain.e.s le font pour ce qui leur semble être de bonnes raisons, et que les (nombreux) actes homophobes, racistes, sexistes et j'en passe répertoriés depuis samedi sont peut-être le fait d'une minorité de celles et ceux que vous avez rejoint... (ne me faites pas le coup du "faut pas croire les médias", soyez gentils : un collègue de la radio où j'officie bénévolement s'est fait agresser verbalement et physiquement samedi parce qu'il suivait l'action menée à Besac. Pour rappel, Radio Bip est connue pour être une très vieille radio associative très engagée sur le front des inégalités et de la contestation sociale, depuis toujours. Mis à part des fachos, je vois pas qui pourrait avoir envie d'aller casser du journaleux de Bip. Ah tiens, le collègue est d'origine non-franco-française. Le malaise s'installe en moi, j'avoue.

Bon, j'essaie d'être optimiste malgré tout, malgré tous ces actes vraiment moches. C'est une question de moral en berne, je pense : car même si le mouvement dans son ensemble donne vraiment l'impression qu'il s'agit là du premier acte de contestation publique pour bon nombre d'entre vous (ce qui serait réjouissant, quelque part, "mieux vaut tard que jamais" etc), ce qui me flingue le moral depuis le début de cette histoire, c'est bien le motif de l'étincelle déclencheuse du truc. La goutte d'eau pour certain.es trop éloigné.es (pour plein de raisons, bonnes ou mauvaises, ça c'est encore un autre débat, ou plutôt une extension du même débat) des pourtant milliards de raisons de se retourner contre un pouvoir et un système (c'est un peu la même chose pour beaucoup) en place insupportable, inacceptable, odieux et destructeur à mille niveaux. Là-dessus, on est d'accord, et je crois qu'on est nombreux.

Alors voilà, en gros : ce samedi, un peu partout, il y a un appel à la Manifestation NousToutes contre les violences sexistes. Pour rappel et pour prendre un exemple parmi tant d'autres, tout proche de nous (si tu vis dans ma région en tout cas) une femme s'est fait égorger à Besançon tout récemment. Par son ex-mari, donc. Les flics étaient prévenus des menaces qu'elle avait reçu, la justice n'a pas réagi, bim, elle est morte : si le montant qu'on te fait raquer pour remplir ton réservoir te semble choquant au point d'aller affronter le froid sur des rond-points pendant des plombes, je me dis que peut-être, ce genre de trucs pourrait également te sembler une cause valable ? Hmm... Attends... je crois que je connais la réponse.

Sinon, en ce moment même se tient le Rassemblement journée internationale des droits de l'enfant. Là encore, c'est une raison de montrer qu'on est ensemble face à la connerie du monde qui nous entoure, je crois.

Et puis donc, en ce qui concerne l'article ci-dessous : des exemples dégueulasses de la conduite de certain.e.s gilets jaunes ces derniers jours, y'en a eu plein, donc. Le coup de la dénonciation du camion, là, c'est juste une grosse tâche dégueulasse sur votre gilet, par contre, et ça va être chaud pour la nettoyer.

Ne me faites pas le coup des "ça arrive les débordements, y'en a dans toutes les manifs" : c'est vrai, dans les grosses manifs de gauche assumées comme telles, ça arrive aussi, mais pas mal de manifestants veillent au grain et n'hésitent pas à prendre position et à virer les fachos qui s'incrustent en se disant que l'on est tous uni.e.s dans la contestation. Laisser faire les sacs à merde qui enlèvent leurs voiles à des meufs au volant, qui s'en prennent à des minorités au volant, c'est comme de dire que vous êtes donc okay là-dessus. Vous êtes okay là-dessus ?

Ne me faites pas non plus le coup du "ouais mais euh y'a des méchants casseurs dans les manifs habituelles, et puis les blackblocks aussi, tout ça, c'est des salauds aussi, ils pètent des trucs" : ça signifierait que casser du matériel et casser des vies humaines c'est une comparaison que vous pouvez donc faire, et ça explique donc pourquoi vous descendez dans la rue pour votre réservoir et pas quand des nanas se noient en passant illégalement la frontière parce que personne n'en a rien à foutre, quand bien même des réfugié.e.s ont tout perdu, quand bien même il y a de fortes chances que leurs vies soient toujours mille fois plus pourrave que celle d'un mec ou d'une meuf qui prend des journées pour aller bloquer une route.

Bref : les gilets jaunes, si vous avez besoin de renfort pour défendre votre cause, moi je veux bien venir parce qu'on a des combats en commun, visiblement. Mais pour avoir envie de vous rejoindre, va falloir faire un sacré ménage dans la hiérarchie de vos revendications, dans vos rangs, dans vos priorités et dans vos manières de faire.
Parce que pour le moment, il y a beaucoup trop de trucs qui sentent pas bon dans votre mouvement, de votre impulsion de départ aux procédés divers et variés.

ps :
"Pour ma part j'irais pas tremper l'orteil dans un mouvement qui permet ça, je continue de faire tourner (compulsivement) sur mon compte facebook tous les cas d’agression racistes et homophobes, pas pour conforter l’idée que tout gilet jaune est un facho en puissance et que ce mouvement est vraiment trop pourri, juste pour ne pas fermer les yeux sur ce qui est lié à un mouvement politique dont l'idée de départ est de droite (et pas apolitique), sous pretexte de faire feu de tout bois." (post emprunté à Eric Maldeteuté).
Ben voilà, pas mieux.

ps2 :
🏴

15 novembre 2018

10 novembre 2018

30 octobre 2018

Vivement la fin de la journée de travail !



📚 : Alinsky aux Éditions du commun ; Pacôme Thiellement en Quadrige ; du très beau livre issu de La fosse aux ours ; un truc nippon à roulettes refourgué jadis par Guillaume Bourain Punk Nippon ; un Gary Snyder attendu, chez Éditions Wildproject; le nouveau G.Chamayou ; du Valentine Gallardo ; le dernier petit bouquin de Nicolas Moog.

🎶 : reconnaîtrez-vous le plus beau quartet du monde sur la carte postale ?

PS : super nouveau départ du côté de la Librairie Sandales D'empédocle Besançon, sans qui cette photo n'aurait pas été possible : reprise par de vraies personnes méritoires qui feront ce qu'elles peuvent pour redonner à cette librairie historique son image de librairie trèèèèès fréquentable après une période un peu compliquée... Longue vie à eux ! Et voilà une autre adresse de prédilection à Besac !

23 octobre 2018

Tout au fond, au grand sapin.






Tout au fond des terres franc-comtoises, tournez au grand sapin : si vous y trouvez un chat trempé sorti de la petite rivière qui court tout au fond du jardin, c'est que vous êtes arrivés à la maison. Par contre il n'y a plus une miette du délicieux gâteau aux carottes apporté par une membre de l'Association Chifoumi à l'occasion de la réunion de travail qui a eu lieu ce week-end... Mais on planche sur pas mal de choses à venir ! Stay tuned, comme on dit.
🍰 🥕 📋 🖊 🛶 🐈 🌲

18 octobre 2018

Sun Ra by Ron Rege Jr


"3 foot square commissioned portrait of sun ra. intricate craziness. spent way too long on this. might be the biggest thing i ever drew. 2010 i think." - Ron Rege Jr.

16 octobre 2018

PV.


La journée commence mal, alors je repense à cette voiture croisée sur un parking bisontin samedi, et je me dis : a) trois tonnes de PV, b) trois tonnes de poussière et c) trois tonnes de connerie rétrograde foireuse avec ce flyer des patriotes : ça va ma journée commence pas si mal en fait...

21 septembre 2018

Salut Bruxelles !

Salut Bruxelles !

Je déboule demain chez toi à l'occasion du chouettosse rendez-vous Cultures Maison #8, le temps de deux causeries-blabla-bla où l'on parlera essentiellement de la bande dessinée ricaine contemporaine.

Le premier rendez-vous accompagne l'excitante exposition "Indie Americans", portée par les deux maisons d'édition Çà et là et l'employé du Moi, qui à elles deux proposent des traductions de supers œuvres venues de l'autre côté de l'Atlantique. Fouinez sur leurs pages, vous verrez les photos du montage de l'expo qui démarre tout bientôt, ouhlàlà ça à pas l'air moche tout ça. Rdv demain vendredi 21/09 à 19h.

Le second rendez-vous sera une modeste tentative d'apporter ma petite pierre à l'édifice de "la bande dessinée ricaine, c'est quand même pas mal, vindzouss", avec un diaporama commenté concocté pour l'occasion, où l'on parlera notamment de micro-édition, de micro-économie, peut-être de microscopes et de Microsoft, j'en sais rien, on verra, en tout cas on causera d'alternative et de DIY, d'expériences éditoriales et de la résidence internationale Pierre Feuille Ciseaux (coucou Association Chifoumi), et puis aussi de la meilleure chose que l'humanité ait jamais porté (ça s'appelait Factsheet Five mais c'est fini depuis belle lurette, alors depuis l'humanité court donc à sa perte, c'est la vie hein), entre autres. Je viens avec une grande liste de bouquins, d'auteurs, de zines, d'éditeurs et de souvenirs, parce qu'on va faire ça en mode perso, hein. RDV samedi 22/09 à 13h.

A bientôt Bruxelles ! Bisous.

23 août 2018

Saut de puce.


Saut de puce.
Deux jours, huit mille cartons, puis retour au turbin.
🏝️ 🌞

21 août 2018

Destroy comics forever.


Petit lexique :
- "Jaime Hernandez" :
L'un des auteurs d'outre-Atlantique les plus importants de ces 40 dernières années.
C'est pas moi qui le dit, hein, c'est un truc avéré et si vous n'avez pas encore lu tout ce qu'il a publié à ce jour (avec ses frangins) depuis la parution il y 37 ans du premier épisode de "Love and Rockets" : eh ben voilà, vous avez un conseil de lecture de première bourre, plaignez-vous donc.
- "That international group" :
Les auteurs, autrices, étudiants, étudiantes réuni.e.s par l'Association Chifoumi en 2013 à l'occasion de la 4ème édition de notre résidence de création collective Pierre Feuille Ciseaux.
- "MCAD" :
Une très chouette école de Minneapolis, USA, qui fût donc le lieu de la dite-résidence.
- "who destroyed comics forever" :
Parce que la résidence sert à explorer -et à éventuellement sublimer, ça arrive parfois- les éléments constitutifs du langage bande dessinée cher en nos cœurs.
- "are my heroes" :
Manifestation tangible d'une forme d'admiration certaine pour le travail accompli par les auteurs, autrices, étudiants, étudiants durant la résidence.
Voilà, parfois je me dis que mes statuts fcbk sont un peu compliqués à appréhender lorsque l'on a pas certaines clés de compréhension, ben voilà, hop.
(si j'utilisais les hashtags là je collerais un gros #grossefierté, ou alors #laclassebordel ou alors #onpeutarreter ou alors #vivement2019...)

18 août 2018

Pin pon.


J'ai manqué le sitting de désobéissance civile dirigé vers cette bande de gros enfoirés de la mairie de Besançon. 😤
Chacun ses occupations du samedi... 🚑
Ps : pas de soucis, vous n'êtes pas (encore) débarrassés de moi hein...
– à Hôpital Louis Pasteur.

9 août 2018

"Le Jura, c'est sympa." (air connu)

"Nan mais ça va, on connaît, c'est boooon", me rétorqueront les copains du coin. Et bien justement : ce post est pour les autres, ça tombe bien.

...et en plein mois d'août, après une étuve folle de plusieurs journées consécutives (pas si fréquent), la vérité jurassienne surgit d'entre deux reliefs, sous la forme d'une ribambelle de nuages blancs, gris, noirs ; entre gris clair et gris foncé comme dirait le grand artiste français.
Mais heureusement comme diraient d'autres grands artistes français : après la pluie, le beau temps viendra.
(si t'as les deux réfs, bravo à toi).