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21 avril 2025

Tinguely etc.

Allez zou !
Virée-express à Mulhouse et Bâle : Sunny dans les mécanismes sauvages du toujours formidable Musée Tinguely, à tergiverser en franco-allemand approximatif dans des jeux au parc d'enfants, à traverser le Rhin quinze fois par un pont, par un autre, par la navette fluviale typique, à bouffer des sandwichs sur la rive. Et des donuts aussi. Et des glaces. Et des bonbons.
Ouais, bref : week-end familial, quoi.


Le fameux héron de la gare de Mulhouse.






Mulhouse, Tour de L'Europe, triangulation géographique de 1973.

Thx : Ed Youngter, Vio, Mat.

9 avril 2025

A l'étang.

On est allés faire un tour à l'étang, qui lui aussi entre de plein pied dans le printemps, ça grouille de partout, têtards, oisailles, bestioles en tout genre...

Bon évidemment j'ai pas pu m'empêcher de jeter un œil aux arbres au bord de l'eau : c'est là que j'avais décroché une chauve-souris accrochée à un hameçon, il y a un an et demi de ça. Depuis, lorsque je me promène au bord d'un lac, d'une rivière, je checke, instinctivement, au cas où...

Ben là, j'ai bien fait : un connard de pêcheur du dimanche avait laissé ce genre de trucs accroché à une branche pendant au dessus de l'eau. Bordel, ça m'a pris 20 secondes pour décrocher le merdier. Et un grand bâton. un gros hameçon bien vénère, bien menaçant, pendait au bout de 20 cms de fil de nylon, attendant de faire chier une bestiole volant par là, ou un gosse, j'en sais rien.

Si moi j'arrive à décrocher le truc, je vois pas ce qui empêche le connard de pêcheur de le faire. Quelle honte, quel égoïsme, quelle petite sous-merde.


A part ça ?
Il fait beau.




9 mars 2025

Sortie(s) d'hiver.


Pas trop tôt !
Sortie(s) d'hiver, dans tous les sens du terme :
- bonjour, les fleurs,
- salut, petite fille équilibriste sur un grand arbre abattu tout récemment dans le bois à côté,
- hello, longicorne farceur. Voudrais-tu bien aller te planquer ailleurs que dans mon pot à spatules, steuplaît ?
- ciao, saison bien assez longue à mon goût,








21 octobre 2023

Allez, reviens, fais pas la tronche, t'as quatre ans ou quoi ?

 Allez, reviens, fais pas la tronche, t'as quatre ans ou quoi ? 🌞

#ahoui #autantpourmoi #plagedelaVarde


 

17 avril 2023

Pépée, 5 mai 2011 - 17 avril 2023.

Quand t'es au bout du rouleau, fais confiance à l'adversité pour te pourrir encore un peu plus, toujours, systématiquement.


Notre Pépée, Pénélope de son petit nom, n'est plus, et selon l'image consacrée, c'est un bout de nous en moins avec lequel il faut composer désormais.
Situation ordinaire, classique, connue de toutes et de tous : on perd subitement un être cher qui était dans nos pattes quotidiennement depuis une douzaine d'années, dans des conditions supra-merdiques, super-précipitées et à travers des rebondissements tous aussi foireux les uns que les autres.

Les réseaux (et ce blog en jachère) ne servent pas forcément à exposer des choses intimes, personnelles, intériorisées, mais tellement d'entre vous sont passé.e.s à la maison au fil des ans et ont croisé cette bestiole touchante, pataude, presque aussi poilue qu'elle était gentille, que je pose ça là, en guise de faire-part de décès du pauvre.

🐼 🦨 🌧 💔
5 mai 2011 - 17 avril 2023.

Adieu ma petite Pépée, petite bestiole attachante, aimante, qui ne lâchait pas Sunny d'une semelle à sa naissance.
On eu tellement de chance de t'avoir sur notre route.










25 octobre 2020

Les bouquins les plus lourds au monde.

Aujourd'hui, surprise : un rayon de soleil.
On en a profité pour aller visiter une petite partie du grand parc de Ile Art Malans, au carrefour de la Haute-Saône, du Jura et du Doubs, on est partis avec un thermos et la mifa, et c'était super.
On y retournera pour voir tout le reste, par une journée printanière probablement.

Ici, une partie de la famille rats de bibliothèque devant "bibliotheca lapidea", une œuvre du suédois Karl Chilcott, installée en 2014 à Malans.

24 octobre 2006

"LES JOURS DE REPOS, COUTE QUE COUTE, FAUT SE CHANGER LES IDEES." (Joël Egloff, in "L'étourdissement")

!!! Il y a eu une petite mise à jour de cet ajout à 12h13 le mardi 24/10)

Devinez quoi ? Ces dernières journées ont été super chargées, et j'ai encore environ 18 mois de retard dans mes "affaires courantes". Quelle tristesse, hein.
Heureusement, y'a eux :

CIMG2368

Brève visite jurassienne la semaine dernière, avec la frangine, mon beauf préféré, et quelques autres morceaux de famille, comme mon ptit neveu, ma ptite nièce. Arrivé juste à temps pour m'entendre dire quel salaud d'aîné que j'étais, à ne jamais parler de ma famille sur mon blog... Comment faire comprendre qu'il existe encore, quelque part dans le concept de "déballage online", une parcelle d'intime ? Dur. Alors voilà, pour ceux qui en doutaient, ou qui ne s'en doutaient pas, j'ai une famille, avec des frères (enfin, un seul), des soeurs (deux, carrément), des beaux-frères et des belles-soeurs, et plein d'autres trucs formidables, comme ça. Alors notez-le bien, parce qu'il y certaines choses que je ne vais pas répéter, et qui me regardent. Nan mais ! 8)

Ca me pose moins de "problèmes" de parler de l'arrivée du copain Laulau pour quelques jours, depuis vendredi, avec qui on peut parler disques sans se la mordre, parce que le gars Laulau, c'est quand même le seul mec qui est capable de me parler de disques magistraux, essentiels, formidables, mais que je ne connais pas, et ca m'énerve à tous les coups. Du coup, gros échange de plein de fichiers de bon trucs, et je vous vois venir : que du bon gros .wav, parce que j'ai des limites, qui sont, et ça tombe bien, les siennes aussi.

Samedi soir, après le taf, on passe par la case terrasse avec Jef et Balthouze, parce que putain, il fait presque bon, en tout cas, il faut super bon pour un octobre bisontin. Ensuite, dégustation de thé à la maison, avec Cécile puis Laulau qui nous retrouvent, et où Balth est à la théière.
Le lendemain, après avoir joué avec le chat schizo (et l'avoir nourri) de Nancy et Guillaume partis pour le weekend, j'étais décidé à aller me poser dans un parc quelconque pour profiter du soleil radieux et du climat tempéré, ainsi que de quelques bouquins sympatoches, mais voilà : le maître-thé de la veille rôde en terrasse avec Mehdi, Zo la chauve-souris nous retrouve et l'après-midi passe, très vite : dimanche à prendre le soleil et à boire des coups avec les copains, dimanche idéal, quoi.
Lundi, lectures, écoutes, et quelques courses (ah, les 18 ans d'une frangine, c'est pas facile, quand même), car demain, grosse bouffe à la maison, avec Drine, Laulau, Michel, Jef, Cécile... Je vous l'avais dit, ma vie est trépidante, hein.
Par contre, ce samedi, du beau monde à la lib', avec la présence de monsieur Hippolyte, auteur du récent Maitre de Ballantrae, chez Denoel Graphic : assurément l'un des cartons de cette fin d'année, la grosse, grosse classe.

hippojpg

Et au moins 3 grosses dates de soirées pour les semaines à venir, c'est pas l'hystérie de septembre mais c'est déjà ça : Dijon avec une HipHouse party dans une semaine tout juste (petit rappel juste dessous, mais je vous invite à cliquer l'image pour apprécier le flyer en plus grand format), une date à Besançon dans 2 semaines avec La Cédille et plein d'autres bonnes choses, miam, et une soirée top-secret au Luxembourg en décembre, parce que mon homeboy Tristan est le spécialiste officiel des dates incroyables que t'y crois même pas... On en recause.

hiphousepartyDIJONblog

Attention attention ! A la demande générale, et dans le registre "comme c'est intèrressant", un cliché impromptu de la bestiole qui se tape l'incruste un jour sur deux à la maison :

CIMG2393

Je vous avais prévenu, hein.

Alors sinon, quelques trucs en vrac :
- le gars Gino et son essai sur "Watchmen" d’Alan Moore et Dave Gibbons, dont on arrive encore à dire des choses, 20 ans après.
- "that damn marijuana", une news qui renifle bien bon, ma foi.
- pour rester dans l'action, "Military Hand Signals", un truc détourné comme on aime.
- live from Beirut, le blog de Mazen kerbaj, "free improvised music + comics + bombs + drawings".
- Donjon Pirate, là aussi du détournement (la série "Donjon" de Trondheim et Sfar), avec des tonnes d'auteurs oeuvrant dans un anonymat parfois approximatif. Initiative marrante, résultats parfois à la hauteur... Parfois moins.
- une pub datant de 1979, pour Pakistan Airlines... Fake ou pas ?
- sur youtube, une petite video les aventures de John Stossel et de la Comics Sans.
- Les Chroniques du Plateau, de courtes nouvelles rédigées régulièrement par Eduardo Luiz Ribeiro, un auteur à suivre.

Et sinon, y'a eu des lectures ? Ben tiens, ben pourquoi pas, vindzousss.

- "L'étourdissement" de Joël Egloff (Folio), un livre court sur le quotidien ordinaire et sans espoir d'un employé d'abattoir, dans un no man's land approximatif, coincé entre un aéroport et une décharge, et décrit avec autant de poésie naîve que de cocasserie et d'absurdité. Drôle au sens le plus corrosif du terme, une brêve lecture qui vaut largement le détour si l'on apprécie l'acidité de l'auteur de cette sympathique petite tranche de rêverie décalée.

- "La jungle" de Peter Kuper d'après une histoire originale de Upton Sinclair, paru chez Rackham.
Un nouveau Peter Kuper en français, c'est toujours une bonne nouvelle (il y a de fortes chances que j'ai pu parler de ses bouquins précédents de la même manière, l'oeuvre du gugusse me sidérant toujours à chaque fois que j'en découvre un peu plus...), et si "La jungle" n'a pas la classe absolue de "The system" (paru sous le titre "Le système" aux éditions de l'An 2), il n'en reste pas moins un livre qui mérite qu'on prenne le temps de s'en emparer, et d'en examiner la construction, les cases, les détails, la manière dont Kuper joue de sa technique favorite avec une maestria inégalée. Rien que pour ça, déjà...
il s'agit donc d'une adaptation d'un classique de Sinclair (pas le frangin Blanc-Francard, un autre, qui n'a pas fini à miauler de la soupe, lui), auteur américain du tout début du 20ème et qui a toujours oeuvré dans un engagement social qui lui permit de concilier habilement politique et écriture : des tonnes de bouquins très critiques (et ce, dès 1906) jusqu'à plus de 80 ans, dont "The Metropolis" ou "Boston", de nombreuses pièces et nouvelles, et une autobio (en 1964).
Comme à son habitude, Kuper ne fait pas dans la dentelle et raconte donc la destiniée d'un homme aux prises avec une suite d'évenements qui ne feront rien d'autre que de le briser, lentement, inexorablement ; le libéralisme, le capitalisme, et bien des cibles (faciles ?) sont esquintées sous les pochoirs de Kuper et le caractère classique de l'oeuvre de Sinclair lui permet d'en rajouter une couche, jubilatoire si le destin de Jurgis, lituanien exilé en Amérique, n'était aussi sombre.
L'histoire des workers de Chicago est ici racontée de manière brillante, parce que simple et limpide. Plus qu'une simple critique sociale et politique, "La jungle" devrait combler ceux qui attendent toujours un peu plus d'oeuvres engagées, de témoignages politiques acerbes. Il faudra ici adhérer à la mise en page et aux procédés graphique du grand, très grand Peter Kuper, auteur encore trop rare de par chez nous. Merci à Rackham pour ce nouveau bouquin ("La métamorphose et autres récits" d'après Kafka, c'était déjà chez eux).

- "Papa", signé Aude Picault, à L'Association, tient autant d'une sorte de rapport de thérapie que d'un hommage à une histoire terminée, celle d'une fille et de son père ayant décidé de mettre un terme à ses jours, comme on dit habituellement...
Dur d'appréhender et d'approcher une critique de ce bouquin comme une énième autobio, de par son sujet costaud... La surprise est de taille, Aude Picault s'étant surtout fait un nom en bande dessinée grâce à "Moi je", petit bouquin édité par les bargeots de chez Warum, et qui prenait le temps de déballer un peu de l'intime léger, fantaisiste et décomplexé de son auteur ; c'était drôle et bienvenu, plein d'humour, un nouveau petit croche-pied dans les grandes guiboles encore trop masculines de l'édition en bande dessinée, et ca tombait à pic.
Ce nouveau bouquin est donc aux antipodes du premier, avec pour seul point commun la jeune femme, cette fois aux prises avec une situation des plus tragiques, dont nul ne saurait sortir indemne, bien évidemment. Après lecture, une évidence : les choses qu'ont partagé Aude et son père semblent loin d'êtres terminées, quant à elles. Touchant, forcément, très dur, également, "Papa" n'est pas un bouquin comme les autres, et m'a vachement touché. J'aurais bien du mal à en dire davantage !

- c'est toujours dur de parler de livres faits par des copains, des gens du coin, ou des proches... Directement, on parle de copinage, de mauvaise foi... Pas grand chose à y répondre. "Ouais, c'est çaaaà", éventuellement.
"Anatomie de l'éponge", de meussieur Guillaume Long, aux éditions Vertige, se veut être un espèce de retour aux sources sur bien de points pour notre ex-stéphanois favori.
Retour aux sources, d'abord parce que Guillaume Long ajoute un troisième ouvrage à sa phase autobio-mais-pas-que, et toujours chez Vertige, qui avaient eu l'audace d'être les premiers à publier ce mec débarqué d'on ne sait pas où (et on aurait bien voulu ne pas le savoir, hin hin hin).
Et puis parce qu'"Anatomie de l'éponge" tourne en grande partie autour d'évenements, de faits, de rencontres et de bien d'autres choses qui ont marqué l'auteur, par le passé (lointain ou récent), au point qu'il ait eu envie de réaliser cet espèce d'inventaire d'influences...

Comme à son habitude, sortant du placard bien des détails que d'aucuns auraient préféré oublier (ou du moins garder pour eux), Long, une fois de plus, s'étale dans les descriptions concises de situations marquantes, qui auront finalement donné une chouette matière première pour le zozo ; souvenirs d'adolescence puérils dans l'idée, Guillaume en tire la moëlle nécessaire pour en faire de courts chapitres tragi-comiques, avec cet humour complètement con qu'on lui connait, et une vraie facilité pour toucher là où ca bouge, où ça grouille, où l'on se retrouve dans bien des cas.

Evidemment, qui dit souvenirs de môme, d'ado, dit génération.
Et forcément, les 20-30 ans se retrouveront avec peut-être davantage de facilité dans ce bouquin que les cinquantenaires, qui auront eu la chance, eux, de ne pas se prendre les Guns'n'Roses dans la tronche, dans un collège blindé de mômes en sweat Poivre Blanc. Les références socio-culturelles sont omni-présentes, et selon que l'on y se retrouve ou pas, on appréciera en conséquence.
Mais ! Mais ce serait réducteur de ne parler que des anecdotes débiles du bouquin, de cette seule approche : l'auteur fait preuve de quelques très bonnes idées, jouant, selon ce qu'il veut raconter, avec la narration, et n'hésitant pas à proposer parfois même un peu de sport au lecteur (eh, vous verrez bien, hein). Sur ce coup, les ceusses qu'avaient apprécié "Comme un poisson dans l'huile" ou "Les sardines sont cuites", ses deux premières bandes dessinées, seront comblés : c'est du Guigui comme on l'aime qui propose ce bouquin.
Le dessin, quant à lui, a évolué depuis ses deux premiers bouquins, ceux qui avaient lu son incursion jeunesse "Swimming poule mouillée" (paru à La Joie de Lire) le savait déjà : l'évolution graphique de Guillaume Long (qu'on imagine devoir aux nombreux commentaires "Oh, ca ressemble à Gerner" ou "oh, c'est tout petit"), pourra bousculer un peu ceux qui attendaient un troisième tome dans la même veine que les précédents : ce n'est pas le cas. L'auteur dessine de plus gros dessins dans de plus grosses cases, pour le plus grand bonheur des bigleux dans mon genre, en sacrifiant donc au passage une partie du charme que l'on trouvait à ses pattes de mouches. Au delà d'une évolution (toujours en cours, à n'en pas douter) graphique, une réelle satisfaction de retrouver son univers, que l'on pourra faire suivre par la lecture du prochain "Grand méchant huit", seconde bande dessinée jeunesse à paraître, comme pour le premier, à La Joie de Lire.

- "Luchadoras" de Peggy Adam, chez Atrabile.
La base véridique de l'histoire, rien que ça, c'est déjà corsé : depuis une quinzaine d'années, du côté de Ciudad Juarez (Mexique), plus de 400 corps de femmes mortes ont été retrouvées, et rien ni personne ne semble susceptible de mettre un terme à cete sinistre histoire ; à l'heure qu'il est, le ou les meurtriers courent toujours, ce qui fait de Ciuaded Juarez un véritable symbole à l'échelle mondiale de la manière dont la femme peut-être traitée, aujourd'hui.
Glauques à souhait, les élements qui peuvent donner des réponses aux nombreuses questions que l'on est en droit de se poser : une fois l'évocation des gangs et des serialkillers occasionnels passée, il faut donc envisager la triste réalité, et admettre que la violence conjugale et un machisme extrême (et quasi-culturel) peuvent être les raisons principales de ces meurtres.
L'histoire d'Alma, jeune femme "héroîne" de ce Luchadoras, permet à Peggy Adam de passer en revue les différents élements qui permettent d'envisager une aussi sordide situation ; les personnages qui gravitent autour d'elle (les hommes, la famille) ne la considérent jamais comme autre chose qu'un être humain au rabais (à part un européen, qui lui offre, le temps d'une relation, une aide malheureusement insuffisante), tout cela avec un naturel aussi effrayant que crédible, Peggy Adam ayant pris soin de dresser des personnages tristement réalistes.
Le dessin d'Adam ne convaincra pas davantage ceux qui étaient restés en dehors de ses deux précedents bouquins, "Plus ou moins... Le printemps" et "Plus ou moins... L'été". Son trait lourd et épais n'est pas allègé par le format de son bouquin, bien plus grand qu'à l'accoutumée. Je ne suis toujours pas sûr que son dessin soit valorisé par ce format, mais son histoire exploite très bien la pagination du bouquin, et lui permet d'offrir quelques séquences rudement bien fichues, de jouer un peu avec le découpage, et de nous balancer quelques compos super efficaces.
Au final, un ouvrage violent et rentre-dedans juste ce qu'il faut, qui, pour le même prix, met en lumière une histoire attérante. Damned, je lis que des trucs qui me plaisent en ce moment !

Voilà pour les bouquins.
Nan mais.

On air on radiojUne :
- récupéré la version vinyl de la compilation "Toxic" (merci Jef), des soirées parisiennes du même nom, à La Boule Noire, avec aux commandes Solo et Uncle O, avec des titres de Jel, Mike Ladd, Dabrye, Justice, Antipop Consortium, ESG, Revl9n...
Et un titre fabuleux des deux zozos à l'initiative du truc. Du béton, mon intro de mix du moment... Hum.

toxic !

- Jahcoozi et "Black Barbie", dans les tuyaux pour le prochain mix en préparation (stay tuned, comme disent les jeunes).
- Un petit coffret de Tortoise est sorti il y a quelques mois déjà, ca s'appele "A Lazarus Taxon" et c'est un petit boitier avec 3 cd d'inédits, de remixes, de relectures, et 1 dvd de videos et pas mal de live qui valent GRAVE le coup. Ca tourne en boucle ici, et comme à chaque fois que je me réécoute un truc du gang de Chicago, je me dis que Tortoise, c'est simplement mortel.
- Willie and the mighty magnificents, "the funky eight corners", 2 minutes sismiques, funk de '69 baby ! Idéal les matins de gueule dans le cul.
- un vieux mix made in Couleur 3 de la géniale dj Debra. Tout ça parce que je voulais vérifier les têtes de lecture de mon lecteur cassette, pour une sauvegarde de vieux trucs. Super fort, la misse Debra. Toujours à donf avec elle, moi... 8)
- Drop the Lime feat. Wayne Lonesome, "Tribute to the Tiger (Quickie mix)", pas très frais, mais en vogue dans ma salle de bains, et c'est déjà ça de pris.
- le nouveau Subtle, "For hero/for fool" (toujours chez Lex), une nouvelle démonstration des zozos de chez Mush. de l'Anticon pour les amateurs d'Anticon, mais pas que... A la hauteur du premier ? Je crois pas. Mais bien bon quand même, miam miam.
Et voilà.

Allez hop je suis parti.
A plus tard, peut-être.
Quoique...

16 novembre 2005

LE DIMANCHE ON FAIT LES CONS.

(Keuk, June, Léo -pic by me-, somewhere dans le Jura, novembre 2005)

Wééééééé, dimanche, on a fait les cons.

Bon, la veille, le samedi, on avait bien commencé : genre 15 minutes pour monter à la gare juste après la fin de mon taf, où Drine et moi avons pris le train pour le Jura, ou tous mes frères et soeurs étaient venus nous chercher à la gare, ensemble. Ca faisait des années qu'on s'était pas retrouvés seuls ensemble, sans la maman, et ces quelques minutes avant la tempête furent grave coolissimes, tout comme la soirée d'anniversaire de Marco, qu'on a vite calmé pour ses 50 balais. Faut pas déconner, bordel.

Soirée bien gravissime, avec lâchage total de tout le monde (nous étions quelques uns chez la frangine, vindzouss'), mais surtout gros gros pétage de plomb des 2 refrès ; nb : ne jamais laisser trainer d'appareil photo à proximité : on a pris tout ce qu'on pouvait prendre de photos conceptuelles débiles, comme lors de ces trop rares lachages qui se font rares, et le résultat nous vaudrait d'être internés, direct.
Je tiens à signaler qu'habituellement, je ne bois pas, rien, jamais. Ou si peu, ou très rarement, voire les 2 à la fois, c'est dire.
Bref.

En tout cas, ca fait un bail que je m'étais pas marré autant en famille, je pensais même plus que ca allait arriver ; il se trouve que j'ai jamais été très famille, mais depuis que mes cadets se sont reproduits, l'ainé que je suis apprécie de faire le tonton de base.

Des heures plus tard, passé la nuit à l'hôtel (pas assez de place pour tout le monde à la maison de soeurette), c'est bien la première fois que je dors à l'hôtel à... Tavaux, bordel de merde. Ca calme, quand même, si on me l'aurait dit 3 ans en arrière, je l'aurais jamais cru... Encore un traumatisme psychologique, tiens.

Et comme Tavaux c'est un bled graaaaaave calme, Drine et moi étions seuls de seuls, dans un hôtel assez glauque et surtout complètement vide, les proprios en weekend (incroyab') ; là encore, je crois que si j'avais pas été avec Drine, j'aurais probablement fait le porc, ou le vandale, bref, le mec un peu raide que j'étais aurait probablement fait des bétises.
L'alcool, ce fléau.

Le lendemain, réveil puis sortie de l'hôtel pour tomber nez à nez avec du copaing tavellois de la grande époque (forcément, ca laisse des traces, ce genre de bled), puis bouffe avec la petite cellule familiale reconstituée, le beau-papa, la maman, les 3 frères et soeurs, les nièces et neveux, les chiens, les chats ; une fois de plus, partie de foot dans le carré d'herbe du coin, encore bien humide de la veille. On a rendu Léo, 4 ans, dans un état lamentable à ma soeur avant de se casser comme des voleurs, couverts de boue aussi ; entre temps, je me suis pris environ 22 buts à zéro, et un tacle de la part du beauf, plus sportif que moi, comme quoi, tout est possible.

Tombé de sommeil dans le train, la tête pleine bons moments de grosse décompression.
Arrivé à la maison, je lance "random play" pour me purger quand même les oreilles de la soupe que ma famille s'envoie ; et là, Sly Stone miaule "Family affair"... Ca s'invente pas, et c'est plutôt drôle...

Bon, et à part ca ?
Lu "Comment lire la bande dessinée" par Frédéric Pomier, édité chez Klincksieck ; un bouquin qui n'apprend pas des tonnes de choses mais qui à l'extrême mérite de proposer un instantanné de la situation actuelle, précise, de la bande dessinée aujourd'hui. Précis, détaillé, Pomier aborde pas mal de choses sur 160 pages et 50 questions. Méritoire, une synthèse comme j'aimerais en lire plus souvent.
Attaqué "Narayama" de Shichiro Fukazawa, en Folio, ainsi que "L'année du déluge" de Eduardo Mendoza, en Points.

-> Monsieur Cristalo, talentueux défricheur ayant marqué la scène drum française alors qu'elle donnait encore envie (et paf, comment se faire des potes en 3 mots...), reste non seulement un monsieur qui possède plein de bons disques, mais aussi un super copain qui ferait bien de pointer son cul un de ces 4 au vert ; en plus, Talo, j'ai toujours le mémoire de maâââdame, et ça, je sais, c'est la honte sur moi...
La preuve qu'il est sympa, il fait tourner un truc pour les fans de Shadow...
"Le projet de fin d'année d'un étudiant fan de Shadow. C'est un peu bancal mais ca reste du beau boulot...
Après on peut rêver et imaginer le projet prendre une forme plus "pro" avec shadow aux platines..."

Merci msieur Talo.

-> Je reviendrais pas sur la toute récente perfide et déplacée descente en régle d'un blog d'un copain (grand grand grand amateur de bande dessinée, d'art séquentiel, de narration graphique, mais aussi auteur amateur), par un trouduc cosmique aussi prétentieux que lamentable, mais pour illustrer (plus ou moins) le propos initial du thread-de-la-fin-du-monde, une énième preuve de la misère médiatique qui recouvre la bande dessinée : entendu hier soir (mardi) au journal de la nuit de France 3 :
"(...)une série formidable, entre polar et fantastique, signé par de fabuleux auteurs, la série s'appele "Phénoménum", est publiée chez Glénat, et c'est tout simplement for-mi-dable(...)"
Tu m'étonnes, après ce genre d'infos de merde, que le lectorat potentiel d'une bande dessinée intéressante se retrouve dépité et s'oriente vers autre chose que ce médium pourtant si riche, si varié, si large... Il se passes des milliards de choses terribles en bande dessinée, mais on ne nous sert que de la soupe, putain, y'a de quoi être gavé.

-> Flop, Tante Hortense, M Jo et David Scrima lancent un label qui va faire des envieux : les Disques Bien.
2 sorties coup sur coup, et en parlant de coups, il sera bientôt temps d'aller en boire quelques-uns :

Bienfaisance #1 -jeudi 17 novembre
CONCERT à Mains d'oeuvres
Les Disques Bien présentent Bienfaisance#1 avec Flóp + Tante Hortense
+ David Scrima + M Jo
à l´occasion du lancement du label Les disques bien
20h30 o 5 euros

...extrait du dossier de presse de 22656984 pages que les gens d'Universal sont encore en train de tenter de déchiffrer :
"Tante Hortense, David Scrima et M Jo sont des chanteurs français atypiques dont la qualité artistique est garantie par la subjectivité assumée du centre nodal des disques bien, omnidécisionnaire. Leur liberté artistique est totale et revendiquée. En effet, seul l´artiste décide du contenu de son disque bien, et aucune pression n´est exercée sur les artistes du label dans le but de leur faire "améliorer" leur oeuvre."

-> lecteurs en psycho-thérapie, vous serez ravis d'apprendre que le génial Marko Turunen sera de passage à Paris pour le salon du livre jeunesse, ainsi qu'au super-youpi-terrible-festoche d'Angoulême, qui s'annonce comme un sacré foutoir cette année.

-> Le 9ème numéro de l'Affaire du Siècle tome 5 est disponible dans toutes les bonnes officines.
Bon, ok, y'en a pas des masses pour le moment, des officines du genre, mais une grosse surprise à base de .pdf et de site web arrive incessament sous peu... Tiens, d'ici demain, si ca se trouve. Et pour les plus parisiens d'entre vous, une autre bonne nouvelle : un paquet est parti pour une bonne librairie du côté de chez vous... Rappelons que l'Affaire du Siècle tome 5 est un fanzine de bande dessinée, mensuel, made in Besançon, et, ce qui ne gâche rien, totalement gratos.

-> rappel pour moi-même :

- mercredi 16 : "Waterbomb" proposé par Attac!, salle Battant si je me souviens bien, toujours à Besançon.
- jeudi 17 : Bruce Bégout en rencontre nocturne à la lib. J'ai adoré ses 2 premiers petits bouquins chez Allia, il parait que le dernier est très bon. Et il est jeune, le bougre.
- samedi 19 : Feet et moi faisons le warm-up pour TTC & Busdriver en concert.
la fin de semaine va être longue !

ON AIR ON juneRADIO :

Le saviez-vous ? J'aurais vraiment voulu apprécier la virée de Philippe Zdar, mec devant lequel je me prosternais il y a encore quelques années, j'aurais donc voulu apprécier sa virée dans euh, la chanson française ; mais franchement, non, je peux pas. "Music kills me", signé avec Julien Baer (pourtant un joli prénom, avec un chouette nom derrière), est l'exemple parfait d'un énième truc super chiant à mes oreilles.
J'ai vraiment beaucoup de mal avec cette espèce d'obligation-pseudo-hype de renouer avec la chanson française ; Si M est un fieffé coquin qui s'approprie bien des univers et restitue un truc jamais original, toujours très inspiré, jamais inventif, mais toujours acceptable, peu nombreux sont les suiveurs dont les oeuvres me semblent supportables.
J'avais entendu un titre de Pauline Croze qui me semblait plutot très sympa, un truc assez soul à tendance low-funk, et rien que la dessus, j'ai voulu croire les interviewés qui disaient se retrouver dans une espèce de nouvelle scène, aux antipodes des pénibles Delerm, Biollay et consorts ; j'ai eu tort, le groupuscule Chedid Jr est chiant comme la pluie. Je persiste à croire qu'en matière de soul-funk inspirée, le fils Blanc-Francard, lui, avait dit bien des choses dans ses 2 seconds albums, avant de sombrer peu à peu dans une certaine vacuité, jusqu'aux dernieres bouses qui m'ont abimé les tympans.

Bon, donc :
- "Djekafo" Mamani Keita (No Format). Wé wé wé !
- un vieux mix de P'taah, avec plein de trucs jamais sortis, et pas dancefloor pour un sou. Enfoiré de west-coastien.
- Medeski Martin and Wood, le premier alboume je crois.
- Busdriver, pour me préparer au bonhomme, en live ce samedi soir.
- "Family affair" Sly and the family Stone (Epic/CBS), donc.

Allez, zou.