Oh ! Il y a un type qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Étienne Bardelli (mais en plus vieux) dans le dernier spot Foot Locker :
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24 septembre 2020
10 juin 2006
MOUAIRF
Y'avait donc une groooooosse soirée hier, bon, j'ai du passer 2% des skeuds que j'avais pris avec moi donc pas de playlist cette fois, mais quelques photos un peu plus bas.
Vite fait, la bonne news c'est que Jim Woodring sera bien invité ET exposé au prochain festoche d'Angoulême. Que ces batards s'organisent correctement et accordent à tous les éditeurs une réelle visibilité digne de ce nom, et cette éditon pourrait être un bien bon moment, car, comme chacun sait, Frank est Dieu et Jim Woodring son prophète. Pushpaw akbar.
Et "Frank 2", le second bouquin "en français" (à L'Association, bien évidemment), sortira en septembre ; d'ailleurs, plein de bons bouquins en prévision : "Panier de singe", un nouveau Ruppert & Mulot (une Ciboulette à l'Asso), une Mimolette d'El Don Guillermo (Misma represent) intitulée "Prelude to a kiss", un truc de 200 pages signées Jeff Soto, Dave Cooper, Tim Biskup, Jeremy Fish, Anders Nilsen, Martin Cenreda, Sammy Harkham, R. Kikuo Johnson -qu'on croise également dans le prochain "C'est bon"-... et nommé "Beasts" (chez Fanta), un nouveau Peter Kuper (l'adaptation de "La jungle" de Upton Sinclair) chez Rackham, le "Canetor" de Pirus et Schlingo regroupé aux Requins, la réédition attendue du "Hicksville" d'Horrocks (toujours à L'Asso), un nouveau Lapin, un collectif de la Cinquième Couche prometteur ("Le coup de grâce")... Bref.
Plein de bons bouquins.
Autre chose concernant les bouquins : pendant que chacun avance ses pions dans la mélasse qui s'installe (non, l'éditon ne se porte plus si bien que cela, "les chiffres" le montrent et les professionnels le ressentent désormais de manière tangible), à grand renfort de propagande éhontée ou de gestes commerciaux peu scrupuleux (ah, ce june, quel sale gauchiste), certains se rendent compte que la meilleure manière d'envisager l'avenir "à plusieurs" (lire : avec tous les acteurs de la "chaîne du livre") est de communiquer, tout simplement, et d'échanger propositions, "dans un esprit de solidarité interprofessionnelle, sans dictat ni chantage" ; belle formule avancée par Le Comptoir des Indépendants, distributeur de la grande majorité des éditeurs dits "alternatifs", dans le numéro 64 de "La gazette du Comptoir" (août/septembre 2006), un organe de communication en passe de quitter le strict domaine professionnel pour être distribué gracieusement au lectorat via les libraires qui en feront la demande pour leur clientèle.
Le livre va mal, et les "petits", comme certains le prévoyaient depuis déjà quelques années, seront les premiers à trinquer. On pourra s'étendre à qui mieux-mieux sur le thème de "à qui la faute", que cela ne réglera pas grand chose, car si la crise annoncée s'amorçe clairement, manifestement, la plupart des "acteurs du marché" n'en ont pas grand chose à battre, au vu des calendriers de sorties pour les mois et la rentrée à venir.
Je pense humblement que malgré les condescendances des "forces de vente" de bien des éditeurs ("oui, c'est vrai, mon pauvre, je vous plaint, ca doit être dur de gérer tout ça, mais regardez donc ce premier tome de notre nouvelle série, livré en 5 versions différentes, vous en voulez combien de boxs ?"), la rentrée 2006 devrait éclater les statistiques, une nouvelle fois, et malgré des chiffres qui devraient plutôt inciter à reconsidérer les politiques commerciales... Le bon vieux discours pessimiste (autant de visions du livre que d'éditeurs), quoi...
Bref.
De papier à papier autocollant, il n'y qu'un pas, zou : Les Sticker international Awards, ca sonne comme une blague mais en fait non. Le jury ? Dom Murphy de Stickernation, Chris Sauve d'Adbusters, Andreas de Stickma, entre autres...
Et vite fait encore (avant un weekend prévu à chiller sous le soleil, parce que bon), quelques photos de la soirée d'hier à l'Asylum, avec aux platines Akroe, Krsn, Tacteel, le jeune Charlie, Feetwan et moi-même, et avec pleeeeeeiiiiiiiin de monde.

Akroe, Krsn, Tacteel, Besancon, juin 2006.

KRSN versus Tacteel.

Marco Turunen represent, black hole style, versus YaKid-K meets ItaloDisco revival.
En vrac, merci à Zo aka la chauve-souris, Narqo aka la tonsure, Serge la pute, Dirty Howie, Fred le rectum nantais, Panzy Balthouse, Mehdi le Mehdi, Jeff et Cécile, Laure from le garage, Jay from Prisuniq, Alcor aka Casual Dijon, Tom & Maud from Roma, Mitchum (sans Pushpaw), le Butter crew, tout plein d'Institubés à bloc, et toute la smala présente, bref, ca faisait plaisir de voir plein de gens cools.
Dur réveil ce matin...

Pas mal de monde, et un flash mal réglé.

Et encore, là, c'est que l'extérieur, hein.
Et même pas une seule toph de mon bro Feetwan, qui représentait encore à plus de 3h en me laissant des messages downtempo depuis un obscur after... Voilà ce que c'est d'aller boire des bières avec les gens : on coince dehors puis la soirée est finie, voilà. Tssss.
Bon weekend, et à bientôt, encore que.
Vite fait, la bonne news c'est que Jim Woodring sera bien invité ET exposé au prochain festoche d'Angoulême. Que ces batards s'organisent correctement et accordent à tous les éditeurs une réelle visibilité digne de ce nom, et cette éditon pourrait être un bien bon moment, car, comme chacun sait, Frank est Dieu et Jim Woodring son prophète. Pushpaw akbar.
Et "Frank 2", le second bouquin "en français" (à L'Association, bien évidemment), sortira en septembre ; d'ailleurs, plein de bons bouquins en prévision : "Panier de singe", un nouveau Ruppert & Mulot (une Ciboulette à l'Asso), une Mimolette d'El Don Guillermo (Misma represent) intitulée "Prelude to a kiss", un truc de 200 pages signées Jeff Soto, Dave Cooper, Tim Biskup, Jeremy Fish, Anders Nilsen, Martin Cenreda, Sammy Harkham, R. Kikuo Johnson -qu'on croise également dans le prochain "C'est bon"-... et nommé "Beasts" (chez Fanta), un nouveau Peter Kuper (l'adaptation de "La jungle" de Upton Sinclair) chez Rackham, le "Canetor" de Pirus et Schlingo regroupé aux Requins, la réédition attendue du "Hicksville" d'Horrocks (toujours à L'Asso), un nouveau Lapin, un collectif de la Cinquième Couche prometteur ("Le coup de grâce")... Bref.
Plein de bons bouquins.
Autre chose concernant les bouquins : pendant que chacun avance ses pions dans la mélasse qui s'installe (non, l'éditon ne se porte plus si bien que cela, "les chiffres" le montrent et les professionnels le ressentent désormais de manière tangible), à grand renfort de propagande éhontée ou de gestes commerciaux peu scrupuleux (ah, ce june, quel sale gauchiste), certains se rendent compte que la meilleure manière d'envisager l'avenir "à plusieurs" (lire : avec tous les acteurs de la "chaîne du livre") est de communiquer, tout simplement, et d'échanger propositions, "dans un esprit de solidarité interprofessionnelle, sans dictat ni chantage" ; belle formule avancée par Le Comptoir des Indépendants, distributeur de la grande majorité des éditeurs dits "alternatifs", dans le numéro 64 de "La gazette du Comptoir" (août/septembre 2006), un organe de communication en passe de quitter le strict domaine professionnel pour être distribué gracieusement au lectorat via les libraires qui en feront la demande pour leur clientèle.
Le livre va mal, et les "petits", comme certains le prévoyaient depuis déjà quelques années, seront les premiers à trinquer. On pourra s'étendre à qui mieux-mieux sur le thème de "à qui la faute", que cela ne réglera pas grand chose, car si la crise annoncée s'amorçe clairement, manifestement, la plupart des "acteurs du marché" n'en ont pas grand chose à battre, au vu des calendriers de sorties pour les mois et la rentrée à venir.
Je pense humblement que malgré les condescendances des "forces de vente" de bien des éditeurs ("oui, c'est vrai, mon pauvre, je vous plaint, ca doit être dur de gérer tout ça, mais regardez donc ce premier tome de notre nouvelle série, livré en 5 versions différentes, vous en voulez combien de boxs ?"), la rentrée 2006 devrait éclater les statistiques, une nouvelle fois, et malgré des chiffres qui devraient plutôt inciter à reconsidérer les politiques commerciales... Le bon vieux discours pessimiste (autant de visions du livre que d'éditeurs), quoi...
Bref.
De papier à papier autocollant, il n'y qu'un pas, zou : Les Sticker international Awards, ca sonne comme une blague mais en fait non. Le jury ? Dom Murphy de Stickernation, Chris Sauve d'Adbusters, Andreas de Stickma, entre autres...
Et vite fait encore (avant un weekend prévu à chiller sous le soleil, parce que bon), quelques photos de la soirée d'hier à l'Asylum, avec aux platines Akroe, Krsn, Tacteel, le jeune Charlie, Feetwan et moi-même, et avec pleeeeeeiiiiiiiin de monde.

Akroe, Krsn, Tacteel, Besancon, juin 2006.

KRSN versus Tacteel.

Marco Turunen represent, black hole style, versus YaKid-K meets ItaloDisco revival.
En vrac, merci à Zo aka la chauve-souris, Narqo aka la tonsure, Serge la pute, Dirty Howie, Fred le rectum nantais, Panzy Balthouse, Mehdi le Mehdi, Jeff et Cécile, Laure from le garage, Jay from Prisuniq, Alcor aka Casual Dijon, Tom & Maud from Roma, Mitchum (sans Pushpaw), le Butter crew, tout plein d'Institubés à bloc, et toute la smala présente, bref, ca faisait plaisir de voir plein de gens cools.
Dur réveil ce matin...

Pas mal de monde, et un flash mal réglé.

Et encore, là, c'est que l'extérieur, hein.
Et même pas une seule toph de mon bro Feetwan, qui représentait encore à plus de 3h en me laissant des messages downtempo depuis un obscur after... Voilà ce que c'est d'aller boire des bières avec les gens : on coince dehors puis la soirée est finie, voilà. Tssss.
Bon weekend, et à bientôt, encore que.
18 mai 2006
JURA, POTES, ARRIVAGES POSTAUX
Vite fait, parce que même au plus profond de mes petites vacances, mon petit blog me manque, quelques trucs en vrac, mais vite fait, hein. En vacances depuis samedi dernier, donc, et je dois bien admettre qu'à part me vautrer dans un fauteuil en attendant la fin de pluie, un bouquin à la main, j'ai pas foutu grand chose, à part pousser quelques disques sur les platines.
Une migraine ophtalmique et quelques crampes de doigt plus tard...
Reçu pas mal de trucs : le nouveau Derapage Comix (déjà le 3ème, mazette que sont productifs ces deux espèces de belges que sont Dampremy Jack et Marshall Joe !), une tripotée du "Liltrip Polychrome", ouvrage à quatre mains, quelques bombes de peinture et un objectif d'appareil photo, et signé Akroe et Krsn.
En parlant des deux meussieurs, c'est donc confirmé (le fly arrive et sera posté avant la semaine prochaine) :
Vendredi 9 juin 2006, Akroe & Krsn à la librairie pour une rencontre-dédicace de "Liltrip polychrome".
Le soir, les oreilles saigneront du côté de l'Asylum (Besançon, à deux pas de la lib), avec dj Rokea, Krsn, Feetwan et moi-même, avec en very specheul guest, monsieur Tacteel. Ca devrait être une grosse grosse soirée. Viendez nombreux.

Je rangerais mon bureau si je veux.
Mardi 16, tracé très tôt dans le Jura pour une journée famille. Après une matinée avec mon frère, Drine me rejoint et on passe l'après-midi chez ma soeur et mon beauf, à jouer notamment aux cartes Marvel avec mon petit neveu de bientôt 5 ans, impec... Arès ça, retrouvé quelques potes (Elise, Alcor, Tom db, et Dude) pour une soirée bien tranquille, terrasse, puis restau, puis squatt et discussion quelque part au centre d'une ville aussi morte qu'elle l'était lorsque nous l'avons quasiment tous quitté, tous les bars étant bien évidemment fermés...
Et hop, le blog se transforme momentanément en photoblog...

Trois gros nases, hin hin hin.

Tom et Elise.

Dole de nuit, part.1

Dole de nuit, part.2

Jura reprazent, part. 546846984.
Après tout ça, retour chez la frangine et retour sur besançon le mercredi.
A retenir de ces 2 derniers jours :
- le chien de mon frangin est une vraie débroussailleuse poilue,
- mon petit neveu kiffe Octopus, la Chose et Hulk, mais n'aime ni Wolverine, ni Spider-Man, ni Angel... C'est plus ce que c'était, hein...
- cette maudite ville de Dole est donc plus morte que jamais,
- Dude est un vrai seigneur, gloire à lui, allelluia tout ça. Ca se paiera mercredi prochain... Hopefully.
Pas trop le temps de poster, disais-je, même pas pour checker les disques qui trainent devant les platines.
Hop, qu'à cela ne tienne, dans le cadre d'un projet en cours, j'ai remis la main sur pas mal de vieilles saloperies...
Voilà une playlist datant de 9 ans, à quelques jours près :

Allez, zou, bientôt encore des conneries ici, ou ailleurs.
Ou pas, et ca sera peut-être pas plus mal.
Une migraine ophtalmique et quelques crampes de doigt plus tard...
Reçu pas mal de trucs : le nouveau Derapage Comix (déjà le 3ème, mazette que sont productifs ces deux espèces de belges que sont Dampremy Jack et Marshall Joe !), une tripotée du "Liltrip Polychrome", ouvrage à quatre mains, quelques bombes de peinture et un objectif d'appareil photo, et signé Akroe et Krsn.
En parlant des deux meussieurs, c'est donc confirmé (le fly arrive et sera posté avant la semaine prochaine) :
Vendredi 9 juin 2006, Akroe & Krsn à la librairie pour une rencontre-dédicace de "Liltrip polychrome".
Le soir, les oreilles saigneront du côté de l'Asylum (Besançon, à deux pas de la lib), avec dj Rokea, Krsn, Feetwan et moi-même, avec en very specheul guest, monsieur Tacteel. Ca devrait être une grosse grosse soirée. Viendez nombreux.

Je rangerais mon bureau si je veux.
Mardi 16, tracé très tôt dans le Jura pour une journée famille. Après une matinée avec mon frère, Drine me rejoint et on passe l'après-midi chez ma soeur et mon beauf, à jouer notamment aux cartes Marvel avec mon petit neveu de bientôt 5 ans, impec... Arès ça, retrouvé quelques potes (Elise, Alcor, Tom db, et Dude) pour une soirée bien tranquille, terrasse, puis restau, puis squatt et discussion quelque part au centre d'une ville aussi morte qu'elle l'était lorsque nous l'avons quasiment tous quitté, tous les bars étant bien évidemment fermés...
Et hop, le blog se transforme momentanément en photoblog...

Trois gros nases, hin hin hin.

Tom et Elise.

Dole de nuit, part.1

Dole de nuit, part.2

Jura reprazent, part. 546846984.
Après tout ça, retour chez la frangine et retour sur besançon le mercredi.
A retenir de ces 2 derniers jours :
- le chien de mon frangin est une vraie débroussailleuse poilue,
- mon petit neveu kiffe Octopus, la Chose et Hulk, mais n'aime ni Wolverine, ni Spider-Man, ni Angel... C'est plus ce que c'était, hein...
- cette maudite ville de Dole est donc plus morte que jamais,
- Dude est un vrai seigneur, gloire à lui, allelluia tout ça. Ca se paiera mercredi prochain... Hopefully.
Pas trop le temps de poster, disais-je, même pas pour checker les disques qui trainent devant les platines.
Hop, qu'à cela ne tienne, dans le cadre d'un projet en cours, j'ai remis la main sur pas mal de vieilles saloperies...
Voilà une playlist datant de 9 ans, à quelques jours près :

Allez, zou, bientôt encore des conneries ici, ou ailleurs.
Ou pas, et ca sera peut-être pas plus mal.
2 mai 2006
Pacôme, the pharcyde, allo-stop.
Si vous êtes une copine ou un copain, et si vous êtes dans le secteur, j'ai une mauvaise nouvelle pour vous.Un futur déménagement va vraiment s'imposer, et je sais ce que vous pensez. 8)
D'abord, j'ai vicieusement maltraité mes potes durant de longues années d'un endroit à l'autre, les faisant porter cartons de bouquins et caisses de disques, pour le plus grand malheur de leur colonne vertébrale ; au fil des années, je me suis faite une réputation de mec super chiant qui déménage au moins une fois par an, et je ne parle même pas des plans qui s'avérent vraiment, vraiment super-foireux (qui a parlé de l'emménagement à Paname ?)...
Bon, eh bien nous y voilà : en attendant de quitter la région (oui oui, la brune et moi y pensons toujours, de plus en plus, et 2007 pourrait bien être le moment opportun pour s'éloigner réellement), nous allons aller de Besançon à... Besançon (pour la 6ème fois consécutive), et la vraie mauvaise nouvelle, c'est que depuis la semaine dernière, j'ai une nouvelle groooosse cargaison de skeuds qui a atteri dans le secteur, le copain Jay décollant prochainement et m'ayant laissé disques et platines le temps d'un séjour outre-atlantique.
Bon, voilà au moins un truc sur lequel personne ne va me relancer... En tout cas pas les potes dans le coin.
Quoi de neuf sinon ?
=> Le gars Christophe Gaultier, aussi brillant (surtout la nuit, un peu comme une grosse luciole) que sympa (surtout la nu... euh nan rien), n'a pas arrêté de dédicacer ses bouquins samedi dernier à la lib.

Une petite photo de la fin de journée, alors que les piles initiales de bouquins s'étaient évaporées dans les sacs des gens, et que le gaillard avait descendu plusieurs cartouches d'encre de son pinceau. Patient, talentueux, 12 milliards de projets en cours, et en plus le mec prend le temps de passer nous voir.
Ils sont cools, ces auteurs de bande dessinée, bordel ; par contre, faut bien vérifier l'horaire de départ de leur train de retour le dimanche, parce que c'était quand même juste-juste, hein... Hum. 8)
=> Akroe et KRSN viennent de nous pondre une nouvelle saloperie, sobrement intitulée "Liltrip polychrome" (je tiens à préciser que j'ai pas encore maté le bouquin, mais les ceusses qui connaissent le travail de cesputains de sales vandales de merde de ces deux brillants zozos savent déjà que ca vaut le coup, d'entrée) :

"Depuis leurs premières peintures, Akroe et Krsn sont inspirés par les lieux vierges et abandonnés. Régulièrement, ils partent seuls ou se retrouvent pour peindre à la recherche de nouveaux endroits, souvent situés dans des coins improbables de nos campagnes ou a l’étranger. Suite à ces nombreuses productions, le duo décide d'autoproduire un livre sur la majeure partie de leurs peintures depuis 2003. A la manière d'un carnet de voyage. L'expo "Liltrip Polychrome" présentera les photos du livre et des images inédites autour d’une mise en scène."
A noter que l'expo est visible jusqu'au 27 mai 2006 chez la feignasse canine, merci Romuald au Lazydog (2 passage Thiéré (Paris 11eme), Metro Ledru Rollin, ligne 8).
J'apprend de source sûre qu'il n'est pas exclu du tout que notre Wonder Duo passe par Besançon pour fêter la sortie du livre en question (mise au point d'une petite rencontre/dédicace), avec qui plus est dans ses bagages un certain dj/producteur officiant dans leur environnement très proche... Ca sent le "Musclor" dans le soundsystem, tout ça ! Miam. On en recause dès qu'une date tombe.
=> un peu de skate entre 2 nuages, juste le temps d'aller constater que je ne rentre pas plus d'un ollie sur 3 ; ca m'apprendra à mater la dernière vidéo Cliché, "Hello Jojo", ou des zozos un peu enervés rident des fontaines bisontines, ca motive mais la réalité finit toujours par me rattraper, évidemment. Je verrais ça l'année prochaine. Ou dans une autre vie.
=> Ce week-end, c'est la Saint Pacôme !
Tous à Strasbourg pour saluer (ou découvrir) le boulot des furieux de l'Institut Pacôme, micro-éditeur dont les magnifiques ouvrages (qui tiennent davantage du bel objet) méritent le détour. De vendredi 5 au dimanche 7 mai, à Strasbourg, donc.
=> Nothing but geeks, part. 231874 : j'ai beau rien vouloir en attendre, le trailer de X-Men 3 m'a quand même vachement motivé.
Voilà ce que c'est, de toucher à mes rêves de môme : dans la bande annonce, Phénix est aux côtés de Magneto, Marko se refait la pub Levis à sa manière ("Un mur ? Où çà, un mur ?"), les Morlocks ont l'air nombreux, Angel et the Beast sont du voyage...
La bande annonce insiste sur un supposé aspect sombre de la franchise X (ouais, on s'attend quand même à autre chose que Barbapapa si ce troisième film suit un peu le Dark Phoenix, mais dieu sait ce que va en faire Hollywood), avec des héros en rang d'oignons, dans l'attente d'une action imminente (un peu comme si c'était Arthur Adams qui était metteur en scène), je me demande bien ce qu'ils nous en ont fait.
Une chose est sûre, c'est que je serais, bon mouton que je suis, en première ligne pour le jour de la sortie, avec copain Dude à côté.
Eh, je n'ai pas succombé à "V pour Vendetta" (aucune des adaptations de l'oeuvre de Moore ne m'ayant convaincu suffisemment pour que j'ose remettre le couvert, même si les amateurs du barbu ont l'air moins en colère qu'à l'accoutumée...), c'est déjà pas mal, faut pas trop m'en demander, non plus...
=> Lu que des bandes dessinées, ces derniers jours...
- "Mon Killoffer de poche", par François Ayrolles (L'Association) : cette petite Patte de Mouche est un formidable hommage à cette entité hors-norme qu'est le Killoffer, auteur doué d'un égo apparemment à la hauteur de son talent (énormes tous deux, si j'en crois les legendes urbaines - le Killo étant de toutes manières à des années lumières de mes naïves considérations toutes terriennes).
Ayrolles maitrisant aussi bien, quand à lui, le sens de la dérision que le pinceau souple, voici donc une parfaite introduction pour la lecture suivante...
- "Le rock et si je ne m'abuse le roll", par Killoffer (L'Association), tiens-donc.
Bon, Killoffer, c'est comme l'aneth sur les crêpes au froment, on aime ou on déteste ; moi, j'ai perdu toute notion d'objectivité au fur et à mesure que L'asso sortait ses Lapins (Killo y figurant de manière grandiose quasi-systématiquement), après avoir remarqué le zozo et son sens du degradé quasi-mystique dans le Psykopat (ca commence à dater, hein). Plus bavard que son chef d'oeuvre (c'est mon blog, je dis ce que je veux) "676 apparitions", cette courte Patte de Mouche (vibrant plaidoyer pour le sweat à rayures) saura satisfaire tous les amateurs du noir et blanc divin du bonhomme, et l'histoire qu'il nous conte, du début à la fin, est une petite tentative d'apnée réussie juste à la frontière du monde réel et du monde de Killo. Et c'est tout simplement classe, as usual.
- Delcourt, si je dis pas de conneries, prend du retard sur la sortie française de "Murder me dead" du génial Lapham, mais tient les délais de bouses comme le "Bodybags" de Jason Pearson, vaine tentative de faire du divertissement mature (lire "un peu de cul, un peu de bourrin, pas mal de dialogues dégueus"), mais qui échoue, Pearson s'emmêlant les pinceaux (mal nettoyés, au passage) entre une narration super pauvre et un scénario pas plus avançé : un boeuf plus à l'aise dans le maniement des gros calibres que dans les relations humaines retrouve enfin sa fille, une ado très mature pour son âge qui tient de papa quand il s'agit de kalashnikover à tout va. C'est pauvre, les dialogues sont horribles, on tient pas 3 pages. Je crois que Pearson s'y est repris à plusieurs fois sur cette (mini ?) série, j'ose espèrer qu'il s'agit du premier arc (?), et que la suite est moins nase. Bon, on s'en fout, de toutes façons.
- J'avais, je crois, déjà dit tout le bien que je pensais du "Pedro and me" de Judd Winick. Le bouquin vient d'être traduit en français, et le résultat proposé par les éditions Ca et Là, une fois de plus, tient bien la route.
Cà et Là, quoi qu'on en dise (bouquins un peu chers, quoique dans le cas de "Pedro et moi", ca reste acceptable), s'impose déjà comme un éditeur spécialisé dans la traduction réussie : on est loin des approximations (expressions littérales dégueues, coquilles toutes les 12 pages) de Rackam ou des manques de rigueur (vocable appauvri, dialogues dépouillés de leur sens premier) de Delcourt.
La manière qu'à Winick d'aborder le HIV et le SIDA (le sujet du bouquin, par le biais d'un témoignage d'amitié de 200 pages) font largement oublier une narration bizarrement rythmée, un découpage un peu bancal, ou un dessin parfois un peu hésitant ; les dialogues, la façon d'aborder de tels sujets, sont brillants, et évitent intelligemment le piège du pathos merdique façon téléfilm M6.
Chouette bouquin.
- "Die europanichos assimil" par Benoit Jacques (L'Association).
Une méthode Assimil impeccable pour tous ceux qui ne maitriseraient pas encore l'esperanto euro-débile. Idéal pour se prendre une monstre murge aux quatre coins du vieux continent, tout en évitant les pièges à touristes. Vachement drôle, vachement bien fichu, et très très con.
- "Capucin : la mauvaise pente" par Florence Dupré-La Tour (Bayou/Gallimard) : un petit bouquin attachant et réussi, même si les influences, scénaristiques comme graphiques, sont encore trop présentes pour en faire une réussite totale.
Néammoins, cette jeune auteur propose une tranche d'aventures (avec un grand A) du petit Capucin, qui se retrouve à devoir se sortir du mauvais pas dans lequel la vie l'a jeté. Abandonné par les siens, progéniture d'anciens nobles (aujourd'hui déchus par la faute d'un mééééééchant qui devra bien payer un jour...), Capucin, accompagné par son seul -et peu motivé- destrier (tous deux sortes de bâtards Sfaro-Mizukoien, pour faire simple et rapide) séduisent à grand renfort de fantaisie (au sens non-péoratif du terme) et de liberté de ton.
Le fait qu'un tel bouquin sorte dans la collection dirigée par Sfar sera une perche tendue aux détracteurs de la demoiselle, ancienne collaboratrice sur le dessin animé Petit vampire, "Capucin" rappelant tout de même énormément la manière d'écrire ET de dessiner du "boss" ; ce qui n'enlève rien au talent de la dame. Attendons un peu la suite, et un peu d'émancipation ?
- "Fraise et chocolat" d'Aurelia Aurita. Et là, je suis bien emmerdé...
Parce que, d'abord, j'avais adoré "Angora", le premier bouquin de la demoiselle, lors de sa sortie ; graphiquement, j'avais été totalement séduit, et les historiettes de cet ouvrage m'avait réellement enthousiasmé. Aurelia Aurita tournait déjà autour de son nombril, de manière ultra-narcissique, mais plutot plaisante : maniérée à un tel point qu'on ne pouvait que suivre ses états d'âme à distance, sans voyeurisme mais avec une curiositée atisée par des réflexions assez inédites alors.
Dans "Fraise et chocolat", elle descend d'un cran et tourne donc autour de son cul (pour faire court).
Et je suis donc très, très partagé : je suis ravi de voir qu'une nana livre une tranche d'autobio-cul plutot joviale et jouissive (c'est le cas de le dire), ca change de la tonalité maussade souvent en vigueur dans ce type de récit, ok.
Et un point de vue féminin sur le cul, c'est trop rare pour qu'on ne l'apprécie pas à sa juste valeur, ok. Après tout, la littérature, le cinéma, me semblent avoir été davantage utilisés par les femmes pour raconter ce genre d'histoires. Une fois de plus, le manque de nénéttes dans la bande dessinée fait passer ce type de bouquins pour un petit évenement en soi, alors que l'on ne compte plus les bouquins signés par des hommes qui parlent de leur vie sexuelle (pour le meilleur et pour le pire). On pouvait donc se dire que "Fraise..." allait apporter une grosse pierre à la parité dans les témoignages emplis de sexe, côté féminin.
Mais voilà : je n'ai pas vu/lu grand chose d'autre qu'une longue déblatération de plans cul, comme une sorte de manifeste pro-charnel, comme une liste de "trucs à faire/faits", mis bout à bout (hum) sans réelle construction, sans grande attention portée à un quelconque rythme.
Alors on se frotte doucement au bouquin, on fait vite des parallèles, des comparaisons entre nos histoires de cul et celles de l'auteur, fatalement. Et très vite, on se dit que tout ça aurait pu être autrement plus satisfaisant si Aurelia Aurita avait pris le temps, un peu plus de temps, à raconter "le reste" : la passion amoureuse, les vertiges, la fusion physique et les explorations, les découvertes, les furieux enthousiasmes et les premières déceptions, bref, le tronc commun des scénes vécues par tout jeune couple : voilà déjà bien des choses à dire, bien des choses à raconter.
L'échange entre Aurelia et son amant est bien là, on se rend compte que chacun à l'air de jouir réellement d'une histoire sexuelle idéale, partagée, épanouie : le plaisir ne se donne ni ne se reçoit, au fond (hum), mais s'échange incessament, plutôt.
Mais dans "Fraise et chocolat", on virevolte de carresses en cunnis, de pipes en sodomies, en ne s'attardant guère sur ces vibrations inhérentes à toute passion naissante, à ces détails qui donnent encore plus de force à l'acte charnel ; c'est dommage, il y en a, mais on passe vite, trop vite, au concret, au cul d'Aurelia et à la bite de Boilet, donc. Un peu le cul pour le cul, donc. Soit.
Si on passe sur notre côté voyeur, bien flatté à la lecture de ce bouquin, il ne reste finalement pas grand chose de "Fraise et chocolat" ; Aurelia Aurita n'a pas le talent de certaines de ses aînées qui ont su, quant à elles, marrier vie sexuelle (vécue ou fantasmée) et vrai intérêt scénaristique.
Julie Doucet écartant les jambes et changeant de tampon m'a semblé autrement plus intéressant, plus constructif, plus... séduisant (non, je ne suis pourtant pas un fétichiste des serviettes usées, pas plus que je ne suis un obsédé des menstrues).
Par ailleurs, bien des récits super intimistes de Jenni Rope, de Roberta Gregory, ou d'Anna Sommer abordent le cul de manière aussi franche et crue, mais de manière plus... riche, je ne sais si c'est le bon mot, mais c'est le sentiment que ca mévoque en comparaison.
C'est d'autant moins facile pour moi de critiquer ce genre de bouquins que ma propre nana adore, dans ses petites historiettes dessinées, mettre en scène sa propre expérience, ses propres anecdotes, tournant souvent autour du cul, de la bite, et du reste.
Je ne suis pas forcément toujours client, d'ailleurs, mais au moins, je peux en parler avec elle et la questionner sur sa motivation, sur ses envies. J'ai alors l'impression que la gratuité des scènes de cul s'estompe, ou trouve une résonnance dans un "autre chose".
Et je n'ai pas l'impression que notre histoire soit des plus prudes (ceci dit, cela, tous les lecteurs de "Fraise et chocolat" pourront le dire plutot que d'avouer une pauvreté socialo-sexuelle, par exemple), mais je n'aime pas non plus particulièrement qu'elle oeuvre sur une "simple" histoire de cul. Le sexe en tant que seul sujet d'un bouquin, ca doit être rudement bien fait pour ne pas sombrer dans le purement gratuit, totalement superflu. Et c'est un peu le sentiment que j'ai après lecture de ce bouquin...
Reste la manière de faire, graphiquement parlant.
Aurelia Aurita a choisi l'économie de trait, aux antipodes des effets soignés, du style très poli qu'elle avait montré dans "Angora" ; et comme c'était précisemment cette façon de dessiner, d'encrer, qui m'avait séduit, j'ai été d'autant plus déçu à la lecture de "Fraise et chocolat"... Les presque-croquis vont droit au but, certes, le découpage semble spontané, probablement fait dans l'urgence d'exprimer un moment, une suite d'événements, de ressentiments, mais ne tient pas plus que sur 10 pages. Je me suis lassé très vite de ce parti-pris, et au final, je suis ressorti très déçu de cette lecture. Il ne faut pas lire le dernier ouvrage signé Frédéric Poincelet dans les mêmes temps : en voilà un qui a su mettre son habilité graphique au service de son récit, largement aussi cru, mais aux antipodes de cette approche purement et uniquement, gratuitement exhibo (on en reparlera).
On pourra rétorquer que Boilet aura assez parlé de sa bite dans ses bouquins, et que le point de vue d'une de ses partenaires ne sera que bienvenu...
On pourra appeler à une nouvelle exploration ego-trip, et insister sur la manière de citer les banalités du quotidien pour toucher à l'universalité de la sexualité...
On pourra s'arrêter sur le fait qu'une jeune femme exposant aussi ouvertement sa sexualité est suffisamment rare en bande dessinée pour qu'on dénigre le bouquin, et qu'il faudrait lui reconnaître des qualités un peu plus larges...
Qualités que "Fraise et chocolat" n'a pas, malheureusement.
Un bouquin dont la couverture sourit, mais finalement plutot attristant, à plus d'un titre.
=> Parmi les parisiens qui lisent ces mots (j'espère qu'il y en a au moins un ou deux, sinon j'ai encore l'air con), est-ce que certains n'iraient pas a Periscopages de Rennes, dans 15 jours ? J'irais bien faire un saut... Mais putain, c'est un peu loin pour mon budget de ce mois...
On air on radiojune :
=> Non, autant je veux bien reconnaître des qualités au boulot de Danger Mouse en général (même si je ne suis guère fan de ses dernières prods, je dois bien avouer), autant Gnarls Barkley n'a de vraiment bonnard que le nom (et quelques photos de presse, le marketting 2006, c'est efficace, hein). Je veux dire, "Crazy" est bien fichu, ok ; mais le reste de l'album est quand même assez chiant. Et Cee Lo fait ce qu'il peut, et se démerde même plutôt pas mal en chantant, mais il y a encore du boulot pour me faire oublier Goodie Mob, uh uh uh (nan je kiffe pas trop le dirty south, chacun son truc, hein).
=> Breakestra avec Choklate "take my time", sur myspace, chez Breakestra.
=> Ghislain Poirier vient de pondre une Solid Steel de 30 minutes.
Avec, entre autres, Jackson, Dabaaz, Shadetek, The Bug, Modeselektor, et le "Musclor" de Para One/TTC.
=> Mike Relm, quand à lui, balance un mix de mise en bouche en attendant "The return of Dr. Octagon", le nouvel album qu'il a produit, et qui s'annonce huuuuge.
Mike Relm, il est fort, et il est cool.
=> "Say hey there" d'Atmosphere, la vidéo, est dispo sur MTVU, chez Rhymesayers, et sur la myspace page d'Atmos'.

1. "Diggin' on blue" mixed by Pete Rock feat. Lord Jamar, Talib Kweli, Shabaam Sahdeeq, Shan J. Period... Un truc japonais ou Pete Rock passe à la moulinette des trucs comme Gene Harris, Herbie Hancock, Lee Morgan, Lonnie Smith... Une mixtape bizarre, la collision entre Pete Rock et Blue Note.
2. Ils devaient prendre du temps à démêler, les zozos de Chocolate Milk et leurs 8 afros... Circa RCA 1976, avec le père Allen Toussaint aux manettes.
3. Bordel de merde, dans la série "ça nous rajeunit pas", l'album "Labcabincalifornia" de The Pharcyde a plus de 10 ans ! Merde alors. Pas mal de trucs alors imparables, aujourd'hui classiques, avec notamment 6 prods du regretté Jay Dilla, bon ok c'était pas encore le maestro de ces dernières années, mais ca suffisait pour nous claquer la tronche quelque chose de sévère, déjà alors... Je me suis même surpris à me souvenir des premiers couplets de "groupie therapy", mot pour mot... Merde, ou est passé Fat Lip, encore ?!
4. "There's a riot goin' on" clamait alors la famille Stone ; depuis, Sly s'est fait pouser une crête mais il n'était pas aux manifs anti-CPE.
5. "Rapperfection/You suck/Syllable practice" par Edan, grosse claque de déjà 5 ans et pas une ride, merci Landspeed. Pur hip hop d'enculé.
6. Eu envie de récouter cet album d'Archie Shepp, "A sea of faces" (1975, le second Black Saint), sur lequel joue le pianiste Dave Burrell, qui passe par Besançon (avec Leena Conquest) le 19 mai 2006.
7. Shaaaaaaaron Jones and the Dap-Kings, "Naturally" ! La diva afro-funk sur le quatrième LP de chez Daptone.
8. Un mix radio de Fauna Flash (avec Jazztronik, Da Lata, Marcos Valle...), balançé par Compost en 2001.
9. "Ethiopian modern instrumentals hits", rien que le titre assure un max, déjà... une compil de trucs datant de 1696 (droit dans le trip des très bons "Ethiopiques" de chez Buda Musique), proposée en réédition en 2003 par les gens de L'Arôme productions ; avec Mulatu et la clique habituelle...
10. "Put your phazers on stun throw your health food skyward" par Earl Zinger, chez Red Egyptian.
11. Little Brothers (aka Phonte, Big Pooh et 9th Wonder), l'album "The listening" sorti en 2003 chez ABB. Tout n'est pas mortel mais bon, certaines prods sont vraiment fat.
Allez, zou.
Bientôt encore des conneries ici.
Ou ailleurs.
Ou pas, d'ailleurs.
D'abord, j'ai vicieusement maltraité mes potes durant de longues années d'un endroit à l'autre, les faisant porter cartons de bouquins et caisses de disques, pour le plus grand malheur de leur colonne vertébrale ; au fil des années, je me suis faite une réputation de mec super chiant qui déménage au moins une fois par an, et je ne parle même pas des plans qui s'avérent vraiment, vraiment super-foireux (qui a parlé de l'emménagement à Paname ?)...
Bon, eh bien nous y voilà : en attendant de quitter la région (oui oui, la brune et moi y pensons toujours, de plus en plus, et 2007 pourrait bien être le moment opportun pour s'éloigner réellement), nous allons aller de Besançon à... Besançon (pour la 6ème fois consécutive), et la vraie mauvaise nouvelle, c'est que depuis la semaine dernière, j'ai une nouvelle groooosse cargaison de skeuds qui a atteri dans le secteur, le copain Jay décollant prochainement et m'ayant laissé disques et platines le temps d'un séjour outre-atlantique.
Bon, voilà au moins un truc sur lequel personne ne va me relancer... En tout cas pas les potes dans le coin.
Quoi de neuf sinon ?
=> Le gars Christophe Gaultier, aussi brillant (surtout la nuit, un peu comme une grosse luciole) que sympa (surtout la nu... euh nan rien), n'a pas arrêté de dédicacer ses bouquins samedi dernier à la lib.

Une petite photo de la fin de journée, alors que les piles initiales de bouquins s'étaient évaporées dans les sacs des gens, et que le gaillard avait descendu plusieurs cartouches d'encre de son pinceau. Patient, talentueux, 12 milliards de projets en cours, et en plus le mec prend le temps de passer nous voir.
Ils sont cools, ces auteurs de bande dessinée, bordel ; par contre, faut bien vérifier l'horaire de départ de leur train de retour le dimanche, parce que c'était quand même juste-juste, hein... Hum. 8)
=> Akroe et KRSN viennent de nous pondre une nouvelle saloperie, sobrement intitulée "Liltrip polychrome" (je tiens à préciser que j'ai pas encore maté le bouquin, mais les ceusses qui connaissent le travail de ces

"Depuis leurs premières peintures, Akroe et Krsn sont inspirés par les lieux vierges et abandonnés. Régulièrement, ils partent seuls ou se retrouvent pour peindre à la recherche de nouveaux endroits, souvent situés dans des coins improbables de nos campagnes ou a l’étranger. Suite à ces nombreuses productions, le duo décide d'autoproduire un livre sur la majeure partie de leurs peintures depuis 2003. A la manière d'un carnet de voyage. L'expo "Liltrip Polychrome" présentera les photos du livre et des images inédites autour d’une mise en scène."
A noter que l'expo est visible jusqu'au 27 mai 2006 chez la feignasse canine, merci Romuald au Lazydog (2 passage Thiéré (Paris 11eme), Metro Ledru Rollin, ligne 8).
J'apprend de source sûre qu'il n'est pas exclu du tout que notre Wonder Duo passe par Besançon pour fêter la sortie du livre en question (mise au point d'une petite rencontre/dédicace), avec qui plus est dans ses bagages un certain dj/producteur officiant dans leur environnement très proche... Ca sent le "Musclor" dans le soundsystem, tout ça ! Miam. On en recause dès qu'une date tombe.
=> un peu de skate entre 2 nuages, juste le temps d'aller constater que je ne rentre pas plus d'un ollie sur 3 ; ca m'apprendra à mater la dernière vidéo Cliché, "Hello Jojo", ou des zozos un peu enervés rident des fontaines bisontines, ca motive mais la réalité finit toujours par me rattraper, évidemment. Je verrais ça l'année prochaine. Ou dans une autre vie.
=> Ce week-end, c'est la Saint Pacôme !
Tous à Strasbourg pour saluer (ou découvrir) le boulot des furieux de l'Institut Pacôme, micro-éditeur dont les magnifiques ouvrages (qui tiennent davantage du bel objet) méritent le détour. De vendredi 5 au dimanche 7 mai, à Strasbourg, donc.
=> Nothing but geeks, part. 231874 : j'ai beau rien vouloir en attendre, le trailer de X-Men 3 m'a quand même vachement motivé.
Voilà ce que c'est, de toucher à mes rêves de môme : dans la bande annonce, Phénix est aux côtés de Magneto, Marko se refait la pub Levis à sa manière ("Un mur ? Où çà, un mur ?"), les Morlocks ont l'air nombreux, Angel et the Beast sont du voyage...
La bande annonce insiste sur un supposé aspect sombre de la franchise X (ouais, on s'attend quand même à autre chose que Barbapapa si ce troisième film suit un peu le Dark Phoenix, mais dieu sait ce que va en faire Hollywood), avec des héros en rang d'oignons, dans l'attente d'une action imminente (un peu comme si c'était Arthur Adams qui était metteur en scène), je me demande bien ce qu'ils nous en ont fait.
Une chose est sûre, c'est que je serais, bon mouton que je suis, en première ligne pour le jour de la sortie, avec copain Dude à côté.
Eh, je n'ai pas succombé à "V pour Vendetta" (aucune des adaptations de l'oeuvre de Moore ne m'ayant convaincu suffisemment pour que j'ose remettre le couvert, même si les amateurs du barbu ont l'air moins en colère qu'à l'accoutumée...), c'est déjà pas mal, faut pas trop m'en demander, non plus...
=> Lu que des bandes dessinées, ces derniers jours...
- "Mon Killoffer de poche", par François Ayrolles (L'Association) : cette petite Patte de Mouche est un formidable hommage à cette entité hors-norme qu'est le Killoffer, auteur doué d'un égo apparemment à la hauteur de son talent (énormes tous deux, si j'en crois les legendes urbaines - le Killo étant de toutes manières à des années lumières de mes naïves considérations toutes terriennes).
Ayrolles maitrisant aussi bien, quand à lui, le sens de la dérision que le pinceau souple, voici donc une parfaite introduction pour la lecture suivante...
- "Le rock et si je ne m'abuse le roll", par Killoffer (L'Association), tiens-donc.
Bon, Killoffer, c'est comme l'aneth sur les crêpes au froment, on aime ou on déteste ; moi, j'ai perdu toute notion d'objectivité au fur et à mesure que L'asso sortait ses Lapins (Killo y figurant de manière grandiose quasi-systématiquement), après avoir remarqué le zozo et son sens du degradé quasi-mystique dans le Psykopat (ca commence à dater, hein). Plus bavard que son chef d'oeuvre (c'est mon blog, je dis ce que je veux) "676 apparitions", cette courte Patte de Mouche (vibrant plaidoyer pour le sweat à rayures) saura satisfaire tous les amateurs du noir et blanc divin du bonhomme, et l'histoire qu'il nous conte, du début à la fin, est une petite tentative d'apnée réussie juste à la frontière du monde réel et du monde de Killo. Et c'est tout simplement classe, as usual.
- Delcourt, si je dis pas de conneries, prend du retard sur la sortie française de "Murder me dead" du génial Lapham, mais tient les délais de bouses comme le "Bodybags" de Jason Pearson, vaine tentative de faire du divertissement mature (lire "un peu de cul, un peu de bourrin, pas mal de dialogues dégueus"), mais qui échoue, Pearson s'emmêlant les pinceaux (mal nettoyés, au passage) entre une narration super pauvre et un scénario pas plus avançé : un boeuf plus à l'aise dans le maniement des gros calibres que dans les relations humaines retrouve enfin sa fille, une ado très mature pour son âge qui tient de papa quand il s'agit de kalashnikover à tout va. C'est pauvre, les dialogues sont horribles, on tient pas 3 pages. Je crois que Pearson s'y est repris à plusieurs fois sur cette (mini ?) série, j'ose espèrer qu'il s'agit du premier arc (?), et que la suite est moins nase. Bon, on s'en fout, de toutes façons.
- J'avais, je crois, déjà dit tout le bien que je pensais du "Pedro and me" de Judd Winick. Le bouquin vient d'être traduit en français, et le résultat proposé par les éditions Ca et Là, une fois de plus, tient bien la route.
Cà et Là, quoi qu'on en dise (bouquins un peu chers, quoique dans le cas de "Pedro et moi", ca reste acceptable), s'impose déjà comme un éditeur spécialisé dans la traduction réussie : on est loin des approximations (expressions littérales dégueues, coquilles toutes les 12 pages) de Rackam ou des manques de rigueur (vocable appauvri, dialogues dépouillés de leur sens premier) de Delcourt.
La manière qu'à Winick d'aborder le HIV et le SIDA (le sujet du bouquin, par le biais d'un témoignage d'amitié de 200 pages) font largement oublier une narration bizarrement rythmée, un découpage un peu bancal, ou un dessin parfois un peu hésitant ; les dialogues, la façon d'aborder de tels sujets, sont brillants, et évitent intelligemment le piège du pathos merdique façon téléfilm M6.
Chouette bouquin.
- "Die europanichos assimil" par Benoit Jacques (L'Association).
Une méthode Assimil impeccable pour tous ceux qui ne maitriseraient pas encore l'esperanto euro-débile. Idéal pour se prendre une monstre murge aux quatre coins du vieux continent, tout en évitant les pièges à touristes. Vachement drôle, vachement bien fichu, et très très con.
- "Capucin : la mauvaise pente" par Florence Dupré-La Tour (Bayou/Gallimard) : un petit bouquin attachant et réussi, même si les influences, scénaristiques comme graphiques, sont encore trop présentes pour en faire une réussite totale.
Néammoins, cette jeune auteur propose une tranche d'aventures (avec un grand A) du petit Capucin, qui se retrouve à devoir se sortir du mauvais pas dans lequel la vie l'a jeté. Abandonné par les siens, progéniture d'anciens nobles (aujourd'hui déchus par la faute d'un mééééééchant qui devra bien payer un jour...), Capucin, accompagné par son seul -et peu motivé- destrier (tous deux sortes de bâtards Sfaro-Mizukoien, pour faire simple et rapide) séduisent à grand renfort de fantaisie (au sens non-péoratif du terme) et de liberté de ton.
Le fait qu'un tel bouquin sorte dans la collection dirigée par Sfar sera une perche tendue aux détracteurs de la demoiselle, ancienne collaboratrice sur le dessin animé Petit vampire, "Capucin" rappelant tout de même énormément la manière d'écrire ET de dessiner du "boss" ; ce qui n'enlève rien au talent de la dame. Attendons un peu la suite, et un peu d'émancipation ?
- "Fraise et chocolat" d'Aurelia Aurita. Et là, je suis bien emmerdé...
Parce que, d'abord, j'avais adoré "Angora", le premier bouquin de la demoiselle, lors de sa sortie ; graphiquement, j'avais été totalement séduit, et les historiettes de cet ouvrage m'avait réellement enthousiasmé. Aurelia Aurita tournait déjà autour de son nombril, de manière ultra-narcissique, mais plutot plaisante : maniérée à un tel point qu'on ne pouvait que suivre ses états d'âme à distance, sans voyeurisme mais avec une curiositée atisée par des réflexions assez inédites alors.
Dans "Fraise et chocolat", elle descend d'un cran et tourne donc autour de son cul (pour faire court).
Et je suis donc très, très partagé : je suis ravi de voir qu'une nana livre une tranche d'autobio-cul plutot joviale et jouissive (c'est le cas de le dire), ca change de la tonalité maussade souvent en vigueur dans ce type de récit, ok.
Et un point de vue féminin sur le cul, c'est trop rare pour qu'on ne l'apprécie pas à sa juste valeur, ok. Après tout, la littérature, le cinéma, me semblent avoir été davantage utilisés par les femmes pour raconter ce genre d'histoires. Une fois de plus, le manque de nénéttes dans la bande dessinée fait passer ce type de bouquins pour un petit évenement en soi, alors que l'on ne compte plus les bouquins signés par des hommes qui parlent de leur vie sexuelle (pour le meilleur et pour le pire). On pouvait donc se dire que "Fraise..." allait apporter une grosse pierre à la parité dans les témoignages emplis de sexe, côté féminin.
Mais voilà : je n'ai pas vu/lu grand chose d'autre qu'une longue déblatération de plans cul, comme une sorte de manifeste pro-charnel, comme une liste de "trucs à faire/faits", mis bout à bout (hum) sans réelle construction, sans grande attention portée à un quelconque rythme.
Alors on se frotte doucement au bouquin, on fait vite des parallèles, des comparaisons entre nos histoires de cul et celles de l'auteur, fatalement. Et très vite, on se dit que tout ça aurait pu être autrement plus satisfaisant si Aurelia Aurita avait pris le temps, un peu plus de temps, à raconter "le reste" : la passion amoureuse, les vertiges, la fusion physique et les explorations, les découvertes, les furieux enthousiasmes et les premières déceptions, bref, le tronc commun des scénes vécues par tout jeune couple : voilà déjà bien des choses à dire, bien des choses à raconter.
L'échange entre Aurelia et son amant est bien là, on se rend compte que chacun à l'air de jouir réellement d'une histoire sexuelle idéale, partagée, épanouie : le plaisir ne se donne ni ne se reçoit, au fond (hum), mais s'échange incessament, plutôt.
Mais dans "Fraise et chocolat", on virevolte de carresses en cunnis, de pipes en sodomies, en ne s'attardant guère sur ces vibrations inhérentes à toute passion naissante, à ces détails qui donnent encore plus de force à l'acte charnel ; c'est dommage, il y en a, mais on passe vite, trop vite, au concret, au cul d'Aurelia et à la bite de Boilet, donc. Un peu le cul pour le cul, donc. Soit.
Si on passe sur notre côté voyeur, bien flatté à la lecture de ce bouquin, il ne reste finalement pas grand chose de "Fraise et chocolat" ; Aurelia Aurita n'a pas le talent de certaines de ses aînées qui ont su, quant à elles, marrier vie sexuelle (vécue ou fantasmée) et vrai intérêt scénaristique.
Julie Doucet écartant les jambes et changeant de tampon m'a semblé autrement plus intéressant, plus constructif, plus... séduisant (non, je ne suis pourtant pas un fétichiste des serviettes usées, pas plus que je ne suis un obsédé des menstrues).
Par ailleurs, bien des récits super intimistes de Jenni Rope, de Roberta Gregory, ou d'Anna Sommer abordent le cul de manière aussi franche et crue, mais de manière plus... riche, je ne sais si c'est le bon mot, mais c'est le sentiment que ca mévoque en comparaison.
C'est d'autant moins facile pour moi de critiquer ce genre de bouquins que ma propre nana adore, dans ses petites historiettes dessinées, mettre en scène sa propre expérience, ses propres anecdotes, tournant souvent autour du cul, de la bite, et du reste.
Je ne suis pas forcément toujours client, d'ailleurs, mais au moins, je peux en parler avec elle et la questionner sur sa motivation, sur ses envies. J'ai alors l'impression que la gratuité des scènes de cul s'estompe, ou trouve une résonnance dans un "autre chose".
Et je n'ai pas l'impression que notre histoire soit des plus prudes (ceci dit, cela, tous les lecteurs de "Fraise et chocolat" pourront le dire plutot que d'avouer une pauvreté socialo-sexuelle, par exemple), mais je n'aime pas non plus particulièrement qu'elle oeuvre sur une "simple" histoire de cul. Le sexe en tant que seul sujet d'un bouquin, ca doit être rudement bien fait pour ne pas sombrer dans le purement gratuit, totalement superflu. Et c'est un peu le sentiment que j'ai après lecture de ce bouquin...
Reste la manière de faire, graphiquement parlant.
Aurelia Aurita a choisi l'économie de trait, aux antipodes des effets soignés, du style très poli qu'elle avait montré dans "Angora" ; et comme c'était précisemment cette façon de dessiner, d'encrer, qui m'avait séduit, j'ai été d'autant plus déçu à la lecture de "Fraise et chocolat"... Les presque-croquis vont droit au but, certes, le découpage semble spontané, probablement fait dans l'urgence d'exprimer un moment, une suite d'événements, de ressentiments, mais ne tient pas plus que sur 10 pages. Je me suis lassé très vite de ce parti-pris, et au final, je suis ressorti très déçu de cette lecture. Il ne faut pas lire le dernier ouvrage signé Frédéric Poincelet dans les mêmes temps : en voilà un qui a su mettre son habilité graphique au service de son récit, largement aussi cru, mais aux antipodes de cette approche purement et uniquement, gratuitement exhibo (on en reparlera).
On pourra rétorquer que Boilet aura assez parlé de sa bite dans ses bouquins, et que le point de vue d'une de ses partenaires ne sera que bienvenu...
On pourra appeler à une nouvelle exploration ego-trip, et insister sur la manière de citer les banalités du quotidien pour toucher à l'universalité de la sexualité...
On pourra s'arrêter sur le fait qu'une jeune femme exposant aussi ouvertement sa sexualité est suffisamment rare en bande dessinée pour qu'on dénigre le bouquin, et qu'il faudrait lui reconnaître des qualités un peu plus larges...
Qualités que "Fraise et chocolat" n'a pas, malheureusement.
Un bouquin dont la couverture sourit, mais finalement plutot attristant, à plus d'un titre.
=> Parmi les parisiens qui lisent ces mots (j'espère qu'il y en a au moins un ou deux, sinon j'ai encore l'air con), est-ce que certains n'iraient pas a Periscopages de Rennes, dans 15 jours ? J'irais bien faire un saut... Mais putain, c'est un peu loin pour mon budget de ce mois...
On air on radiojune :
=> Non, autant je veux bien reconnaître des qualités au boulot de Danger Mouse en général (même si je ne suis guère fan de ses dernières prods, je dois bien avouer), autant Gnarls Barkley n'a de vraiment bonnard que le nom (et quelques photos de presse, le marketting 2006, c'est efficace, hein). Je veux dire, "Crazy" est bien fichu, ok ; mais le reste de l'album est quand même assez chiant. Et Cee Lo fait ce qu'il peut, et se démerde même plutôt pas mal en chantant, mais il y a encore du boulot pour me faire oublier Goodie Mob, uh uh uh (nan je kiffe pas trop le dirty south, chacun son truc, hein).
=> Breakestra avec Choklate "take my time", sur myspace, chez Breakestra.
=> Ghislain Poirier vient de pondre une Solid Steel de 30 minutes.
Avec, entre autres, Jackson, Dabaaz, Shadetek, The Bug, Modeselektor, et le "Musclor" de Para One/TTC.
=> Mike Relm, quand à lui, balance un mix de mise en bouche en attendant "The return of Dr. Octagon", le nouvel album qu'il a produit, et qui s'annonce huuuuge.
Mike Relm, il est fort, et il est cool.
=> "Say hey there" d'Atmosphere, la vidéo, est dispo sur MTVU, chez Rhymesayers, et sur la myspace page d'Atmos'.

1. "Diggin' on blue" mixed by Pete Rock feat. Lord Jamar, Talib Kweli, Shabaam Sahdeeq, Shan J. Period... Un truc japonais ou Pete Rock passe à la moulinette des trucs comme Gene Harris, Herbie Hancock, Lee Morgan, Lonnie Smith... Une mixtape bizarre, la collision entre Pete Rock et Blue Note.
2. Ils devaient prendre du temps à démêler, les zozos de Chocolate Milk et leurs 8 afros... Circa RCA 1976, avec le père Allen Toussaint aux manettes.
3. Bordel de merde, dans la série "ça nous rajeunit pas", l'album "Labcabincalifornia" de The Pharcyde a plus de 10 ans ! Merde alors. Pas mal de trucs alors imparables, aujourd'hui classiques, avec notamment 6 prods du regretté Jay Dilla, bon ok c'était pas encore le maestro de ces dernières années, mais ca suffisait pour nous claquer la tronche quelque chose de sévère, déjà alors... Je me suis même surpris à me souvenir des premiers couplets de "groupie therapy", mot pour mot... Merde, ou est passé Fat Lip, encore ?!
4. "There's a riot goin' on" clamait alors la famille Stone ; depuis, Sly s'est fait pouser une crête mais il n'était pas aux manifs anti-CPE.
5. "Rapperfection/You suck/Syllable practice" par Edan, grosse claque de déjà 5 ans et pas une ride, merci Landspeed. Pur hip hop d'enculé.
6. Eu envie de récouter cet album d'Archie Shepp, "A sea of faces" (1975, le second Black Saint), sur lequel joue le pianiste Dave Burrell, qui passe par Besançon (avec Leena Conquest) le 19 mai 2006.
7. Shaaaaaaaron Jones and the Dap-Kings, "Naturally" ! La diva afro-funk sur le quatrième LP de chez Daptone.
8. Un mix radio de Fauna Flash (avec Jazztronik, Da Lata, Marcos Valle...), balançé par Compost en 2001.
9. "Ethiopian modern instrumentals hits", rien que le titre assure un max, déjà... une compil de trucs datant de 1696 (droit dans le trip des très bons "Ethiopiques" de chez Buda Musique), proposée en réédition en 2003 par les gens de L'Arôme productions ; avec Mulatu et la clique habituelle...
10. "Put your phazers on stun throw your health food skyward" par Earl Zinger, chez Red Egyptian.
11. Little Brothers (aka Phonte, Big Pooh et 9th Wonder), l'album "The listening" sorti en 2003 chez ABB. Tout n'est pas mortel mais bon, certaines prods sont vraiment fat.
Allez, zou.
Bientôt encore des conneries ici.
Ou ailleurs.
Ou pas, d'ailleurs.
10 janvier 2006
JANVIER, SECONDE PRISE.
Liste de janvier / on développera plus tard, mais là, pas le temps. Oupsss.
==> Le Solo de Teddy Kristiansen est vachement beau ; c'est déjà le numéro 8 de cette excellente initiative de DC... 5 histoires courtes, dont la première scénarisée par Neil Gaiman (et une histoire de Deadman, qui plus est !) et la seconde par Steven Seagle (avec qui Teddy avait déjà réalisé "It's a bird" mais aussi le classique "House of secrets"), chacune affichant clairement les facultés du monsieur.
Teddy Kristiansen s'essaie ici publiquement à une belle variété d'outils et de techniques, et si a chaque fois ca reste du beau Kristiansen, il arrive que l'on soit toutefois dérouté par la manière dont il le fait.
==> Le très sympa journaleux musical Y2Mars est mort ; il était à donf, souvent, et curieux, tout le temps. Il disait parfois aussi de grosses conneries, avec le style qui lui permettait de dire ce qu'il voulait, quasiment ; il avait contribué directement à populariser des tonnes de trucs qui méritaient de l'être, et il l'a fait de la meilleur manière qui soit, la passionnée, et passionnante. Je me souviens notamment d'une conversation ou l'ultraborné plein de mauvaise foi que je suis avait fini par acquiescer à ses théories sur l'actu d'alors... Enfoiré.
En tout cas, la presse française, quelle qu'elle soit (et dieu sait que Yann Q a fait de la pige partout partout partout), peut être aussi verte que triste. Grosses pensées à sa famille et à ses proches.
Une minute de silence aurait été de trop pour ce monsieur qui avait les oreilles chaudes et grandes ; ladies and gentlemen, make some noise pour Yann Quelennec.
==> Non, tout n'est pas nul à Besançon :
"Peter Watkins, l'expérience des limites", cycle avec "Punishment Park", "Edvard Munch", "La bombe", et "La commune", les jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 janvier, avec une rencontre avec l'auteur, si, si, une expo, etc.
Au théatre de l'espace, à Besançon.
Bon, le 21, on oublie, y'a Jeffrey Brown en librairie ; ah merde je me répète ? Chier.
==> KRSN + BZK =

==> Fin de lecture de "Paris est une fête" d'Hemingway (Folio), et de "Ne lisez pas ce livre si vous êtes stupide" de Tibor Fischer (10/18).
Attaqué le nouveau James Flint, "Electrons libres", au Diable Vauvert, l'auteur du meilleur bouquin de ces derniers mois ("Habitus", hein). Si, si.
==> in the Ipod :
- Casual is back ! "Smash Rockwell" n'est pas le meilleur des hiero, mais putain c'est cool d'entendre son flow, tiens !
- Vast Aire pose comme un enculé sur "Slow Blues", avec plein de zozos, sur la compile "Think Differently Music".
- Duplex100 "Well Mung", parce qu'un peu de dancefloor facilite le transit en milieu urbain, à pied comme en vélo (sur Third Floor).
Allez, zou.
==> Le Solo de Teddy Kristiansen est vachement beau ; c'est déjà le numéro 8 de cette excellente initiative de DC... 5 histoires courtes, dont la première scénarisée par Neil Gaiman (et une histoire de Deadman, qui plus est !) et la seconde par Steven Seagle (avec qui Teddy avait déjà réalisé "It's a bird" mais aussi le classique "House of secrets"), chacune affichant clairement les facultés du monsieur.
Teddy Kristiansen s'essaie ici publiquement à une belle variété d'outils et de techniques, et si a chaque fois ca reste du beau Kristiansen, il arrive que l'on soit toutefois dérouté par la manière dont il le fait.
==> Le très sympa journaleux musical Y2Mars est mort ; il était à donf, souvent, et curieux, tout le temps. Il disait parfois aussi de grosses conneries, avec le style qui lui permettait de dire ce qu'il voulait, quasiment ; il avait contribué directement à populariser des tonnes de trucs qui méritaient de l'être, et il l'a fait de la meilleur manière qui soit, la passionnée, et passionnante. Je me souviens notamment d'une conversation ou l'ultraborné plein de mauvaise foi que je suis avait fini par acquiescer à ses théories sur l'actu d'alors... Enfoiré.
En tout cas, la presse française, quelle qu'elle soit (et dieu sait que Yann Q a fait de la pige partout partout partout), peut être aussi verte que triste. Grosses pensées à sa famille et à ses proches.
Une minute de silence aurait été de trop pour ce monsieur qui avait les oreilles chaudes et grandes ; ladies and gentlemen, make some noise pour Yann Quelennec.
==> Non, tout n'est pas nul à Besançon :
"Peter Watkins, l'expérience des limites", cycle avec "Punishment Park", "Edvard Munch", "La bombe", et "La commune", les jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 janvier, avec une rencontre avec l'auteur, si, si, une expo, etc.
Au théatre de l'espace, à Besançon.
Bon, le 21, on oublie, y'a Jeffrey Brown en librairie ; ah merde je me répète ? Chier.
==> KRSN + BZK =

==> Fin de lecture de "Paris est une fête" d'Hemingway (Folio), et de "Ne lisez pas ce livre si vous êtes stupide" de Tibor Fischer (10/18).
Attaqué le nouveau James Flint, "Electrons libres", au Diable Vauvert, l'auteur du meilleur bouquin de ces derniers mois ("Habitus", hein). Si, si.
==> in the Ipod :
- Casual is back ! "Smash Rockwell" n'est pas le meilleur des hiero, mais putain c'est cool d'entendre son flow, tiens !
- Vast Aire pose comme un enculé sur "Slow Blues", avec plein de zozos, sur la compile "Think Differently Music".
- Duplex100 "Well Mung", parce qu'un peu de dancefloor facilite le transit en milieu urbain, à pied comme en vélo (sur Third Floor).
Allez, zou.
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