28 juin 2007

Internet killed the TV stars.

Je suis en vacances et à ce titre, je n'ai pas une seconde à moi, mais je profite d'une minute de connexion pour balancer quelques trucs absolument superflus, donc totalement indispensables, pardi.

Alcor est un passionné d'aviation, mais il foire tous ses atterissages :


Et pendant ce temps là, le Darfour... Flying Lotus, qui était à Paname dimanche dernier (qui était au Batofar, pour la journée Warp ?), est l'auteur du track terrible qui illustre cette petite vidéo assez explicite :


Même si vous avez votre claque du revival anticipé des Daft Justice Machin, vous devez matez la vidéo qui suit:


Popay en live, Bruxelles 2007 :


Bon, après demain, on trace dans le Neuf Zed (big up Moogli), notamment pour voir quelque chose, qui ne ressemblera certes pas à l'hystérie ci-dessous, mais quand même. Le Wu à la maison, presque. Si on m'avait dit ça en 94, je l'aurais jamais cru. Woooord.


On va louper quelques trucs quand même le samedi, mais que voulez-vous, on a des obligations, aussi, donc on verra pas la clique Stones Throw, et inutile de dire que c'est quelque chose que je vis mal, bordel de merde.
Bon. Deux jours plus tard, et toujours aux Eurockéennes, on assistera aussi à plusieurs trucs, dont çà :


Bon, et puis pour rappel aux plus bisontins d'entre vous trois 8) , demain (jeudi) soir, notre première descente organisée chez Pum ; session apéro chill thaï (si, si, je vous assure que ca veut dire quelque chose...), suivie par un boogie un peu plus dancefloor...



Quand j'aurais dit ça, j'aurais tout dit.
Bonne nuit les petits.

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19 juin 2007

Nuendo m'a tuer.

Je sais, c'est pas terrible comme titre, mais bon, je commence avec un message personnel, spécial geek, spécial "salut j'essaie de faire du son sur mon ordi mais boaf quoi"... Me voilà bien forcé d'admettre qu'on ne s'improvise pas tripatouilleur émerite es-Steinberg (chose valable pour énormément de software pro, comme j'aime à le répèter aux amateurs en Illustrator, uh uh uh), mais je m'explique : j'importe sous Nuendo divers fichiers, principalement du wave, avec, pour un énième mix en cours (eh, c'est ma spécialité, les trucs en cours, pas vrai ?), la nécessité d'importer un mp3. Hors, en important ce mp3, sa durée est affectée une fois sous Nuendo. Hors de question d'utiliser le changement de taille forcé (avec modification de la durée), car si la durée peut être corrigée, le son est altéré, forcément, et l'extrapolation qu'en fait Nuendo ne peut décemment pas être satisfaisante.
Je n'ai pas l'habitude de fréquenter les fora techniques, mais si quelqu'un pouvait m'orienter (ou mieux, répondre à ce rébus technique pour le débutant que je suis), je serais preneur.
Voilà pour ça.

Sinon ? Eh ben samedi soir, après plusieurs mois de préparation dans le plus grand secret (big up Sagia, et méga big up Maud !), groooooosse teuf pour les 30 ans de Tom-Sto-Greg-Bruno, soit une séance de retrouvailles surprises pour les concernés, avec des tonnes de potes pas croisés depuis des années, des tonnes de gens cools, et des litres de punch super hardcore, ainsi qu'un concert improvisé avec la clique des Bloody-Wild-Mary (mais Dude, enfin, puisque je t'assure que c'était pas horrible du tout, comme t'a l'air de le croire !), pour finir en Boogie... Eh ben on a beau dire, mais recroiser toute "la bande", c'était quelque chose, ma brave dame. Sto, Tom, Greg, Code, Ramos, rien que ça, déjà... Et puis la bande des Bloody, les autres... Pfffft. Espérons qu'on aura pas à attendre les 40 ans des lascars pour retrouver toute la troupe.
Nota : je peux me tromper, mais si nous avons tous relativement vieilli (processus assez naturel, il me semble...) , comment Steeve fait-il pour conserver la même gueule, 12 ans après ? Qu'on m'explique, et autrement, s'il vous plaît, qu'avec des "ouais ben t'as vu la tienne, sans tes poils au menton tu fais 16 ans", merci.
Nota 2 : Si quelqu'un a des tophs à faire tourner, je suis bien évidemment client. Contactez-moi par le biais des commentaires en fin de message blog, sauf si vous avez une quelconque appartenance à "la Peura Connexion Squad" : si c'est le cas, vous devez déjà être au jus. 8)

Bon, ceci étant dit, quelques nouvelles du front. Lequel, me direz-vous ? Eh ben vous aurez bien raison, tiens.

- Bertoyas à un blog. A l'image de l'oeuvre du bonhomme, c'est un joyeux foutoir.
http://kobeblog-bertoyas.blogspot.com

- tout a déjà été dit au sujet du couac magistral entourant la sortie de la bande dessinée "Vilebrequin" de Le Gouefflec et Obion, paru chez l'éditeur le plus polka de l'univers, KSTR (entendez "les businessmen de chez Casterman en mal de parts de marché tendance-nouveaux-auteurs-djeun's-et-coolsss-à-la-Poisson-Pilote-de-chez-Dargaud", avec deux cruels manques : celui de chouettes projets -ben ouais, pour le moment, y'a pas de quoi se taper le cul par terre, hein- et surtout, celui d'un responsable éditorial digne de ce nom)... Cette histoire fait bien des remous, et restera probablement comme le scandale le plus visible et le plus entendu de ces derniers mois dans le joli petit monde de l'édition en bande dessinée, qui n'est pourtant pas exempt d'historiettes à pleurer.
L'erreur d'impression lors de la fabrication de cet ouvrage ruine totalement la manière dont il fut conçu : leurs auteurs se sont efforcés d'utiliser au maximum la double page (ce qu'offre le livre une fois ouvert, à plat, à son lecteur) plutôt que 2 pages distinctes, et le décalage d'une page, à l'impression, donne au livre, au final, un rythme bousillé, des compositions complètement gachées, et un récit tout bonnement dénaturé.

Alors je mentirais si je disais que tout cela me navre au plus haut point, après tout, on attendait tellement le foutage de gueule au tournant qu'il se devait d'arriver ; seulement, j'avoue que je reste dubitatif devant l'attitude générale de Castermoncul, qui, plutôt que de faire profil bas et de retirer ces 8000 malheureux exemplaires du marché (ils auraient aussi pu ne pas le diffuser, cela aurait épargné bien des mots grossiers à leur égard), préfère jouer la carte du litige nébuleux, et du jenfoutisme total quant à leurs auteurs. Bon, soyons sûrs d'une chose : tous les auteurs ne sont probablement pas logés à la même enseigne chez Castermescouilles. A n'en pas douter, si le bouquin avait été signé Tardi, quand bien même le tirage aurait été plus gros (et l'objet plus classe, le côté super cheap des trucs de la collection KSTR n'ayant échappé à personne), il aurait été illico envoyé au pilon. Mais voilà : "qui en aura à fiche de Le Gouefflec et d'Obion ?", ont du se dire la bande à Delas, grand pingre Lagardèrien qui pourrait tout aussi bien vendre du yaourt ou des chaussettes...

L'affaire n'est pas encore finie. Si je souhaite à tous les jeunes auteurs de pouvoir quitter la galère avant les prochains gros coups de trafalgar (en même temps, il fallait vraiment soit avoir faim, soit être sourd aux critiques certes précoces mais finalement fondées, pour se retrouver dans l'antre Delassien...), je souhaite également que les deux auteurs de "Vilebrequin" de voir cette affaire se régler dans leur sens ; les auteurs bande dessinée affiliés au Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs sont du bon côté, et les remous causés sur le web, notamment, devraient assurer aux auteurs un soutien de base conséquent.
La suite bientôt...

- Laurent Bramardi et Lucas Méthé sont au sommaire du premier numéro de "L'Ascente", une revue de roman photo d'une soixantaine de pages parue chez Egone. Davantage de news sur le site d'Egone ou sur la page myspace de la revue.

- Double dose de copinage pour la même info : Guillaume Long a ouvert un nouveau blog, où, récemment, il a affiché un ostensible soutien au Retour du Boogie :



Eh eh eh.

- aux antipodes de l'affaire KSTR, une autre KataSTRophe, bien concrète aussi, celle-là : dans le registre "nouvelle tragique", il y a environ 3 semaines, dans notre Doubs profond (du côté de Baume-les-Dames), la maison d'édition artisanale Æncrages & Co s'envolait en fumée. L'incendie d'une entreprise voisine n'a rien épargné aux passionés qui avaient monté cette boîte où l'on utilisait du matériel old school de chez old school, presses typo et caractères en plomb, linotypes, et des matérieux nobles et, évidemment, onéreux. Les bien chouettes bouquins en stock ont évidemment disparu aussi, mais cela ne décourage pas Roland, Simon, Steve, et les nombreux amateurs de belle ouvrage, qui lancent un grand appel à la solidarité : l'association Æncrages & co, 6 rue Ernest Nicolas, 25110 Baume-les-Dames (infos supplémentaires : aencrages.free.fr ou Simon Pasquier au 06 72 63 69 29), accueillera vos dons, mais aussi toutes vos informations et autres pistes pour que les zozos puissent se rééquiper en matériel d'imprimerie traditionnel.
Envoyez vos dons, vos cadratins non-fondus, et tout votre soutien à ces gens, ils le méritent grandement.

- Le Cheech Wizard de Vaughn Bodé a eu 50 ans, et les gens de chez Puma étaient au courant : Mark Bodé, "le fils de", et "repreneur" émerite de l'oeuvre de Vaughn, a donc supervisé pas mal de trucs plutôt emballants, dont ça, et mon petit doigt me dit que c'est pas fini...

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- quelques sujets de rédaction pour les prochaines vacances :
1. "Trois paradoxes", de Paul Hornschemeier, qui vient de paraître chez Actes Sud, est-il son meilleur bouquin ? Ne prouve-t'il pas, avec ce bouquin démonstratif et fort bien conduit, que certaines choses ne pourraient être racontées, retranscrites autrement qu'en bande dessinée ? Quel autre médium saurait retranscrire autant d'émotion, mais aussi et surtout, autant d'intelligence dans la formulation narrative, que celle proposée par Hornschemeier dans ces pages ?
2. le dernier numéro du magazine Etapes Graphiques (#145, juin 2007), propose, outre divers papiers sur le festival de Chaumont (retour sur l'oeuvre de Paul Rand, la scène française, Richard Niessen) et les étalages habituels de l'actualité graphique d'aujourd'hui, un article sur Les Requins Marteaux. Commentez.
3. Sachant qu'en 4 mois, j'ai égaré 3 fois ma clé USB, que lors de la première fois, je l'ai retrouvé en une journée, que pour la seconde, il m'a fallu 2 jours, et qu'à la troisième fois, j'ai mis 4 jours, quand devrais-je la retrouver, sachant que la dernière fois que je l'ai vu, c'était samedi ?

Enfin, et avant de me barrer d'ici comme un voleur, un ultime rendez-vous pour les plus bisontins d'entre vous : ce jeudi, pour la fête de la musique et de la bière tiède, Alcor (de mon original crew HipHouse yeah y'all !), Picon Jef (boss du mythique label Zingbouz Recordings), Voonx (from the Honeyboxxx hall of fame) et moi-même passerons du son devant le shop "L'Endroit", rue d'Anvers (admirez l'humour, hein), pour un "Boogieboxxx Family" qu'on espère chouette, et surtout, surtout, sans pluie. Et pour un final de toute beeeaaaauuuté, Le Retour du Boogie (redux !) place du 8 Septembre/Place st-Pierre, de 23h30 à la fin...

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Enfin, samedi, ce samedi 23 juin, Le Retour du Boogie au Red House, rue Pouillet, de 21h à 2h, gratos, venez nombreuses et nombreux, tout ça, voilà...

On Air on RadiojUne :
- "Lately", par M.Sayyid, d'Airborn Audio. Ca chante, ouch, et ca sonne !
- il était quand même cool, ce "the sanity annex" de Sonic Sum. Quelques petites années après, il sonne encore vachement bien, je trouve.
- il pleuvine à peine, mais suffisement pour justifier l'écoute d'un vieux truc d'Hope Sandoval. Nostalgie printanière...
- alors voilà, je sais je sais, c'est pas très original ce que je vais dire, mais le soi-disant fameux album de Justice ne m'émeut vraiment pas plus que ça. Il devrait plaire à tous les djeunn's qui ont développé leur tympans après 96-97 et les Daft première époque, ou à ceux qui, lors des prémices de la french touch, tiraient la tronche par conviction débile, mais pour les autres... Allez, reconnaissons quelques hymnes dancefloor super bien fichus, mais pitié, tout sauf original, non ? La course à l'efficacité n'en a pas fini de m'user. Bon, j'admet : il y ceux que D.A.N.C.E énerve, et les autres. Je suis pour ma part super fan du vocal, racoleur à souhait, mais tellement happy...
- j'ai déjà parlé du joli petit 45 tours de BlackJoy, avec la chouette version néoreggae de "Headphone drone", avec General Electrics en guest ?

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Hop je suis parti.
Nan mais.



Ah ben bravo, hein...

12 juin 2007

Bored to death (fork mix).

Je vous préviens, vous allez vous faire chier aujourd'hui, les gens.
M'enfin, c'est comme vous voulez.

Ces derniers jours, j'ai eu une conversation avec un ami, concernant la littérature contemporaine nord-américaine, et parmi ses auteurs phares, quelques-un parmi les plus jeunes. Et une fois de plus, Bret Easton Ellis est revenu sur le tapis, forcément ; j'ai beau tenter d'expliquer qu'en ce qui me concerne, je reste sur les 3 premiers (les lois de l'attraction, american psycho, less the zero), ceux-là même qui l'ont véritablement fait décoller, il semblerait que je sois passé à côté des suivants, à en croire les nombreux échos que j'en ai. Bizarre, j'avais presque comme l'impression d'une régression... Bref. C'est marrant parce que du coup, ayant déjà relu les bouquins sus-cités, j'ai commencé à remater "The rules of attraction", l'adaptation ciné de Roger Avary, d'il y a quelques années ; bon, j'ai arrêté en cours de route, je trouvais ça assez pénible, en fait (j'étais déjà allé voir ce truc au ciné à sa sortie avec Fafa et Olive, je m'en souviens), mais heureusement, dans ce film, il y a Shannyn Sossamon.
Et Shannyn Sossamon, elle est simplement, terriblement, incroyablement belle.
Je sais, je sais, tout cela n'est pas très intéressant, j'en conviens aisément.
Alors le truc marrant, c'est qu'alors que j'étais en terrasse hier soir, et que je m'apprêtais à raconter aux potes que mon prochain chagrin d'amour serait signé Shannyn Sossamon (qui ne prendrait probablement pas le temps de répondre aux magnifiques déclaration d'amour que je pourrais lui envoyer si je savais qu'elle les recevrait, les lirait et prendrait le temps de demander à des amis francophones ce que semble valoir ce gugusse qui lui écrit de drôles de trucs sans la connaître, un peu comme un fan de base qui serait tombé amoureux d'une image, quelle drôle d'idée), alors, donc que je m'apprêtais à raconter ça aux potes, j'ai reçu le coup de fil annuel de l'horrible Thierry D., vieil ami de mon bled d'origine, celui-là même qui m'avait montré, le premier, un bouquin d'Easton Ellis (l'histoire ne se souviendra pas que nous avons été coupés, hein).
Comme quoi, hein, on est vraiment peu de choses, ma brave dame. Le grand cycle de la vie, la grande roue du destin, la boucle bouclée, et toi tu la boucles quand, hein, tout ça.
Voilà, je vous avais prévenu, vous allez vous faire chier, et pire encore, vous ne serez pas remboursé.

Et attention, c'est pas fini, ca va même être de pire en pire : je voulais vraiment prendre le temps de vous raconter l'histoire de l'infection dûe à un poil incarné, qui se termine tragiquement aujourd'hui, après une visite chez mon toubib (quand même, ouais) ; j'aurais voulu prendre le temps de prendre quelques photos bien dégeulasses de cette énorme bosse qui, lentement, a pris le temps de se développer, à peu près à distance égale de ma bite et de mon nombril, exactement là ou passe l'élastique de mon caleçon, ou la ceinture de mes jeans. Le truc qui, jour après jour, passe du stade de petit relief marrant à celui de grosse bosse infectée, qui fait mal, même quand on appuie plus dessus. Bon, voilà, ce n'était donc pas un cancer du nombril, pas plus qu'une gangrène de l'intestin grêle, mais simplement un putain de poil incarné, mon premier en 34 ans, je vous sens ému, imaginez ce qu'il en est pour moi, c'est bien simple, je pourrais presque pleurer tellement tout ça est beau.
Bon, je suis allé chez le toubib, il a percé et essayé de purger un peu le truc, et je vous jure sur tout ce qui m'est cher que plusieurs jets dégueulasses sont sortis de cette petite bosse ventrale, pour aller s'éclater un peu partout dans le cabinet, c'était un peu comme dans Alien, quand les mecs ont la bestiole qui sort de leur bide, sauf que ca aurait été tourné à la "Bad taste", en vachement plus réaliste. Super dégeulasse. Je voulais simplement partager ça avec quelqu'un, parce que personne ne semble en avoir grand chose à carrer, autour de moi, ce que je déplore, notez. Voilà, c'était l'histoire triste (car finie) de mon poil incarné ; la prochaine fois, nous parlerons de constipation, je vous assure qu'il y a pas mal de choses poilantes (ah ah ah) à dire à ce sujet. Ou pas.
Eh, je vous avais prévenu, dites pas le contraire !

Bon. J'ai fichu le nez dans mes comptes, c'est une confirmation : je ferais un bien piètre financier, il m'est simplement impossible de m'en sortir convenablement à la fin de chaque mois, quelles que soient mes rentrées d'argent. Non pas que cela me déprime outre-mesure (ça fait une paie que je suis au courant, je suis quand même aux premières loges pour m'en rendre compte, et depuis le temps...), mais tout de même : chaque mois, j'ai l'impression d'en faire de moins en moins (ca fait au moins 300 ans que j'ai pas pris l'Eurostar, le mois dernier je n'ai raqué que 4 disques et 2 ou 3 bouquins, et encore : des poches, c'est dire)...
Je me demande ce que je fout de ma tune. Je me questionne en me demandant ce que cela serait si j'étais un gros fumeur, un poivrot notoire, ou un tox de première, et par projection, ca me désole encore plus.
Alors j'ai quand même rattroupé toutes ces notes trainant ici et là, au fond des poches de mes jeans usés, de mon sac pourrave, et mine de rien, le compte est bon ; comme disait ma vieille voisine d'hlm, à Dole, "ca va vite, quand même, hein...", tu m'étonnes John. Quelques choses apparaissent clairement, il me faut bien l'avouer : un pot de glace Ben & Jerry (version 500 ml, le minimum, quoi) coûte en moyenne 6,5 euros, ce qui, il faut bien l'admettre, est carrément prohibitif. Rares sont les points de vente ici bas, il faut se taper les chaînes de pizza, une vraie tannée. Ca tient du produit de luxe, purement et simplement, et le pire, c'est que j'ai beau le reconnaître, ca ne m'a empeché d'y laisser un bras ou deux le mois dernier ; 12 pots sur les 10 derniers jours, j'ai compté, j'ose pas aller plus loin dans l'historique, mais il me faut envisager un truc, je sais pas, moi, une cure, ou une ablation des papilles, histoire que je finisse pas ma vie attaché à un congèlo.



Les crèmes glacées, ma brave dame, les crèmes glacées auront ma peau. Les glaces, et les femmes, aussi.

A part ça ? Eh bien la fin de semaine fut mouvementée, d'abord parce qu'avec la clique nous avons enchaîné les Retours du Boogie, d'abord jeudi soir à Besançon, puis vendredi soir à Lyon, avant un retour (après une nuit blanche, de rigueur) le samedi midi à Bes', pile-poil pour le taf... Bon, j'ai eu droit à "Salut Macha Béranger" tout l'après-midi, y'a pas à chier, je suis trop vieux pour ces conneries, c'est plus de mon âge, merde...
Le boogie bisontin ? Mouairf. Je suis pas convaincu que l'on ait fait ce qu'il fallait faire, à partir du moment où nous avons joué dans un endroit qui n'est pas des plus réputés pour la curiosité de sa faune. Bon, ca a bougé (un peu), il y avait les potes (pas mal), mais dans l'ensemble, j'ai l'impression qu'on aurait pu assurer davantage. Anyway. Le boogie lyonnais, lui, était curieux ; d'abord, on s'est bien tué le dos avec Narqo, pour charger trois tonnes de matos dans sa bagnole, idem pour décharger, eh, si c'est la rançon de la gloire, vous auriez pu me prévenir... Là-bas, la clique des lyonnais était dans la place (pas mal de dolois, de Serge la Pute à Howie, en passant par Nico P. ou Rouquin, bordel !), tout comme la clique à Tristan, et puis la visite de copains lyonnais (Fred, Mike...), idem pour pas mal de "copains" myspaciens, tout ça... Bon, on a joué jusqu'après l'ouverture, c'était fat (un peu trop wildstyle à mon goût, pas très construit tout ça, mais bon, c'était une soirée-test pour nous, quand même), mais que l'un d'entre nous, à tour de rôle, doive être à la caisse, au-dessus des escaliers menant à la cave où l'on jouait, c'était casse-burne, quand même, ca pétait un peu nos habitudes de "construire" (uh uh uh) ensemble la soirée...
Heureusement, la soirée s'est terminée en after chez Tristan, où après une brêve et infructueuse tentative de trouver le sommeil (à 7 dans une petite chambre, ambiance survoltée à côté, hardcore), nous avons fini en croissants-freesbee-jus de fruits peu après le lever du soleil, sur le square à côté de chez Tristan. Evidemment, j'ai loosé comme un con dans le bus m'amenant à la Part-Dieu pour chopper mon train pour Besançon (raté la station de bus, à moitié omnibulé par le décolleté le plus hardcore que j'ai vu de ma vie, tout ça dans un cosmos cérébral des plus obscurs, ca faisait beaucoup, hein), mais au final, je me suis bien marré, et rien que pour ça, j'attend la prochaine avec impatience. Quand je vous dis que ma vie est formidable, hein ? Hein ? Hum.

En parlant de prochaine, on a une période calme jusqu'au 21 (fête de la saucisse, de la bière chaude, et de la reprise de Cabrel) (mais ca repart fort à compter de ce moment, hein !), je vais tâcher d'en profiter pour bosser un peu sur les 54154654 projets musicaux en cours de route. Pour celles et ceux qui s'étaient manifestés en ce qui concerne la compil "un peu love quand même" dont j'avais parlé il y a déjà quelques semaines, j'ai une solide excuse pour le retard : je vous avais parlé d'une compil avec un joli packaging, tiré à pas trop d'exemplaires, tout ça, eh ben au fil de sa conception, la bestiole s'est transformée en triple compil.
Donc voilà, quoi ; forcément, le mix, la gravure, la petite fabrication, tout ça est très artisanal, même si mr Steinberg n'est pas un manche, et prend, forcément, un peu de temps. Mais celles et ceux qui ont fait signe, pas de problèmes : vous serez les premiers à avoir le truc, à une ou deux personnes près...

De retour de Lyon, direction la lib', pour recevoir monsieur Phicil, qui est probablement l'auteur de bande dessinée avec qui les conversations, enfin, peuvent sortir du sempiternel terrain de la bande dessinée pour aller emprunter des chemins autrement passionants, ceux, par exemple, du jazz.
Je ne m'étendrais pas sur "London Calling", série qu'il dessine et qui est publiée chez Futuropobis, en ayant déjà dit suffisement à ce sujet, je crois.
Par contre, Georges Frog, qui est discrétement publiée chez Carabas, mérite le détour à plus d'un titre ; de manière subtile et juste, sans audace déplacée ni ambition démesurée, Phicil réussit à combiner deux de ses amours, la musique et la bande dessinée, de manière assez fine. Il y est donc question de jazz, du jazz, évidemment, mais on sent dans ce récit que l'auteur, qui a reçu une solide formation en la matière, ne cherche pas à n'user que d'un seul composant du genre ; on pense alors à la manière un peu bancale et maladroite qu'avait utilisé Renaud Dillies pour son premier bouquin chez Paquet. Si il y avait un certain charme dans la fraîcheur de son dessin, il passait à côté d'un truc essentiel lorsque l'on se frotte à l'histoire du jazz, chose que n'évite pas Phicil, s'employant avec application et maîtrise à en faire un élément important de son "Georges Frog" : les origines raciales du jazz, facteur déterminant et à l'importance évidente, et les conditions dans lesquelles la communauté noire a accouché de ce sacré machin... Chez Dilliès ? Que dalle. Et ça précisement là que Phicil réussit : Georges Frog se situe dans la seconde moitié des années 30, et si l'antropomorphie est une fois de plus à la base du bouquin, il n'est pas très compliqué de déceler, ici et là, des réferences et des détails d'une justesse impeccable, et bienvenue ; les personnages sont des animaux, mais ils apparaissent, à la lecture, tantôt noirs, tantôt juifs, tantôt agés, tantôt plus jeunes... Phicil s'est brillament tiré de la mise en place d'un environnement précis dans le premier tome, mais le rythme et l'histoire décolle réellement dès le second tome, sorti ces derniers jours ; nul doute que la petite histoire qu'il met en place (celle de Georges, musicien passioné, son entourage, ses amis, son amour pour une Calliope, son didactisme à l'égard d'une jeune musicienne, et bien d'autres choses), continuera d'explorer en parallèle la grande histoire (le jazz, latu sensu : sa naissance, sa récupération précoce, ses composants, ses grandes figures).
Evidemment, certains diront que Blutch, Avril ou Igort se sont déjà frottés au registre, parfois avec réussite et panache ("Total Jazz", soit les planches que Blutch proposait régulièrement dans JazzMag, est pour moi, malgré son aspect "compilation", l'un des meilleurs ouvrages de cet auteur, et du coup, l'un des meilleurs bouquins que j'ai eu la chance de lire, tout simplement), et ils auront raison, c'est rien de le dire. Néammoins, comme je l'ai dit plus haut, le propos et l'ambition de Phicil se situent ailleurs. Plus qu'un hommage, qu'une déclaration d'amour à ce registre musical, il crée une fiction délicate et réussie, qui pourra tout à fait convenir aux non-amateurs de jazz. Cette série, que l'on pourrait affilier aux univers Poisson-Pilote de chez Dargaud et Expresso de chez Dupuis (en admettant que l'on puisse encore trouver une linéarité, une volonté précise dans la ligne éditoriale de ces deux collections, ce qui n'est pas gagné) prouve que Phicil, encore jeune auteur, n'est pas "simplement" le dessinateur d'une série qui n'est pas (pour moi), à la hauteur de l'ambition affichée ; il est aussi un auteur complet (avec Drac aux couleurs, qu'il faut citer), à découvrir.

En parlant de jazz, il me faut citer la virée dijonnaise d'il y a une dizaine de jours, pour le Tribu Festival de Dijon, initié par ces furieux de chez Zutique. A mon grand regret, les aléas de la vie, étant, hélas, ce qu'ils sont, j'ai encore foiré mes autres virées pour assister à quelques uns des rares rendez-vous vraiment mortels de l'année musicale à Dijon (le même soir, il y avait Motorhead au Zenith de Dijon...). Bon, j'aurai au moins eu ma dose avec une soirée qui l'était pas mal aussi, mortelle... Tumi and the Volume, sud-africains qui rappellent autant the Roots première époque que Justice System (par exemple), seront à Besançon en octobre, pour la seconde édition du festival Musiques de Rues. Show à la cool, le trio basse-guitare-batterie fait ce qu'il peut pour accompagner (dans un spectre relativement large) le flow de Tumi, et si les musicos ne m'ont pas totalement séduit (quelques pérégrination afro-funkisantes de bon aloi, mais pas forcément super-carrés, j'ai trouvé), Tumi, lui, est un putain de mc ; davantage dans la prestance et la posture, faussement maladroite, apparemment modeste, que dans la prouesse vocale, où le mec connaît ses limites, mais les évite consciencieusement. Un show hip hop organique inspirée et dynamique, vraiment agréable et à découvrir.
Antibalas, eux, étaient au bout de leur tournée, et un peu aussi au bout du rouleau. Pour les avoir vu au moins 3 fois ces 3 dernières années, je crois pouvoir dire que la clique afrobeat ricaine n'était pas au super top ; ce qui n'est pas très grave, parce que même en petite forme, les zozos envoient suffisament pour occuper l'espace, au propre comme au figuré, et c'est rien de le dire. Mention spéciale pour l'interprétation de "beaten metal", morceau qui figure sur leur dernier album, "Security" : formidablement exécuté, et vaillament amené.
A la fin de la soirée, je suis quand même allé saluer le toujours souriant Manu Boubli, qui devait clôturer la soirée ; le temps d'aller placer au zozo que les compils de chez Comet, le label parisien dont il est l'un des deux principaux instigateurs (si je ne m'abuse), n'ont quasiment jamais quitté mon dj bag depuis leurs sorties... Entre autres ! Le grand retour de Tony Allen, le mythique bla bla bla batteur de Fela bla bla bla, idem : cela n'aurait peut-être pas vu le jour sans les gens de Comet. Rien que pour ça, méga respect, tout ça, etc.
Mais le meilleur moment de la soirée, pour moi, fût, tout au début, la prestation du Tigre des Platanes, fabuleux quartet jazz français, pour l'occasion accompagné (ou accompagnant ?) Etenesh Wassié, une graaaaaande chanteuse ethiopienne. On reparlera, je l'espère, de leur ethio-jazz un peu halluciné, mais complètement habité, convoquant l'ambiance d'un Nil Bleu pas très loin, mais aussi la chaleur, la moiteur ethiopienne, les envolées surprenantes et surtout, leur compréhension de cette musique... et leur ambition, celle de l'habiller de leur parcours jazz plus large. Au final, une drôle d'immersion en contrées un chouïa plus sec, mais paradoxalement complètement rafraichissantes. Un moment imparable, et je me réjouis de voir réapparaître dans ma contrée bisontine le quator (sans Etenesh cette fois), toujours en octobre. La classe.

Quoi d'autre ? Ah oui, le prochain numéro de L'Affaire du Siècle tome 5 est sur les rails. Il sera énorme, gigantesque, et il y aura une sacrée évolution au sujet de l'impression de la couv, si si, puisque je vous le dis ; vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous voulez participer à la teuf...

Une fois que j'aurais dit que "La comédie des menteurs", bouquin signé David Ellis, est un drôle de polar écrit à rebousse-chronologie, et qui tient parfaitement la contrainte, ma foi (Série Noire, chez Gallimard), que Will Self, c'est quand même pas si mal que ça, et que le dernier Gasface propose un très bon entretien avec Jacques Audiard, un chouette entretien avec Alchemist, mais essaie en contrepartie de nous intéresser à Booba (en couv', qui plus est) avec un entretien totalement creux (on l'aurait parié), eh ben j'aurais tout dit.
Alors voilà, à très bientôt, ou pas.

On air on radiojUne :
- Secret Frequency Crew "Forest of the echo downs", ouhlàlà.
- l'ami Nao, dont on peut écouter les créations sur sa page myspace ici-même, nous a gentiment refilé une copie du set que le Retour du Boogie à proposé lors de la soirée ElectroClique au Moulins de Brainans, il y a quelques semaines. C'était Tristan et moi aux platines, ca dure 2 heures, si quelqu'un demande je le met sur megaupload ou quelque chose comme ça, c'est un peu rough au niveau du mix mais bon, y'a quelques bons morceaux, quand même... 8)
- JackHigh. Cherchez donc un peu, merde.
- Hawd Gankstuh Rappush MC's Wid Ghatz "2 hype 2 wype", j'aimerais voir la tronche des mc's...
- Alcor m'a gentiment refilé des mixes d'n'b, et celui de l'album launch party de Soul:ution (avec Calibre, Catalyst & Marcus Intalex) est simplement mortel.
- et puis en ce moment, c'est Lou Donaldson en boucle sur l'ordi, ce qui ne me stimule pas trop à aller me coucher, alors qu'il est 2 heures du mat et que vraiment, ce blog, ce n'est pas une bonne chose, hein.

A tout bientôt, ou pas.

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