Au mitan des 80's, Barthélémy Schwartz avait concocté Dorénavant, une revue critique et théorique qui avait marqué pas mal de monde en son temps (cf. l'excellent dossier, très riche et instructif, que du9.org lui avait consacré en décembre 2015). Abordant la bande dessinée comme probablement personne ne l'avait fait auparavant, il appliquait une approche mêlant ressenti et poésie, focalisant sur ce qu'il restait d'une lecture plutôt que d'ausculter ses coulisses sous toutes les coutures. C'était un drôle de truc, ça le reste encore.
C'était principalement pour cela que je connaissais son nom, avant de le rencontrer et d'être épaté par sa perpétuelle curiosité et son inébranlable envie de continuer à creuser des voies, à faire que les idées apparaissent et que la friction opère... Ce type de chaudières que l'on est toujours content de croiser dans sa vie, pour tant de raisons : il y a une dizaine d'année, il m'avait gentiment proposé de contribuer à un numéro de L'Échaudée, et je dois avouer que je n'en menais pas large (j'ai refait quinze fois mon papier, aucun ne me convenait, et celui publié n'était probablement pas davantage satisfaisant, ah ah ah).
Ça reste un super souvenir, avec l'accolade de Peter Blegvad qui plus est : un SUPER souvenir, de fait.
![]() |
| Chier. |
Pour tracer la transversale qui le caractérisait, je pense évidemment à ce livre un peu fou, Le Rêveur captif, qui relie aspirations surréalistes, souvenirs situ, obsessions culturelles et personnelles, fragments de rêves, avait été évidemment publié à L'Apocalypse, la structure de Jean-Christophe Menu (qui d'autre ?) ; mais aussi à Benjamin Peret, l’astre noir du surréalisme du côté des éditions Libertalia : avec ces deux titres là, on tient déjà une solide piste à creuser.




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire